Que recherchez vous sur FOUD'ART Blog...
1955 résultats trouvés avec une recherche vide
- DON JUANE. D’APRES MOLIÈRE. A la folie théâtre
Ce collectif de jeunes comédiens est une très belle surprise de plus a Avignon. La jeunesse est partout. La jeunesse est brillante, créative. Au même titre que PAN, Don Juane est une vraie surprise. Un spectacle excitant. Plein de vie, de générosité. C’est incroyable la maîtrise de ces jeunes comédiens. La relève est assurée. J’en suis sûr. Le rôle de Sganarelle est joué par une comédienne (car ici les rôles sont inversés) époustouflante, folle, déjantée. Il y a de vraies pépites dans ces jeunes. Des trésors. Je vous aime. À voir absolument.
- Des plans sur la comète. Tristan Petit Girard
Tristan Petit Girard devient le maître du boulevard intelligent. Il fait partie de cette nouvelle génération de metteurs en scène qui savent faire rire avec beaucoup d'intelligence et d'émotion. Ces termes reviennent souvent dans mes articles en ce moment, car durant ce festival on passe constamment du rire à l’émotion, mais le point commun, le fil conducteur est la poésie. Cette poésie entreprise par Michalik ou Jean-Baptiste Daguerre devient récurrente et ce n’est que du bonheur. Car poésie signifie subtilité, douceur, élégance, sensation. Tout un univers d’émotions riches et profondes. Ici, les portes claques (et, cela fait du bien). Il y a des situations vraiment cocasses dignes des grandes pièces de boulevard. Dans le sens le plus noble du terme. Pour moi. Certainement la pièce la plus drôle de ce festival d’Avignon. Mais pas uniquement. Depuis début jusqu’à la fin. J’ai franchement adoré. Les comédiens sont excellents Noémie de Lattre, Hélène Degy, Anne Plantey, Jérôme Anger. Très belle pièce. Vraiment bravo. Un grand succès assuré pour l’année 2919/2020.
- BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN. Shakespeare
Encore un immense coup de cœur. J’ai adoré cette pièce jouée par 10 comédiens vraiment talentueux. La crème d’Avignon. Ici l’ont ri. On est troublé, surpris, inquiet. C’est un spectacle envolé, vif avec plein de rebondissements. C'est une comédie. C’est acerbe. Triste. Intrigant. Les personnages sont complexes. À tiroirs. Ce ne sont pas les porte qui claquent mais les subtilités de la nature humaine. Manipulation. Honneur. Humiliation. Tout est là, mais pas uniquement. Il y a de vraies partis pris de mise en scène. La musique est formidable. Les costumes sont beaux. Cela danse. C’est frais. C’est une pièce intrigante et policière (les policiers sont extraordinaires). On retrouve tous les codes shakespeariens avec des nuances de Marivaux dans le traitement. J’ai un coup de cœur absolu pour Salomé Villiers à la fois comédienne et metteur en scène avec Pierre Hélie (super). On sent que ces deux la ont vraiment pris du plaisir à mettre en scène cette belle pièce. Ils ont vraiment songé à apporter leurs folles pattes à cette magnifique œuvre. Je les ai rencontrés et je vais vous faire partager notre discussion. Crédit photo portrait : Cédric Vasnier Crédit photo extrait du spectacle : Julien Jovelin
- Happy Mâle. Elakim Sénégas-Lajus
J’ai adoré Happy Mâle. Quel beau début de journée en Avignon avec Thomas Couppey et Myriam Jarmache. Comédiens, danseurs. Un spectacle hors norme empreint de beaux messages sur la place de l’homme et donc aussi de la femme dans notre société d’aujourd’hui. Les voix sont parfaites mais ce qu’il m’a touché le plus est le langage corporel dans son plus grand spectre. Parler avec le corps ou le corps parlant avec la voix. J'aime les phrases percutantes, les connexions avec le public. On rit. On est ému, décontenancé mais absolument jamais insensible à tout ce qui est raconté ou ressenti. J’aime énormément cette danse parlée. Les. Gestes sont gracieux. Parfois déstructurés. Se mêlent,se démêlent. Le garçon peut jouer la fille, la fille, le garçon et le message passe encore plus fortement. La question du genre ici devient anecdotique. Nous voilà au XXIe siècle. J’ai juste un tout petit bémol sur ce très beau spectacle. J’aurais aimé un moment sans voix ou les corps se seraient juste exprimés. Je pense que cela aurait apporté une once de poésie supplémentaire. A part cela. Que du bonheur !
