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- Histoire de...Théâtre de la Contrescarpe
Direction Dominique GOSSET Directrice artistique Maud Mazur THEATRE DE LA CONTRESCARPE 5, rue Blainville 75005 Paris (salle est climatisée) Réservations Tél : 01 42 01 81 88 Le théâtre est ouvert de 15 h à 22 h du lundi au vendredi, de 10 h à 22 h le samedi, de 13 h à 22 h le dimanche Contact www.theatredelacontrescarpe.fr billetterie@theatre-antoine.com Crédit photo Fabienne Rappeneau, FOUD'ART Pour venir au Théâtre MÉTRO : Place Monge (Ligne 7), Cardinal Lemoine (Ligne 10) RER B, Luxembourg BUS : Monge 47, Cardinal Lemoine 47, 89 et Panthéon 84. Parking : Soufflot-Panthéon Le Théâtre de la Contrescarpe », écrin de 110 places, se niche dans une petite rue pittoresque du quartier mythique du Quartier Latin et de la rue Mouffetard. L'histoire du théâtre Tout d'abord un cinéma de 1973 à 1987, Puis Théâtre du Triomphe, Comédie Contrescarpe, et enfin Théâtre de la Contrescarpe depuis mi 2015. Inscrit dans un environnement vivant, intellectuel, chargé d’histoire, à deux pas du Panthéon, du Jardin du Luxembourg, de la Sorbonne,… la programmation du Théâtre de la Contrescarpe a pour ambition de valoriser la création avec une grande place accordée aux spectacles inédits (historiques, classiques, politiques, philosophiques…) et de proposer une sélection exigeante mais accessible à tous ! ILS Y ONT JOUÉ Théâtre Anne Delbée Pierrette Dupoyet Elliot Jenicot Pierre Deny Pierre Azéma Didier Caron Olga Grumberg Rainer Sievert Prisca Demarez Hélios Azoulay Regis Vlachos Yves Cusset Bertrand Constant Séverine Cojannot Stanislas de la Tousche... Musique Imany Oldelaf Austin Brown Ben Mazué Michel Haumont... Anecdote Le théâtre de la contrescarpe a une réputation qui augmente sans arrêt à Paris et se démarque par un public particulièrement jeune et sympathique. Les comédiens qui s'y produisent adorent rencontrer le public, à la fin des représentations. Rendez-vous devant le théâtre. Vous pourrez les féliciter et leurs poser vos questions.
- Park. Actuellement au cinéma
Village olympique d’Athènes, dix ans après les Jeux: des jeunes désoeuvrés, des athlètes à la retraite et des chiens errent parmi les ruines et les sites sportifs à l’abandon. Park est avant tout un film plein d'ambivalence, une œuvre naturaliste qui s'inscrit bien dans le mouvement prônant la réalité objective. Une réalité évidente par le choix de ce décor très austère et la fine trame scénaristique, mais aussi un film d'atmosphère et de sensations. Si le film parle d'ennui et le fait ressentir, il en ait pas moins passionnant, avec de très bons jeunes acteurs, très juste et très vrais. Park est un film, un documentaire ? Un peu les deux, sans doute, mais aussi, un témoignage rude et âpre sur un monde en décrépitude. Sofia Exarcou, au talent fou et au regard (caméra) très acéré, dans la veine d'un Ken Loach, a créé un film étonnant aux images splendides et saisissantes. PARK Réalisation : Sofia Exarcou Durée : 100 minutes Distribution : Tamasa Distribution
- La vie nue d’Antoine d’Agatha. À découvrir sur le site Opéra de Paris
La 3è scène propose le film La vie nue, réalisé à partir des photos de l'oeuvre Virus d'Antoine d'Agata, menée durant le confinement lié à la pandémie de coronavirus, dans les rues et les hôpitaux. Ce film, témoignage d’une période ahurissante est à la fois hypnotique et effrayant. Incandescent et désenchanté. "VIRUS est le résultat d’une expérience photographique née d’un sentiment de responsabilité, d’obligation, de saisir jour après jour, ce mélange de violence et de douceur. J’ai voulu faire apparaître comment les corps résistent à la surveillance intégrale, dans cette situation tragique et froide dont je ne peux me détourner." Antoine d'Agata https://www.operadeparis.fr/3e-scene/la-vie-nue
