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  • Incandescences : un spectacle enivrant

    Dans le sillage d'Illumination(s) en 2012 et de F(l)ammes en 2016, Incandescences, dernier chapitre de la trilogie Face à leur destin, mettra en scène des jeunes femmes et des jeunes hommes non professionnels, nés de parents ayant vécu l'exil et résidant dans des quartiers populaires. L'objectif de cette nouvelle aventure s'inscrit dans la dynamique des précédentes : investir les scènes de France pour y faire entendre la voix d'une jeunesse rarement entendue, y amener d'autres corps, d'autres visages, d’autres histoires, poussées par un vent de liberté, de joie et d'espérance. C'est par la bouche des enfants qu'ils ont engendrés que les corps de ces parents venus d'ailleurs et souvent cantonnés à n'être que des forces de travail, nous apprennent qu'ils sont aussi d'incroyables forces d'amour. Sans pudeur, tantôt légers, tantôt graves, ils évoquent, leur premier « je t'aime », leur premier baiser, leurs premiers émois d'amour. Ce récit universel, joué, dansé, chanté, est l'expression de l'immense joie d'amour qui a engendré notre humanité, c'est aussi un immense éclat de rire qui résonnera longtemps après que les feux de la rampe se seront éteints… Après les très puissants et émouvants Illumination(s) et F(l)ammes, les deux premiers volets de la trilogie Face à leur destin, c'est avec une immense joie que je me suis précipité au filage du prochain spectacle d'Ahmed Madani au Théâtre 71 à Malakoff. Incandescences se propose d'explorer, à nouveau, une certaine jeunesse. Et quel choc ! Une centaine de filles et de garçons, âgés de vingt à trente ans, ont accepté de rencontrer Ahmed Madani et de lui ouvrir leur coeur. Ces sessions de recherche menées sur une année dans une douzaine de villes ont permis au dramaturge de plonger dans l'humanité et la singularité de vies ordinaires au caractère extraordinaire. En nous offrant une partie de leur réalité et en témoignant, ces jeunes soufflent un vent rafraichissant sur la scène du théâtre contemporain. Dans une langue taillée sur mesure pour chacun d'eux et nous livrant ces récits trop souvent passés sous silence, ces jeunes filles et ces jeunes hommes s'emparent du plateau avec jubilation et malice pour dire ce qui les unit, ce qui les sépare, ce qui les fragilise, ce qui leur donne la force de se tenir debout et d'avancer. Ils sont forts, puissants, magnétiques. Ils s'adressent à nous avec éloquence, fierté, drôlerie et, accompagnés par l'auteur et metteur en scène, nous invitent à découvrir une forme de sociologie poétique inédite où fiction et réalité s'entremêlent. JE PRENDS DEUX MORCEAUX DE LA RÉALITÉ ET JE LES FROTTE POUR QUE LE FEU DE LA FICTION EN JAILLISSE. - P. Roth Comme une expérience, presque hypnotique Théâtre, danses, chants et même magnifiques vidéos sont au programme de ce bouleversant et atypique spectacle qui nous prend aux tripes et ne nous lâche plus jamais. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 "Ces vidéographies de corps, visages ou groupes seront une tentative d'explorer les fils qui relient les individus.Il s'agira de filmer la surface, la secouer pourfaire émerger des couches plus profondes, de rendre visible l'indicible en laissant une place au hasard dans l'exécution des images, de figer dans un mouvement perpétuel ce qui est fugace par nature pour mieux l'appréhender et s'en laisser pénétrer." - Nicolas Clauss INCANDESCENCES FACE À LEUR DESTIN - ÉPISODE 3 Texte et mise en scène Ahmed Madani Avec Romain Bouillaguet, Aboubacar Camara, Nathan Mawatu, Marie Ntotcho, Julie Plaisir, Philippe Quy, Merbouha Rahmani, Jean-Baptiste Saunier, Izabela Zak Assistant mise en scène lssam Rachyq-Ahrad Crédit photo Nicolas Clauss THÉÂTRE DE LA TEMPÊTE 29 février > 31 mars 2024 • Du mardi au samedi à 20h • Dimanche 16h • Durée 1h45 • À partir de 15 ans Spectacle vu au Théâtre Paris-Vilette

  • "Le Cercle des Poètes Disparus" au Théâtre Antoine : Une Ode Vibrante à la Liberté

