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  • Muriel Robin. Et pof ! Au (Dôme de paris) palais des Sports

    Madame Muriel Robin. Je dis Madame par respect, car vous appeler par votre prénom me serait impossible. Vous avez totalement traversé et accompagné ma vie. Lorsque je suis monté à Paris avec des envies folles de théâtre et de cinéma, à l’âge de 21 ans, vous avez été un choc total. Une révélation. Moi qui ne me sentais pas très bien dans la capitale. Mon refuge était les salles de cinéma du Quartier latin, le jardin du Luxembourg, du musée Rodin et les petites salles de spectacle. « Notre rencontre » fut une révélation totale. Vous m’avez certainement aidé, Pierre Palmade et vous (sans le savoir) à aimer et rester coûte que coûte dans cette ville que j’adore, aujourd’hui. J'ai dû voir votre premier spectacle au moins cinq fois, au fin fond de la salle (non. Ce n’est pas psychotique), vous étiez ma Sylvie Jolie à moi. À partir de ce moment, Vous avez éclairé (trop rarement, une vie parfois difficile et pleine de doutes. Un peu comme tout le monde certainement) vous n’imaginez peut-être pas le pouvoir immense que les humoristes peuvent avoir sur le bien-être psychologique des spectateurs. C’est la raison pour laquelle on vous veut absolument sur scène et que l’on vous boude un peu dans d'autres exercices pourtant aussi brillants. Le sketch qui m’a fait définitivement vaciller n'est peut-être pas le plus célèbre mais pour moi, le plus fort. Je vous vois encore vous asseoir sur le bord de la scène avec un dictionnaire. Ce moment est absolument inoubliable. Je sais parfaitement que vous avez des bases de théâtre classique (j’aurais adoré vous voir interprété Andromaque) et, qu’au début, votre envie était le cinéma follement, comme une certaine actrice que j’ai aimée profondément, mais vous êtes si brillante sur scène. Si lumineuse, généreuse et intelligente. Vous êtes d’ailleurs, peut-être, bien trop intelligente pour le monde du cinéma que je connais si bien. Diriger Robin, ce n’est pas diriger n’importe qui. Je pense qu’il faut en avoir sous le capot et vous devez faire bien peur à certains réalisateurs. J’ai tout vu de vous et j’ai aimé tant de choses. Vos « seules en scène », bien sûr, mais aussi vos collaborations avec Devos, Pierre Palmade, Michèle Laroque. Je vous ai trouvé admirable dans Marie Besnard et Jacqueline Sauvage. Je vous ai trouvé tellement lumineuse et tendre en terre inconnue. J’aime vos combats, vos résistances et vos résiliences. J’adore quand vous exploser dans certaines émissions. Je vous trouve si vraie, si juste et si attachante. Mais quels sont vos défauts ? Votre livre Fragile est d’une franchise telle. Aujourd’hui, l’amour vous transcende. A mesure que les années passent, vous rajeunissez. Le temps n’a plus de prise sur cette joie (certainement relative) qui illumine tout votre être. Ce soir, je viens de voir votre nouveau spectacle. Et pif ! Et paf ! et pof ! Je vous ai trouvé si merveilleuse. Si belle et centrée. Vous semblez avoir trouvé un équilibre parfait entre le rire et l'émotion Je suis persuadé que vous allez détester cela, mais vous êtes un peu notre Madone du rire, en tout cas la mienne. Le cadeau que vous nous avez fait ce soir, avec ce spectacle incroyable, est immense. En tout cas, je le prends comme ça. J’espère bien un jour avoir la chance de vous rencontrer, en vrai, et vous poser quelques questions. Je serais vraiment ridicule mais extrêmement bienveillant. Madame Muriel Robin. Je vous aime tout simplement. Avec beaucoup de respect et énormément de tendresse ].

