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- Théâtre du Châtelet. Enfin !
Youpi. Le théâtre du châtelet est de retour à partir du 13 septembre avec PARADE. Une réouverture avec panache, art du cirque et musique en live. J’y serais, bien entendu. Peut-être même la veille pour ne pas être en retard
- Cyrano de Bergerac. A la folie théâtre
Très sincèrement. J’aime énormément « A la folie théâtre ». Un lieu magique à l’atmosphère à la fois douce et très créative. Ce très joli théâtre Parisien est situé dans le 11e. Un quartier particulièrement charmant et agréable. En plus de tout le reste. « À la folie théâtre » programme cette année DON JUANE, un de mes vrais coups de cœur d’Avignon. Concernant Cyrano de Bergerac. J’ai bien aimé cette adaptation avec de très jolies trouvailles de mise en scène. L’immense masque de carnaval. Le bonhomme à la tête de ballon, la très jolie malle est surtout le très beau miroir. C’est sympathique, ludique, instructif et très abordable. Ça va vite. Le rythme est effréné. Effervescent. Après. Pour le coup, je me suis sentie un peu gêné par les deux comédiens. Ils sont sympathiques et généreux mais j’ai eu du mal avec les changements de personnages que je n’ai pas toujours trouvés crédibles. Et j’ai vraiment été dérangé par la diction surtout au moment des accélérations de débit. Je trouve, notamment, que Thomas Bousquet serait un très bon acteur de cinéma. Il ne projette pas trop (pas assez, à mon goût) et est très bon dans les nuances. Il faut quand même souligner que j’ai vu la deuxième représentation et ces deux comédiens n’avaient peut-être pas encore pris totalement leur marque. Les plus beaux moments sont dans l’émotion, quand ils ralentissent le rythme et se rapprochent. La fin est aussi particulièrement réussie. J’ai passé un bon moment cet après-midi « À la folie théâtre » mais j’y ai vu de plus belles pièces. Je pense, à mon humble avis, que c’est un spectacle inventif particulièrement adapté à un public assez jeune et un peu néophyte.
- POLAR. Compagnie le retour de Nabot Léon.
Encore une fois une magnifique proposition du Funambule Montmartre. J’ai passé un moment délicieux avec POLAR ou comment écrire un polar suédois sans se fatiguer. En tout cas si j’ai beaucoup ri. Les comédiens, eux se sont bien fatigués car ils se donnent à fond. Ils s’éclatent sur scène et nous éclatent en même temps. C’est bon, c’est jouissif et c’est bien plus dur à jouer que ce que l’on pourrait imaginer. Entre les changements de personnages, de costumes, les bagarres superbement chorégraphiées et les idées complètement barrées du metteur en scène Marc Riso, je vous promets de passer une superbe soirée. Ça part dans tous les sens. Ça s’enchaîne non-stop sans temps mort. C’est vif, brûlant et même un peu coquin. Le tout étant magnifiquement interprété. La technique de ces comédiens est incroyable. Ils sont bons, justes, sexy. J’ai adoré cette pièce et cette troupe complètement folle. Mes coups de cœur ce soir sont pour Louis Ouldyaou qui a un potentiel incroyable et un très beau caleçon, Remi Johnsen follement sexy et pour Thomas Lemaire en tatie acariâtre mais tous les autres sont géniaux aussi. C’était la dernière à Paris (pour l’instant) mais vous pourrez les voir à Levallois les 17 et 18 octobre et dans beaucoup d’autres endroits puis, ensuite de retour à Paris (j’y crois à fond). Il faut aller les voir sans faute. C’est à mourir de rire 🤣 et puis si vous avez besoin de conseils pour écrire votre premier polar suédois, c’est la pièce parfaite.
- Gauthier Fourcade. Théâtre Manufacture des Abbesses
Gauthier Fourcade nous fait un sacré cadeau avec cette intégrale de quatre spectacles en quatre mois. C’est un vrai pari et une vraie performance. D’autant plus que ces spectacles créés en collaboration étroite chaque fois avec un nouveau metteur en scène sont très différents les uns des autres. Celui que je viens de voir est un peu le best of d’une première partie de sa vie. Cet amoureux de Devos assume complètement cette filiation mais y met également sa touche très personnelle. Un peu plus théâtrale. Je vois en lui du Devos, bien sûr, mais aussi du Souchon pour son côté rêveur et du Woody Allen pour son côté un peu mélancolique. J’aime énormément le début du spectacle et je n'ai toujours pas compris s'il vient de SI ou de BOU. En tout cas. Sur ce coup SI. As-SI ou de-BOU, qu’il boive de l’eau d’Evian ou dévier. Qu’il nous fasse la démonstration de l’origine de l’homme et du CON, ce comédien a un charme fou. Un peu d’humour, un peu de poésie et beaucoup d’intelligence. Un spectacle tout en nuances et en douceur est idéal pour commencer septembre sous les meilleurs auspices Tous les lundis à 19h pendant 5 mois au très joli théâtre Manufacture des abbesses. Une occasion rêvée pour passer une délicieuse soirée dans ce quartier au charme fou. Gauthier Fourcade m’a offert ce soir une très jolie interview à la sortie du théâtre. Il m’a un peu expliqué son parcours et surtout pour ces nombreuses fans (car elles sont nombreuses). Il m’a dévoilé une belle anecdote. Je vous conseille de l’écouter dans son Intégralité. C’est très touchant et très drôle.
