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1955 résultats trouvés avec une recherche vide

  • PARADE. THÉÂTRE DU CHÂTELET

    Le Théâtre du Châtelet vient de rouvrir en fanfare. J'aime tellement ce théâtre. Ce que vous nous avez manqué. J'ai eu la chance d'assister à la réouverture avec grand orchestre. Têtes de Carnaval. Artistes de Cirques, danse et loufoquerie en tout genre. L'arrivée au théâtre avec tous ces artistes et ce cheval magnifique. C'est tellement bon de passer à nouveau la porte du Châtelet et de monter ces escaliers. La première partie était grandiose avec un groupe ethnique absolument fantastique et des artistes de cirque qui avaient vraiment l'air de se faire plaisir. La suite fut complètement folle avec des artistes venus certainement de la planète Mars. Complètement fou, drôle et déjanté. J'ai vraiment hâte de voir la nouvelle programmation. Vive le Châtelet !!!

  • Un jour de pluie à New York. Un très bon Woody Allen

    UN JOUR DE PLUIE A NEW YORK. Un film de Woody Allen, c’est comme un cru millésimé. On attend toujours avec impatience, son nouveau cru. Parfois on est enchanté, parfois un peu déçu mais notre amour est toujours présent pour ce génie de poésie psychanalytique qui ne cesse de se réinventer. Pour ma part. J’attendais depuis longtemps, un nouveau film de Woody Allen a New York et je n’ai pas été déçu. Ce film est tout simplement truculent et joyeux, poétique et un peu désabusé. Woody Allen ne vieillit pas et sa part d’enfance reste intacte. Elle Fanning est parfaite d’ingénuité et joue la ravissante idiote avec un charme fou. Ces répliques sont extrêmement drôles. Timothée Chalamet joue un jeune étudiant rêveur et un peu perdu. Sa nonchalance est bouleversante. Diego Luna est un séducteur un peu ridicule et en guest Jude Law, le Woody de service est génial. Il faut voir absolument le nouveau WOODY ALLEN. Sortie le 18 septembre en France. Distribution Mars Film

  • And the winner is...Festival de Deauville

    BULL. Grand prix. Prix de la critique. Prix de la fondation Louis Roederer THE CLIMB ET THE LIGHTHOUSE. Prix du jury LES MISERABLES. Prix Michel Ornano SWALLOW. Prix spécial du 45eme festival

  • Festival de Deauville 2019. Si nous lancions les paris

    SKIN. Swallow. BULL. The wolf Hour. Port Authority. Cette année du très bon. Du très mauvais. Le cru de la sélection du festival de Deauville est un peu en dent de scie, mais c'est le jeu de ce festival du cinéma américain Indépendant. Les histoires ont été souvent passionnantes et les acteurs et actrices, pour la plupart formidables. C'est plus dans le traitement de la mise en scène ou des images (parfois trop esthétiques) que je me suis senti le plus déçu. Aujourd'hui, le temps n'est pas au bilan, mais plutôt au pronostic et je vais me mettre vraiment en danger, sur ce coup-là. Je suis un fan absolu de SKIN par Guy Nattiv. J'ai un véritable coup de cœur pour Swallow de Carlo Mirabella Davis. BULL et The Wolf Hour sont deux très grands films. Port Authority pourrait faire la surprise. Le point commun de tous ces films est le niveau d'interprétation. Les points de vue artistique et les nuances psychologiques. Du bon cinéma américain. Parmi les œuvre PREMIERES. Le public a adoré American skin ( je suis un peu plus nuancé). music of my life est un pur bijou, Un jour de pluie à New York un bon Woody Allen. Une vie cachée, un très grand film. Et les docs alors. Les indispensables pour moi Apollo11. Miles Davis's: birth of the cool. This changes everything. Place à mesdames et messieurs les jurés. À vous de bosser. On a hâtes de connaitre votre choix.