    Paris, la capitale éternelle de l'art et de la culture, s'illumine à nouveau à l'occasion d'un événement théâtral sans précédent : l'adaptation scénique du célèbre film "Le Cercle des Poètes Disparus". Sous les traits du talentueux Stéphane Freiss, incarnant John Keating, cette pièce insuffle une nouvelle vie à un classique du cinéma qui continue d'influencer les esprits depuis sa sortie en 1989. Un Défi Audacieux Transposer "Le Cercle des Poètes Disparus" au théâtre s'est avéré un formidable défi. Orchestré par la passion d'Olivier Solivérès, le projet avait pour ambition de saisir l'essence du film original tout en créant une expérience théâtrale inédite et enrichissante. Ce classique, loué pour son message d'émancipation et de liberté par la poésie et l'art, renaît ainsi sur les planches. Un Message Intemporel Au cœur de cette adaptation, le professeur Keating, avec son charisme et sa pédagogie révolutionnaire, symbolise la quête de liberté. Il encourage ses élèves à forger leur propre voie et à embrasser la vie avec ardeur. "Oh Capitaine, mon Capitaine", cette réplique iconique, devient un hymne à l'individualité et à la résistance contre les normes établies. Une Adaptation Fidèle et Innovante L'œuvre de Gérald Sibleyras réussit avec brio à capter l'esprit du film tout en proposant une expérience théâtrale unique. La mise en scène d'Olivier Solivérès, enrichie d'innovations telles que la réorganisation de l'espace de classe pour dynamiser la pièce et l'interaction avec le public pour recréer l'atmosphère de l'époque, ajoute une dimension immersive. La scénographie de Jean-Michel Adam, alliée à l'éclairage de Denis Koransky, enveloppe le spectacle dans une aura à la fois intime et éclatante. Éclat de Jeunesse et Rébellion Stéphane Freiss, explorant le rôle de Keating à travers le script plutôt que le film, apporte une authenticité et une fraîcheur exceptionnelles à son personnage. Le casting de jeunes talents, dont Ethan Oliel qui interprète avec finesse le conflit intérieur de Neil Perry, ainsi que Hélie Thonnat, Pierre Delage, Maxime Huriguen, Audran Cattin, et Maxence Seva, illustre la diversité et l'énergie de la jeunesse en quête d'émancipation. Ces acteurs, unis par leur passion et leur engagement, transforment "Le Cercle des Poètes Disparus" en une célébration vibrante de la jeunesse, de l'audace, et du refus des conformismes oppressants. Leur talent et leur énergie font de cette adaptation un spectacle captivant et un puissant appel à la liberté, à l'individualité, et à la poursuite des rêves. Un Triomphe Mérité Depuis sa première, la pièce reçoit un accueil enthousiaste, prouvant la pertinence de son message de "carpe diem". Elle souligne l'importance de l'amitié, de l'émancipation, et de la transmission des valeurs dans notre société actuelle. "Le Cercle des Poètes Disparus" au Théâtre Antoine transcende la simple reproduction du film pour offrir une interprétation magistrale et contemporaine, rappelant le pouvoir inspirant de l'art. La standing ovation à chaque représentation est la preuve éloquente de son impact, soulignant que l'art, par sa grâce et sa puissance, a le don d'inspirer, de transformer les vies, et d'inciter chacun à embrasser pleinement chaque instant. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 LE CERCLE DES POETES DISPARUS de Tom Schulman Adaptation française Gérald Sibleyras Mise en scène Olivier Solivérès Avec Stéphane Freiss, Ethan Oliel, Hélie Thonnat, Audran Cattin, Maxence Seva, Pierre Delage, Maxime Huriguen, Yvan Garouel, Olivier Bouana Décors Jean-Michel Adam • Lumières Denis Koransky • Vidéos Sebastien Mizermont • Costumes Chouchane Abello-Tcherpachlan • Musiques Cyril Giroux • Assistant mise en scène Pierre Marazin Crédit photo © Pascal Ito THÉÂTRE ANTOINE Actuellement • Du Mercredi au Vendredi à 21h • Samedi à 16h et 21h • Dimanche à 16h • Durée 1h30

