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1956 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Love Chapter 2 : Entre Amour et Douleur - L'Odyssée Dansante de Sharon Eyal et Gai Behar

    Dans l'univers de la danse contemporaine, peu d'œuvres captivent l'essence du sentiment humain avec autant d'intensité et de profondeur que "Love Chapter 2", créée par Sharon Eyal et Gai Behar. Fondatrice de la compagnie L-E-V avec Behar, Eyal poursuit l'exploration des dimensions complexes de l'amour et de la douleur à travers une danse qui transcende la performance pour devenir une expérience enivrante. L'Essence de "Love Chapter 2" Au cœur de "Love Chapter 2" réside une interrogation fondamentale : "Qu'y a-t-il après l'amour ?" Traduite en mouvements précis et passionnés, cette question guide le public à travers une exploration rythmée par une musique techno percutante et sensuelle composée par Ori Lichtik. La musique, tranchante et captivante, crée une toile de fond pour les corps qui vibrent et s'embrasent, dans une quête incessante de désir. Sharon Eyal, figure majeure de la danse contemporaine, enrichit cette œuvre de sa virtuosité et de son style chorégraphique distinct. Avec Behar, issu de l'univers de la musique, elle mêle la passion de la danse à l'énergie des clubs de house, créant une atmosphère à la fois intime et universelle. Inspirations et Processus Créatif Le parcours créatif d'Eyal, influencé par des figures emblématiques telles qu'Ohad Naharin, se distingue par une passion profonde pour la danse et une quête constante d'expression personnelle. Sa collaboration avec Behar a été une source d'inspiration significative, aboutissant à des œuvres marquantes comme "OCD Love", inspirée par le poème de Neil Hilborn. Cette pièce, à l'instar de "Love Chapter 2", manifeste une maîtrise de la gestuelle intense et une esthétique minimaliste, caractéristiques du duo. La méthode de sélection des danseurs par Eyal, axée sur l'intégrité, la passion pour la danse et une connexion profonde avec l'âme, met en lumière l'importance de la précision et de l'individualité dans son processus créatif. Elle s'engage dans une démarche d'improvisation et de raffinement continu, même après les premières, cherchant à exprimer ses émotions les plus profondes. Entre Violence et Sensualité "Love Chapter 2" n'est pas juste une performance de danse ; c'est une invitation à vivre l'extase et la douleur, dans une recherche incessante de sens après l'amour. Par cette œuvre, Eyal et Behar rappellent que la danse est un moyen puissant d'exprimer les émotions humaines les plus profondes, et le public du Rond-point l'accueille chaque soir debout et avec des acclamations, saluant ce ballet captivant. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 LOVE CHAPTER 2 Création Sharon Eyal et Gai Behar Musique Ori Lichtik Danseurs Frida Dam Seidel, Darren Devaney, Guido Dutilh, Juan Gil, Alice Godfrey, Johnny McMillan, Nitzan Ressler Lumières Alon Cohen • Costumes Odelia Arnold, Rebecca Hytting, Gon Biran Crédit photo © André Le Corre Théâtre du Rond-Point Du 21 au 23 mars 2024 Jeudi et vendredi, 20h30 — Samedi, 19h30 Durée 55 min • Spectacle créé en 2017

