Que recherchez vous sur FOUD'ART Blog...
1956 résultats trouvés avec une recherche vide
- Alain Bernard. Théâtre des Deux Ânes
J’ai fait deux jolies rencontres hier, l'une avec Alain BERNARD et l'autre avec le théâtre des deux ânes. Je ne connaissais ni l'artiste ni le théâtre et j'ai été très agréablement surpris. Alain Bernard propose avec piano Paradiso un spectacle charmant et bien plus complexe que ce que l'on pourrait croire. Le piano, c'est son domaine, c’est une évidence absolue. Alain Bernard surfe sur les notes avec une facilité décontenance et enchaine les extraits de morceaux avec une fluidité rare. Mais ce n'est pas tout, car Alain Bernard est aussi un véritable humoriste. Un peu "à l'ancienne", mais avec un charme fou. Ici on est dans un caf'conc' très agréable et l'on s'y sent bien. Ce spectacle aurait pu, sans problème, durer le double tant j'y ai passé un moment vraiment agréable. J’avais l’impression d'être dans le salon de quelqu’un de ma famille. Il ne manquait plus qu'un feu de cheminée et la soirée aurait été parfaite. Pour passer un bon moment, tout en douceur et sourire, Alain Bernard vous accueillera avec joie et douceur.
- BAR. THÉÂTRE DE L’ESSAION
Bar est un Ovni théâtral. J’ai vécu une expérience inédite. je ne connais pas vraiment le théâtre Italien à l’exception des grands classiques mais je connais bien l’opéra, la musique et surtout le cinéma italien des années 70/80. Une merveille pour moi. L’art du surréalisme poétique et politique. Bar est un voyage dans l’espace et dans le temps. Dans l’espace, car j’ai voyagé au fin fond de l’Italie. Dans le temps, car je n’ai pu m'empêcher d’avoir plein d'images qui me sont revenues à l’esprit et qui se bousculent encore dans ma tête. Cette pièce est étonnante et bien plus Intelligente qu’il n’y paraît de premier abord. Le choix du décor extrêmement minimal et qui laisse libre cours à l’imaginaire. Le texte de Spiro Scimone qui pourrait paraître léger mais qui ne l’ait pas du tout. J´ai pris un cours de culture italienne ou sous l´esbrouffe et le parler fort, la profondeur et le cynisme sociétal universel transpirent de toute part. J’aime beaucoup cette salle de l’Essaion qui convient parfaitement à cette pièce. J’aime beaucoup cette magnifique musique. J’aime beaucoup que la metteuse en scène et les acteurs soient italiens et j’ai un coup de foudre total pour Gerardo Maffei que je trouve beau, gracieux, intelligent. Il me paraît sortir tout droit d’un des films italiens de mon enfance. Il a ce côté un peu nonchalant et facétieux du Maestro Mastroianni. Bar est une pièce étonnante et surprenante qui m’a emballé. J’ai passé un moment divin. design Giovanni Ambrosio Black Spring Graphics Studio photo Yu Ta (Jutta Sammel Mastrangeli)
- En attendant de revenir en salle...
La Casino de Paris, le Bataclan et les Folies Bergères proposent une performance chorégraphique unique réalisée en Live et simultané réalisée par pascal Tommy. Chorégraphie Saïdo Lehlouh, musique NSDOS A VOIR ABSOLUMENT
- Entretiens d’embauche. Théâtre de l’Essaion
Je suis un peu mesuré au sujet de ce seul en scène et, pourtant j'aime bien le sujet et j'ai un coup de foudre pour Laurence Fabre. Je suis un peu embêté, car moi, qui en général arrive à expliquer ce que j'aime ou n'aime pas. J'ai beaucoup plus de mal à comprendre pourquoi je ne suis pas rentré dans l'histoire. Il est évident que le projet a été monté avec conviction, sincérité et générosité. Du coup, il est difficile de critiquer l'honnêteté, mais je n'ai pas accroché. J'ai peur que le sujet, malheureusement, très vaste et souvent affligeant n'ait un peu dépassé l'auteure et qu'en voulant trop en dire, elle m'est un peu perdu sur le chemin. Je n'ai pas adoré le début sur l'enfance et la fin avec l'entretien avec Dieu. C'était de jolis moments, mais ne sont-ils pas de trop dans la trame scénaristique? Après quand on n'entre pas dedans, le temps paraît long et à chaque nouvel entretien, je ne pouvais m'empêcher de me dire. Encore un ! Mais tout cela est très personnel et même si je me positionne en toute neutralité, un avis ne peut être que subjectif. Je suis certain que ce seul en scène très honnête peut plaire. Je n'ai pas détesté du tout, je n'ai adoré non plus, mais Allez -y ! Pour vous faire votre propre opinion.
