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1982 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Ma première journée à Deauville. Soirée d’ouverture

    J’ai vraiment eu beaucoup de chance aujourd’hui. j´ai eu le bonheur (et même avec une carte presse, ce n’est pas facile) d’assister à la cérémonie d’ouverture du festival de Deauville. Et pas n’importe quelle cérémonie car cette année, c’est un anniversaire qui compte. 45 ans de bonheur, de cinéma, de rencontre, de stars mondiales. Cette année, la sélection paraît passionnante et les vedettes seront au rendez-vous. Ce soir nous avons assisté au nouveau film de Woody Allen. UN JOUR DE PLUIE A NEW YORK. Un film de Woody Allen, c’est comme un cru millésimé. On attend toujours avec impatience, son nouveau cru. Parfois on est enchanté, parfois un peu déçu mais notre amour est toujours présent pour ce génie de poésie psychanalytique qui ne cesse de se réinventer. Pour ma part. J’attendais depuis longtemps, un nouveau film de Woody Allen a New York et je n’ai pas été déçu. Ce film est tout simplement truculent et joyeux, poétique et un peu désabusé. Woody Allen ne vieillit pas et sa part d’enfance reste intacte. Elle Fanning est parfaite d’ingénuité et joue la ravissante idiote avec un charme fou. Ces répliques sont extrêmement drôles. Timothée Chalamet joue un jeune étudiant rêveur et un peu perdu. Sa nonchalance est bouleversante. Diego Luna est un séducteur un peu ridicule et en guest Jude Law, le Woody de service est génial. Il faut voir absolument le nouveau WOODY ALLEN. Sortie le 18 septembre en France. Distribution Mars Film

  • HEAVY. Festival de Deauville

    Mon énorme déception du jour. Le sujet de départ est louable et peut être éducatif mais le traitement cinématographique est totalement raté et encore je pèse mes mots. On est dans le monde des junkies à Disneyland. La scène chez le psy est catastrophique et, à partir de là, je suis totalement sortie du film. Les Flashs incessants et les incrustations d'images pour bien souligner le trait Sont insupportables Ce film pourrait s’intituler le monde de la drogue pour les nuls. On ne croit pas une seule minute à Sophie Turner en junkie. Ça ne fonctionne absolument pas et enfin, par moment, le film prend une espèce de route à la Tarentino du pauvre. C’est pathétique. A fuir. En tout cas. Moi, j’ai fui. C’est vraiment triste pour les acteurs qui ne sont pas mauvais. C’est courageux de la part de Sophie Turner de choisir ce type de film. Mais là. Sérieusement. C’est un navet total.

  • SWALLOW. Festival de deauville

    Ce premier film de Carlo Mirabella-Davis est incroyable. Je n’avais pas lu le sujet avant de me rendre à la projection (j’adore ça) et je vous recommande d'en faire autant car le film prend encore plus de valeurs à mon goût. Les premières images sont d’une beauté à coup le souffle. Bien trop belle d’ailleurs (mais dans le bon sens du terme). On sent dès le départ que quelque chose va se passer. Quoi ? Mystère. Je l'écris comme ça, car j’ai vraiment senti une esprit Hitchcock dans le traitement du suspense. L’emprise. L’enfermement. L’étouffement psychologique de cette jeune femme est si bien dépeint que ça devient insupportable pour elle mais pour nous aussi. Halley Bennet est tout simplement magistrale. Tout en nuances, en gestuelle. Son regard parle pour elle. On sent si bien sa détresse, sa solitude, ses moments d’apaisement. Carlo Mirabella-Davis est un metteur en scène génial qui c’est mettre en images tous les sens. on voit le grain de peau, la salive... C’est un immense coup de foudre pour moi et Mollye Asher est étonnante.

  • Music of my life. Festival de Deauville

    Ce film, encore tirée d’une histoire vraie, est incroyable et une pure pépite. Gurinder Chadhar qui avait réalisé le magnifique “joue là, comme Beckham” nous fait un cadeau magnifique. Elle nous a expliqué avant la projection avec beaucoup d’humour, comment le Brexit et le retour d’un certain obscurantiste en Angleterre lui a donné l’envie de faire ce film. 1987, Angleterre. Javed, adolescent d’origine pakistanaise, grandit à Luton, une petite ville qui n’échappe pas à un difficile climat social. Il se réfugie dans l’écriture pour échapper au racisme et au destin que son père, très conservateur, imagine pour lui. Mais sa vie va être bouleversée le jour où l’un de ses camarades lui fait découvrir l’univers de Bruce Springsteen. Il est frappé par les paroles des chansons qui décrivent exactement ce qu’il ressent. Javed va alors apprendre à comprendre sa famille et trouver sa propre voie… la reconstitution des années 80 est truculents et c’est une belle et lumineuse réponse d’humanisme. Presque un acte politique. LE JEUNE ACTEUR Viveik Kaira dont c’est le premier film à un charme fou. Il est tendre, léger, joyeux et émouvant. Il n‘y a pas à tergiverser plus que ça. Ce film est absolument immanquable. Sortie le 11 Septembre en salle. Distribution UGC