  • Le Malade Imaginaire par Tigran Mekhitarian : Un Pont entre Molière et le Rap

    Dans le monde théâtral, l'alliance entre les œuvres classiques et les courants contemporains n'est pas toujours aisément accomplie. Cependant, Tigran Mekhitarian relève ce défi avec audace en proposant une relecture de "Le Malade Imaginaire" de Molière. En intégrant les rythmiques et les expressions du rap à l'élégance du texte molieresque, Mekhitarian vise à éveiller l'intérêt d'un public éclectique. Bien que cette initiative soit accueillie avec enthousiasme et renouvele le genre, elle soulève aussi des interrogations et stimule la réflexion. L'Harmonie entre Tradition et Innovation L'initiative de Tigran, qui consiste à rapprocher l'œuvre de Molière des jeunes générations à travers le rap et la culture urbaine, a reçu un accueil chaleureux. Ses adaptations, saluées par un succès retentissant avec des centaines de représentations à travers le pays, ont su séduire un public varié et renouvelé. Avec une passion pour le théâtre et le rap, Tigran a brillamment fusionné la prose de Molière avec l'élan de la jeunesse moderne, métamorphosant les classiques en spectacles vibrants et actuels. Son travail prouve que l'innovation créative, combinée à un respect scrupuleux du texte original, forme un duo victorieux. L'exactitude presque littérale dans le respect des textes, enrichie par une mise en scène et des costumes actuels, procure une expérience exceptionnelle qui respecte pleinement l'essence du théâtre classique. Néanmoins, cette démarche reste ambitieuse. Elle souligne l'importance d'une interprétation nuancée pour conserver l'intégrité de l'œuvre tout en la rendant accessible à un public contemporain. L'initiative d'ajouter de légers accents de jeunes de banlieue à la troupe est particulièrement audacieuse, flirtant avec le risque de caricature. Ainsi, l'excellence des acteurs est essentielle, bien que leur niveau d'engagement varie. Des Performances Variées La troupe, sur scène, est louée pour son dynamisme et ses instants lumineux. Mekhitarian, incarnant Argan, se démarque par un timbre vocal unique, tandis qu'Isabelle Gardien éclate dans le rôle d'une Toinette audacieuse et éclatante. Étienne Paliniewicz, dans des rôles secondaires, introduit un humour qui enrichit le spectacle, attirant aussi bien les connaisseurs que les néophytes du théâtre. Cependant, l'uniformité de la prestation peut souffrir de variations, où la modernisation de l'interprétation et de la prononciation ne fait pas forcément l'unanimité. Musique et Division L'incorporation d'éléments musicaux modernes et de rap dans les ballets traditionnels est un effort remarquable de la part de Tigran Mekhitarian pour rendre le théâtre classique plus accessible aux jeunes et à un public diversifié. Toutefois, cette fusion des genres peut parfois entraîner une certaine confusion, voire une dissonance pour les puristes préférant une démarche plus traditionnelle. Un Théâtre Vivant et Inclusif La version du "Malade Imaginaire" proposée par Tigran Mekhitarian illustre le théâtre comme une entité évolutive, capable de se renouveler et de dialoguer avec son temps. Cette adaptation constitue une passerelle pour un nouveau public, ouvrant les portes à l'univers du théâtre classique, tout en incitant à réfléchir sur les frontières de l'adaptation et sur l'essence du théâtre lui-même. L'œuvre de Mekhitarian célèbre la pluralité des lectures tout en soulignant que l'art théâtral, dans sa quête d'universalité, oscille continuellement entre innovation et tradition. Avis de Foudart 🅵 Le malade imaginaire de Molière Mise en scène et adaptation Tigran Mekhitarian Avec Serge Avédikian, Anne Coutureau, L’Éclatante Marine, Camila Filali, Isabelle Gardien, Sébastien Gorski, Tigran Mekhitarian, Étienne Paliniewicz Création sonore et musique Sébastien Gorski • Chorégraphies Camila Halima Filali • Lumières Denis Koransky • Scénographie Georges Vauraz • Costumes Axel Boursier • Création vidéo Jérémy Vissio • Crédit photo © Laura Bousquet Théâtre des Bouffes du Nord Du 14 au 31 mars 2024 Du mardi au samedi à 20h • Matinées les dimanches à 16h • Durée 1h50

  • "Nom" : Une Ode à la Radicalité et à la Quête de Sens

    Dans un monde où le conformisme règne en maître et où les normes sociales semblent indéfectibles, il est rare de trouver des voix audacieuses et non conformistes qui osent défier l'ordre établi. Constance Debré, ancienne avocate et mannequin, désormais auteure, incarne cette rébellion contre le statu quo à travers ses écrits. Son troisième ouvrage, "Nom", paru en février 2022 chez Flammarion, est une plongée fascinante dans son univers rebelle et introspectif. Dans "Nom", Debré explore sans compromis les méandres de sa propre vie, défiant les conventions sociales et familiales avec une radicalité saisissante. Elle remet en question les liens avec sa famille bourgeoise et prestigieuse, marquée par des noms illustres, dévoilant ainsi sa détermination à se libérer des carcans imposés par la société. Elle s’est débarrassée de presque tout. De la famille, du mariage, du travail, des appartements, des choses, des êtres. Son père est en train de mourir, elle décide d'aller chez lui. Elle va dépeindre alors avec une précision chirurgicale sa relation complexe avec son père mourant, ainsi que ses propres choix de vie, en dévoilant une quête de sens profonde et troublante. Ce plaidoyer anticonformiste trouve désormais une nouvelle forme d'expression sur les planches, grâce à l'adaptation théâtrale du texte de Debré. Sous la direction de Hugues Jourdain, et porté par l'interprétation captivante de Victoria Quesnel, le texte prend vie d'une manière saisissante. "Une déflagration" – c'est ainsi que Victoria Quesnel a décrit son émotion en découvrant ce texte dépourvu d'affect, mais d'une parole directe. Une véritable remise en question du discours sur la famille qui l'a à la fois "bouleversée" et "libérée". Se tenant seule sur un plateau nu, où résonne uniquement la force des mots, Victoria Quesnel incarne avec une intensité remarquable le personnage principal. Sans fard, elle nous plonge dans une pensée brillante, incisive, parfois dérangeante, mais jamais compromise. Ce texte, à la fois simple et magnifique, se caractérise par sa radicalité, avec des phrases qui bravent la bienséance et la pensée convenue. Et puis, il y a cette comédienne, à la fois solide et subtile, qui s'approprie cette parole crue avec une aisance incroyable, où la puissance se marie à la sensibilité, incarnant chaque mot avec une justesse saisissante. Elle exprime sa rage avec tant de force qu'elle nous touche au plus profond de nous-mêmes. Nous sommes émus, déconcertés, troublés, voire même époustouflés par son talent et ses éclairs de génie. La mise en scène sobre de Jourdain permet à la langue de Debré de se déployer dans toute sa puissance, offrant ainsi une expérience théâtrale d'une profondeur inouïe. Elle opère une fusion entre la froideur apparente du texte et la recherche de sens qui l'anime. Derrière la radicalité des propos se dissimule une souffrance palpable, ainsi qu'une quête désespérée de transcendance. Les phrases, bien que simples et parfois choquantes, dégagent une beauté ascétique et une vérité brutale, nous captivant jusqu'à la dernière seconde. L'adaptation théâtrale de "Nom" transcende le simple spectacle autobiographique pour devenir une confession anticonformiste. C'est un cri de révolte contre les normes établies, une quête effrénée de liberté et d'authenticité. À travers les mots percutants de Constance Debré, la vision sans concession de Hugues Jourdain et la justesse brute de Victoria Quesnel, ce spectacle nous pousse à remettre en question nos propres certitudes et à explorer de nouvelles voies. Ainsi, cette représentation devient une expérience théâtrale profondément transformative, nous invitant à repenser nos perspectives et à embrasser une vérité. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 NOM Adapté du roman de Constance Debré Mise en scène Hugues Jourdain Avec Victoria Quesnel Création lumière Coralie Pacreau • Création sonore Hippolyte Leblanc • Création musicale Samuel Hecker • Crédit photo © Simon Gosselin THÉÂTRE DU ROND-POINT Du 19 mars au 6 avril 2024 Du mardi au vendredi, 20h • Samedi, 19h • Durée estimée 1h15