- Interview de Xavier Legrand. Mademoiselle Julie. Théâtre de l’Atelier
J’ai eu l’immense privilège de rencontrer Xavier Legrand juste avant la représentation de Mademoiselle Julie. Une superbe rencontre dans sa loge. C’est toujours impressionnant de découvrir les coulisses d’un théâtre. Le théâtre de l‘atelier est un lieu particulièrement attachant où la créativité se sent à tous les étages. J’avais eu la chance de voir la pièce quelques jours avant et j’avais plein de questions. Je trouve très sincèrement que le trio Xavier Legrand, Anna Mouglalis et Julie Brochen (comédienne et metteuse en scène) fonctionne parfaitement bien. On sent une véritable harmonie entre eux qui donne une sensation très particulière. Comment a démarré ce projet ? Au tout début, c’était vraiment une envie forte et ancienne d’Anna Mouglalis. Je l’ai rencontrée pour la première fois au festival de Deauville où mon film était présenté en compétition et nous en avons parlé. Julie Brochen était une évidence pour nous. Elle a accepté tout de suite et tout s’est mis en place assez simplement. Je vous trouve fantastique dans ce rôle, car il y a une forme d’antinomie entre ce que vous représentez et votre personnage. Merci. En effet. Je ne suis pas un grand gars type bûcheron et musclé. Je suis plutôt un peu doux et féminin. Ces deux personnages de maîtresse et valet sont terrifiants. Mademoiselle Julie, par exemple, est insupportable au début de la pièce et d’une condescende folle mais je n’arrive pas à détester vos personnages. Ça vient peut-être du fait de ce que vous êtes, vous deux humainement. Oui justement. Notre mademoiselle Julie, pour une fois, n’est pas ingénue. Elle ne hurle pas sans arrêt et à une attitude assez masculine et mon personnage est plutôt doux et élégant. En tout cas au début. Les rapports de forces sont un peu échangés. Oui c’est vrai. C’est tout à fait ça et c’est très intéressant. Par exemple, c’est étonnant, mais j’ai adoré la scène du baiser de la chaussure que je trouve très belle. Je ne vois pas ça comme un moment humiliant, mais plutôt très sensuel. J’adore ce moment. Mon personnage aime profondément sa maîtresse et n’est pas encore rentré dans ce jeu de perversion. C’est en effet étonnant la délicatesse qui se dégage de vous. Ça donne beaucoup de nuances et on ne s'attend pas à ce qu’il devienne si violent. Je pense que c’est une pièce très dure à jouer. Vous êtes sur scène pratiquement non-stop. En effet. On sort de scène deux minutes en tout. Oui c’est difficile et éreintant mais jouissif également et puis au début comme à la fin, on se serre très fort dans les bras. Anna m’a dit qu’elle avait du mal à vous gifler et que vous l’avez aidée en lui disant « Vas-y. N’hésite pas ». Vous savez, c’est beaucoup plus dur à donner une gifle que la recevoir. J’en ai fait l’expérience dans une pièce précédente où je devais gifler ma mère. Je pense très sincèrement qu’il y a une très belle harmonie entre vous trois. Est-ce que ça aide la pièce à fonctionner ? Certains réalisateurs, metteurs en scène auraient pu se laisser tenter par prolonger l’atmosphère sinistre hors du plateau. Oui, c’est tout à fait vrai mais c’est un peu un abus de pouvoir en réalité. Ce n’est pas du tout notre façon d’être. On s’entend très bien entre nous et c’est très bien étant donné que nous sommes dans une atmosphère d’ultra réalisme. Strindberg fait souvent parler les personnages les uns sur les autres. On doit rester très concentré et millimétré afin que ça ne se transforme pas en cacophonie. D’autant plus que vous avez beaucoup d’accessoires. En effet, ce n’est facile de jouer en mangeant, en buvant, en se rasant. Tout se passe dans ce lieu