  • Les Naufragés. Théâtres des Bouffes du Nord

    Je suis sous le choc en sortant des naufragés. Ce n’est pas un spectacle, une pièce mais un monument, un témoignage poignant. Le texte si puissant si fort et dit avec tant de douceur par François Cottrelle, seul debout, derrière son micro. J’ai bu absolument chaque mot. Un peu comme certains de ces clochards, je me suis laissé enivrer par cette œuvre puissante et bouleversante. François Cottrelle est si juste. J’étais certain qu’il était, lui, le personnage, et qu’il venait nous livrer son témoignage. Patrick Declerck, l’auteur du roman éponyme, écrit et dit « Avec les naufragés, Emmanuel nous donnera à écouter le témoignage d’un homme parti vivre avec les oubliés, les naufragés, les indigents. J’ai voulu pour ces hommes fracassés, sans paroles, sans histoire, sans trace, ériger une sorte de monument. Un mémorial qui leur ressemble un peu. Un peu de travers donc. D’un goût douteux parfois. Quelques Pierre sans plus. Presque ruines... ». Sauf mon respect, je ne suis pas du tout d’accord. Ce texte est si puissant que j’en avais les larmes aux yeux en sortant. Il faut dire que la fin chantée par Stéphane Balmino et d’une beauté époustouflante. Seymour Laval, Emmanuel Meirieu (metteur en scène également) et Jean-Michel Adam ont créé un décor, des lumières et des vidéos majestueuses. Quel écrin, pour ce spectacle. J’ai rarement vu sur scène un décor aussi beau. Pour finir. J’ai été choqué par ma pensée. Je vous la livre sans filtre mais j’en ai un peu honte, tout de même, lorsque Francois Cottrelle aborde de départ en bus vers Nanterre. Je n’ai pu m’empêcher le départ des juifs en camps de concentration. Je pense que c’est la folie de mon esprit qui est en plein délire mais c’est sincère. Il n’y a plus qu'une date à Paris et je vous conseille d’y courir mais une grande tournée est déjà programmée. Ce spectacle est indispensable, inévitable. Je suis triste ce soir, car ensuite il y avait « La fin de L’homme rouge ». Tout le monde au théâtre m’a dit un bien fou de ce deuxième spectacle également mais je n’ai pu le voir. Le théâtre des Bouffes du nord (un de mes théâtres incontournables de Paris) commence sa saison sur les chapeaux de roues. Bravo ! Tout simplement. Un peu de sobriété dans ces vapeurs alcoolisées.

  • American Skin. Festival de Deauville

    Je viens de vivre la plus longue et plus belle ovation du ce festival de Deauville pour l’instant En même temps Tarek Ben Ammar, l’un des producteurs nous a pris par les sentiments dès le départ en nous disant avec beaucoup d’humour, évidemment « Ce film a été primé mais je tenais à ne pas vous oublier, vous, le public génial de Deauville que vous êtes. Si cinéphile et exigeant. Si vous n’aimez pas notre film, nous ne reviendrons plus à Deauville ». American Skin est un bon film, bien joué. Bien écrits et mis en scène par Nate Parker. On ne peux pas le renier mais je ne vais pas me faire que des amis ce soir et peut-être, même, que je vais être banni de Deauville pour la fin des temps. Tout le début du film et pendant bien 30 minutes, j’ai eu l’impression d’avoir vu ce film 30 fois. Ok, c’est cool, c'est bien fait, c’est affreux, c’est injuste, émouvant, horrible... ensuite, le film prend une tournure particulièrement inattendus qui a réveillé mes sens. Cet ancien militaire qui perd son fils dans un contrôle de police foireux et, suite au procès en faveur du flic, décide de l’enlever afin de lui faire un nouveau procès. pas une vengeance personnelle, un procès improvisé et filmé par un étudiant en cinéma où les jurés sont des prisonniers et des otages. C’est une idée cinématographique géniale car il y a le point du vue caméra. Celle du jeune, des témoins et de nous, spectateur. On nous prend à partie. J’ai vraiment adoré au début mais très vite, par les réactions exagérés. Les plans bien appuyés sur les visages déconfits, les commentaires consensuels, les cris...ça se transforme en un immense mélodrame (bien ficelé). Plus aucune surprise. Même la fin est évidente. Je n’ai rien contre les mélodrames. J’adore ça comme tous les styles de cinéma. Ce qui m’a dérangé le plus. Ce sont les bons sentiment. La ligne de pensée toute droite et sans détour. Évidement. Il faut ce battre contre toute sorte de racisme et c'est un de mes combats au quotidien, mais sans nuance, Est ce que l’on peut parler d’art ou de divertissement ? Je ne ne crois pas. L’art est fait pour nous bousculer. Nous déranger. Bouger nos certitudes. Ce film ne m’a pas apporté tout ça et ne m'a pas ému (j'en suis bien triste). Par contre le public a adoré et c'est ce qui compte le plus, finalement. Je m’incline respectueusement. Juste pour info. Spike Lee soutient ce film mais Spike Lee est un génie.