  • Ham on Rye. Festival de Deauville

    Le film de Tyler Taormina est un ovni. Est-ce du cinéma ? Est-ce un documentaire, un essai, un travail de fin d’étude ? On peut sincèrement se poser la question. Ce film a assez de charme après tout. Ces collégiens américains qui vont passer une sorte de rituel initiatique. Ce n’est pas un bal comme on a pu le voir dans d'autres films, c’est plutôt une sorte de boom dans un petit resto de la ville mais ce rituel a une importance énorme et de vrais enjeux pour ces jeunes (des enjeux de monde très occidental un peu ridicule, mais réel). Ces jeunes sont plutôt bien filmés et attachants, même si les clichés sont assez affligeants. Ce qu’il me dérange le plus c’est l'utilisation de la musique assez lourdingue (J’ai appris que ce tout jeune réalisateur été aussi musicien) et les placements des caméras très suggestives. On a l’impression que ces jeunes sont souvent observés ou qu’il va se passer quelque chose mais il ne se passe rien. Absolument rien. Je me suis demandé pendant la projection si l’oncle Sam ne ce n’était pas un peu moqué de nous, petit Français, en nous envoyant leurs plus mauvais élève pour nous tester et que nous allions prendre ça très au sérieux. Peut-être que c’est la nouvelle vague américaine, mais il faut qu’elle reste en Amérique parce que là, à Deauville. Dans ce très beau festival. Je ne comprends pas. Il n’y avait pas assez de film ? Il fallait boucher les trous Si quelqu’un veut bien m’éclairer. Je prends toute information avec plaisir. Loin de là, pour moi, l’envie de blesser mais j'ai trop de respect pour le cinéma pour me faire embobiner de la sorte. Désolé Guys !

  • Waiting for the barbarians. Festival de Deauville

    Un film très attendu. Aujourd’hui, Deauville était en effervescence avec l’arrivée De Johnny Depp au charme fou et à la gentillesse non feinte. Après tout, notre Johnny Depp est un peu français de cœur. Il a été amoureux pendant des années de notre oiseau de paradis national et parle bien mieux français que ce qu’on l’imagine. D'ailleurs, C’est étrange car sa voix est bien plus claire en français qu’en anglais. Pour information. Je ne savais pas sur Johnny Depp était aussi timide. C’est une vraie surprise et c’est terriblement touchant. Concernant « waiting for the Barbarians » de Ciro Guera. Tout d’abord, je voudrais dire que j’aime beaucoup ce réalisateur colombien. J’ai vraiment apprécié ces deux premiers films « L’étreinte du serpent » et « les oiseaux de passage ». Ciro Guera n’était pas à Deauville. Jamais personne ne l’a cité et c’est bien dommage, car son univers, ces codes sont particulièrement intéressant. Et le film ? Eh bien, c’est un peu compliqué. J’en suis sorti un peu Disappointed 😔. À la fois, ce film est très beau, très esthétique (un peu trop à mon goût) Les acteurs sont fantastiques surtout Mark Rylance que j’ai adoré et en même temps qu’est-ce que ce film apporte vraiment ? On nous a expliqué aujourd’hui qu’il avait fallu un nombre d’années considérables pour monter ce projet et je le comprends parfaitement. Évidemment, qui sont les bons, les mauvais, les gentils, les méchants, les barbares ? Ok c’est une grande idée philosophique niveau bac. Évidemment, l’homme en tant que tel n’est pas bon par nature et que l'homme réuni en foule peut se transformer facilement en meute. C’est un fait avéré mais aussi très manichéen. C’est souvent le plus grand défaut du (mauvais) cinéma américain. Je fus ébloui, il y a deux jours de voir Skin que j’adore définitivement. Je pensais que ce cinéma avait enfin trouvé des nuances sur les relations humaines et ce soir je tombe pile-poil sur ce terrible cliché qui me dérange profondément. Mince Alors ! Non mais que nenni (c’est pour que les Américains que j’adorent et qui me suivent ne comprennent rien). Je pense que ce film va déchirer les critiques et les spectateurs que nous sommes. Certains vont adorer. D'autres vont détester. Je suis un peu entre les deux. Je n’arrive pas à trancher. Le duo Depp-Rylance est passionnant. La scène de leur rencontre est très réussie. Les moments très bibliques sont intéressants. Johnny Depp nous a dit pendant la conférence de presse que ce sujet n’avait jamais été abordé. Je pense qu’il ne devait pas être là, car la symbolique christique est présente tout au long du film. Le chemin de croix, la souffrance, l’errance, l'olivier, la lumière céleste qui ouvre l’âme, la pitié, le pardon, la rédemption, Marie Madeleine et même la fin des temps. Je suis certain que Ciro Guera nous aurait un peu plus éveillé sur ce point. Vous l’aurez compris. Ce n’est pas un grand film à mes yeux mais c’est quand même pas mal du tout et c’est fait avec amour et générosité. Enfin. Non seulement Johnny Depp a illuminé Deauville toute la journée et m’a laissé une magnifique photo souvenir que je vais garder très précieusement. C’est quand même agréable de ce dire. Allez, ce soir, je vais me faire un film avec ma chère Catherine Deneuve toujours aussi divine, avec Johnny Depp, Carlo Mirabella-Davis et Guy Nattiv. C’est la raison pour laquelle je mets tous les soirs mon plus beau costume Pour honorer ces artistes immenses et que j’adorent et même si je ne suis qu’une petite souris dans la fourmilière. Respect pour eux !