  • Lichen : Une Exploration Audacieuse des Frontières entre Texte et Musique

    Dans l'œuvre théâtrale "Lichen", Magali Mougel s'immisce avec audace dans le quotidien fragile d'une famille au cœur d'un quartier en ruine, prêt à céder sa place à des ateliers d'artistes. Ce récit, centré sur la résilience d'une petite fille et de son père face à l'inéluctable démolition de leur foyer, se déploie en un oratorio unique, servi par trois actrices-musiciennes, dans une mise en scène qui ose mêler intimement texte et musique. Au-delà de la narration d'un combat familial contre une réhabilitation urbaine déshumanisée, "Lichen" s'érige comme le témoignage d'une résistance face à la dépossession. La lutte pour le maintien de son chez-soi devient métaphore d'une contestation plus large contre les pressions économiques, affectives et sociales dictées par notre société. Ce regard particulier porte la marque de Magali Mougel, auteure reconnue pour sa capacité à entremêler le drame et l'humour, le pathétique et la tendresse, dans une écriture à la fois poétique et cinématographique. "Lichen" ne se contente pas de raconter une histoire ; il crée un espace de réflexion sur l'impact des changements sociétaux forcés sur l'individu et la communauté. Inspiré par l'expérience de l'auteure dans le bassin minier du Pas-de-Calais, le texte se nourrit des rencontres et des échanges, témoignant d'un enracinement profond dans le réel tout en s'ouvrant à l'universel. Les personnages de "Lichen", notamment cette petite fille au seuil de la désolation, incarnent la lutte quotidienne contre l'effacement de l'histoire personnelle et collective, une lutte qui, malgré sa spécificité locale, résonne avec les expériences vécues ailleurs et par d'autres. La mise en scène choisit délibérément de confier le monologue à trois comédiennes, enrichissant le récit d'une pluralité de voix et de perspectives. Cette approche choralité intensifie l'expérience théâtrale, diluant les frontières entre l'individu et le collectif, entre l'histoire personnelle et la mémoire collective. La musique, élément central de cette production, vient appuyer le texte, offrant à la fois une respiration et une intensification des émotions, jouant sur les contrastes et les harmonies pour nous transporter dans un voyage sensoriel et émotionnel. Toutefois, cette ambition de fusionner diverses formes artistiques—du conte au naturalisme, en passant par la performance musicale—peut par moments sembler surchargée. La volonté de "Lichen" de repousser les limites du théâtre et d'explorer de nouvelles voies d'expression se heurte parfois à un excès de foisonnement, où la profusion des éléments peut éclipser l'impact émotionnel direct sur le spectateur. Natalie Beder, Ayana Fuentes Uno et Viktoria Kozlova, remarquables pour leur polyvalence en tant que comédiennes, chanteuses et musiciennes, illustrent avec brio la richesse de l'œuvre, même si leur virtuosité peut parfois prendre le pas sur la simplicité de la narration. Néanmoins, "Lichen" demeure une proposition théâtrale prometteuse, un témoignage de la capacité du théâtre à embrasser la complexité de l'existence humaine tout en cherchant à toucher, à émouvoir, et à questionner. "Lichen" est une œuvre qui se situe à la croisée des chemins entre le passé et le futur, le personnel et le politique, l'humain et l'urbain. Elle invite à une réflexion profonde sur notre rapport au monde, à notre histoire, et sur la manière dont nous pouvons faire face, collectivement et individuellement, aux défis imposés par les mutations de notre époque. Avis de Foudart 🅵🅵 Lichen Un spectacle de Magali Mougel Mise en scène Julien Kosellek Avec Natalie Beder, Ayana Fuentes-Uno, Viktoria Kozlova • Création musicale Ayana Fuentes-Uno • Scénographie Xavier Hollebecq • Création sonore Cédric Colin • Crédit photo © Romain Kosellek Théâtre de Belleville Du 4 au 31 mars 2024 Lun. et Mar. 21h15, Dim. : 17h • Durée 1h30 • À partir de 14 ans