  • Knives and Skin. Festival de Deauville

    J’ai bien aimé ce film, J’ai même beaucoup aimé par moments. Surtout la fin, magnifique. J’ai quand même été dérangé par les couleurs un peu partout. J’ai vu plein de filtres de lumière collés sur le décor. La réalisatrice nous a expliqué que c’était pour donner un côté un peu girly et un peu plus léger à ce drame. Ok. Est-ce que j'ai aimé ? C’est une autre histoire. On parle de Blue Velvet, de David Linch. Oh là… On va, un peut se calmer sur ce coup-là. Il y a de très bonnes idées artistiques. C’est un film barré totalement. Les personnages sont complètement à l’ouest. Les adultes sont à côté de la plaque et les ados sont...en pleine crise d’adolescence. C’est un film de genre(s). Je mets un S exprès, car parfois c’est sinistre, pathétique, drôle, complètement fou, mais c’est aussi le problème de ce film. A vouloir se frotter à tous les styles, on ne sait plus où se positionner et ça donne une sensation de perdition. Peut-être que c’est un choix assumé de la réalisatrice Jennifer Reeder (j’adorerai lui poser cette question) et du coup ça deviendrait vraiment une œuvre artistique intéressante et j’adorerai. Quand je la vois avec son look, son assurance, ces ongles, ces tatous. Je me dis qu’elle a peut-être du lion sous le capot et qu'elle peut bien, dans le futur, nous embrouiller les neurones. Autrement-je serais vraiment déçu. De toute façon, je ne suis quand même pas fan des couleurs à outrance. Je trouve ça un peu trop « à la mode » en ce moment et So 80. Film sympatrique mais j’aurais besoin d’être un peu éclairé sur ce coup-là. Vous allez adorer ou détester. À vous de faire votre choix.