- Tchékhov à la folie. Théâtre de poche Montparnasse
Deux pièces de jeunesse de Tchékhov, «la demande en mariage» et «l’ours». Deux pièces interprétées et réinterprétées à de multiples reprises. Mais sans aucun détour. Abruptement. C’est un pur bonheur ! Il y a du génie dans ce spectacle. Depuis L’ouvreuse parlant russe (je crois) jusqu’au décor, la mise en scène fabuleuse et l’accord parfait entre les trois comédiens. Très sincèrement, je n’avais jamais vu ces deux pièces aussi bien jouées. Aussi justement. J’ai même eu l’impression de les voir pour la première fois. Il faut dire que la traduction de texte original d’André Markowicz est un pur bijou. Les idées multiples de mise en scène de Jean-Louis Benoît associée à la technicité et au professionnalisme d’Emeline Bayart, de Jean-Paul Farré et de Manuel Le Lièvre font un cocktail Molotov. Ils nous ont concocté une farce folle et extrêmement drôle. Alors, bien sûr, avec la quantité innombrable de proposition de spectacle à Paris en ce moment, on pourrait être tenté, pour se détendre, d’aller voir une bonne comédie de boulevard où une pièce de café-théâtre. J’adore également ce type de théâtre car lorsqu’on aime, on ne compte pas, mais grâce à ce spectacle, vous aurez la chance de voir un magnifique texte, extrêmement drôle et superbement joué. Je vous conseille très fortement d’y aller, d’y emmener vos parents, vos enfants. C’est une façon idéale de découvrir le théâtre pour des jeunes tout en s’amusant franchement. Tous les habitués de théâtre savent que bien jouer la comédie est un exercice périlleux. Pour que ce soit drôle, il faut très souvent que les personnages vivent des moments dramatiques et qu’ils y croient vraiment. Ça nous fait rire mais eux vivent un drame absolu. Jouer la colère est encore plus difficile. Il y a assez peu d’auteurs et donc de comédiens qui se sont frottés à ce style. Il faut que les cris soient justes, forts mais aussi au bord, à la limite pour que ça reste audible et drôle. Il faut aussi beaucoup de nuances. Tout est là dans ces deux pièces et surtout dans ce spectacle follement féroce. Du rire, de l’émotion, de la dérision et une très belle atmosphère campagnarde. Les portes ne claquent pas trop mais le décor vibre. Le mobilier s’envole et les paroles fusent. Émeline Bayart interprète ces deux rôles de façon magistrale. Elle se donne à fond. Elle n'a peur de rien sur scène. Elle se livre à nous totalement. Ses postures, sa voix, ses expressions vont rester dans ma tête pour très longtemps. Elle m'a offert une très belle interview ou elle parle très bien de son travail et la joie qu’elle a de jouer ces deux pièces tous les soirs avec ses compagnons de route. Dans le prochain article, je vous conseille d’écouter son interview très intéressante.
- interview d’Émeline Bayart. Tchekhov à la folie
Je vous propose une rencontre magique, comme je les aime. Un peu à la façon d'un cours de théâtre. Une comédienne fantastique et une pièce immanquable de la rentrée théâtrale à Paris.