  • Le consentement

    « Depuis l’ère #metoo, le barrage à cédé. La parole a libéré les françaises… les vérités s’assènent enfin. Les points de vue s’assument du coté des victimes. Je suis une sur deux, peu importe laquelle » Ludivine Sagnier. Janvier 2020 Le consentement est tout d’abord un récit autobiographique de Vanessa Springora qui décrit comment, trente ans auparavant, lors d’un diner, elle a été séduite par un auteur célèbre G., presque quinquagénaire, alors qu'elle avait tout juste 13 ans « Je l'ai rencontré en 1986. On le connaissait. Il y a eu un dysfonctionnement de toutes les institutions : scolaire, policière, hospitalière... C'est ça qui est sidérant face à un militant de la cause pédophile qui a publié des textes en ce sens et qui s'en glorifie ». De l'illusion du prince charmant à la réalité d’un pervers Un livre très bien écrit, très bien pensé qui, de façon analytique, sincère et sans haine, dépeint le processus de manipulation psychique implacable et effrayant dans lequel V. a été placée, en tant que victime consentante et amoureuse, ainsi que la grande difficulté de s'en sortir. Le consentement, c’est aussi « une matière première mobile, frêle, supposément protectrice, mais qui se voit souillée, rabattue, écrasée, négligée à la moindre occasion par les prédateurs qui l’a manient avec tant d’habileté » dit Ludivine Sagnier. Le consentement, c'est enfin le plus grand de tous les tabous car, peut-on encore vraiment parler d'agression lorsque il y a consentement, quelle que soit l'âge de la victime ? « Quelle preuve tangible avais-je de mon existence, étais-je bien réelle ? Pour en être certaine, j’avais commencé par ne plus manger. À quoi bon m’alimenter ? Mon corps était fait de papier, dans mes veines ne coulait que de l’encre, mes organes n’existaient pas. Autour de moi, la ville, brumeuse, féerique, se muait en décor de cinéma. Tout était faux autour de moi et je ne faisais pas exception. » EXTRAIT Une façon de faire bouger les lignes profondément Lorsque Sébastien Davis a découvert ce livre pour la première fois, il a immédiatement su qu’il tenait entre ces mains quelque chose de différent. Pas une vengeance, pas une complainte « une façon de donner une riposte artistique à un traumatisme effroyable ». « Quand la loi des hommes fait défaut, c’est par l’art qu’il faut agir. L’art est nécessaire à l’humanité car il nous permet de nous observer plus objectivement et de faire bouger les lignes... encore et toujours. Incessamment. Car si nous n’avons pas les yeux grands ouverts, nous ne saurons jamais distinguer le vrai du faux, discerner ce qui est bon pour nous de ce qui nous détruit » Complice consentante ? Alors, peut-il y avoir vraiment consentement et discernement à un jeune âge dans ce genre de relation malsaine et inégale ? D'autant plus quand les présidents de la République sont les garants de moralité des abuseurs d'enfants. Quand les plus grands philosophes se font les avocats du Diable. Quand les animateurs les plus connus reçoivent avec les honneurs le Loup escorté de son petit Chaperon rouge de service. Enfin, quand nous sommes tous le résultat d'une époque (l'après 68) où la libération sexuelle était parfois confrontée aux désirs de certains adultes manipulateurs. Quoi qu'on en dise. Quoi qu'on en pense. On ne peut pas condamner une victime au nom d'un consentement « Une personne mineure, n’est pas moralement responsable pour la simple raison qu’elle est encore en formation, en développement, et qu’elle n’est pas prête à affronter le monde par elle-même ». Pour nous, en se rappelant et en écrivant, Vanessa se sert de l'art de l'écriture pour faire ce passage vers le réel. Pour nous, en ressentant, en vivant, en parlant et en dansant, Ludivine, de son côté, se sert de l'Art du théâtre. Avec l'aide de la musique organique de Dan Lévy et de la batterie « en live » de Pierre Belleville qui vient souligner, ponctuer ou perturber le propos, Ludivine Sagnier, avec sa façon d'énoncer les faits très simplement et ses postures très ancrées, confronte notre morale à notre ressenti et répond par l'émotion à nos questions. Se connecter à l'enfant qui est en nous En quelques minutes à peine, dès le début du spectacle, une sorte de malaise presque insupportable nous envahit. Porté pour la première fois à la scène, ce texte brillant, ce passage de témoin au théâtre, ce condensé de vie est un souffle libérateur, puissant et indispensable. Une occasion rare de nous connecter à l'enfant qui sommeille au plus profond de nous. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 LE CONSENTEMENT Texte de Vanessa Springora édité chez Grasset Mise en scène Sébastien Davis avec Ludivine Sagnier et Pierre Belleville (Musicien) Création musicale Dan Lévy Scénographie Alwyne de Dardel Lumière Rémi Nicolas Crédit Christophe Raynaud de Lage THÉÂTRE DU ROND-POINT 7 mars - 6 avril 2024 • Du mardi au vendredi, 19h30 - Samedi, 18h30 • Dimanche, 15h30 • Durée 1h20 • À partir de 16 ans