clos. Il y a une unité de lieu et de temps. C’est étonnant pour moi, car si les codes vestimentaires et le décor respectent très fidèlement l’époque, je n’ai pu m’empêcher de faire le rapprochement avec notre époque actuelle. Parce que cette pièce reste certainement très moderne et surtout d’actualité. Il n’y a plus vraiment ces rapports de classes (encore que) mais les relations homme-femme peuvent être encore trop souvent très violentes. Pouvons-nous parler un peu de votre film A la garde, plébiscité aux Césars ? Oui en effet, c’est un bon exemple. On peut faire un certain rapprochement entre Mademoiselle Julie et « à la garde ». Ces deux relations sont terriblement violentes et nous avions pourtant une très belle harmonie sur le plateau. La tension était présente, car il est difficile de jouer un pervers narcissique mais c’était plutôt en termes de concentration que de relation humaine. Pour revenir à Mademoiselle Julie, il y a trois chansons que je trouve magnifiques et troublantes à la fois. Ça c’est une idée d’Anna Mouglalis. Elles sont étonnantes. C'elle sur la Saint-Jean et surtout « Adieu Julie » de la fin. Savez-vous que Gribouille, l’interprète, s’est suicidée ? Quelle était la relation entre elle et la pièce. On ne sait pas mais on peut se poser des questions Votre pièce est un choc, un coup de poing passionnant. Il y a quelque chose d’étonnant dans ce décor magnifique. Il est immense et on sent pourtant l’enfermement. Peut-être parce que progressivement vous vous approchez de plus en plus de nous, les spectateurs. Oui en effet. C’est de la mise en scène pure. Anna finit même en bordure de scène. Cette pièce est une lutte à mort entre deux êtres finalement et le vainqueur n’est peut-être pas celui que l’on attend. (Sourire). Oui en effet. C’est tout à fait ça. Quels sont vos projets ? Déjà nous allons partir en tournée en province avec mademoiselle Julie et je viens de réaliser mon premier clip pour le nouveau disque d'Alex Beaupain oui, je l'ai vu superbe chanson et superbe clip. et le cinéma ? Je prends mon temps, mais j´écris. Vous avez bien raison. Ça ne doit pas être facile en termes de pression après les Césars. Merci beaucoup Xavier Legrand pour toutes ces informations. Merci à vous Frédéric
- le Monde de Jalèya. Cirque de Paname
J’ai eu la chance folle de suivre de très près l'installation du Cirque de Paname à l’hippodrome de LONGCHAMP pour sa toute première production, Le Monde de Jalèya. Ma première impression en arrivant est l'immensité du Dôme qui se construit en plein milieu de l'hippodrome. Un dôme en deux parties. Un espace pré-show avec restauration, bar, salon puis une véritable immense salle de spectacle de 28 mètres de haut et surtout sans aucun pilier. On est tout de suite saisi par la magie qui se dégage de cet immense dôme. Ensuite, j'ai pu visiter toutes les infrastructures et me promener librement partout depuis les bureaux de production, jusqu'aux espaces maquillages, costumes et surtout salle de répétitions. C'est une véritable fourmilière. L’atmosphère qui s'y dégage est très studieuse et concentrée et en même temps très chaleureuse. Je n'ai pas croisé un seul regard sans un sourire. On sent que tout le monde travaille avec passion et plaisir pour donner vie au rêve de Ludovic MARCATO, le créateur du cirque de PANAME, un visionnaire, absolument créatif, un peu fou et vraiment obstiné. Depuis plus de six ans, il n'a de cesse de se battre pour ce projet. Quand on le rencontre, on voit tout de suite un jeune homme profondément humain, gentil et amusant mais qui sait parfaitement ce qu'il veut. D’après mes informations, c'est également quelqu’un d'une grande fidélité qui a su