- Le 32. Cabaret de curiosité. Idée de sortie à Paris
Un bien beau spectacle de fin de journée. Du burlesque, de l’effeuillage mais que ça. De l’humour. De très belles chansons en live, de beaux costumes, de l’émotion et de l'humour. Une soirée parfaite à Paris, au ParisOFFestival. Pour rire, se faire plaisir et s’encanailler un peu.
- Les passagers de l’aube. Violaine Arsac
J’ai beaucoup aimé cette pièce. Je la trouve passionnante. Très crédible, intelligente. On en ressort pensif et bouleversé. J’ai trouvé les comédiens très bons et parfaitement à leur place. Le sujet est complexe et casse-gueule, on voit des internes hospitaliers. On y croit et ce n’est vraiment pas facile. L'idée du décor modulable à souhait touche au génie. C’est simple et ultra efficace. La mise en scène est très fluide. Il n’y a pas de temps morts. Les comédiens s’accordent parfaitement. Bon, je n’ai pas vraiment aimé le petit passage sur le Bataclan qui n’apporte pas grand-chose (hommage, j'imagine) et les moments après la mort qui sont un peu lourds. Surtout le personnage du passeur, un peu ridicule. Plus de sous-entendu. D’imaginaire aurait été approprié à mes yeux. Rien n’est prouvé après tout. Laissez notre esprit faire son travail. A vouloir trop montrer, on tombe dans la surenchère. Cependant, les moments chantés, dansés sont très beaux, très poétiques. Il y a des petits choses à revoir mais c’est une très belle pièce. Un hommage tout particulier aux comédiens qui sont parfaits.
- Aime comme marquise. Chloé Froget
J’ai un avis en demi-teinte sur cette pièce. J’ai surtout énormément aimé le décor. Fantastique, modulable et poétique et les costumes (surtout celui d’Andromaque, magnifique). J’aime bien la mise en scène également. Fluide et poétique. Il y a dans ce spectacle des moments de grâce avec beaucoup de délicatesse. J’aime moins l’histoire dont on nous a rabattu les oreilles. On ne connaîtra jamais réellement la vérité même si les ragots sur Molière me paraissent peux probables. Ce qu’il me dérange le plus ce sont les deux comédiennes qui jouent le même rôle. Pourquoi ? Elles sont très bien, toutes les deux, mais elles ont une façon de jouer très différente et, pour moi, ne sont pas crédibles pour le même rôle. Je ne suis pas arrivé à les associe, je ne comprends pas ce parti pris de mise en scène. J’ai le même problème avec les acteurs (avec beaucoup moins de charisme) qui jouent plusieurs personnages (de grands hommes) alors que je n’en voyais qu’un. J’ai vu d’autres spectacles à Avignon où les changements de rôles sont bien plus crédibles comme dans « Marie des poules », par exemple. Le public, aujourd’hui, a beaucoup aimé donc c’est certainement à voir. (Le public est de très bonne qualité à Avignon). Je n’ai pas vibré. J’ai été un peu déçu. On peut pas tout aimer et je veux bien votre retour sur mon article.
- FESTEN. COUP DE GUEULE
Ce soir, il est de mon devoir absolu de pousser un coup de gueule à tous mes petits fous qui me suivent de plus en plus nombreux et aux autres. J'apprends, par le service presse, qu'il reste encore des places disponibles pour la merveilleuse pièce de théâtre, FESTEN. C'est inacceptable, totalement injuste. Je suis vraiment furieux. Alors, oui je sais. Vous n'êtes pas tous à Paris en ce moment. Certains sont à Avignon. Certains sont à Paris-Plage ou ailleurs. Mais il n'y a aucune excuse. Prenez le train, l'avion, la trottinette ou même le cheval, mais remplissez-moi totalement cette merveilleuse salle du 104. En dehors du fait que le Festival Paris l'Eté est un superbe festival et qu'il faut aider les festivals absolument. Que cette pièce a été mise en scène par Cyril teste, l'un des plus talentueux et plus excitants metteurs en scène actuellement. Que cette pièce est immense, géniale, fantastique et restera certainement dans mon cœur pour toujours. Que ce seront les toutes dernières représentations d'une longue tournée. Vous me direz, peut-être, que le film était un grand film et que vous avez peur de son adaptation théâtrale ou que le sujet est un peu lourd pour une période estivale. Rien ne me fera changeait d'avis. Cette adaptation libre de ce grand film est un absolument immanquable ! Vous ne pouvez pas être fou de théâtre comme moi et passer à côté d'une opportunité pareille. Pour ceux que j'aurais pu convaincre. Je suis sûr que vous me remercierez du conseil en échangeant avec moi. S'il vous plaît. Partager cet article. Partager cette info. Je veux que ces représentations soient complètes. J'y tiens absolument. Merci à tous et bon Festival Paris l'Eté avec Festen.