  • "Je suis Gréco" : Identité et mystère d’une icône revisitée sur scène

    Peu de spectacles de ce type osent s'aventurer au-delà des frontières conventionnelles du biopic pour explorer la complexité et l'énigmatique de leurs sujets. "Je suis Gréco", coécrite par Léonie et Mazarine Pingeot, relève ce défi avec brio, en plongeant dans l'univers de Juliette Gréco, icône de la chanson française et muse de l’existentialisme. Dès le début, le spectacle se distingue par son approche singulière de la biographie. Il ne s'agit pas d'une simple narration linéaire de la vie de Gréco, mais plutôt d'une exploration multidimensionnelle de son identité. Les auteures utilisent une interview de 1973 avec Jacques Chancel comme toile de fond pour déconstruire la personnalité de Gréco, à travers des scènes et des refrains qui ont jalonné son existence. Nous sommes alors  confronté à une Gréco éclatée, une femme aux multiples facettes, énigmatique et insaisissable. La mise en scène est d'autant plus intrigante que Gréco est incarnée par deux interprètes, Elsa Canovas et Geoffroy Rondeau, reflétant ainsi sa dualité. Canovas dépeint une Gréco enfantine et vulnérable, tandis que Rondeau offre une vision plus sensuelle et sophistiquée. Cette dualité est au cœur de la pièce, soulignant l’idée que notre identité est formée par un éventail de voix et d’influences. La musique joue un rôle crucial dans cette production. Raphaël Bancou, multi-instrumentiste talentueux, accompagne le récit avec des arrangements subtils et percutants. Les chansons ne sont pas là pour divertir, mais pour enrichir le récit, révélant des aspects de l'identité de Gréco à travers les paroles et les mélodies. La scénographie de "Je suis Gréco" est tout aussi captivante. Elle oscille entre réalisme et onirisme, créant un monde où l’imaginaire de Gréco prend vie. Donnant une dimension poétique et fantastique à la pièce. Enfin, "Je suis Gréco" est plus qu'un hommage à une artiste célèbre. C’est une interrogation sur l’identité elle-même. À travers le prisme de Gréco, le spectacle nous invite à réfléchir sur notre propre identité, nos masques et nos vérités cachées. Il nous pousse à nous demander : qui sommes-nous vraiment ? Dans l'ensemble, "Je suis Gréco" est un tour de force théâtral et musical, un spectacle qui allie profondeur, esthétique et réflexion. Il offre une nouvelle perspective sur Juliette Gréco, tout en posant des questions universelles sur l'identité et l'authenticité. Pour les fans de Gréco et les amateurs de théâtre innovant, ce spectacle est incontournable. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Je suis Gréco Texte Mazarine Pingeot et Léonie Pingeot Mise en scène Léonie Pingeot Avec Raphaël Bancou (musicien), Elsa Canovas, Geoffroy Rondeau, Gaël Sall Scénographie Damien Rondeau • Création lumière Quentin Pallier • Création sonore Raphaël Pouyer • Crédit Photos Rodolphe Haustraete THÉÂTRE DU ROND-POINT 31 janvier — 10 février 2024 • Du mardi au vendredi, 19h30 • Samedi, 18h30 • dimanche, 15h30 • Durée 1h20 TOURNÉE 13 janvier 2024 Les Bords de Scènes / Athis-Mons (91) 15 et 16 février 2024 Espace Bernard-Marie Koltès /Metz (57)

  • L'Amour chez les Autres : Amour, Tromperie et Quiproquos

    La pièce "L'Amour chez les autres", mise en scène par Ladislas Chollat, a récemment pris ses quartiers au Théâtre Édouard VII. Cette adaptation française de "How the Other Half Loves" d'Alan Ayckbourn, nous plonge au cœur d'une comédie humaine pétillante, où les quiproquos règnent en maître. Trois Couples dans un Enchevêtrement de Mensonges Franck Foster dirige une entreprise où travaille Bob Phillips, son subordonné et amant secret de sa femme Fiona. Après une nuit arrosée, Fiona et Bob inventent un alibi impliquant les Chestnut, un couple nouvellement arrivé. Les Chestnut, ignorants tout de leur rôle d'alibi, sont invités chez les Foster et les Phillips. Mensonges, soirées arrosées et dîners obligés s'entrecroisent dans un chaos hilarant. Si l'histoire en elle-même n'est pas d'un attrait exceptionnel, elle respecte néanmoins les conventions du théâtre classique, avec ses intrigues axées sur les couples, les tromperies et autres péripéties. Dynamisme Captivant et Mise en Scène Innovante Ce qui rend cette pièce captivante est sa mise en scène innovante. L'action se déroule en parallèle, oscillant entre les événements dans un appartement et dans l'autre, créant ainsi un dynamisme fascinant. Les dialogues s'entremêlent parfois de manière surprenante, et les interactions entre les personnages, notamment lorsqu'un couple est invité à dîner simultanément dans les deux appartements, sont particulièrement remarquables. Une Expérience Visuelle Presque Hallucinante La scénographie, combinant deux décors qui s'entrecroisent, offre une expérience visuelle stimulante et presque euphorique. Performances Remarquables Malgré une Tendance à la Caricature Bien que les personnages puissent parfois frôler la caricature, la performance des acteurs est exceptionnelle et mérite reconnaissance. Andy Cocq, par son interprétation excentrique, Virginie Hocq, éclatante de vivacité, et R.J. Lambert, particulièrement émouvant, se distinguent avec éclat. Leur jeu, dynamique et plein d'énergie, insuffle une lumière unique à la pièce. Ils relèvent avec aisance le défi de cette production exigeante, accomplissant une véritable prouesse qui évoque l'énergie bouillonnante d'un cirque. Grâce à un rythme captivant, semblable à une danse (bien qu'elle ne soit pas encore totalement maîtrisée), la pièce nous tient en haleine, ne laissant aucun moment de lassitude. Une Comédie Énergique mais Parfois Grotesque Malgré son énergie et son humour, "L'Amour chez les autres" pourrait ne pas convenir à tous les publics, en particulier à ceux en quête d'une comédie plus subtile. Cependant, pour ceux qui cherchent un spectacle vivant et rythmé, c'est une recommandation de choix. "L'Amour chez les autres" est un divertissement réussi, alliant habilement comédie, rythme trépidant et réflexion sur les complexités des relations conjugales. La mise en scène inventive et le jeu d'acteurs convaincant en font une expérience théâtrale enrichissante, reflétant le talent indéniable d'Alan Ayckbourn et la direction visionnaire de Ladislas Chollat. Avis de Foudart 🅵🅵 L’AMOUR CHEZ LES AUTRES Une comédie de Alan Ayckbourn • Adaptation française Marie-Julie Baup Mise en scène Ladislas Chollat Avec R.Jonathan Lambert, Virginie Hocq, Arié Elmaleh, Julie Delarme, Sophie Bouilloux et Andy Cocq Décors Emmanuelle Roy • Lumières Alban Sauvé • Costumes Jean-Daniel Vuillermoz • Musique Frédéric Norel THÉÂTRE EDOUARD VII Depuis le 20 janvier 2024 • Du mardi au samedi à 21h00 • Le samedi à 16h30 • Le dimanche à 16h00 • Durée 1h45