  • Port Authority. Festival de Deauville

    La rencontre entre un jeune homme paumé qui, suite à une bagarre dans le métro, se retrouve à Port Authority. Un quartier de Brooklyn et découvre un monde qu'il n'imaginait pas. Certains peuvent y voir une énième re-interprétation de Roméo et Juliette. Les pauvres. Ils ressortent à chaque fois. Laissons les un peu tranquille. J'y vois surtout une jolie histoire d'amour brillamment interprétée et filmée avec générosité. C'est un film sympathique et dans l'air du temps concernant la question du genre. Ce qu'il me dérange le plus, c'est que je suis un fan absolu de la série POSE. Ce film est vraiment très proche tout en étant moins puissant. Le charme de Port Authority devrait plaire et faire une gentille carrière

  • En attendant les Molières. ROUGE. Théâtre Montparnasse

    ROUGE. Quelle pièce, quel spectacle formidable ! Le théâtre Montparnasse commence la saison en toute beauté. Cette pièce construite comme une MasterClass sur l’art et la peinture est magnifique. À la fois, par la scénographie de Jacques GABEL, la lumière magique de Joël HOURBEIGT, l’adaptation française incroyable de Jean-Marie BESSET, la mise en scène magistrale de Jérémie LIPPMANN et le texte original de John LOGAN. Tous sont de vraies pointures du monde théâtral et cinématographique. Leurs carrières sont incroyables et on ne compte plus les prix et les honneurs qu’ils ont déjà reçus. Je retiens tout particulièrement le décor et la lumière, absolument fantastique. Le texte est également génial et les répliques sont tellement cultes que je n’ai pu m'empêcher d’en noter quelques-unes. Credit photo : Les photos magnifique sont de Jean-Paul Stey “Dans chaque coup de pinceau. Il y a une tragédie” “Tant que tu ne seras pas cultivé, tu ne seras pas un artiste” “La tragédie, c’est de devenir inutile de son vivant” “Moi aussi je suis devenu un concept. Ils les achètent pour faire chier la voisine” “Admire leur talent en silence. Le silence, c’est très pertinent” “L’art ne peut pas être simplement populaire” “Quand un seul mec regarde un de mes tableaux et dit que c’est beau. Ça me fait gerber”. Il y a un petit côté Audiard. Vous ne trouvez pas ? Le duo Niels ARESTRUP et Alexis MONCORGÉ est parfaitement choisi et fonctionne à merveille. Niels ARESTRUP Compose un Rothko acerbe, désabusé, autoritaire mais aussi extrêmement tendre, fragile et brillant. Alexis MONCORGÉ a un rôle formidable et à tiroirs. À la fois timide, puis “passeur de plat” mais aussi vaillant, lumineux et surprenant. Le génie de cette joute verbale tient dans sa construction superbement élaborée et parfaitement documentée. J’ai la sensation, en plus, d’avoir adoré cette pièce aux 6 Tony Awards sur la relation maître-Élève, d’avoir pris un cours de peinture et d’histoire de l’art. l’évolution inéluctable et nécessaire de l’art fait qu’a la fin, très logiquement, l’estocade, le pouvoir de la jeunesse l’emporte. J’ai eu l’immense chance de pouvoir poser quelques questions à la sortie du théâtre à Alexis MONCORGÉ. Ce comédien vraiment sympathique est très humble et surprenant. Il ne ressemble pas du tout à son personnage sur scène. Lors de notre discussion, je l’ai trouvé magnétique et beaucoup plus affirmé. Il m'a d'ailleurs fait part de la difficulté qu’il a eue pour se glisser dans ce personnage qui s’en prend quand même plein la tête. Il était joyeux et ébloui de partager la scène de ce spectacle grandiose avec Niels ARESTRUP au théâtre Montparnasse. C’est un peu oublié son Molière pour son magnifique seul en scène Amok de Stefan Zweig, qu'il a lui-même adapté et produit (il est vrai que son interprétation et telle que je n’avais pas fait le rapprochement). Il m’a également parlé du texte original de John LOGAN. On sent chez Alexis une grande passion pour son métier, son partenaire magistral et cette pièce. J’ai essayé de savoir comment Joël HOURBEIGT avait pu rendre ces tableaux aussi lumineux par moments mais Alexis a su garder malicieusement le secret. L’association de tous ses talents réunis donne un résultat grandiose. L'avenir de cette pièce est assurément assuré. Encore un spectacle absolument indispensable à Paris. Qu'elle rentrée théâtrale ! Je tiens également à féliciter l’équipe du théâtre Montparnasse et du petit Montparnasse qui font un travail fabuleux et toutes les personnes que j’y ai croisés ont toutes été absolument adorables