- La famille ORTIZ. Jean Philippe Daguerre
J’aime énormément Jean Philippe Daguerre. On ne connaît pas toujours les auteurs ou metteurs en scène même si l'on peut aimer leurs pièces. Mais dans son cas comme dans celui d'Alexis Michalik. Ce sont des auteurs contemporains qui comptent et qui vont rester dans l’histoire. J’en suis sûr. Ils me font du bien et j’adorerai les rencontrer un jour, afin d'échanger et d’essayer de les comprendre. Dans le cas de Jean Philippe Daguerre. J’adore ses productions au magnifique théâtre du Ranelagh. J’ai été ébloui par adieu Mr Haffmann. Pièce qui m’a permis de retenir son nom et même d’acheter son texte que je garde près de moi. Jean-Philippe Daguerre est certainement un grand enfant extrêmement sensible et poétique. Il sait créer un univers. Il sait nous émerveiller en nous racontant de très belles histoires. C’est peut-être un ange. Je ne sais pas. Dans le cas de la famille Ortiz, j’ai un tout petit moins adoré. Un tout petit peu, mais pendant le festival d'Avignon on enchaîne tellement de pièces que l’on devient particulièrement exigeant (ce n’est pas une excuse). J’aimerais énormément revoir cette pièce dans d'autres conditions à Paris, mais je sais d'ores et déjà que ce sera un grand succès. C’est évident. J’ai quelques mentions spéciales. Isabelle de Botton est géniale, folle, tendre et Stéphane Dauch est absolument super. Enfin, le décor est magique. J’ai tellement aimé Mr Haffmann…nostalgie quand tu nous tiens.
- ENCORE UNE BIEN BELLE JOURNÉE...à Avignon
La fatigue commence à se faire ressentir, mais j’ai encore passé une très belle journée. En dehors de spectacles incontournables. Aujourd’hui, J’ai fait le choix de sortir des sentiers battus. De faire un sélection un peu plus sulfureuse (j'en parlerai demain). J’aime beaucoup aussi la décadence au théâtre. J’avais eu une discussion passionnante avec Alfredo Arias à ce sujet, il y a quelques années. Je pense sincèrement qu’il y a un chemin à explorer. Que d’autres pays, notamment l’Espagne ou le Canada, sont plus courageux à ce sujet que nous, les Français. Et puis des rencontres au détour des chemins. Alain Sachs, passionnant. Caroline Loeb, délicieuse, que j’ai eu la chance d’interviewer. Une très belle pièce, sous forme de performance, hors des codes 4.48 psychoses et puis. Encore des discussions avec des fous de théâtre. Je vais tout vous raconter dans le détail.
- Caroline LOEB. bye-bye tristesse
Après son interprétation de SAGAN. Un immense succès. Caroline Loeb revient malicieuse, envoûtante, généreuse et élégante. Les musiciens sont géniaux et les lumières magnifiques. A voir absolument pour un très joli moment de douceur et de bonne humeur. Elle m'a accordée un très bel interview.