s'entourer de belles et compétentes personnes. Il n'est donc pas du tout surprenant que ce soit un meneur de troupe "idéal". Ludovic est si attachant qu'il suffit de passer quelques heures en sa compagnie pour être séduit et sous le charme et donc d'avoir une immense impatience de voir éclore sur scène son rêve. En tout cas, c'est mon cas. Je peux vous assurer que, le 14 novembre 2019, vers 19h45, je vais avoir un gros coup d'émotion (et, pourtant je ne fais pas partie du projet). Nous pouvons le dire. Je meurs d'impatience de voir ce spectacle. Le Monde de Jalèya et il faut avouer qu'avec tout ce que j'ai vu, les rencontres que j'ai faites et l’atmosphère que j'ai ressentie, je suis déjà un peu conquis. Mes attentes sont donc immenses. Ce spectacle va-t-il être aussi magique que je le pense ? Vais-je voyager dans le monde de Jalèya et être ébloui ? Je le souhaite de tout cœur, je l’espère follement et j'y crois beaucoup. A voir, le 14 novembre. Je compte les jours et j’espère que CIRQUE DE PANAME sera l'immense cirque "nouvelle génération" qui nous manque tant en France. Un bébé géant artistique va naître en France et en tant que Fou de théâtre, en toute liberté et sans concessions (comme toujours), je vais tout vous faire partager. Mon ressenti, mes impressions et comme c'est de plus en plus souvent le cas, pour ceux qui seront là. N’hésitez pas à venir me voir. J’adore nos moments de partage. Vous êtes ma petite bande de fous (qui devient de plus de plus grande, chaque jour) et si vous me voyez avec une petite larme à l'œil, c'est parce que je suis fou...DE JOIE !
- 🅵🅵🅵Uncle Franck. Festival de Deauville
En 1973, Beth, encore adolescente, quitte sa campagne natale pour aller étudier à l’Université de New York où enseigne son oncle Frank, un professeur de littérature réputé. Elle découvre rapidement qu’il est homosexuel et qu’il partage sa vie depuis longtemps avec son compagnon Wally ; une relation qu’il a toujours gardée secrète. Mais le jour où Mac, le patriarche grincheux de la famille, décède subitement, Frank est contraint de retourner auprès des siens, accompagné de Beth et Wally, afin d’assister aux funérailles. Durant le trajet, il doit confronter les fantômes de son passé et regarder sa famille en face une fois arrivé sur place. Uncle Franck est un très joli film sur le thème du coming out et de la famille qui ne révolutionne rien, mais fait avancer la cause LGBTQ+. Un bon mélodrame, touchant et émouvant, avec de très belles images et un bon scénario. Uncle Franck est surtout intéressant pour son montage soigné, sa délicatesse et surtout sa distribution très réussie. Paul Bettany, Sophia Lillis, Peter Macdissi Composent un trio charmant et Sophia Lillis a un charme fou. Uncle Franck est un film tendre qui mérite une belle exposition en salles. Réalisateur Alan Ball Scénario Alan Ball Interprétation Paul Bettany, Sophia Lillis, Peter Macdissi, Steve Zahn, Judy Greer, Margo Martindale, Lois Smith, Stephen Root États-Unis 2020 | 1h35 Diffusion Amazon Studios
- 🅵🅵🅵 Et maintenant. Manufacture des Abbesses
Une mère célibataire avec une enfant rencontre un homme qui tombe éperdument amoureux d’elle. Ils se marient. Dix ans plus tard, elle dépose plainte pour violences conjugales « Et Maintenant… ? » cherche à livrer aux spectateurs et spectatrices le parcours d’une combattante, où se mêlent les larmes de la défaite et les sourires de l’espoir, même peut-être quelques rires... « Trop de femmes et victimes ne se reconnaissent pas dans les récits extrêmes qui vont jusqu’aux féminicides. C’était mon cas. Il a fallu bien des années pour me sentir légitime de dire stop à des violences physiques et émotionnelles, qui, à côté des histoires dont on entendait parler, ne me semblaient pas assez violentes, fréquentes ou même trop bégnines... Le passage de mon histoire par l’écriture, puis le plateau m’a permis de créer un personnage, Elle, de la mettre à distance, de l’entendre, de la voir vivre sur scène ! » Eirin Forsberg Eirin Forsberg, en écrivant, nous offre une partie très intime d’elle même. Un texte écrit à deux avec Philippe Sollier. Une collaboration certainement indispensable afin de se mettre un peu...