  • Une vie cachée. Terrence Malick. Festival de Deauville

    Un film de Terrence Malick ne peut être qu’un événement absolu. De mon point de vue très personnel, je ne suis pas un fou d'ultra esthétisme au cinéma, mais cette fois-ci, ce style « Malik » m'a particulièrement plu. Il y a énormément de choses à dire sur “Une vie cachée”. C'est peut-être l'un des films importants de Deauville 2019. C'est un film très particulier. Un film de sensations et de ressentis. Les images sont superbes. Ce partie pris esthétique me plaît énormément. Vous savez que je déteste raconter les histoires. Un film est fait pour être vu et non raconté, mais je peux vous donner tout de même l'idée de départ, car elle est très intéressante et totalement méconnue. Pendant la Seconde Guerre mondiale. Chaque homme pouvant se battre devait, par la loi, faire allégeance au pouvoir hitlérien. Le film est basé sur ce fait réel et nous démontre les conséquences, les injustices et le malheur que cela a pu engendrer. Dès le début. J'ai presque été choqué de trouver très belles les images d'archives D'Hitler sur une musique absolument fantastique. D'ailleurs, la musique est un élément clef de ce film. Ensuite, on passe directement à une atmosphère totalement bucolique et ce qu'il m'a surpris le plus c'est que les images qui s'enchaînent ne sont pas particulièrement liées à une époque donnée. On la comprend, on la connaît, mais ce n'est pas ce qui compte le plus et ça va progressivement rendre encore plus forte cette histoire. Toutes ses scènes rurales sont magnifiquement dépeintes et les personnages sont parfaitement crédibles. Les sens sont en éveil. On ressent les odeurs. On a l'impression de marcher nous-mêmes dans les champs. Cette sensation est étonnante et m‘a particulièrement troublée. J'ai pensé très souvent aux peintures de Mannet en plus lumineux. La transition avec les images de soldat (on ne voit jamais la guerre, on la ressent) puis la révélation qui s’impose au personnage incarné par August Dhiel est aussi un très grand moment cinématographique. On va alors alterner entre ces images très lumineuses et poétiques et une autre atmosphère beaucoup plus dans les gris bleutés, mais toujours aussi belle. Les deux acteurs principaux August Dhiel et Valerie Pachnet interprètent leur personnage avec conviction et nuance. On a l'impression qu'ils sont eux-mêmes issus du milieu paysan et leur façon d'être complètement désemparé par ce qu'ils leur arrivent et déconnecté des problèmes géopolitiques sont de grandes idées, car ce n'est absolument pas un film sur la Seconde Guerre mondiale. C'est vraiment un film qui relate un fait d'histoires méconnues. Je ne cite que ces deux acteurs, mais tout le reste de la distribution est également parfaite. Que ce soit la sœur, les enfants, les curés, les soldats. Tous sont impeccables et d'un réalisme troublant. Ce film est absolument magnifique.

  • Attention événement ! Une nouvelle grande production se monte à Paris et ça paraît énorme.

    Le cirque de Paname. Quel joli nom pour un projet ambitieux et une nouvelle production française. C’est un vrai pari. Ça nous manquait tant, dans notre beau pays, où l’art vivant n’a jamais été aussi fort et ambitieux. On espère que nos attentes seront atteintes avec la concurrence magnifiquement féroce des troupes québécoises mais j’y crois. Déjà. Le Paradis Latin a su, enfin, se renouveler avec sa nouvelle revue très réussie. Pour cirque de Paname. On ne peut pas dire que la production ait lésiné sur les moyens. Plus de 70 artistes et techniciens. Un dôme sur mesure posé sur l’hippodrome de ParisLongchamps. Des jets d’eau, des flammes, rideau aquatique, projections visuelles, olfactives... Cet après-midi, on a été quelques-uns à avoir l’immense privilège d’assister à une répétition en direct. C’était vraiment très beau à voir et une expérience passionnante. Quel magnifique cadeau de la troupe du cirque de Paname “Le monde de Jalèya”. On a pu tout voir. Les loges maquillage, les artistes s’échauffer, le metteur en scène, Ludovic Marcato, travailler. Ils se sont totalement offerts à nous et c’est un exercice particulièrement difficile pour eux. J'ai découvert à l’occasion que Jalèya sera incarné par Alexandre Faitrouni. Un jeune comédien - chanteur passionnant et lumineux que j’ai rencontré à plusieurs reprises. Je suis fou d’Alexandre qui m’a ému cet été à Avignon. Et, du coup, je suis encore plus excité de voir très vite “Le monde de Jalèya” en entier. Je vais essayer de les suivre de très près et d’en reparler plusieurs fois. Ce soir, je vous fais deux cadeaux. La bande-annonce et mon reportage de cet après-midi.