  • The wolf hour. Festival de Deauville

    Voilà un film vraiment intéressant magistralement joué par Naomi Watts qui s’offre totalement à nous avec une générosité folle et superbement mise en scène par Alistair Banks Griffin. C’est un film qui reste dans notre tête et qui nous pose des questions. Ce film donne l’envie de débattre et c’est d'ailleurs ce que j’ai fait ce soir. J’adore ça ! Toi, tu as vu ça. J'ai ressenti ça. C’est toujours la preuve d’un grand film. Ce huis clos est si bien filmé (c’est un exercice particulièrement périlleux) que, je n’ai pas du tout ressenti l’enfermement... Jusqu’aux 10 dernières minutes où l'urgence de sortir devient absolu. J'aime, tout particulièrement, dans ce film, les regards vers l’extérieur. Les personnages de passages tous extrêmement attachants. L’atmosphère, le décor. Je suis juste un peu gêné par les sonneries de l’interphone. J'imagine qu’il fallait ajouter un élément de suspense. Est-ce que c’était indispensable ? Je n’en suis pas si sûr. J'aurais bien aimé que ce personnage ait le son dans la tête. Ce coup-ci, on aurait vraiment été chez Hitchcock mais je ne pense pas que ce soit le cas. Sincèrement. Je me pose des questions comme vous pouvez le lire mais j’aime ce film vraiment et tout simplement. Très beau Film. Très belle mise en scène. Un suspense constant et une interprétation incroyable.

  • Terre Maudite. Festival de Deauville.

    Disons-le tout de suite. J’adore les westerns qui ont bercé toute mon enfance. J’aime beaucoup les bons films d'horreur (Shinning, Rosemary’s baby, possession sont des chefs-d’œuvre, pour ne citer qu’eux). Ces films de genre ne sont pas toujours respectés à leur juste valeur, d’après moi. De toute façon. Un grand film est un grand film. Quel que soit son style. Concernant Terre Maudite. Si j’étais allé au cinéma avec mon fils, j’aurais peut-être apprécié mais dans ce contexte, à Deauville, dans ce magnifique cinéma et tout seul. C’est devenu insupportable. Les ficelles sont tellement lourdes. La musique. Les regards. L’abandon. La solitude. Pour moi, c’est du grand n’importe quoi. J’ai fui tout simplement