à distance. Le plateau nu mais éclairé de lumières devient un écrin propice à la confession. Sans aucune dramatisation à outrance et avec, même, des pointes d’humour, Eirin Forsberg se livre sans artifices, mais avec beaucoup de talent et nous fait comprendre le long chemin, sur 10 ans, qu’elle a entrepris avant de décider de tout arrêter. Et maintenant est particulièrement bien mise en scène. Les scènes, comme des flashs, s’enchaînent et les différents personnages sont tous très bien incarnés. La pièce est passionnante et émouvante jusqu’aux dix dernières minutes, un peu plus laborieuse. Eirin Forsberg se sert de son corps comme d’un instrument de musique et cette aisance apporte encore beaucoup à ce spectacle indispensable et puissant. Un spectacle, un éveil de conscience, comme un pied de nez à la politique actuelle qui voudrait réduire l’art et la culture, au pur divertissement et donc pas indispensable. Et maintenant est indispensable ! Et Maintenant Mis en scène Philippe Sollier Écriture Eirin Forsberg et Gilles La Carbona Avec Eirin Forsberg La Manufacture des Abbesses 7 rue Véron 75018 Paris Du 14 octobre au 21 novembre 2020 Du mercredi au samedi 19H Durée : 1h
- ARCHITECTURE. Palais des Papes
Il y a vraiment beaucoup à dire sur cette pièce. Je la trouve parfaitement anachronique. Parfois géniale et parfois si ennuyeuse. Je pense que le problème vient de deux paramètres. Le texte tout d'abord avec ses très longs monologues. Très lourds et surfaits. Le trait est surligné plusieurs fois. On aurait pu dire, oh ! bien moins des choses en somme. Nous ne sommes pas des idiots et les silences peuvent être intenses en émotion. Le deuxième problème, à mes yeux, c'est la mise en scène. Pourquoi laisser les comédiens posés sur une chaise ? Sans rien faire. Ils ont franchement l'air de s'ennuyer et ils se lèvent l’un après l’autre pour faire le job, comme à l’école. Par contre, les comédiens font tout ce qu'ils peuvent. Ils surjouent très souvent. Certains sans sorte mieux que d'autres. Mais ce sont des grands. C'est une évidence. Cependant, il y a dans cette pièce des moments absolument magiques. Toutes les scènes à plusieurs où les comédiens inters réagissent sont très belles, la scène du repas et surtout la scène du bal. (À mon avis, la scène du bal restera dans les annales des plus belles scènes de théâtre). Tout se joue. Cela fait ping-pong. C'est jouissif. L'idée de mettre cette famille bourgeoise dans un bateau se déchirant, alors que le reste du monde est en train de sombrer. (C’est un peu facile, tout de même, comme symbolique). La première scène avec Jacques weber est absolument fantastique. D'ailleurs. Toutes les scènes avec lui sont géniales. Jacques Weber est mon maitre. Je l'ai vu si souvent sur la scène du théâtre de Nice puis à Paris. Il est fabuleux. Je vous aime plus que tout, Monsieur Weber. Anne Brochet, Emmanuelle Béart que je n'avais pas vues depuis longtemps. Cela fait du bien. Les retrouvailles entre Weber et Béart. Cela fait du bien et enfin Bérénice Vanvincq est fabuleuse. En option. Mais je dois être devenu fou. Le moment de la parole dans le microphone m’a fait vraiment penser à un film de Godard.