  • EXTRA ! Le Festival de la littérature vivante. Centre Pompidou

    Pour la 3ème année consécutive, ce festival, essentiel à mes yeux, se propose de donner la plus large visibilité à l’ensemble des formes que prend aujourd’hui la littérature. Jean-Max Colard, le génial directeur artistique a tout compris. Ce passionné et passionnant amoureux d’art et d’écriture m´a fait une visite guidée de ce festival hors norme, atypique et complètement actuel. Sa place au Centre-Pompidou, lieu de culture, de création artistique et l’un de mes musées préférés de Paris est l’endroit idéal pour ce festival. Comme le dit très bien Jean-Max Colard la littérature prend aujourd’hui différentes formes d’expression. Lectures, performances, littérature exposée, visuelle ou numérique, poésie sonore, rencontres publiques, autant de pratiques littéraires hétérogènes qui amènent la littérature à sortir du livre pour se créer et se diffuser ailleurs et autrement : sur scène, dans la rue, en public, à l’écran, comme dans les musées et les espaces d’exposition. Nous avons du retard en France à ce sujet. Pourquoi pas, un jour, voir une grande performance artistique et peut-être littéraire au sein du Musée du Louvre ? Ce soir en sortant de Pompidou J’ai senti une véritable excitation. La sensation d’avoir vécu une expérience unique. Chaque espace nous offre un voyage vivant et jouissif au sein de la littérature. Le grand espace central propose des débats, des rencontres et des performances lectures. J’ai été ébloui par la force et corporalité de « devenir viande » par Lucas Sibiril, master de création littéraire du Havre puis par le texte poignant et sombre de « Direct » par Patrick Bouvet et mis en musique par Éric Simonet. Mais chaque espace nous apporte des sensations littéraires uniques et bouleversantes, ludiques et touchantes. Ce que je retiens tout particulièrement, c’est la magnifique exposition d’Alain Arias-Misson, PUBLIC POEMS. Cet écrivain performeur et surtout poète a échangé quelques mots avec moi. Cet homme magnétique au regard d’enfant est mondialement connu pour ces performances de poésie vivante. Son travail s’inspire de la rue, de l’actualité « Il y a deux, trois ans, j’ai été choqué par l'amende donnée à une femme en Burkini dans le sud de la France et l’ampleur Politique que ça prenait. Chaque Parti de gauche ou de droite avait son avis sur la question. Je me suis mis un burkini et me suis promené dans les rues de Deauville, dans les palaces. C’était très drôle. » Ma déambulation a continué par des discussions passionnantes avec les élèves du master littéraire du Havre. Cette Ecole de littérature placée au centre d’une école d’art est une idée fabuleuse. Cette joyeuse troupe menée par l’écrivaine Laure Limongi est passionnante. « Je suis absolument heureuse de diriger ce département littéraire de cette école au Havre. C’est un plaisir immense de voir cohabiter ces futurs écrivains avec d’autres artistes. Nous ne voulons pas leur donner des clefs mais nous avons envie de leur éveiller leur conscience aux autres formes D’art » et ça fonctionne. Ces jeunes sont passionnants. Je n’avais plus envie de les quitter et quand je sortais d’un côté, j’y revenais de l’autre. Écoutez à l’occasion du texte de la jeune femme qui avait peur de sortir mais qui voulait manger des olives gratuites. Le texte est très beau et la musique magnifique. Cet espace est vraiment incontournable. N’hésitez surtout pas à vous asseoir avec eux. Entre salle de travail et de création. Pour moi, la jeunesse porte le savoir sans le savoir. La créativité et les œuvres de jeunesse sont si belles. Entrez ensuite dans l’espace Textodrome. Le lieu conçu par Dominique Gonzalez-Foerster. Un lieu feutré et magnifiquement éclairé. Un espace d’échange, de diffusion, de performance. Cet artiste majeur qui a toujours lié l’art et la littérature, exposée partout dans le monde nous invite dans son antre. On a un peu l’impression de pénétrer son âme lorsque l’on monte les quelques marches de cet espace incontournable. J'ai eu l’immense chance d’écouter Les anecdotes croustillantes de Catherine Robbe-Grillet sur la création de Dîner Noire une performance de Beverly Charpentier et de Tristan Bera et un film de Tristan Bera, mais mon coup de foudre de ce soir revient à l’exposition magique de Mmmh (Maison-musée de Michel Houellebecq) réalisée par deux jeunes femmes malicieuses Alice Lescanne et Sonia Derzylpolsi. Ce duo est artiste associé au 104. Une référence majeure de la création contemporaine à Paris. Cette exposition interactive propose aux visiteurs de devenir le conservateur immortel de cette future maison-musée. Ce vibrant hommage à Houellebecq est drôle, émouvant, étonnant. On ne parle pas de soupe à l'oignon (c’est pour ceux qui ont lu le livre) mais de tout le reste et c’est tout simplement génial. Le tout sous l’œuvre Monumentale et magnétique de Stefan Brüggemann. HEADLINES AND LAST LINES IN THE MOVIES. Il est temps pour moi de m’endormir en souriant de bonheur. Je pourrais vous parler encore de beaucoup de choses comme de la magnifique exposition de Francis bacon et la littérature ou EXTRA ! va faire quelques incursions. EXTRA ! Muros et des multiples pépites de ce magnifique festival, mais c’est à vous bosser un peu. Car la littérature, c’est un acte et non une réception. Je vous encourage joyeusement à vivre l’exposition EXTRA ! Vous ne serez pas déçu et avec l’aide des Étudiants du Havre je vais essayer de vous transmettre des nouvelles régulièrement. Centre Pompidou, 75191 Paris cedex 04 + 33 1 44 78 12 33 Accès : métro Hôtel de Ville et Rambuteau, RER Châtelet-Les-Halles Horaires : ouvert tous les jours de 11H à 21H, le jeudi jusqu’à 23H, sauf le mardi et le 1er mai Tarif : 14 €, tarif réduit 11 € Gratuit pour les moins de 18 ans. Les moins de 26 ans*, les enseignants et les étudiants des écoles d’art, de théâtre, de danse, de musique ainsi que les membres de la Maison des artistes bénéficient de la gratuité pour la visite du musée et d’un billet tarif réduit pour les expositions. Accès gratuit pour les adhérents du Centre Pompidou. Billet imprimable à domicile sur centrepompidou.fr