- La rentrée du Théâtre de Poche Montparnasse, c’est dès le 1er septembre
Après ces longs mois d’attente et après avoir résisté coûte que coûte aux différentes crises, grèves et jauges réduites de l’année 2020, le Théâtre de Poche Montparnasse annonce sa réouverture, le 1er septembre et c’est une grande nouvelle ! Cette bulle de culture et de bonheur, au cœur du Montparnasse littéraire où il fait toujours bon de venir se distraire et s’instruire, nous a tellement manqué. Éperdument, farouchement. Et bien, cette attente, va se terminer avec une programmation qui vient tout juste d’être dévoilée, et quel programme ! À partir du 1er septembre, vous pourrez croiser l’immense Marcel BOZONNET dans un échange certainement passionnant et spirituel avec Logann ANTUOFERMO pour LE LABOUREUR DE BOHÈME. Ensuite, Alice DUFOUR sera, sans aucun doute, surprenante dans MADEMOISELLE ELSE mis en scène par Nicolas BRIANÇON et Stéphan DRUET a certainement concocté un écrin magnifique à Macha MÉRIL avec UNE CHAMBRE AU-DESSUS DE LA MER Enfin, Christophe BARBIER revient, presque en résidence avec LE GRAND THÉÂTRE DE L'ÉPIDÉMIE entouré de Sylvain KATAN, Pierre VAL ou Frédéric LECAT (en alternance). Deux très belles reprises sont également annoncées avec UN COEUR SIMPLE et Isabelle ANDRÉANI et LA PROMESSE DE L'AUBE, mis en scène et interprété par Stéphane FREISS. Lire mes articles précédents ici, et là ! L’aura magique de l’ecrivain baroudeur, Sylvain Tesson, viendra illuminer le théâtre avec quatre soirées exceptionnelles. Tous au Théâtre...de Poche Montparnasse.
- Spécimens. Voyage en adolescence. ParisOFFestival
Un garçon et une fille transgresse les interdits en s’introduisant dans le théâtre alors qu’il est complètement fermé. Lui, fait partie du club de théâtre et à besoin d’une réplique pour répéter sa scène de Roméo et Juliette. Il prend ce subterfuge pour qu’elle vienne et reste avec lui... Avec Spécimens, la compagnie la Rousse nous propose un délicieux voyage en adolescence. Il est étonnant de parler de délices alors que cette période de la vie peut être si difficile à aborder. Est-ce le prisme du théâtre ? Est-ce le pouvoir du jeu amoureux ? Est-ce le magnifique texte de Shakespeare ou la magie des contes ? Les jeunes comédiens que sont Louise Dupuis et Tom Politano abordent les doutes, les peurs, les pudeurs de ces êtres devenant adultes. La puissance, la fougue et même le bordel de la jeunesse sont parfaitement retranscrites, mais c’est surtout une émotion immense et un véritable plaisir qui se dégage de cette scène de théâtre et ce spectacle émouvant dégage un charme fou. Les tableaux (lumière, musique) s’enchaînent avec de belles idées artistiques et le rendu donne un éventail si large de l’adolescence que l’on est obligé de s’y retrouver. Spécimens ParisOFFestival encore le 15/07 et le 17/07 à 12h, au gymnase Auguste Renoir Mise en scène Nathalie Bensard Avec Louise Dupuis, Tom Politano Crédit photo : Mélie Néel #parisoffestival #specimens #theatre14 #compagnielarousse #lafactory
- ParisOFFestival. Un nouveau festival illumine Paris