  • LE LIEN. NOUVEL ARTICLE

    Je me permets d'écrire un nouvel article, car j'ai eu, depuis 3 jours, de longs échanges passionnants avec Panchika Velez que j'apprécie très sincèrement. J'avais vu à Avignon une pièce fantastique. Qui a peur de Virginia Wolf ? Ce jour-là avait été particulièrement intense. C'était ma 8ème pièce de la journée et ça faisait 12 heures que je regardais du théâtre (Oui. C'est Avignon). Autant dire que ce n'étaient pas les conditions optimums et pourtant, ce fut un choc total. Absolu. J'ai bu totalement cette pièce explosive et touchante à la fois. Voici mon article à cette occasion pour ceux qui seraient passés à côté. https://www.foudetheatre.com/post/qui-a-peur-de-virginia-wolf-oh-my-god Aujourd'hui, je ressens vraiment le besoin d'écrire à nouveau sur le LIEN. J'en suis sortie, au festival de Ramatuelle, un tant soit peu embarrassé notamment sur le travail de Panchika Velez et je l'ai exprimé. Je ne reviens pas dessus, évidemment, car ce que j'avais exprimé était sincère et honnête, mais Panchika Velez a eu l'attitude absolument remarquable de me contacter pour répondre à mes questions plutôt que de me mépriser ou de m'insulter (comme c'est souvent arrivé par le passé). Je trouve cette attitude absolument attachante d'autant plus que pour un créateur, Il est très difficile émotionnellement d'avoir du recul lorsqu'on crée une œuvre et un metteur en scène à sa part de création tout à fait non négligeable. C'est un peu comme si l'on critiquait à sa maman son petit bébé (je pense que l'image est assez parlante.). J'avais dit lors de mon premier article que j'avais beaucoup aimé cette pièce. En effet, tous les ingrédients sont là pour faire un spectacle génial. L'auteur, François Begaudeau, les comédiens et ce metteur en scène fantastique, Panchika Velez. Elle m'a expliqué avec beaucoup de précision les difficultés de monter cette pièce à Ramatuelle. Je me suis sentie mal à l'aise au sujet du décor et ce n'était pas pour rien, finalement. L'impossibilité de transporter le décor d'origine et les dimensions de la scène ont été de vrais questionnements et un vrai défi. Car l'originel n'est pas du tout celui que l'on a vu. Il a été modifié et à la place d'un salon très simple d'une femme du peuple. On s'est retrouvé dans un jardin de villa. Le ressenti est vraiment tout autre et on comprend mieux les incompréhensions et décalage entre ce fils qui a assez bien réussi (je pense.) et cette femme retraitée assez modeste. C'est étonnant et très instructif de comprendre, à cette occasion, que tout a son importance dans un spectacle et qu'un changement peut bouleverser véritablement le ressentit que l'on en a. J'y ai vu ce soir-là, une femme dans l'incapacité d'aimer son fils alors que c'était plutôt une question de différence de classe entre ces deux personnes qui s'aiment, mais qui ne savent plus se comprendre. Je comprends mieux alors le rapprochement de la fin, car pour toute personne ayant réussi. Les relations familiales peuvent être compliquées. C'est fou, mais totalement réel. Panchika Velez m'a également dit « le rapprochement de la fin est écrit, je n'ai jamais monté un spectacle en étant aussi fidèle aux didascalies, c'est écrit comme une partition ». Finalement, cette pièce peut avoir une lecture assez politique, comme tout ce qu'écrit Begaudeau, car la politique, c'est aussi la relation entre les gens, les peuples. Vous voyez. La communication a du bon et que par manque de communication on peut passer à côté du sujet et se tromper (comme en politique d'ailleurs). Je mets un point d’honneur de revoir cette pièce en tournée, en 2020, et je vous conseille d'en faire de même, car c'est une grande pièce. Attachante, puissante et merveilleusement interprétée. Les échanges que j'ai eus avec Panchika Velez m'ont fait penser à ma période d'étudiant en cinéma où très souvent nous passions des heures à discuter et partager nos points de vue sur un film que nous venions de voir.