  • Mickey and the Bear. Festival de Deauville

    C'est fou. Le hasard de la programmation ? Ce Matin on a vu deux films très proches. Bull et Mickey and the Bear. Les tons, le rythme. Ces deux filles perdues, l'atmosphère, mais c'est dommage, car du coup, on est obligé de comparer et ceci ne va pas en faveur de Mickey and the Bear. Ce film m'a vraiment agacé. Je comprends la difficulté de quitter ce père toxique. Le personnage de la fille est aussi à bout que moi en tant que spectateur. J'avais envie de rentrer dans l'écran pour leur donner à tous les deux un bon pied au cul (Pardonnez -moi). C'est certainement la sensation qu'a voulu nous transmettre la réalisatrice et c'est parfaitement réussi. Ce qu'il m'a dérangé le plus, en vérité, c'est la mise en scène très classique, presque théâtrale et ces foutus lumières rouges et bleu. Je n'en peux plus de ces scènes avec touches colorées. Mesdames, messieurs les réalisateurs de cinéma indépendant américains. Prévoyez de faire de stage de design avec Pedro Almadovar. Lui, c'ait utiliser les couleurs à merveille. Du coup, avec tout ça, on est totalement focus sur les acteurs (c'est peut-être le but, également). J'ai un coup de cœur pour Camilla Morrone. Est-elle trop belle, trop lumineuse ? Paraît-elle trop intelligente, trop classe pour ce monde de brutes ? Ces questions peuvent se poser. Le sujet, au départ, était bien plus fort que the Bull mais le traitement beaucoup moins. C'est dommage, car ce n'est pas un film raté, mais on est, quand même vraiment content d'en sortir. J'ai bien conscience que le ressenti émotionnel est très subjectif, mais le plus clairement du monde, ce film ne m'a pas du tout touché et j'en suis triste.

  • BULL. Grand vainqueur Festival de Deauville 2019

    Sincèrement, j'ai beaucoup aimé le film d'Annie Silverstein. On ne peut pas dire que le scénario soit d'une originalité incroyable, mais son traitement cinématographique est vraiment intéressant. Annie Silverstein ne s'est pas embarrassée d'artifice et cette sobriété fait un bien fou. Je trouve que les images et l'atmosphère sont fantastiques dans ce film. On y est, au fin fond des States et je le dis d'autant plus que j'ai eu la chance d'assister à un rodéo de ce type. Les acteurs géniaux sont parfaitement dirigés. Même la petite fille est au top. Le duo de ces deux êtres écorchés qui ne savent plus vraiment communiquer fonctionne à merveille. Les regards sont si forts et intenses. J'ai un coup de foudre absolu pour la jeune actrice Amber Havard et, même si la fin en a dérangé quelques-uns. Moi, personnellement, j'ai beaucoup aimé. Ce film est à voir absolument