  • Judith prend Racine au Poche: une Fusion Artistique au Théâtre

    Dans l'intimité du Théâtre de Poche-Montparnasse, Judith Magre, âgée de 97 ans et figure emblématique du théâtre, s'associe à Olivier Barrot, journaliste et conteur hors pair, pour rendre un hommage vibrant à Jean Racine, le maître incontesté de la tragédie du XVIIe siècle. Avec "Judith Prend Racine", ce duo exceptionnel propose une soirée hebdomadaire où la passion et la poésie raciniennes sont à l'honneur. Judith Magre : Une Vie Dédiée au Théâtre Judith Magre n'a rien perdu de sa verve ni de son amour pour la scène. Avec une carrière riche de près de 110 pièces de théâtre, sans compter ses nombreuses apparitions à la télévision et au cinéma, elle revient sur les planches qu'elle n'a, en réalité, jamais vraiment quittées. Dans ce spectacle unique, elle incarne avec intensité les héroïnes tragiques de Racine, de Phèdre à Andromaque, révélant les passions ardentes et les destins brisés qui jalonnent les textes du dramaturge. Un Duo Inédit pour Célébrer Racine Olivier Barrot, à ses côtés, journaliste et conteur de renom, tisse les liens entre ces tragédies emblématiques, nous guidant à travers les méandres des passions humaines que Racine dépeint avec tant de maîtrise. Ensemble, ils forment un duo inédit, oscillant entre récitation et commentaire, célébrant le théâtre du Grand Siècle dans toute sa splendeur. La fidélité de Judith Magre au Théâtre de Poche-Montparnasse est bien établie. Depuis sa réouverture en 2013, elle y a multiplié les performances, toujours avec cette énergie caractéristique des grands noms de la scène. Olivier Barrot, quant à lui, a animé avec passion les Ciné-clubs et les grandes scènes du théâtre. Leur spectacle, "Judith Prend Racine", est plus qu'un simple hommage à Racine ; c'est une exploration de l'âme humaine à travers ses textes immortels. Les mots de Racine, portés par la voix de Judith Magre et illuminés par les commentaires d'Olivier Barrot, résonnent comme une musique intemporelle qui parle encore aujourd'hui à notre cœur et à notre esprit. À travers leurs souvenirs et leur passion commune pour le théâtre, Judith Magre et Olivier Barrot offrent un témoignage vivant de l'importance de Racine dans le paysage théâtral français. Leur spectacle invite à redécouvrir le poète tragique, dont l'œuvre continue de fasciner et d'émouvoir, démontrant que la langue de Racine, par sa précision et sa beauté, touche encore les spectateurs du XXIe siècle. Une Invitation au Partage et à la Découverte "Judith Prend Racine" se présente comme une expérience théâtrale exceptionnelle, un moment de communion et de partage avec les grandes héroïnes raciniennes. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 JUDITH PREND RACINE Avec Judith MAGRE et Olivier BARROT Sous le regard de Thierry HARCOURT Création lumière Alireza KISHIPOUR Robe de Mine VERGÈS THÉÂTRE DE POCHE MONTPARNASSE Actuellement • Tous les lundis à 19h

  • Madame Butterfly: Une Odyssée Émotionnelle en direct au Cinéma le 26 Mars 2024

    Dans le monde de l'opéra, rares sont les œuvres qui saisissent le cœur et l'âme avec autant de force que "Madame Butterfly" de Giacomo Puccini. Le 26 mars 2024, à 20h15, les amateurs d'opéra auront l'occasion unique de vivre cette histoire poignante comme jamais auparavant, grâce à une retransmission spéciale au cinéma. "Madame Butterfly" nous plonge dans la vie de Cio-Cio-San, une jeune geisha dont le rêve d'amour se transforme en tragédie. En épousant l’officier de marine américain Pinkerton, Cio-Cio-San croit s'engager dans un mariage sincère et durable. Elle abandonne tout pour lui : sa religion, sa culture, sa famille. Mais elle découvre bientôt que, pour Pinkerton, leur union n'est qu'une illusion temporaire, un acte sans conséquences pour lui, mais qui se révélera dévastateur pour elle. L'opéra, avec sa musique captivante, inclut des morceaux emblématiques tels que l'aria "Un bel dì, vedremo" (Un beau jour), un moment de pur espoir et de rêve, et le "Chœur à bouche fermée", qui ajoute une touche de mystère et de contemplation. Ces morceaux illustrent parfaitement la beauté et la tragédie de l'histoire, rendant l'expérience émotionnellement riche et inoubliable. La mise en scène par Moshe Leiser et Patrice Caurier promet d'être une représentation visuelle spectaculaire, puisant son inspiration dans les images européennes du Japon du 19e siècle, offrant ainsi une toile de fond époustouflante à cette histoire déchirante. Asmik Grigorian, dans le rôle de Cio-Cio-San, promet d'apporter une profondeur et une sensibilité exceptionnelles au personnage, sous la direction habile de Kevin John Edusei. Ce n'est pas seulement une occasion de voir un opéra classique; c'est une invitation à vivre une expérience immersive qui transcende le temps et l'espace, rapprochant le public de l'essence émotionnelle de l'histoire. "Madame Butterfly" est une œuvre qui parle de l'amour, de la trahison, et de la perte, des thèmes universels qui continuent de résonner avec force aujourd'hui. Pour tous ceux qui cherchent à vivre une soirée d'opéra inoubliable, la retransmission de "Madame Butterfly" le 26 mars 2024 est un événement à ne pas manquer. Que vous soyez un aficionado de longue date ou un nouveau venu dans le monde de l'opéra, cette production promet d'être une expérience profondément émouvante et visuellement époustouflante. Madame Butterfly Orchestre du Royal Opera House Musique Giacomo Puccini • Chef d’orchestre Kevin John Edusei • Metteurs en scène Moshe Leiser et Patrice Caurier • Décorateur Christian Fenouillat • Costumier Agostino Cavalca • Avec Asmik Grigorian, Joshua Guerrero, Lauri Vasar, Hongni Wu, Ya-Chung Huang, Jeremy White, Josef Jeongmeen Ahn, Veena Akama-Makia, Romanas Kudriašovas Crédit photo ®Yasuko Kageyama LISTE DES CINÉMAS