- LE COURS CLASSIQUE. Théâtre du rond point
« Le cours classique » est le tout premier roman d’Yves Ravey. Écrivain et dramaturge de talent. Cette pièce adaptée par Joël Jouanneau et Sandrine Lanno (également metteuse en scène) est vraiment un pur bijou. L’idée de départ est véritablement géniale. Un personnage ouvre une porte, se plante au milieu de la scène et commence à nous engueuler. Nous le public. Nous ces élèves car cette pièce se passe dans le milieu éducatif. Au début complètement absurde puis progressivement de plus en plus cynique et même dramatique. Cette pièce est toujours très drôle mais c’est aussi à la fois une vraie critique du monde enseignant, parfois très humain, souvent désabusé et du monde sociétal hiérarchisé. On nous parle à nous, toute la pièce, parfois élève, parfois senseur. Philippe Duclos et Grégoire Ostermann sont extraordinaires. Leur duo fonctionne à merveille. Leur jeu est si réaliste que nous sommes tous obligés d’avoir rencontré un personnage comme l’un d’eux dans nos vies. La gestuelle de Philippe Duclos est déjà un véritable langage. Sa façon d’être. De se déplacer, de jouer la certitude, la petitesse d’esprit, la mauvaise foi. Tout est juste, drôle et pathétique à la fois. La longue scène du tableau est si réussie que ça restera dans les annales du théâtre (j’en suis certain). Grégoire Ostermann joue tellement bien les nuances. Ses silences sont d’immenses jeux de comédien. Il est totalement juste. À la fois très bienveillant et totalement désabusé. Cette pièce est un immense coup de cœur. Coup au cœur. Quelle classe. Quel Texte. Quelle adaptation est surtout qu’elle mise en scène. Quand on pense que ce livre a été écrit, en 1995 et qu’il paraît si actuel. Il faut absolument voir « le cours classique ». Totalement immanquable. Du 4 au 29 septembre à 21h au théâtre du rond-point puis en tournée Quelques dates pour l’instant mais qui vont s’étendre à l’infinie et vers l’au-delà.
- POUR UN OUI OU POUR UN NON. Manufacture des Abbesses
Je connaissais Nathalie Sarraute en tant que personnage public et écrivain mais beaucoup moins en qualité de dramaturge. C’est une vraie découverte pour moi et quelle découverte. Le texte de cette pièce est splendide, parfaitement écrit et si vrai. On passe de situations totalement surréalistes à un décryptage des relations humaines. J’ai vraiment pensé plusieurs fois à ART de Yasmina Reza dans les incompréhensions et le poids des mots. Bernard Bollet et Gabriel le Doze sont deux très bons comédiens. L’un très ancré au sol dans ses ressentiments, l’autre dans l’incompréhension et le doute. Je tiens aussi à parler d‘Anne Plumet qui joue, ici, un tout petit rôle mais qui illumine la scène. J’ai un vrai coup de cœur pour elle que je trouve d’une justesse formidable. Cette pièce est très intéressante mais j’ai quand même un petit bémol concernant la mise en scène de Tristan le Doze. Je suis un peu gêné, car j’ai vu la toute première représentation et qu’il va certainement y avoir des ajustements mais je trouve que les costumes et la scène manquent d’esthétisme. Je n’ai absolument aucun problème avec le minimalisme mais ici c’est un peu trop (L’éclairage, quant à lui est réussi) et je suis ennuyé par les déplacements des acteurs qui sont limités au minimum. Que l’un des deux soit très immobile ne m’aurait pas dérangé, mais j’aurais aimé que le deuxième personnage soit un peu plus volubile. À la fin du spectacle, J’avais envie de les écouter mais de ne plus les regarder. C’est quand même une belle pièce et je suis heureux d’avoir découvert le texte de Nathalie Sarraute très bien joué au théâtre. Pour ça, déjà, Il faut aller voir cette pièce.
- La Tosca. Opéra en plein Air
Grazie mille maestro Puccini et merci infiniment madame Agnès Jaoui de nous avoir offert ce magnifique spectacle. C’est si bon de voir cet opéra dans cette cours d’honneur enfin rénovée. Le décor est très beau. Les costumes splendides et la distribution parfaite. La particularité de cet opéra est que chaque personnage et donc chaque chanteur a son grand moment et une belle place dans l’histoire. Évidemment Vissi d’arte par la Tosca et E lucevan le stelle par Cavadarossi sont les deux airs les plus connus mais le reste de la tosca est captivant également. Savez qu’avant d’être un Opera, la Tosca était une pièce créée au théâtre de la Porte Saint Martin et portée par Sarah Bernhardt ? Puccini s’est battu pour obtenir les droits afin d’en faire cette œuvre magistrale. Je ne suis pas toujours fan des écrans un peu trop utilisés à mon avis mais ici la vidéo est splendide et l’arrivée de la Tosca, une très grande idée. La vidéo apporte vraiment un plus à la trame dramaturgique et les incrustations de musiciens par moments les mettent vraiment en valeur. J’ai constamment senti l’esprit très intelligent et adroit d’Agnès Jaoui. J’ai eu la chance de pouvoir discuter avec elle quelques minutes pendant l’entracte. Je l’ai félicitée, bien sur et je lui ai posé une seule question mais vraiment importante pour moi. Quelle fut votre toute première réaction lorsqu’on vous a proposé ce projet? Elle m’a répondu immédiate avec ses yeux lumineux. La joie ! C’est tombé au parfait moment de ma vie. Et je suis bien d’accord avec elle car elle nous propose un vrai bijou. Ewa Vestin est une soprano à la voix un tout petit plus grave. J’adore cette particularité et Karine Babajanyan, plus traditionnelle est formidable également. Ce soir il y avait du vent et si c'était un peu difficile pour les chanteurs, la magnifique robe couleur azur de la Tosca était encore plus belle. Je crois savoir qu’il reste encore quelques places pour ce spectacle absolument immanquable. Ce serait vraiment dommage de ne pas le voir. Alors, couvrez vous bien et venez dans la cours d’honneur des Invalides. Plus que trois représentations exceptionnelles.