  • LA LÉGENDE D’UNE VIE

    Je suis franchement ennuyé dans cette affaire. J'ai vu deux fois en deux mois la légende d'une vie de Stephan Sweig. La première fois était au théâtre de la Gaité Montparnasse avec notamment Macha Meril et Nathalie Dessay. La version « monumentale » avec de magnifiques décors et de nombreux comédiens et à Avignon, la version très intimiste à deux personnages. En dehors du fait que je n'aime pas plus cette pièce que ça (on ne peut pas tout aimer) que je trouve assez peu intéressante, finalement. L'écriture est lourde et le traitement psychologique manque de subtilité. Ce thème sur les secrets de famille ou la filiation a été traité plusieurs fois et de façon bien plus subtile et passionnante. Tchekhov est un maître en la matière. En dehors de Macha Meril, époustouflante (Je parlerai de Nathalie Dessay dont je suis un véritable fan dans un autre article, mais pas dans cette pièce). Je trouve bien plus surprenant et dérangeant le huit clos à deux personnages. La pièce prend une dimension plus mystérieuse et dramatique. Cependant, c'est aussi beaucoup plus délicat à jouer, car les nuances, les non-dit doivent être posés avec une grande précision. J'ai trouvé ce spectacle pas mal, mais les deux acteurs manquent un peu d'expériences et de charismes dans cet exercice délicat. La diction est bonne. Le ton est juste, mais j'aurais aimé être beaucoup plus transporté et troublé. Dans le deux versions, mon ressenti est assez moyen. Peut-être que cette œuvre (comme je l'ai dit au début) ne me touche pas assez. Dans les deux spectacles, le titre et les affiches sont très reussis. Peut-être trop... A voir quand même pour ce faire une opinion.

  • Interview de Salomé Villiers et Pierre Hélie. Beaucoup de bruit pour rien.

    Une belle discussion de mise en scène et surtout une superbe pièce. “Beaucoup de bruit pour rien” a eu belle vie devant elle. Certainement une grande tournée et peut-être un théâtre parisien. Se serait, j’en suis sûr, un beau succès.

  • Et si je vous parlais...de mon Avignon ?

    Salut, mes petits fous. Il est temps pour moi de faire le bilan de cette expérience hors norme que j’ai eu la chance de vivre en Avignon. Cette année plus de 1500 spectacles. Plus de 300 accréditations "presse". Des milliers de spectateurs de toute la France mais aussi d’ailleurs. J’ai croisé plein de Belges, des Italiens et même des Québécois. Et quels spectateurs ! J’ai été vraiment surpris par le niveau et l’implication des fous de théâtre. Leurs cultures. Leurs connaissances. Il est troublant de voir ces salles combles avec un public hyperconcentré du début jusqu’à la fin. Je tiens à faire un hommage tout particulier aux comédiens qui jouent parfois plusieurs pièces dans la même journée. Qui n’ont pas vraiment le temps pour une concentration maximum et qui doivent souvent gérer leurs propres accessoires et costumes. Les techniciens, éclairagistes, régisseurs, font un travail incroyable pour que tout fonctionne au cordeau, car le temps est particulièrement précieux avec toutes ces pièces qui s’enchaînent continuellement. Le régisseur du théâtre La Luna (il se reconnaîtra) est quelqu’un de particulièrement charmant qui m’a sauvé de quelques coups difficiles. Les responsables de diffusion sont ultra sollicités et toujours souriants. Le festival OFF d’Avignon est loin d’être off, au contraire, quand on imagine qu'une bande de jeunes fous se sont lancés dans cette aventure il y a plusieurs années. Ils peuvent être fiers. En France. L’art vivant est magnifique et la création artistique est formidable. Les paris sont courageux, étonnants et ambitieux. Avignon est mon lieu de pèlerinage a moi (chacun le sien). L’endroit où je deviens encore plus fou. Je n’ai ni envie de manger ni envie de dormir. Je n’ai envie que de théâtre. Je tiens absolument à m’excuser pour les rendez-vous manqués, oubliés. Les spectacles que j’ai ratés. Les rencontres que je n’ai pu faire. Les pièces que je n’ai pu voir. J’en suis profondément triste, mais j’ai donné mon maximum. Vraiment. Je voudrais souligner certains théâtres où la programmation a été particulièrement intéressantes cette année et où l'on a pu m’y voir très souvent. L’Essaion Avignon. Le théâtre transversal. Le Buffon, l’espace Roseaux Teinturier. Le théâtre la Luna. Le théâtre Actuel. Le théâtre des corps saints. Le théâtre les 3 Soleils. La Fabrik théâtre et un petit nouveau le théâtre des brunes. La directrice - comédienne Ariane Carmin est quelqu’un que j’ai particulièrement appréciée et je suis certains que ce théâtre, va faire beaucoup parler de lui les prochaines saisons. En vrac. Mes coups de cœur 2019. Vous pouvez lire mes articles détaillés pour chaque pièce mais là, avec le recul, ce que je retiens tout particulièrement. Les cavaliers, juste magnifiques. Happy mâle. Une très belle surprise. Tatie jambon pour Marianne James que j’adore. Un garçon d’Italie pour le texte magnifique et la mise en scène particulièrement réussie de Mathieu Touzé. Les passagers de l’aube, pour la justesse de l’écriture, les idées brillantes de « Mise en Science » et le jeu des comédiens. 4,48 psychoses. Pour le choix de ce sujet difficile. Le texte particulièrement beau est la merveilleuse comédienne, Cécile Fleury. Des plans sur la comète. Pour le rire et le bonheur que j’ai eu, pour Tristan Petitgirard que j’adore pour les comédiens excellents. Bye Bye tristesse, pour Caroline Loeb, divinement gracieuse et à fleur de peau. Le K. Pour le texte. La brillante idée de l’objet et Grégori baquet que j’adore. Nos années parallèles pour le texte magnifique de Stéphane Corbin (le papa des funambules) brillant et lumineux. Pour la mise en scène intelligente et émouvante de Virginie Lemoine et Valérie Zaccomer, un véritable coup de foudre. La famille Ortiz pour Jean-philippe Daguerre, un très grand auteur contemporain, isabelle de Botton et Bernard Malaka au charisme fou. Marie des poules pour l’écriture de Gérard Savoisien. La mise en scène et le jeu d’Arnaud Denis tout en nuances et élégance et surtout Béatrice Agenin, une immense comédienne. Don Juane et Pan deux très belles surprises avec de jeunes comédiens brillants. Stephanie st Clair. Pour l’histoire incroyable et Isabelle Kancel absolument brillante. Beaucoup de bruit pour rien. Pour les choix de mise en scène très culottés et cette bande de comédiens truculente. Qui a peur de Virginia Wolf ? Pour la surprise absolue et je jeu absolument magnifique des comédiens. Frédérique Lanzarini est parfaitement parfaite. Le 32 pour une fin de soirée idéale et pour Mme brune que j’adore avec son aspirateur. Good Night. Parce que je ne m’attendais pas du tout à cela et pour le jeu de Romain poli et Nouritzia Emmanuelia. Succès reprise. Pour la pièce de café-théâtre idéale et pour Agathe Quelquejay, lumineuse. Quelle chance d’avoir pu voir toutes ces belles productions qui sont certainement les grands succès de la rentrée 2019 (je le souhaite de tout cœur). J’ai déjà très envie de revoir ces pièces très vite à Paris.