  • Pierre Arditi, Le Magicien des Mots à la Pépinière

    Dans l'intimité de la Pépinière, entouré d'un simple bureau et d'une servante – cette lampe posée sur un haut pied qui reste allumée quand le théâtre est plongé dans le noir, déserté entre deux représentations ou répétitions – Pierre Arditi, héritier d'un conseil précieux de Michel Bouquet, revient sous les feux de la rampe. Il n'est pas là pour être observé, mais pour jouer avec son public, nous rappelant que le théâtre est un partage, une interaction profonde. Connu pour ses rôles marquants tant au théâtre qu'au cinéma et fervent amateur de livres et de grands crus, il offre avec générosité le meilleur de sa bibliothèque personnelle au travers de lectures scéniques. Avec une présence captivante et un petit côté cabotin, avec sa façon unique de donner vie aux mots, il enrichit notre expérience culturelle. Un Retour Triomphant Malgré ses quelques récentes péripéties de santé, Arditi, ne montrant aucun signe de faiblesse, est de retour, seul en scène, entouré des œuvres de ses auteurs favoris tels que Jean-Michel Ribes et Yasmina Reza. Il propose une expérience de lecture incarnée et ludique. Chaque texte devenant un prétexte pour une exploration renouvelée, un dialogue dans un esprit de complicité et de découverte. "Je vais m'asseoir à une table et m'amuser avec les gens", confie-t-il. Cette approche, centrée sur la puissance évocatrice de la lecture, permet à Arditi de composer avec des morceaux du monde qui le fascinent, l'amusent ou l'intriguent. Un Conte Moderne sur Scène Avec son entrée sur scène au son de "Les Rois du monde", Arditi offre une déclaration de résilience teintée d'humour, qualités qui l'ont toujours distingué "Je suis le Roi". À la façon de sa tante Denise qui lui racontait des histoire ou lui faisait la lecture durant son enfance, il se présente non seulement comme acteur ou lecteur mais aussi comme un conteur moderne, prêt à nous emporter dans un voyage enchanteur à travers les mots et les émotions. Les Mots qui Touchent et Rassemblent Sa lecture de "Heureux les heureux" de Yasmina Reza ou l’histoire d’un couple en pleine crise de nerfs dans un supermarché, illustre parfaitement sa capacité à plonger dans la complexité des relations humaines, un thème à la fois universel et intemporel. Cette approche crée une interaction vivante et profondément touchante. Un voyage inoubliable au cœur de la langue, des mots et de l'humanité Pierre Arditi, sur scène, c'est plus qu'un acteur : c'est un véritable magicien des mots, capable de transformer une simple lecture en un spectacle inoubliable, où la gourmandise du jeu et l'éloquence se mêlent pour notre plus grand plaisir. Son sourire charmant, son énergie et son talent narratif font de chaque représentation un moment unique, rappelant que le théâtre est avant tout une affaire de cœur et de partage. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 LA PÉPINIERE DE PIERRE ARDITI Extraits des textes de Yasmina Reza et/ou Jean-Michel Ribes et/ou Jean-Claude Grumberg et/ou Michel Onfray Avec Pierre Arditi Crédit photo François Fonty LA PÉPINIÈRE THÉÂTRE Actuellement • Les mardis et mercredis à 21h • Durée 1h15

  • Music-Hall Colette : Une Célébration de la Liberté et de la Beauté à Travers le Temps