  • Chana Orloff : Portrait d'une Époque Sculptée à Paris

    L'atmosphère culturelle de Paris s'enrichit avec l'exposition "Chana Orloff, Sculpter l'époque", qui se tient au Musée Zadkine jusqu'au 31 mars 2024. Cette exposition met à l'honneur Chana Orloff, une figure emblématique de l'École de Paris, et offre un aperçu de son travail diversifié et profondément influent. Chana Orloff : Un Parcours Inspirant Née en Ukraine et élevée en Israël, Orloff s'est installée à Paris dans sa jeunesse, rejoignant une génération d'artistes réfugiés en quête de liberté et d'inspiration. Cette exposition rassemble une centaine d'œuvres d'Orloff, offrant un regard sur les thèmes clés de l'artiste : le portrait, la représentation du corps féminin, et la maternité. Ces thèmes sont abordés avec une sensibilité et une actualité particulière qui reflètent la vision unique d'Orloff. Le Style Inimitable d'Orloff Son style personnel et inimitable, développé au contact des artistes de Montparnasse, se caractérise par des portraits stylisés, mais ressemblants, qui lui ont valu un grand succès. Cependant, la Seconde Guerre mondiale a interrompu brutalement ce succès. Persécutée en raison de ses origines juives, Orloff a réussi à fuir en Suisse, pour revenir ensuite à Paris où elle a continué à travailler entre la France et Israël. La Reconnaissance Posthume d'une Artiste Cette exposition représente une belle occasion de redécouvrir Orloff, une artiste célébrée de son vivant, mais souvent tenue à l'écart par la postérité. Elle reprend sa place méritée dans le panthéon de l'art moderne et est particulièrement louée pour son audace et son approche novatrice de la sculpture. Une Confluence Artistique avec Zadkine L'exposition est aussi l'occasion de mettre en perspective les œuvres d'Orloff avec celles d'Ossip Zadkine, l'autre grande figure de l'École de Paris. Cette mise en relation offre un aperçu fascinant de l'évolution du travail de l'artiste, enrichissant l'expérience culturelle des visiteurs. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Une Invitation à Découvrir l'Art et l'Histoire "Chana Orloff, Sculpter l'époque" au musée Zadkine est une exposition à ne pas manquer pour tous les amateurs d'art et ceux intéressés par l'histoire culturelle de Paris. Elle offre une exploration captivante de l'œuvre d'une artiste qui a façonné l'identité artistique de la ville.

  • Vision Sous Cloche: L'Univers Futuriste et Engagé de Kelley à la Bourse de Commerce

    L'exposition "Ghost and Spirit" de Mike Kelley, présentée à la Bourse de Commerce à Paris, est un événement marquant pour les amateurs d'art contemporain. Cette rétrospective, qui se déroule du 13 octobre 2023 au 19 février 2024, offre une perspective nouvelle sur l'œuvre de l'artiste américain, célèbre pour ses contributions influentes dans le monde de l'art de la fin du XXe et du début du XXIe siècle. Mike Kelley, originaire de Detroit, s'est fait connaître pour son travail dans le genre de la performance, s'inspirant des pratiques féministes militantes. Il a été membre de divers groupes de musique, dont le groupe proto-punk Destroy All Monsters. Ses œuvres, qui comprennent des sculptures faites à la main et des installations à partir de jouets en peluche, mettent en lumière les conditionnements liés au genre et à la consommation dès le plus jeune âge. L'exposition "Ghost and Spirit" présente une séquence de différents corpus d'œuvres et d'environnements immersifs de l'artiste, notamment les spectaculaires "Kandors", des villes futuristes sous cloches de verre présentées dans la Rotonde. L'exposition inclut également les "Histoires mineures" de la pratique de Kelley, avec des dessins, photographies et écrits préparatoires qui éclairent sa pensée. L'exposition met en avant la façon dont l'œuvre de Kelley se nourrit de références de la sous-culture et joue avec des notions allant de la séduction au trash. Cette rétrospective suit le développement chronologique du travail de Kelley selon ses thèmes majeurs. Parmi les temps forts, on trouve l'installation "Day Is Done" (2005), partiellement reconstituée, qui développe les notions de mémoire traumatique et les dysfonctionnements du système éducatif. Elle met en lumière comment Kelley, considéré comme un véritable visionnaire, a exploré des notions toujours pertinentes dans les débats contemporains, comme la mémoire collective et individuelle, les rapports de genre et de classes sociales. Cette exposition, organisée à la Bourse de Commerce dans le cadre de la sélection Mythologies Américaines, offre aux visiteurs une occasion unique de s'immerger dans l'univers de cet artiste provocateur et inclassable, dont l'influence perdure, notamment auprès des jeunes générations d'artistes. Avis de Foudart 🅵🅵🅵