Aujourd’hui est né un tout nouveau festival ! De tout malheur peut naître une idée lumineuse. Le Paris OFF Estival a été créé dans l’urgence de la crise sanitaire avec pour objectif de soutenir et de mettre en lumière quelques compagnies désœuvrées et en manque d’Avignon. En deux semaines à peine, Mathieu Touzé et Édouard Chapot, les deux directeurs du théâtre 14 ainsi que Yuming Hey, artiste associé et leurs équipes administratives et techniques ont pensé, créé et mis en place un festival en totalité avec signalétique, programmation et même une nouvelle salle (magnifique). En plus de la prouesse technique. Cette bande artistique géniale a su recréer un petit Avignon sur Paris (merci de bien remuer le couteau dans la plaie) avec ambiance détendue, déplacement entre les deux théâtres et pauses au charmant café en plein air du festival. Tout comme en Avignon. Les propositions sont étonnantes. Parfois déstabilisantes mais toujours intéressantes. Sept spectacles par jour pendant 6 jours. Des comédiens, des rencontres, des discussions enflammées et même des coups de cœur. Aujourd’hui, on a pu voir un spectacle pour enfants avec deux clowns débordés (BIFTEK), on a pu faire un voyage très émouvant en adolescence (Spécimens), se mettre dans la peau d’une petite fille à la quête poétique (Ronce Rose), vivre la vie d’un manutentionnaire d’Amazon qui désire arrêter le temps (Étienne A), se plonger dans l’esprit romanesque de la princesse de Clèves (Mon premier amour, c’est désir), partir pour Saïgon (Une goutte d’eau dans un nuage) ou bien vivre une magnifique fantaisie burlesque aux multiples références cinématographiques (Ultra-girl contre Schopenhauer). Mon coup d’amour à moi revient à « Une goutte d’eau dans un nuage ». Un spectacle singulier, magnétique, d’une force incroyable, envoûtant et sensuel. Éloise Mercier qui devait monter son spectacle à Toulon (Châteauvallon liberté) avant de mettre le cap sur Avignon, au théâtre transversal, est une pépite rare aussi douce que le litchi et aussi intense que le piment d’oiseau. Vous avez jusqu’au 18 juillet pour découvrir, en avant-première, ces spectacles passionnants et encore d’autres. Disons-le directement. Tous au ParisOFFESTIVAL. Un petit air d’Avignon dans un Paris Estival.
- Ultra-girl contre Schopenhauer. Une fantaisie hollywoodienne
Lyon. Début des années 1980. Edwige, une jeune traductrice, a grandi en rêvant aux destins extraordinaires des superhéroïnes de comics américains. Ce n’est donc pas un hasard si elle travaille pour un éditeur de bandes dessinées, qui a la charge d’adapter en français les aventures de l’intrépide et sensuelle Ultra-Girl. Ce premier spectacle de Cédric Roulliat est à la fois un ballet parlé, chanté, chorégraphique, bourré d’énergie et de références cinématographiques. Les comédiens se régalent visiblement sur scène et nous transmettent une énergie ultra positive. Cette « psychanalyse » d’Edwige, traductrice aux pensées folles et l’occasion de nous plonger dans l’univers magique des stars féminines américaines Ultra-girl contre Schopenhauer Avec : David Bescond, Sahra Daugreilh, Laure Giappiconi Musique : Laurent Péju Lumière : Fabrice Guilbert Son : Baptiste Tanné Scénographie : Caroline Oriot Crédit photo : Julien Benhamou
- Boule de suif. Théâtre Lucernaire
Hiver 1870. À bord d’une diligence, dix personnes fuient Rouen occupée par l’armée prussienne : des notables, deux bonnes sœurs, un révolutionnaire et Boule de Suif, une prostituée pleine de dignité. La voiture avance lentement dans la neige. La faim tourmente les esprits. Généreuse, Boule de Suif partage ses provisions avec les passagers. La nuit tombe. La diligence doit faire étape dans un village occupé par l’ennemi. Un officier prussien retient alors les voyageurs en otage... André Salzet et Sylvie Blotnikas se sont attelés à une tâche délicate. L’adaptation théâtrale d’une œuvre littéraire. Le plus difficile étant, certainement, le côté narratif, mais l’écriture de Maupassant est si descriptive, émotionnelle et fluide que le théâtre et le cinéma se sont penchés de très nombreuses sur son art. Dans le cas de Boule de suif, le parti pris est de rester très fidèle à l’oeuvre originale. Si ce seul en scène n’est pas très moderne, en terme