  • PETIT COUP DE GUEULE

    Je vous adore mes petits fous mais pas tous... En tant que gestionnaire de mon propre compte je refuse absolument tous les propos racistes, homophobes, grossophobes, à caractère politique ou désobligeant envers la personne humaine. L'amour de L'art, pour moi, c'est l'ouverture d'esprit, la partage et la générosité. On a tout à fait le droit d'aimer ou de ne pas aimer une œuvre artistique. Le travail d'un artiste... Ses approches artistique, mais je ne tolérerai jamais l'atteinte à la personne humaine. Je peux citer un nombre incroyable d'artistes adulés que j'ai rencontré et que j'ai trouvé particulièrement odieux ou désobligeants. Il est parfaitement connu que certains artistes très célèbres et plus anciens n'étaient franchement pas sympathiques. Je ne me permettrai jamais de parler de ces sujets. Sauf avec des arguments solides et si je pense que ça peut atteindre une œuvre artistique. Ce qui compte c'est l'œuvre et uniquement l'œuvre. Quand j'entends parler, à propos de Gérard Depardieu de propos liés à son physique. Ça me répugne. Pour lui, mais aussi pour toutes les autres personnes qui pourraient se sentir blessées par concomitance. Quand je vois écrit de nombreux commentaires sur les impôts. C'est totalement ridicule. Ce n’est vraiment pas connaître le système. Lorsque Depardieu fait un film en France. Il y a des milliers de personnes qui travaillent grâce à lui depuis la production jusqu’à l’exploitation. Sur son nom. Les films se font. Le tour de chant qu'il fait sur Barbara remplit toutes les salles en France et en Europe. Certainement ailleurs. Cet argent fait vivre un nombre très importants d'intermittents du spectacle. Ça fait parler de la France. Faut-il que nous parlions de google et autres ? Faut-il s'insurger des footballeurs domiciliés à Monaco ? Faut-il aborder notre système bancaire? C'est le système qui est le problème et le problème est politique. Le blog FOU DE THÉÂTRE n'est pas une tribune politique. Je bloquerais chaque personne qui atteindront à la personne humaine et j’effacerais systématiquement les commentaires. Je souhaite de tout cœur créer un groupe de petits fous d’art, de cinéma, de théâtre...et ce n’est pas utopique car vous êtes toujours de plus en plus nombreux à nous suivre. On peut être exigeant. On peut adorer, détester, critiquer mais jamais être vulgaire et désobligeant. C’est un point d’honneur pour moi, pour nous, pour notre communauté “Sans art, il n'y a pas de liberté possible” Frederic Bonfils ❤️

  • Game of thrones. Attention culte

    A l’occasion du festival du film américain de Deauville. Venez voir les 8 saisons dans leurs intégralité sur grand écran au cinéma Momy en partenariat avec OCS. GAME OF THRONE. La série la plus primée de tout les temps avec 47 Emmy Awards

  • En mode Projet. Théâtre de la Contrescarpe

    Je viens tout juste de voir le très joli spectacle de Philippe Fertray. Je dis spectacle car, même s'il est seul en scène, il ne l'est pas tant que ça. Ce spectacle, parfaitement bien écrit et aussi fou que subtil. Tendre que joyeux. Poétique que politique. Philippe Fertray avec une véritable maestria jongle avec les mots comme avec les personnages qu'il interprète. Il est tellement habité qu'on en deviendrait presque schizophrène. Vous n'avez plus que 6 semaines pour découvrir ce comédien hors norme (si vous ne le connaissez pas). La sortie idéale pour un retour de vacances en douceur et éclat de rire. Ce soir je margotte, pisote, zinzinule. Première pièce pour mon retour Parisien et belle rencontre