  • L'Addition : Une Exploration Théâtrale Captivante par Tim Etchells

    "L'Addition", une œuvre théâtrale de Tim Etchells, réalisée en collaboration avec Bert & Nasi, se distingue dans l'univers du théâtre contemporain. Cette performance, une réponse à l'invitation du Festival d'Avignon, brille par son originalité et sa capacité à s'intégrer dans le projet d'itinérance du festival. Un Concept Innovant La pièce repose sur un concept simple mais puissant : deux acteurs, Bertrand Lesca et Nasi Voutsas, décrivent puis interprètent une saynète apparemment banale impliquant un serveur et un client. Ce qui commence comme un échange quotidien se transforme au fil des répétitions, révélant des couches de complexité insoupçonnées. Chaque nouvelle interprétation de la scène inverse les rôles, explore des nuances et trouble les frontières entre victime et agresseur, dominant et dominé. Une Performance Évolutive "L'Addition" navigue entre l'horreur et l'absurdité, mettant en lumière la fragilité des systèmes binaires et les tensions inhérentes aux relations sociales. Les personnages se débattent dans une lutte pour le pouvoir, illustrant les dynamiques changeantes entre travail et argent, classe et pouvoir. Une Collaboration Dynamique La rencontre entre Tim Etchells et le duo Bert & Nasi, marquée par une série d'improvisations guidées, a donné naissance à cette œuvre mêlant écriture originale, matériel chorégraphique et humour. Bert & Nasi, connus pour leur excellence dans l'art de la performance, apportent un dynamisme ludique et inventif au projet. Engagement et Interactivité La pièce engage activement le public, l'invitant à se plonger dans une expérience théâtrale immersive. Les spectateurs sont amenés à remettre en question leur propre compréhension du monde, surpris par les revirements inattendus de la performance. "L'Addition" est une création théâtrale remarquable et provocatrice, qui défie les normes et invite le public à une réflexion profonde sur les thèmes du pouvoir, de la classe et des relations humaines. L'alliance de l'originalité de Tim Etchells et de l'énergie créative de Bert & Nasi offre une expérience théâtrale mémorable, parfois déstabilisante, mais surtout profonde et divertissante. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 L’ADDITION Texte et mise en scène Tim Etchells Interprété et créé en collaboration avec Bertrand Lesca et Nasi Voutsas Scénographie Richard Lowdon Lumière Alex Fernandes Traduction Aurélie Cotillard Assistanat à la mise en scène Edward Fortes THÉÂTRE SILVIA MONFORT Du 30 janvier 2024 au 3 février 2024  • Du mardi au vendredi à 20h, samedi à 18h • Durée 1h10 EN TOURNÉE 13.03 2024 Théâtre Cinéma de Choisy-le-Roi 20.03.2024 CCAM - Centre Culturel André Malraux (Vandoeuvre-lès-Nancy) 26.03.2024 Grrranit - Scène Nationale de Belfort

  • Scintillements et éclats de rire aux Q d'or 2024 !

    Lorsque Yann Barthès et son équipe de Quotidien transforme une cérémonie en un festival de talents et de surprises. Qui aurait imaginé voir Florence Foresti faire une entrée spectaculaire digne d’un show de Madonna au Super Bowl ? Ou Raphaël Quenard, élu meilleur acteur, se lançant dans un discours sans queue ni tête. Et que dire de Messi, vedette d'un soir, qui remporte le prix du meilleur chien pour le film Anatomie d’une Chute. Un coup de chapeau également à Paul Kircher, la révélation masculine de l’année, qui a failli trébucher en montant sur scène, et à Panayotis Pascot, toujours aussi émouvant et talentueux. Milo Machado-Graner, l'espoir de l'année, a illuminé la soirée avec son sourire, et Zaho de Sagazan, notre révélation musicale. Cette soirée n'était pas seulement une célébration de talents, mais un joyeux chaos orchestré par des maîtres de la dérision. Bravo à tous les lauréats, et rendez-vous l'année prochaine pour encore plus de fous rires et de moments inoubliables !