    Dans l'univers scintillant du music-hall, une étoile brille avec une intensité particulière : celle de Sidonie-Gabrielle Colette. C'est dans cet espace de magie et de spectacle que Cléo Sénia, déjà saluée pour son interprétation de Gaby Deslys en 2023, effectue un retour palpitant sur scène. Avec "Music-Hall Colette", mis en scène par Léna Bréban, elle nous entraîne avec espièglerie et finesse dans la vie et l'œuvre de Colette, figure emblématique de la littérature française. Une Femme Libre, Complexe et Moderne Reconnue pour son esprit libre — scandaleux pour certains, inspirant pour d'autres —, cette personnalité marquante a laissé une empreinte significative sur son époque, naviguant à travers les remous de deux guerres mondiales, vivant des amours intenses avec ses maîtresses et amants, et se démarquant par une liberté pétillante et une intelligence éclatante. Sa carrière exceptionnelle l'a menée du music-hall à la littérature, où elle a incarné l'essence même de la polyvalence avec éclat. Aujourd'hui encore, Colette suscite admiration et fascination. Un Spectacle Riche Ce captivant one-woman show, riche en théâtre, danse, chant et même effeuillage, met en lumière les multiples facettes de Colette : depuis ses débuts audacieux jusqu'à ses écrits explorant la psychologie féminine, sans oublier son engagement pour la liberté et son rejet des conventions sociales. Conçu comme une exploration poétique de sa complexité, ce spectacle célèbre l'influence durable de Colette sur le monde littéraire et au-delà. Une performance en miroir entre Cléo et Colette Cléo Sénia, avec une présence magnétique, et une énergie folle, crée un dialogue en miroir, nous encourageant à réfléchir sur les combats et les succès de Colette, tout en abordant des sujets contemporains tels que le féminisme, l'identité et la liberté d'expression. Sa performance nous guide dans une relecture de cette femme fascinante, oscillant entre ombre et lumière, audace et intelligence, sensualité et réflexion. Une Mise en scène Inventive La mise en scène de Bréban, enrichie par un décor modulable et astucieux de Marie Hervé, des projections visuelles et d'un éclairage délicat par Denis Koransky, offre un portrait théâtral et sensuel de Colette. Les costumes, la musique et la chorégraphie enrichissent encore cette fresque vivante, rendant hommage à l'art du music-hall tout en célébrant l'une de ses figures les plus illustres. Un Vibrant Hommage qui Résonne avec notre Époque Bien que l'adaptation à la double narration entre Colette et Cléo puisse nécessiter un temps d'ajustement, cette approche "kaléidoscopique" forge un dialogue unique entre deux époques. Il s'agit moins d'un biopic traditionnel que d'une célébration ludique et impressionniste, où le music-hall sert de toile de fond pour dresser un portrait vivant et accessible de l'artiste. En nous plongeant dans l'univers de Colette, ce spectacle capture son esprit, sa philosophie et sa passion pour la liberté, tout en soulignant l'importance de vivre pleinement notre propre vie. Un voyage à travers le temps "Music-Hall Colette" se révèle être une expérience incontournable, célébrant la liberté et la beauté, et constitue une ode réjouissante à la vie de Colette. Il nous invite à découvrir la splendeur des mots et la profondeur des émotions qu'ils peuvent susciter. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 MUSIC-HALL COLETTE librement inspiré de la vie de Colette Écriture Cléo Sénia et Alexandre Zambeaux Mise en scène Léna Bréban Avec Cléo Sénia Scénographie Marie Hervé • Chorégraphie Jean-Marc Hoolbecq • Chansons originales Hervé Devolder • Son Victor Belin et Raphaël Aucler • Lumière Denis Koransky • Costumes Alice Touvet • Vidéo Julien Dubois • Crédit photo ©Julien Piffaut THÉÂTRE TRISTAN BERNARD Prolongation jusqu'au 27 avril 2024 • Les jeudis, vendredis et samedis à 19h • Durée 1h15

  • Les deux affiches officielles des jeux olympiques et paralympiques de paris viennent d’être dévoilées: qu'en pensez-vous ?

    L'audace visuelle des affiches officielles des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 ne vont laisser personne indifférent. Dévoilées au musée d'Orsay, elles rompent avec la tradition minimaliste et épurée de précédentes olympiades pour embrasser une esthétique foisonnante et détaillée. L'approche de Joachim Roncin, directeur du design pour Paris 2024, et de l'artiste Ugo Gattoni, est résolument narrative. Ils nous proposent un diptyque célébrant non seulement le sport, mais aussi la culture et les emblèmes français, dans un style rappelant les illustrations denses et ludiques de "Où est Charlie ?". Leur vision est de faire de l'affiche plus qu'un symbole, mais une histoire vivante. Cependant, ce choix stylistique est aussi sujet à controverse. Une affiche aussi chargée et complexe risque de se perdre dans sa propre narration visuelle. Les détails abondants et les multiples scènes qui se jouent simultanément dans l'illustration peuvent éclipser la fonction première d'une affiche : communiquer un message clair et instantané. Certains y verront une célébration vibrante de la diversité et de la richesse de l'événement, tandis que d'autres pourraient arguer qu'une telle profusion visuelle est écrasante et déroutante, peut-être même à la limite de l'excès. Une affiche est-elle toujours efficace lorsqu'elle exige du spectateur un tel investissement de temps et d'attention pour en saisir toute la portée ? L'originalité est un pari risqué, mais Roncin semble accepter ce défi avec sérénité, conscient que l'art ne peut plaire à tout le monde. Les affiches de Paris 2024 marquent certainement une rupture audacieuse et pourraient devenir un souvenir mémorable de ces Jeux. Reste à voir si le public embrassera cette complexité artistique ou si, au contraire, il privilégiera la simplicité et l'intuitivité dans la représentation d'un événement d'une telle envergure.