  • Once upon a time...in Hollywood

    A mon tour de donner mon opinion sur le nouveau film de Quentin Tarentino très commenté. Une chose est sûre, le cinéma de Tarentino ne laisse pas insensible et ce soir, pour ma part, ça tourbillonne un peu dans ma tête. J'ai trouvé tout d'abord que Brad Pitt, Leonardo DiCaprio et Al Pacino étaient vraiment parfaits dans ce film. Brad Pitt qui joue avec son image de séducteur vieillissant est extrêmement drôle. Leonardo DiCaprio est sur tous les fronts. Il a vraiment un jeu imprévisible et parfaitement maîtrisé et Al Pacino est tout simplement jouissif. Concernant le film. Mon avis est assez mitigé. Clairement. Il y a des moyens. La reconstitution de l'époque est très réussi et l'atmosphère qui se dégage est envoûtante. Il y a, pour moi, vraiment des scènes cultes et le début est grandiose. Tarentino excelle toujours autant dans les bagarres et dans le gore (ce moment-là est totalement génial). je déteste raconter les histoires et spoiler, mais Brad Pitt qui se retrouve dans une scène de western avec des filles. C'est dingue. Par contre. Il y a de sacrées longueurs. Ça part un peu dans tous les sens et on a du mal à savoir où le film veut aller véritablement. Drame psychologique. Farce ou parodie. Critique acerbe. Parfois ça fonctionne et on est pris au jeu du suspense comme dans la parodie ridiculement délicieuse de Charles Manson. Parfois ça retombe comme un soufflet et ça frôle même le ridicule. Les styles se mélangent, s'entrechoquent . Il y a un bon moment avec une voix Off, puis des écritures sur l'écran pour bien nous dire que ce personnage est telle personne (c'est lourdingue. On n'est pas des idiots), puis de longs épisodes de films reconstitués. Parfois très bien, mais parfois vraiment trop long. J'ai eu l'impression que Tarentino ainsi que ses acteurs se sont vraiment faits plaisir sur ce coup-là. M'ont-ils vraiment donnés du plaisir? Pas toujours ! La psychologie des personnages est quand même simpliste et caricaturale. Les années 70 à la sauce Tarentino ainsi que l'industrie cinématographique. C'est quand même un peu une attraction à la Disneyland. C'est bien. C'est beau. C'est chouette, mais très édulcoré. Comme s'il ne fallait surtout pas salir le souvenir joyeux que nous avons de cette époque (géniale en l'occurrence, mais pas aussi douce que ce que l'on nous montre) et le monde du cinéma bien plus complexe en réalité. Je n'arrive pas à dire que ce film ne m'a pas plu, car j'ai passé un bon moment et c'est un bon cru « Tarentinesque ». Bon. j'y vais. Sympa. Parfois très réussi, mais aussi profondément ennuyeux. Je ne me suis pas senti emporté. Peut-être que je suis devenu trop vieux (et mince ! ) pour les films de Tarentino. Le public était très jeune 🧒. Quand est-ce que l'on va voir enfin un vrai grand film sur les années 70 ? Sauf ceux réalisés dans ces années là et qui souvant étaient bien plus subversifs. Si vous en connaissez un, je suis preneur. Totalement Et ne me parlez pas de Woodstock qui était un énorme navet.

  • Michel Aumont. Une étoile s’éteint dans le ciel de Paris

    Michel Aumont, l’homme aux 100 pièces, aux 3 Molière. Sociétaire honoraire de la Comédie Française. Comédien, acteur. Vous avez bercé mon enfance et mon adolescence à la grande époque des films policiers des années 70 / 80. Je n’ai jamais eu la chance de vous voir au théâtre 🎭 mais je garderai dans ma tête et dans mon cœur pour toujours ce regard très particulier, envoûtant et souriant à la fois. Merci Monsieur pour votre talent, votre carrière si riche et passionnante.