  • Alexis Michalik et « Passeport » : Un Voyage Émotionnel et Identitaire

    Alexis Michalik, figure emblématique du théâtre français contemporain, revient sous les projecteurs avec « Passeport ». Cette pièce poignante nous plonge au cœur des complexités identitaires et de la réalité des réfugiés. Des Thèmes Forts et Une Narration Captivante Reconnu pour son approche unique et touchante des thèmes sociaux, Michalik a déjà conquis le public avec « Intramuros », explorant l'univers carcéral, et « Une histoire d'amour », traitant de la procréation médicalement assistée. Avec « Passeport », il aborde le thème encore plus sensible de l'immigration et de la quête identitaire. Un Double Récit Enrichissant L'intrigue se déploie dans l'atmosphère sombre et chaotique de la Jungle de Calais, où Issa, un jeune Érythréen amnésique et blessé, trouve son seul repère dans son passeport. Accompagné de deux autres réfugiés, il entreprend un périple périlleux à travers la France. Parallèlement, Lucas, un gendarme adopté, se trouve confronté à ses propres interrogations identitaires en surveillant les migrants. Une Mise en Scène Dynamique et Polyvalente Michalik entrelace ces deux histoires avec habileté, éclairant des perspectives différentes mais liées sur l'immigration, tout en sondant des questions profondément humaines d'identité, de mémoire et d'appartenance. La pièce, riche en rythme et en émotions, est marquée par la musique envoûtante de Sly Johnson, essentielle à l'ambiance et à l'évolution du récit. Les dialogues finement sculptés et un retournement de situation particulièrement inattendu nous captivent totalement. Le Talent des Acteurs et la Richesse des Personnages Les acteurs, interprétant plusieurs rôles avec aisance, démontrent un talent exceptionnel. Une Œuvre Socialement Engagée et Pertinente Malgré l'usage de certains stéréotypes, « Passeport » séduit par sa mise en scène vivante, ses décors épurés et ses projections vidéo réalistes. C'est une exploration de l'empathie, combattant xénophobie et racisme, et promouvant compréhension et tolérance. Un Final Épique et Romantique Michalik, en véritable conteur, avec son talent incontesté pour sublimer l'émotion, maintient le suspense jusqu’au bout, ajoutant ainsi une dimension captivante au récit. La pièce, atteignant son apogée dans un final épique et romanesque, montre comment Michalik entrelace habilement les fils narratifs pour explorer les abîmes de l'identité, de l'héritage et de l'appartenance. L'Impact de « Passeport » sur le Théâtre Contemporain « Passeport » confirme la capacité exceptionnelle de Michalik à aborder des sujets sociaux délicats avec finesse émotionnelle. Cette œuvre enrichit le théâtre contemporain, nous invitant à réfléchir profondément sur les défis et les réalités de notre temps. Avis Foudart 🅵🅵🅵 PASSEPORT Un création d'Alexis Michalik Avec Christopher Bayemi, Patrick Blandin, Jean-Louis Garçon, Kevin Razy, Faycal Safi, Manda Touré, Ysmahane Yaqini Musiques Sly Johnson • Décor Juliette Azzopardi • Costumes Marion Rebmann • Vidéo Nathalie Cabrol • Lumières François Leneveu • Sons Julius Tessarech • Crédit / Copyright Alejandro Guerrero THÉÂTRE DE LA RENAISSANCE Depuis LE 26 JANVIER • Du mardi au samedi à 21h • Matinée samedi à 16h30 et dimanche à 17h