créatif, il est bon d’écouter ce magnifique texte, presque brut avec André Salzet en conteur mutin. Les quelques touches de lumières très bien étudiées, les personnages esquissés et la très belle voix à la diction parfaite d’André Salzet apportent encore beaucoup de délicatesse et d’humilité au spectacle. Boule de suif est une bonne occasion de se pencher sur une œuvre classique et de se glisser avec délice dans l’atmosphère du 19e siècle. BOULE DE SUIF DE GUY DE MAUPASSANT ADAPTATION ANDRÉ SALZET ET SYLVIE BLOTNIKAS MISE EN SCÈNE : SYLVIE BLOTNIKAS AVEC ANDRÉ SALZET CRÉATION LUMIÈRES : YDIR ACEF MUSIQUE : CÉSAR FRANCK CRÉDIT PHOTO : MICHEL PARET LE LUCERNAIRE 53, rue Notre-Dame-des-Champs 75006 Paris DU 2 SEPTEMBRE AU 18 OCTOBRE 2020 À 18H30 DU MARDI AU SAMEDI, DIMANCHE À 15H
- After the end. Un été particulier à Paris
Louise se réveille dans un abri souterrain antiatomique. Elle ne se souvient de rien. Mark dit l'avoir sauvée suite à une explosion nucléaire, provoquée par des terroristes. Dans cet espace confiné où tout est rationné, même l’air que l’on respire, ils se retrouvent face à face. Se joue alors un "pas de deux" entre Mark et Louise, enfermés ensemble hors du temps, en proie au délire dans ce lieu qui est nulle part. C’est ici que peuvent ressurgir les instincts ancestraux, le rapport de force originel entre un homme et une femme : désir, lutte de territoire, pouvoir du bourreau sur sa victime. Le danger est-il réellement dehors ? « La pièce parle de nos comportements, et défend le fait que le terrorisme, aussi terrible qu’il soit, ne peut pas changer notre société - nous seuls le pouvons. C’est nous qui choisissons de devenir des monstres - les terroristes ne peuvent pas faire de nous des monstres. (...) Après la fin parle de territoire et de contrôle. De comment nous nous comportons, et de ce que nous pensons être le bien et le mal. (...).La bonne façon de se comporter en tant qu’être humain est la bonne façon de se comporter en tant que pays. » Dennis Kelly - interview paru le 27 juillet 2005 dans The Telegraph La troisième pièce de l'auteur anglais Dennis Kelly, After the end (Après la fin) a été créée en août 2005 au Bush Theatre de Londres. À la suite d’une lecture mise en espace, Zabou Breitman a eu le désir d’accueillir le projet au sein de sa compagnie. L’auteur y explore les tensions entre Mark et Louise, lors de ce confinement forcé et la configuration « en container » ajoute encore de l’enfermement à ce thriller psychologique. Le choc des attentats de Londres de 2005, des attentats de Paris, mais aussi la crise sanitaire actuelle que nous traversons font un écho violemment actuel à ce « Huis clos à l’hyperréalisme glaçant ». « j’ai choisi de monter cette pièce car elle allie la puissance du travail d’orfèvre de la langue de Kelly à la jubilation d’un face à face d’acteurs qui laisse toute la place au jeu. Jamais manichéen » Antonin Chalon Grâce à la très belle initiative des affaires culturelles de la ville de Paris, avoir la chance de voir After the end, en extérieur, dans ce square, aux sonorités éloignées de gare ferroviaire donne une impression encore plus intrigante et hypnotique, industrielle et chaotique à ce scénario catastrophe. Le texte est splendide, les répliques ciselées portées par deux jeunes comédiens passionnants ne manquant pas d’humour fusent et le tout est porté par une scénographie sublime. After the end est un magnifique cadeau, à voir absolument. After the End (EN CONTAINER) Texte de Dennis KELLY Traduction de Olivier Werner et Pearl Manifold Mise en scène Antonin CHALON avec Nicolas AVINEE ou Xavier GUELFI, Marie PETIOT Scénographie – Costumes Salma BORDES Lumières Quentin MAUDET et Antonin CHALON Son Rémi BILLARDON et Antoine HENRY DE VILLENEUVE Du 1er au 12 septembre 2020 à 20h45 (relâche le 6/09) Au Square Wyszynski, Rue Vercingétorix, 75014 Paris. Entrée Libre / réservation obligatoire : reservationsaftertheend@gmail.com