  • CASANOVA LE PARDON. Christian Rome

    Pour mon retour à Paris après un magnifique festival d'Avignon. Je viens de voir Casanova au Lucernaire. Ah...encore le lucernaire que j'adore. C'est très bien comme retour. Le lucernaire ressemble un peu à un des théâtres d'Avignon par cette atmosphère très créative et sympathique. CASANOVA. j'ai beaucoup aimé cette pièce au parti pris très intéressant. Une rencontre d'une nuit avec sa mère comédienne. Une rencontre intense, sombre, profonde, tendre. Le texte de Christian Rome est magnifique. On pourrait dire, peut-être, que c'est anecdotique et que l'histoire de Casanova est bien plus intrigante et passionnante que ce moment-là (inventé). Je ne suis pas d'accord. Il est bon de voir ce personnage truculent et magnifiquement charismatique face à sa mère. C'est la très bonne idée de cette pièce. De mettre au premier plan cette mère hors norme et de nous faire comprendre les rouages, les chemins psychologiques de Casanova. La pièce a plusieurs lectures possibles. Une psychanalyse en direct, mais aussi les rapports mère-fils et le métier de comédienne face au rôle de mère. Le moment de jeu de la vérité est formidable. Casanova qui se joue de la société montre ses fêlures et cette mère dure, intransigeante, vacille. Tout est sur un fil. En tension et les deux comédiens sont comme deux acrobates. J'ai un tout petit bémol concernant Alain Sportiello que je trouve très bien, par ailleurs, mais qui ce soir était tout en projection et manquait de nuance pour se rôle. Comme s'il manquait de confiance (il faut dire que nous sommes en pleine canicule à Paris et jouer la moitié de la pièce avec un manteau, c'est dur). Je le trouve séduisant. Je l'aurais aimé plus énigmatique et la scène du banc aurait été magique s'il avait parlé plus bas. Comme un chuchotement. Marie-Christine Adam, quand à elle, est fantastique de trouble, de force et de faiblesse. Je suis devenu fan de Marie-Christine Adam. C'est une très belle découverte pour moi et aussi une belle rencontre que je vais vous faire partager. CASANOVA est à voir sans aucun doute. C'est une belle pièce, très intéressante et instructive. À voir sans faute jusqu'au 11 août au Lucernaire.

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