- Ma première journée à Deauville. Soirée d’ouverture
J’ai vraiment eu beaucoup de chance aujourd’hui. j´ai eu le bonheur (et même avec une carte presse, ce n’est pas facile) d’assister à la cérémonie d’ouverture du festival de Deauville. Et pas n’importe quelle cérémonie car cette année, c’est un anniversaire qui compte. 45 ans de bonheur, de cinéma, de rencontre, de stars mondiales. Cette année, la sélection paraît passionnante et les vedettes seront au rendez-vous. Ce soir nous avons assisté au nouveau film de Woody Allen. UN JOUR DE PLUIE A NEW YORK. Un film de Woody Allen, c’est comme un cru millésimé. On attend toujours avec impatience, son nouveau cru. Parfois on est enchanté, parfois un peu déçu mais notre amour est toujours présent pour ce génie de poésie psychanalytique qui ne cesse de se réinventer. Pour ma part. J’attendais depuis longtemps, un nouveau film de Woody Allen a New York et je n’ai pas été déçu. Ce film est tout simplement truculent et joyeux, poétique et un peu désabusé. Woody Allen ne vieillit pas et sa part d’enfance reste intacte. Elle Fanning est parfaite d’ingénuité et joue la ravissante idiote avec un charme fou. Ces répliques sont extrêmement drôles. Timothée Chalamet joue un jeune étudiant rêveur et un peu perdu. Sa nonchalance est bouleversante. Diego Luna est un séducteur un peu ridicule et en guest Jude Law, le Woody de service est génial. Il faut voir absolument le nouveau WOODY ALLEN. Sortie le 18 septembre en France. Distribution Mars Film
- HEAVY. Festival de Deauville
Mon énorme déception du jour. Le sujet de départ est louable et peut être éducatif mais le traitement cinématographique est totalement raté et encore je pèse mes mots. On est dans le monde des junkies à Disneyland. La scène chez le psy est catastrophique et, à partir de là, je suis totalement sortie du film. Les Flashs incessants et les incrustations d'images pour bien souligner le trait Sont insupportables Ce film pourrait s’intituler le monde de la drogue pour les nuls. On ne croit pas une seule minute à Sophie Turner en junkie. Ça ne fonctionne absolument pas et enfin, par moment, le film prend une espèce de route à la Tarentino du pauvre. C’est pathétique. A fuir. En tout cas. Moi, j’ai fui. C’est vraiment triste pour les acteurs qui ne sont pas mauvais. C’est courageux de la part de Sophie Turner de choisir ce type de film. Mais là. Sérieusement. C’est un navet total.
- SWALLOW. Festival de deauville
Ce premier film de Carlo Mirabella-Davis est incroyable. Je n’avais pas lu le sujet avant de me rendre à la projection (j’adore ça) et je vous recommande d'en faire autant car le film prend encore plus de valeurs à mon goût. Les premières images sont d’une beauté à coup le souffle. Bien trop belle d’ailleurs (mais dans le bon sens du terme). On sent dès le départ que quelque chose va se passer. Quoi ? Mystère. Je l'écris comme ça, car j’ai vraiment senti une esprit Hitchcock dans le traitement du suspense. L’emprise. L’enfermement. L’étouffement psychologique de cette jeune femme est si bien dépeint que ça devient insupportable pour elle mais pour nous aussi. Halley Bennet est tout simplement magistrale. Tout en nuances, en gestuelle. Son regard parle pour elle. On sent si bien sa détresse, sa solitude, ses moments d’apaisement. Carlo Mirabella-Davis est un metteur en scène génial qui c’est mettre en images tous les sens. on voit le grain de peau, la salive... C’est un immense coup de foudre pour moi et Mollye Asher est étonnante.


