- Outrage. Sortie cinéma, le 9 septembre 2020
Dans une petite ville américaine, Ann Walton, une jeune comptable, doit épouser Jim Owens. Elle est alors victime d’un viol et sa vie tourne au cauchemar. Ne supportant plus la sollicitude des uns ou la curiosité des autres, elle décide de changer radicalement de vie... Star d’Hollywood des années 50, mais aussi femme d’affaires (productrice, scénariste et réalisatrice), Ida Lupino a été avant-gardiste toute sa vie. En devenant l’une des rares réalisatrices féminines de cette époque, elle est l’une des pionnières du cinéma d’auteur féminin avec des films sociétaux qui abordent la sexualité, l’indépendance et la dépendance. Outrage en est le bon exemple. Sur le thème du viol (un sujet particulièrement tabou dans les années 50), le film, pourtant très ancré dans l’atmosphère des films noirs des années 50, surprend par sa modernité. La longue scène de démarrage du film est un pur bijou de suspens et de construction analytique. La réaction émotionnelle de l’héroïne qui va découler de ce drame permet à Ida Lupino d’exploiter ses thèmes de prédilection. La place de la femme dans la société des années 50, ses libertés d'être et de penser. Des thèmes forts et profondément actuels, encore aujourd’hui. Outrage est un très beau film noir des années 50, mais aussi, par son côté descriptif et documentaire, une étude psychanalytique de la société. OOUTRAGE États-Unis 1950 – 75 minutes Réalisation : IDA LUPINO Avec MALA POWERS Scenario : IDA LUPINO, COLLIER YOUNG, MALVIN WALD Image : ARCHIE STOUT Musique : PAUL SAWTELL Montage : HARVEY MANGER Restauration : LOBSTER FILMS Distribution : THÉÂTRE DU TEMPLE
- Festival de Deauville. Les joies et les peines.
Après le film catastrophique Love is love is love, Le festival de Deauville continue son parcours en nous présentant des films moyens ( First Cow, Giants Being Lonely). un très joli film avec Holler et deux beaux coups de coeur. Bad Education avec les géniaux Hugh Jackman et Allison Janney et surtout Uncle Franck, un beau mélodrame intelligent et très réussi.
- The Assistant. Festival de Deauville
Jane, une jeune diplômée qui rêve de devenir productrice, vient d’être engagée comme assistante d’un puissant dirigeant, nabab du divertissement. Sa journée type ressemble à celle de toutes les autres assistantes : faire du café, remettre du papier dans le photocopieur, commander à déjeuner, organiser des voyages, prendre les messages. Mais au fil de cette journée, Jane se rend progressivement compte des abus insidieux qui découlent de tous les aspects de sa position et qu’elle n’avait pas anticipés... The Assistant est avant tout un film d’atmosphère au parti pris qui peut être déstabilisant. Le rythme est très lent et les dialogues sont résumés au juste nécessaire. Mais, ce qui pourrait se transformer en ennui profond devient, en fait, une sensation particulièrement saisissante. En regardant « à distance » cet univers presque monochrome et sans artifices, toute la violence du vécu de Jane nous saute aux yeux et la description presque à distance des abus de pouvoir est acerbe. Julia Garner, au regard intense qui envahit l’écran, campe un rôle particulièrement délicat avec une grande sobriété. THE ASSISTANT Réalisatrice Kitty Green Scénario Kitty Green Image Michael Latham Interprétation Julia Garner, Matthew Macfadyen, Makenzie Leigh, Kristine Froseth, Alexander Chaplin, Dagmara Dominczyk, Noah Robbins États-Unis 2020 | 1h27 Protagonist Pictures