- SWALLOW. Prix spécial Festival de deauville
Hunter semble mener une vie parfaite aux côtés de Richie, son mari qui vient de reprendre la direction de l’entreprise familiale. Mais dès lors qu’elle tombe enceinte, elle développe un trouble compulsif du comportement alimentaire, le Pica, caractérisé par l’ingestion d’objets divers. Son époux et sa belle-famille décident alors de contrôler ses moindres faits et gestes pour éviter le pire : qu’elle ne porte atteinte à la lignée des Conrad… Mais cette étrange et incontrôlable obsession ne cacherait-elle pas un secret plus terrible encore ? Les premières images sont d’une beauté à coup le souffle. Bien trop belle d’ailleurs (mais dans le bon sens du terme). On sent dès le départ que quelque chose va se passer. Quoi ? Mystère. Je l'écris comme ça, car j’ai vraiment senti une esprit Hitchcock dans le traitement du suspense. L’emprise. L’enfermement. L’étouffement psychologique de cette jeune femme est si bien dépeint que ça devient insupportable pour elle mais pour nous aussi. Halley Bennet est tout simplement magistrale. Tout en nuances, en gestuelle. Son regard parle pour elle. On sent si bien sa détresse, sa solitude, ses moments d’apaisement. Carlo Mirabella-Davis est un metteur en scène génial qui sait mettre en images tous les sens. on voit le grain de peau, la salive... C’est un immense coup de foudre pour moi et Haley Bennett est étonnante. Sortie salles 15 janvier 2020 Durée : 1h35 De : Carlo Mirabella-Davis Avec : Haley Bennett, Austin Stowell, Elizabeth Marvel, David Rasche Festivals : Prix spécial du 45 eme anniversaire, festival du film américain de Deauville / Tribeca film festival / NIFF
- Genoma B
J'ai eu quelques soucis avec ce spectacle. J'aime bien cette compagnie. Je pense que le thème est sur la famille, la relation au père ou à la famille. En tout cas c'est ce que j'y ai vu. J'aime beaucoup le flamenco et la musique espagnole. Je trouve vraiment intéressant l'association du flamenco et de la danse moderne. Ce sont des moments très beaux, mais j'adhère moins au moments circassien. Je trouve que ça finit par faire un peu fourre tout. Les costumes ne sont pas particulièrement beaux. Les chants espagnols sont sombres par nature et le sujet l'est encore plus. Même si le spectacle a de belles qualités, je n'ai pas été touché. Je ne me suis pas senti concerné et j’en ressors un peu frustré. En demi teinte.
- Et la fraternité, bordel !
Je ne fais pas de politique. Ce n'est certainement le sujet de mon blog même si je pense que défendre l'art est un acte politique en soit. En ce mois de gay pride dans le monde et cette semaine à Paris. Il faut être nombreux dans les rues. Sur les balcons, sur les trottoirs. Partout ! Je sais parfaitement que le climat politique de notre pays, mais aussi du reste du monde fait peur. J'ai bien conscience que cette mondialisation imposée et que l'émergence économique de certains pays en voie de développement donne l'envie au peuple de se renfermer sur lui-même. Mais tout de même la recrudescence d'acte homophobes, antisémites anti-républicain est intolérable ! On oublie quelle chance nous avons de vivre en France. Les services sociaux sont formidables. Les associations incroyablement à l'écoute. Nos agents hospitaliers font tout ce qu'ils peuvent pour nous aider. La laïcité, un exemple parfait des droits de l'homme. Alors. Elle est où cette foutue fraternité ? Pourquoi se faire de mal ? Pourquoi stigmatiser tel ou tel groupe d'individus ? Bien sûr, l'état doit trouver des solutions pour l'immigration ou les migrants, le pouvoir d'achat, le chômage et bien d'autres choses, mais avant tout. Respectons-nous dans nos diversités. Je suis clairement totalement utopique ce soir, mais j'ai envie de le rester. Le populisme (je n'aime pas ce mot) ou les extrêmes n'ont pas la place dans notre pays. Ça. J'en suis sûr (ou l’espère de tout coeur).


















