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  • Bonfils Frédéric

Teddy. Séance frissons. Festival de Deauville

Dans les Pyrénées, un loup attise la colère des villageois.

Teddy, 19 ans, sans diplôme, vit avec son oncle adoptif et travaille dans un salon de massage. Sa petite amie Rebecca passe bientôt son bac, promise à un avenir radieux.

Pour eux, c’est un été ordinaire qui s’annonce. Mais un soir de pleine lune, Teddy est griffé par une bête inconnue. Les semaines qui suivent, il est pris de curieuses pulsions animales…

Teddy est un film de genre non dénué d’humour. Très inspiré des films américains « année 80 » de ce type et ne manquant pas de rappeler le style Jean-Pierre Jeunet dans l’utilisation des seconds rôles « à gueule », Teddy est un peu long au démarrage et peine à installer son style.

Mais ce film ne manque pas d’atout. Anthony Bajon, aux yeux étonnants, compose un personnage fabuleux en crise d’ado particulièrement énervé.

La présence de Noémie Lvovsky illumine complètement le film et toutes les scènes en duo avec Anthony Bajon dans le salon de massage sont particulièrement réussies.

Les deux derniers tiers du film sont assez géniaux et réservés quelques scènes « pop » qui pourraient devenir culte.

Teddy est un film un peu inégal, mais décoiffant, ravageur et très drôle.

UN FILM DE LUDOVIC ET ZORAN BOUKHERMA

Scénario Ludovic Boukherma & Zoran Boukherma

Interprétation Anthony Bajon, Ludovic Torrent, Christine Gautier, Noémie Lvovsky, Guillaume Mattera, Jean-Paul Fabre

France

2020 | 1h28

The Jokers Films Sortie cinéma : le 13 janvier 2021


EN SÉLECTION OFFICIELLE À CANNES, TEDDY EST CHOISI PAR LE FESTIVAL DU FILM AMERICAIN DE DEAUVILLE POUR SA PREMIÈRE PROJECTION




Interview de l’équipe du film

Pourquoi TEDDY ?

- Ludovic Boukherma - Une question d'envie. Nos premières amours cinématographiques c’était "le conte de la crypte" ou les films d'horreur des années 80. On a été complètement biberonné à ces films-là. Et après notre premier film, qui était un plus réaliste, on a voulu revenir tout simplement à ça.

Vous êtes-vous fixé des limites ?

- Ludovic Boukherma - On ne s’est pas posé cette question-là. Les questions qui se sont posées, c'est plutôt : Comment montrer le loup-garou ?

C'est toujours un peu délicat de montrer un monstre. Ça peut vite être techniquement et artistiquement difficile.

Est-ce qu'il faut laisser le spectateur imaginer ? Est-ce que tout montrer, ce n'est pas aussi prendre le risque de décevoir ?

- Zoran Boukherma - Oui, ça a été un débat incroyable. On avait envie d'un côté un peu kitsch et en même temps, ce qu'on savait, c’était qu'on voulait vraiment montrer peu parce qu'on n'avait pas les moyens de montrer beaucoup.

Mais Teddy n'est pas qu'un film de genre ?

- Ludovic Boukherma - Nos références sont très américaines. Mais on ne voulait pas faire un film américain ou un film qui se prendrait pour un film américain sans l'être.

Pour nous, le plus important, c'était justement de faire rencontrer ce cinéma-là avec la France rurale dans laquelle nous avons grandi. Le fait de faire un film de genre en France. C'est aussi l'occasion de filmer les gens que l'on connaissait dans la vraie vie quand on était petit, et d'intégrer dans cet univers-là les films de genre qu'on regardait à l'époque.

Il y a quand même beaucoup de sailli comiques dans le film. Comment est-ce qu'on construit un film pour trouver cet équilibre et pour éviter qu'un genre ne déborde pas sur l'autre

- Zoran Boukherma - C'est vrai que l'équilibre est assez ténu entre comédie et genre et c'est aussi un risque qu'on nous a dit "C'est de mauvais goût de rire de certaines choses un peu violentes".

On a fait en sorte de doser au maximum pour que la comédie ne soit pas présente tout le long.

Dans les films d'horreur classiques des années 80 comme FREDDY de Wes CRAVEN, les scènes qui ne sont pas des scènes de gore, sont souvent des scènes comiques.

- Ludovic Boukherma - Les séquences entre les jeunes sont plutôt des séquences de comédie. On se sent plus proche de ce cinéma d'horreur là que du cinéma d'horreur, plus contemporain

J’ai adoré toutes les scènes dans le salon de massage, des scènes superbes et même un peu pivot.

- Ludovic Boukherma - Teddy, c'est quand même un gars qui se fait taper dessus tous les niveaux et, à son boulot, il se fait harceler. Il n’a vraiment pas de chance (rire).

On s'attend à tout, sauf qu'il soit masseur.

- Zoran Boukherma - La question de son travail, c'était une vraie question. Dans les premières versions du scénario, Teddy bossait dans une station-service. On s'est dit que c'était un peu trop connoté cinéma américain des années 80. Il y avait un truc un peu déjà vu. Du coup, on s'est dit qu'un masseur de nuit, c'était beaucoup plus réaliste.

C'est un truc d'anticipation dont on avait envie pour que le spectateur se demande à quel moment le genre allait surgir (rire).

Anthony, je trouve qu'il y a quelque chose chez vous de très différent par rapport aux autres acteurs, au niveau du regard peut-être ?

- Anthony Bajon - (Rire) Il y a peut-être un truc de l'enfance. Vous vous doutez bien. Il y a toujours les vieux couteaux qui disent que les artistes sont traumatisés. C'est pour ça qu'ils sont artistes. Mais en vérité il y a un peu de ça aussi, c'est vrai.

Quels sont vos projets en cours ?

- Anthony Bajon - Je viens de finir le film de Sandrine Kiberlain. Cette année va sortir le film de Mouloud Achour et la Troisième guerre de Stéphane Brizé. J'ai réalisé mon premier court-métrage

Propos recueillis lors d'une table ronde organisée au Festival de Deauville.

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Frédéric BONFILS

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