  • "Un Homme Qui Boit Rêve Toujours d'un Homme Qui Écoute": Un Voyage Entre Musique et Mots

    Dans un monde où les nuances de la vie sont souvent noyées dans le tumulte quotidien, la pièce de théâtre "Un Homme Qui Boit Rêve Toujours d'un Homme Qui Écoute" se dresse comme un phare de poésie et de réflexion. Créée à partir des notes de Denise Chalem et inspirée par les écrits de Kamel Daoud, cette œuvre théâtrale est une invitation à un voyage sensoriel et intellectuel unique, où la musique et les mots tissent ensemble un tissu d'émotions et de pensées. Au cœur de cette pièce, nous trouvons Pierre, interprété par l'exceptionnel Ibrahim Maalouf, un jeune musicien français et Zireg, joué par le charismatique Thibault de Montalembert, un écrivain algérien renommé mais controversé. Ces deux personnages, malgré leurs origines et professions différentes, partagent un lien profond, ancré dans la richesse de leurs échanges intellectuels et émotionnels. Ensemble, ils explorent des thèmes aussi divers que la liberté, la condition féminine, la religion, et la politique, naviguant entre le sérieux et l'humour, l'intimité et la confrontation d'idées. Le choix du vin comme métaphore de la vie et de ses plaisirs interdits est particulièrement poignant. Zireg questionne la diabolisation de ce breuvage, qui est pourtant censé couler à profusion au paradis, offrant une réflexion profonde sur les contradictions de nos sociétés. De même, les dialogues poignants sur la religion et l'autonomie personnelle, ainsi que sur la condition des femmes dans le monde, mettent en lumière les luttes universelles pour la liberté et l'égalité. La pièce brille également par sa musicalité, avec Ibrahim Maalouf qui, passant de la trompette au piano et à la flûte, apporte une dimension supplémentaire à l'expérience. Le jazz, le jam, et le scat ne sont pas seulement des styles musicaux ici; ils deviennent des langages à part entière qui enrichissent la narration et intensifient les émotions. La présence scénique de Sarah-Jane Sauvegrain, incarnant les multiples facettes de la femme orientale, ajoute une couche d'intensité dramatique et émotionnelle à l'ensemble. La mise en scène épurée et magique, avec des éléments de décor qui semblent vivre et interagir avec les personnages, renforce cette impression d'être devant un tableau vivant, où chaque note et chaque mot a sa place. Malgré une tendance à s'éterniser sur certains thèmes et à papillonner deci delà , la pièce demeure un spectacle d'une élégance rare, une célébration de la beauté dans la complexité humaine. "Un Homme Qui Boit Rêve Toujours d'un Homme Qui Écoute" est une expérience qui nous invite à réfléchir sur des questions fondamentales tout en se laissant emporter par la beauté de la musique et la force des mots. Denise Chalem, en s'inspirant de Kamel Daoud et en y intégrant ses propres réflexions, offre un spectacle qui est à la fois un hommage à la richesse de la culture méditerranéenne et un pont entre différentes cultures et perspectives. C'est une œuvre qui résonne longtemps après que le rideau soit tombé, un appel à l'écoute et à la compréhension dans un monde souvent trop prompt à juger et à diviser. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 "Un Homme Qui Boit Rêve Toujours d'un Homme Qui Écoute" Une pièce de Denise Chalem Inspirée des chroniques de Kamel Daoud publiées Au Point Avec Thibault De Montalembert, Ibrahim Maalouf, Sarah-Jane Sauvegrain Scénographie Nicolas Sire Lumières Emmanuelle Phelippeau-Viallard Crédit Photo Kerozen / Stéphane Rouxel THÉÂTRE 13e ART Du 27 février au 31 mars 2024 • Du mardi au samedi à 20h30 • Les samedis à 16h00 et 20h30 • Le dimanche 31 mars à 17h00