  • Agnès Pelletier Révolutionne la Danse aux Olympiades Culturelles de Paris 2024

    La Vision Artistique d'Agnès Pelletier Agnès Pelletier, la chorégraphe innovante à la tête de la compagnie Volubilis, est en train de préparer une performance hors du commun pour les Olympiades Culturelles de Paris 2024. Reconnue pour son approche avant-gardiste, elle repousse les limites de l'expression corporelle, en investissant des lieux atypiques, des marchés aux musées, et en brisant la barrière entre les espaces intérieurs et extérieurs. Innovation et Accessibilité dans la Danse Lancé en 2015, le Festival Panique Au Dancing à Niort, créé par Agnès, est une biennale qui fusionne la danse avec l'environnement urbain, rendant cet art plus accessible. La danse devient un miroir déformant de l'humanité, où le danseur adopte les caractéristiques de la société, offrant ainsi une perspective unique sur les enjeux sociétaux et politiques. Panique Olympique : Un Projet d'Envergure La dernière création d'Agnès, Panique Olympique, est un projet participatif majeur qui a rassemblé plus de 500 amateurs pour explorer le lien entre danse et sport. En juin, à l'approche des Jeux Olympiques de Paris 2024, elle présentera La (très) GRANDE FORME, une version grandiose de l'œuvre, impliquant 1 000 participants dans une représentation exceptionnelle à Paris. Un Événement Chorégraphique Unique Panique Olympique, conçu en 2018, a donné lieu à cinq chorégraphies performées par des centaines de danseurs à travers la France. Le spectacle du 15 juin 2024, gratuit et ouvert à tous, promet d'être un ballet urbain spectaculaire, combinant gestes sportifs et expression dansée, soulignant le talent chorégraphique d'Agnès et la contribution de ses collaborateurs. Pour en savoir plus sur la Compagnie Volubilis et leurs initiatives révolutionnaires en danse, visitez leur site officiel. PANIQUE OLYMPIQUE  #6 Agnès Pelletier Cie Volubilis TOURNEE 2024 16 mars 2024 Festival À quoi tu danses Théâtre Le Liburnia Libourne 8 avril 2024 CDC Atlantique Ferrières d’Aunis (17) 20 avril 24 CNAREP Le Citron Jaune Port St Louis du Rhône (13) 4 mai 2024 Les 3 T Châtellerault (86) 18 mai 2024 Théâtre Jean Lurçat, Scène Nationale Aubusson (23) 26 mai 2024 L’empreinte Scène Nationale Brive-la-Gaillarde (19) 1er juin 2024 Festival Les Tombées de la Nuit Rennes (35) 15 juin 2024 Paris JO-2024 L’Olympiade Culturelle Place de l’Hôtel de ville - Paris (75) 7 juillet 2024 Festival Pop Up Mulhouse (67) 14 septembre 2024 St Jean D’Angély & Matha (17)

  • Le repas des fauves : Quand l'humain révèle sa nature profonde

    Au cœur du Paris de la Seconde Guerre mondiale, une œuvre théâtrale émerge de l'ombre, imposant son audace et sa tension : "Le Repas des fauves". Cette pièce, écrite par l'auteur syrien d'origine arménienne, Vahé Katcha, né à Damas en 1928, trouve ses inspirations dans les tumultes d'une époque qui a profondément marqué son parcours, depuis son adolescence au Liban jusqu'à son installation à Paris après la guerre. Adaptée au cinéma par Christian Jaque en 1964 et magistralement mise en scène au théâtre par Julien Sibre en 2009, la pièce, bien qu'ancrée dans un contexte historique, touche à l'universel, invitant chaque spectateur à une introspection troublante : « Que ferais-je à leur place ? ». Une entreprise de destruction massive Paris 1942. Sept convives, ayant plus ou moins bien vécu sous l’Occupation allemande, se retrouvent chez l’un d’eux pour célébrer l’anniversaire de leur hôte. La soirée se déroule sous les meilleurs auspices jusqu'à ce qu'au pied de leur immeuble deux officiers allemands soient abattus. En représailles, la Gestapo exige deux otages parmi les sept. Le suspense atteint son comble lorsque le Commandant Kaubach, responsable de cette exigence, reconnaît l'hôte de la soirée, M. Pélissier, un libraire avec lequel il entretient de bonnes relations. Il accorde ainsi aux amis un répit jusqu’au dessert pour choisir leurs otages. C'est alors que commence véritablement "Le Repas des Fauves". Les personnages, autrefois amis et proches, sont pris au piège, et on assiste à la dégringolade de leur humanité. Les thèmes abordés par la pièce – racisme, trahison, mensonges – sont d'une pertinence saisissante et posent des questions qui transcendent les époques. Le rire, qui surgit par moments, n'atténue pas la gravité des situations, mais la renforce, soulignant les contradictions profondes de notre nature. L'adaptation de Julien Sibre se distingue par son ingéniosité, sublimée par les illustrations éloquentes de Cyril Drouin. Les acteurs, dans leur interprétation, oscillent habilement entre tragédie et humour, offrant une performance inoubliable. "Le Repas des fauves" est une exploration minutieuse des nuances de l'âme humaine, balançant entre grandeur et décadence. En combinant réalisme, humour et tragédie, cette pièce, magnifiée par les talents de Vahé Katcha, Christian Jaque et Julien Sibre, se pose comme un miroir poignant de la dualité intrinsèque de l'homme, tantôt prédateur, tantôt proie. Cette pièce intemporelle du théâtre moderne provoque continuellement réflexion et débat, consolidant son statut d'œuvre majeure à (re)découvrir et à célébrer au fil des générations. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 LE REPAS DES FAUVES Une pièce de Vahé Katcha Adaptation et mise en scène Julien Sibre Avec Thierry Frémont, Cyril Aubin, Olivier Bouana, Stéphanie Caillol, Sébastien Desjours, Benjamin Egner, Jochen Hägele, Stéphanie Hédin, Jérémy Prevost, Julien Sibre, Barbara Tissier, Alexis Victor Création lumières Jean François Domingues Scénographie Camille Duchemin Réalisation graphique Cyril Drouin Costumes Mélisande de Serres Musique originale Jérôme Hédin THEATRE HEBERTOT À partir du jeudi 14 septembre 2023 Du mercredi au samedi à 21h, les samedis à 16h et les dimanches à 15h • Durée 1h30

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