  • I AM EUROPE. ATELIERS BERTHIER. ODEON

    Je viens tout juste de sortir des ateliers Berthier pour voir la nouvelle création de Falk Richter, le génial créateur de « je suis Fassbinder », "I am Europe". Cette œuvre est un spectacle ultime. Joué, dansé, chanté. Ces 8 jeunes (pas si jeunes) comédiens venus de plusieurs pays européens ont une grâce époustouflante. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce spectacle donne envie de parler, d’échanger. J’adore me confronter à l’avis des autres et je ne m’en suis pas privé à la sortie du théâtre. J’ai un peu tout entendu. Du positif comme du négatif. Le moins que l’on puisse dire, c’est que « I am Europe » ne laisse personne insensible. Pour ma part, j’en suis sorti plutôt très content, avec une belle énergie et le sourire aux lèvres. C’est étonnant, car le sujet est plutôt sombre, les mots sont souvent durs et désabusés, mais je n’ai pas voulu m’arrêter à cette première lecture et j’ai fait le choix délibéré de prendre du recul sur ce que j'entendais, de profiter de cette scénographie magnifique et de ne pas me poser sans cesse de questions. Être d’accord ou ne pas l’être n’est pas si important à mes yeux, car finalement, si ces jeunes hommes et femmes racontent un peu tout et n’importe quoi, font des raccourcis, des phrases à l'emporte pièce d’une évidence folles et utopiques. Ils le font avec sincérité, fougue et une énergie si belle et si pure. Ce foutu pouvoir de la jeunesse qui par ses remarques, ses réflexions, finit par nous faire un constat d’une justesse troublante et, au bout du compte, nous donne une belle leçon. Un bon coup de pied au cul (désolé), à nous les aïeux. « I am Europe » est une vraie performance. Un peu subversive, un peu déglinguée. Terriblement folle et d’un esthétisme époustouflant. J’ai eu la chance de discuter avec Douglas Grauwels, l’un des performeurs de ce soir (c’est le terme idéal). Il m’a expliqué la genèse de ce spectacle complexe qui s'est construit sur plusieurs années. Chaque intervenant a été choisi pour son particularisme et ses différences. La danse, le chant, le théâtre. Ils savent tout faire et certains tableaux sont grandioses. Ils ont passé beaucoup de temps à improviser dans plusieurs lieux différents, séparément. Ils ont répondu à plein de questions sur leurs visions de l’Europe et ont parlé de leur propre histoire. Falk Richter s'est emparé de tout ce vivier et en a fait une trame dramaturgique. Certains ont accepté que l’on se serve de leur vécu, d’autres non. Certains ont écrit des phrases ou des monologues comme Douglas Grauwels sur la monnaie alternative, son sujet d'étude. Il m’a parlé de la difficulté pour monter ce projet, de la tension ambiante pour s’accorder entre eux et avec le metteur en scène. Je suis certain que le génial Falk Richter, avec malice, a su distiller cette atmosphère pour encore mieux montrer la difficulté pour l’Europe de coexister, de perdurer. Car l’Europe est en danger. J’adore la symbolique des cubes très instables sur lesquels l’on tient avec tant de difficultés. Il y a quelques failles dans ce spectacle. Un peu trop de clichés, d’évidence, de phrases téléguidées par le bien-pensant. C’est un peu fourre tout et ça manque peut-être de lien. Mais tout ça, toutes les critiques que j’ai pu entendre ou même ressentir, finalement, c’est ça l’Europe ! Cette espèce de montage désordonné. Parmi les solutions très bien montrées ici, la différence serait-elle une force ? Et plutôt que de voir l’ensemble, ne faudrait-il pas voir la singularité ? Mais, pour moi, l’Europe, c’est aussi la culture, la danse, le chant, ABBA, le rap et surtout Sandra Kim, gagnante de l’Eurovision avec j’aime, j’aime la vie (même si c'est une folie). J'aime, j'aime la vie (Bravo pour le défi). J'aime, j'aime la vie. Ne m'en veuillez pas. Je suis née comme ça. J'aime, j'aime la vie. Whoa... et tant pis, s'il pleut un peu beaucoup sur moi. J’aurais tant aimé que « I am Europe » finissent comme cela. C’est mon plus grand regret, ce soir, mais c’est tout. J’ai profité à fond de cette atmosphère vivante et vibrante et de cette jeunesse. Quoique l’on en dise, c’est un très beau spectacle, compliqué, ambiguë mais magnifique.

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