  • Cactus par Renata Litvinova : Amour, Trahison et Métamorphose

    Il est rare qu'une œuvre théâtrale parvienne à capturer l'essence du mystère et de la transformation avec autant de finesse. "Cactus", la pièce écrite, mise en scène et interprétée par Renata Litvinova, y arrive brillamment avec une intensité poétique remarquable. Une pièce qui se démarque par sa narration étrange et son ambiance résolument surnaturelle. L'intrigue : Un voyage intemporel "Cactus" se déroule dans un cadre intemporel, où le passé, le présent et le futur semblent se confondre. Une femme attend l'appel de son amant qui ne viendra jamais, car il a choisi une autre. Ce n'est pas simplement l'histoire d'une attente, mais celle d'une transformation profonde, d'une femme qui, trahie par l'amour, découvre en elle une force magique insoupçonnée et des pouvoirs extraordinaires. Entre magie et réalité Sous l'influence de son amour non partagé, des phénomènes miraculeux se manifestent : un pigeon s'humanise, un cactus se transforme en homme, symbolisant sa quête incessante pour l'amour véritable et la fidélité. Cette métamorphose n'est pas seulement un acte de magie, mais aussi une puissante réflexion sur la capacité de l'amour à transcender la réalité, à guérir et à transformer. C'est un témoignage de la résilience de l'esprit humain face à l'adversité, un hymne à l'amour dans toutes ses formes et manifestations. Renata Litvinova : Une artiste multifacette Renata Litvinova, figure emblématique du cinéma et du théâtre russe, en quittant la Russie pour la France en 2022, en opposition à l'invasion de l'Ukraine, a fait preuve de courage et d'intégrité, apportant une couche supplémentaire de gravité à son œuvre si personnelle et philosophique. "Cactus", selon Litvinova, est née d'un désespoir total, se transformant en un monologue captivant - une conversation avec l'aimé, à la fois réel et imaginaire. Ce choix de format, ainsi que le thème de l'amour comme force transcendantale, positionne "Cactus" non seulement comme une œuvre d'art mais aussi comme un acte de foi dans le pouvoir de l'amour, à travers une lentille à la fois onirique et surréaliste. Ce style unique, mélangeant humour et drame, éléments de conte de fées et une esthétique visuelle captivante, crée une expérience théâtrale inoubliable, un peu comme si Jean Cocteau avait eu une âme slave. Un style incomparable La présence de Litvinova sur scène, presque éthérée, et son style de jeu, où l'ambiance prime sur l'action directe, confèrent à "Cactus" une atmosphère unique. Son jeu, marqué par un langage non verbal expressif et une voix susurrante, nous transporte dans un monde où le vrai se mêle à l'irréel, où la frontière entre le rêve et la réalité s'estompe. Un miroir de la condition humaine "Cactus", à travers son exploration de la trahison et de la transformation, devient une métaphore de la condition humaine, soulignant notre quête incessante d'amour et de reconnaissance. La pièce nous invite à réfléchir sur la puissance de l'amour et la possibilité de guérison et de renouveau, même dans les moments les plus sombres. Litvinova, avec "Cactus", ne cherche pas à résoudre l'énigme russe mais plutôt à embrasser le mystère et la complexité de la vie elle-même, nous rappelant que, dans l'art comme dans la vie, il y a toujours place pour la magie et la transformation. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 CACTUS Une pièce Renata Litvinova Adaptation Nicolas Briançon Avec Renata Litvinova, Éric Laugerias, Elena Terenteva Voix Nicolas Briançon, Aude Thirion Musiques Zemfira Ramazanova Crédit photo © Aset Geroeva THÉÂTRE HEBERTOT Les 25 FÉVRIER et 17 MARS

  • "Le Pion du Général" de Makbul Mubarak : Entre Loyauté et Justice

    "Le Pion du Général", œuvre réalisée par Makbul Mubarak, est une exploration intense et complexe des thèmes de la loyauté et de la justice sous la dictature militaire en Indonésie. Ce récit s'articule autour de Rakib, un jeune homme employé dans le manoir de Purna, un général à la retraite. Rakib, interprété avec brio par Kevin Ardilova, est lié par des générations de service à la famille du général. Ainsi, il se retrouve déchiré entre sa loyauté envers Purna, qu'il considère comme un mentor et une figure paternelle, et son sens profond de la justice. Mubarak, puisant dans sa propre expérience au sein d'une famille de fonctionnaires sous la dictature militaire indonésienne, tisse avec habileté un récit autour de la loyauté, questionnant la nature et les limites de cette vertu, en particulier lorsqu'elle sert des desseins sombres. La violence, thème prédominant du film, est abordée de manière subtile et psychologique, reflétant l'état d'esprit complexe des personnages. Le film se distingue aussi par sa réalisation artistique. La direction de la photographie de Wojciech Staron, captant les nuances émotionnelles et thématiques, enrichit visuellement l'œuvre. Des symboles, tels que les miroirs, sont employés pour illustrer les dilemmes internes des personnages et les dynamiques de pouvoir. Cependant, en voulant maintenir un certain flou dans les pensées des protagonistes, le film finit par manquer d'émotion. De plus, certains aspects du récit manquent de détails spécifiques à la culture indonésienne, ce qui confère une impression de généralité. Cette universalité est certainement ce qui a permis au film de résonner auprès d'un public plus large et international. L'élargissement du film à partir d'un court métrage initial a posé des défis en termes de maintien de l'intérêt sur toute sa durée. Ces moments sont toutefois perçus davantage comme des occasions manquées que comme des échecs narratifs complets, laissant entrevoir des pistes non explorées, telles que l'expropriation des paysans. "Le Pion du Général" est une œuvre captivante et mémorable qui soulève des questions pertinentes sur les idéaux de loyauté et d'honneur dans un contexte historique et culturel complexe. Bien qu'il pourrait gagner en profondeur en ancrant davantage son récit dans la spécificité culturelle indonésienne, le film demeure une réalisation impressionnante de Mubarak, prometteuse pour l'avenir de sa carrière cinématographique. Avis de Foudart 🅵🅵 LE PION DU GÉNÉRAL UN FILM DE MAKBUL MUBARAK Au cinéma, le 21 février 2024 • Indonésie / France / Singapour / Pologne / Philippines / Allemagne / Qatar • 2022 • Durée 1h55

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