- 4.48 Psychose. Sarah Kane
Indispensable! Ma première pièce de la journée fut un choc. J’ai eu la chance de voir un très beau spectacle et de passer plus d’une heure avec son interprète, Cécile Fleury, à qui j’ai pu poser plein de questions. La pièce. Un ovni, une fulgurance, une performance. Cécile Fleury et Yves Penay sont sincèrement culottés. Ils ont choisi une pièce compliquée, aussi bien par son sujet que par son interprétation. Ce n’est nullement consensuel et pourtant indispensable. On aborde ici à l’un des plus grands des tabous de ces dernières années. La confession abrupte, sombre et touchante d’une femme malade de dépression. Car c’est bien une maladie. On le dit, mais on n'y croit pas tant que cela en vérité. Et quand cette maladie nous tombe dessus. En plus de la souffrance effroyable et personnelle que l’on peut ressentir. C’est un véritable tsunami qui s’abat sur toute une famille, un entourage. La dépression dérange. Bouscule, blesse et l'on oublie surtout qu’elle tue. Les mots sont toujours convenus. Bouge-toi. Remue-toi. Qu’est-ce que j’ai pu faire pour que te mettes dans un état pareil ? Il y a des gens qui sont bien plus malades que toi et j’en passe. On a tous entendu ce type de phrase ou même avoir eu envie de le dire, soi-même, à un ou une ami(e), à son conjoint. Son enfant. La personne dépressive a besoin de tout sauf d'entendre ce type de phrase. Même le monde médical est dérangé par cette pathologie et se cache très souvent derrière des molécules indispensables certainement mais multiples. Voilà le sujet de cette pièce. Cela ne donne pas envie…non ? Et pourtant c'est essentiel. Indispensable. Crucial. Urgent. Vital d’aborder l’un de nos plus grands tabous. Sans filtre. Simplement. Justement. C’est le pari réussi de Cécile Fleury, comédienne hors norme et courageuse. Elle a un talent fou. Elle vit véritablement sa pièce comme une confession brute, efficace, corporelle. J’ai adoré cette mise en scène efficace. Les déplacements dans l’espace de son corps. L’utilisation des accessoires qui posent la rage. On a beaucoup parlé ensemble de tout cela. Elle m'a dit qu’elle avait depuis bien longtemps, auprès d’elle, ce livre magnifique de Sarah Kane. Qu'elle avait beaucoup hésité à monter ce projet, qu’elle avait beaucoup réfléchi aux tonalités verbales et à l’utilisation de son corps. Un des premiers symptômes forts de la dépression est la déconnexion de l’esprit et du corps. Comme si celui-ci n’avait plus de valeur, d’importance au point de lui infliger des souffrances terribles ou même de le faire disparaître. Pourtant, le corps existe et parle de lui-même. On ne peut rien y faire. J’ai pensé pendant toute la pièce que Cécile Fleury avait un passé de danseuse tant son jeu etait corporel, viscéral mais pas du tout et c’est encore plus impressionnant. La souffrance intérieure du personnage est posée ici avec beaucoup de justesse et une immense élégance elle ose tout. Les mots crus. Le mal-être brut. Le passage sur l’énonciation des médicaments est un moment magnifique qu’elle m’a dit avoir eu beaucoup de mal à aborder. La seule remarque que je lui ai faite était que j’aurais juste aimé un peu plus de nuance dans l’expression verbale. Les cris, les larmes, peuvent être là, bien sûr, dans ce type de pathologie, mais ce qui marque le plus lorsque l'on approche de la dépression et le ton monocorde et résolue des malades qui peuvent parler de leur mal-être atroce avec beaucoup de douceur et de simplicité. C'est La seule chose qui m’a dérangé dans cette magnifique interprétation et elle m’a dit justement que c’était encore un sujet de réflexion avec son metteur en scène. Elle m'a dit aussi qu’elle n'avait pas eu envie de tomber dans une forme de pathos et c’est en effet le cas. La violence est là. Bien sûr, mais l’on se surprend à sourire par moments. La fin inéluctable annoncée dès le titre n’est pas, à mon point de la vue le sujet principal de cette pièce et elle a fini notre discussion en me disant, très justement, que si en interprétant cette œuvré, ce bijou, elle pouvait aider juste une seule personne que ce soit personnellement ou dans son entourage, son pari serait réussi. Je suis parfaitement d’accord sur ce point. Il ne faut pas avoir peur du sujet de cette pièce. Il faut absolument affronter ses propres tabous et venir entendre ce texte magnifique qui nous aide à bien mieux comprendre la complexité de vivre. Parce que la vie et la belle, bien entendu, mais peut être si dure aussi. Encore un de mes grands Coups de coeur de cette saison. Sincèrement bravo et merci infiniment pour le temps que vous m'avez accordé


