  • Et si je vous parlais de...mon festival de Ramatuelle

    Ce soir, je tire ma révérence à princesse Ramatuelle et il est temps pour moi de faire mon bilan et quel bilan. Un festival magnifique. Alors, je ne sais pas si je vous manquerais, mais moi. Vous me manquerez...Follement (Non, ce n’est pas de la prétention. Juste un petit hommage à Annie Girardot). Quel éclectisme. Je ne sais pas, car je n’ai pas toujours eu les réponses à mes questions, mais je pense que c’est une véritable ligne éditoriale de la programmation. J’ai ri. J’ai dansé, j’ai été ému et j’ai même vu une pièce un tant soit peu misogyne juste après une humoriste qui affirme et assume sa féminité et son féminisme. C’est brillant. Non ? Et plein de second degré. Merci Monsieur Boujenah. Je tiens chaleureusement à remercier toutes les personnes adorables que j’ai croisées dans ce festival au charme très particulier. Tous les soirs, un petit sourire des policiers qui s’amusent de me voir sur mon scooter. Des agents de sécurité qui me font un clin d’œil avec ma gourde. Du jeune homme qui me sort mon Fanta avant même que je lui demande. Des jeunes placeuses qui m’accompagnent au rang F. Je remercie également, avec beaucoup de respect, Jacqueline Franjou qui depuis 35 ans en est la maîtresse des lieux. Enfin, je remercie Coraline, mon contact privilégié qui a su, avec beaucoup de délicatesse m’apprendre les rouages (vraiment) très subtils et codifiés de ce festival et qui m’a autorisé à passer un moment merveilleux avec l’équipe de la Machine de Turing. J’ai aussi appris ce soir dans le creux de l’oreille que j’avais été le premier blogueur invité de toute l’histoire du festival de Ramatuelle et qu’une de mes vidéos était sur le site de la mairie de Ramatuelle. C’est quand même génial tout ça. Je suis triste de partir, car je suis si insatiablement gourmand de théâtre, mais je suis heureux d’avoir passé une semaine en votre compagnie. On ne sait jamais. S'il vous manque un bénévole pour ramasser les coussins. Je reviens tout de suite. Même en plein hiver s’il le faut. Surtout si vous laissait le portrait de Jean-Claude Brialy. En tout cas, pour moi, quelques vacances bien méritées s’imposent. Les mots s’entrechoquent un peu dans ma tête, mais dès la fin août je vous promets de nouvelles très belles aventures. Mon agenda est déjà bien rempli et pour tous mes petits fous qui me suivent toujours de plus en plus nombreux et qui me font confiance. Pour les 280.000 personnes, qui ont lu ma lettre à Gérard Depardieu et les 2500 messages que j’ai reçus. Sachez que ce soir, sur ma boîte mail, j’ai reçu mon billet pour le voir au théâtre des Champs Elysées cet hiver. Si ça. Ce n’est pas de la chance. Du bonheur. Plus nous serons de petits fous, plus je serais fou de vous. Vous me donnez des ailes. Ma vie, aujourdhui. Ma bataille. Mon combat. Défendre et faire connaître l’art sous toutes ses formes. C’est notre plus grande liberté avec l’amour. Sans art. Il n’y a pas de vie possible. L’art, c’est la réflexion, l’ouverture d’esprit, le partage, la sensation, l’émotion, le plaisir, l’intelligence. Notre histoire en commun ne fait que commencer et je vous promets encore pleins de beaux moments. N’hésitez pas. Suivez-moi. Commentez, likez. Engueulez-moi quand vous n’êtes pas d’accord. Partagez vos découvertes artistiques et soyons fou.

  • Et si je vous parlais de...Jean Pierre Mocky

    Jean-Pierre Mocky. Acteur, scénariste, producteur, réalisateur, et même propriétaire de cinéma « Le Brady ». Cet homme, hors norme, a réalisé quelques films magnifiques dont « A mort l'arbitre » qui restera sans aucun doute dans l'histoire du Cinéma. Jean-Pierre Mocky fut un artiste à part. Vraiment passionné, il a fait jouer les plus grands qui se bousculaient pour tourner avec lui. Jacqueline Maillan, Catherine Deneuve, Jean Poiret, Michel Serrault et tant d'autres incroyables. Il leurs permettait, en leurs donnant des rôles décalés, de casser leurs images avec toujours beaucoup de classe. Mais il y avait aussi cette part d'ombre. Au début, un subversif aimant choquer, mais immensément drôle puis ses sorties, ses coups de gueule de plus en plus forts ou déplacés ont commencé à déranger, gêner l’intelligentsia. Je déteste ce certain monde de la télévision qui l'avait choisi comme "bon client", il s'est laissé emporter par cet univers bien futile et a abîmé son image. Un artiste se doit de garder, à mes yeux, une part de mystère. Je pense que nous sommes passés à côté d'un homme immense. Il n'a pas eu le respect qu'il méritait et si les hommages se multiplient aujourd'hui, Il a dû finir bien seul. À La fin de sa carrière, les colères se sont transformées en aigreur et je me rappelle d'une interview, ou même moi, un amoureux absolu, l’avait trouvé affligeant. C'était trop. Monsieur Mocky vous resterez dans mon cœur. J'ai pratiquement vu tous vos films. Je n'ai pas toujours tout compris et j'ai souvent été déçu, mais je me suis accroché, coûte que coûte, presque jusqu'à bout et je n'étais pas le seul, car le public, lui, vous as toujours aimé. Ça, j'en suis certain. N'oublions pas Jean-Pierre Mocky, un immense réalisateur des années 70/80 au palmarès inégalé de plus de 60 films. Je vous joins en photo les films qui m'ont marqués tout particulièrement. Respect Monsieur Mocky.

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