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1982 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Le Prix de l’Ascension : Une Plongée Satirique et Révélatrice dans les Méandres du Pouvoir Politique

    Dans l'univers théâtral contemporain, rares sont les spectacles qui allient humour, critique sociale et une dissection aiguë des dynamiques de pouvoir. "Le Prix de l’Ascension", coécrit par Antoine Demor et Victor Rossi, se distingue comme une pièce qui réalise cet exploit avec brio. Cette comédie offre une plongée immersive dans les arcanes du pouvoir politique à travers les parcours parallèles de deux jeunes énarques, Laurent et Brice, aux origines et ambitions distinctes. Laurent, issu d'une famille de haut fonctionnaire et doté d'une arrogance palpable, vit dans un monde doré, déconnecté des réalités quotidiennes. À l'opposé, Brice, issu d'un milieu modeste, se caractérise par son pragmatisme et ses convictions profondes. Leur ascension de l'école à l'arène politique est marquée par des épreuves qui mettent en lumière les stratégies personnelles menant au pouvoir, tout en révélant la complexité et la dualité de l'être humain dans ce contexte impitoyable. L'œuvre, écrite comme une "docu-comédie", mélange avec habileté des éléments documentaires et fictifs, reflétant ainsi une profonde compréhension des mécanismes politiques. Les auteurs ont mené un travail de documentation exhaustif, incluant des entretiens avec des personnalités politiques et des recherches approfondies, conférant à la pièce une véracité et une finesse remarquables. La coïncidence entre les événements récents, tels que l'affaire Griveaux, et le contenu de la pièce, bien que non intentionnelle, souligne la pertinence et la vision anticipative de cette œuvre. Le metteur en scène Julien Poncet et le compositeur Raphaël Chambouvet apportent respectivement une fluidité dynamique et une atmosphère musicale captivante, enrichissant le spectacle. La prestation des deux comédiens, Matthew Luret et Victor Rossi, est particulièrement remarquable. Ils incarnent avec une justesse impressionnante la complexité de leurs personnages, capturant leurs nuances, leurs conflits internes et leurs ambitions. Leur interaction sur scène, oscillant entre rivalité et camaraderie, offre un miroir saisissant des réalités politiques et humaines. Leur performance, à la fois intense et nuancée, est un atout majeur de cette production. "Le Prix de l’Ascension" n'est pas seulement un divertissement mais aussi un éclairage sur les coulisses du pouvoir. Cette pièce, alliant satire politique mordante et étude approfondie des rouages du pouvoir, invite à une introspection sur les compromis moraux en politique et éveille une conscience citoyenne plus aiguë. Un spectacle indispensable pour ceux désireux de comprendre les enjeux du pouvoir avec une perspective critique et empathique. Avis Foudart 🅵🅵 LE PRIX DE L’ASCENSION Un spectacle de Victor Rossi et Matthew Luret Mise en scène Julien Poncet Musique Raphaël Chambouvet Photos Fanchon Bilbille Le Contrescarpe Jeu, Ven à 21h. Sam à 16h30 et 21h. Dim à 17h • Durée 1h20 • Dès 14 ans Spectacle vu à la Comédie de Paris

  • La Machine de Cirque

    Quel spectacle fantastique ! Ce spectacle grandiose ait déjà été vu par plus de 280 000 spectateurs à travers le monde. Ils savent tout faire Cette troupe de cirque « nouvelle génération », mise en scène par Vincent Dubé, à la fois acrobates, jongleurs, musiciens, conteurs et j’en passe est vraiment géniale. On peut trouver dans ce spectacle de la poésie, de la clownerie La Machine de cirque est un spectacle vraiment très drôle et amusant avec une technicité folle. Les sauts à l’intérieur de l’échafaudage, c’est particulièrement impressionnant ! Avec une musique hallucinante et hallucinogène de Frédéric Lebrasseur, La Machine de Cirque est construite pour tous les publics, mais les rires des enfants surgissent régulièrement et c’est vraiment bon. Un spectacle. Non, un événement à voir absolument ! LA SCALA Du 12 novembre 2024 au 5 janvier 2025 • Du mardi au samedi à 19h Spectacle vu à La Scala Provence - Festival D’Avignon

  • Hedwig and the Angry Inch : Un conte Rock et Théâtral qui bouleverse les codes

    Hedwig and the Angry Inch  est une performance hors normes qui défie les catégories habituelles du théâtre. Ce spectacle, ni musical, ni comédie, ni concert, ni stand-up, ni pièce de théâtre, est pourtant tout cela à la fois !   Créé Off Broadway en 1998 par John Cameron Mitchell et Stephen Trask, il a rapidement acquis un statut culte, devenant même un film en 2001. Aujourd'hui, la première adaptation officielle française de ce musical rock de Broadway vient éblouir les spectateurs. Le parcours tumultueux d'Hedwig, un personnage résolument rock et séduisant Hedwig , une chanteuse rock originaire de l'Allemagne de l'Est, ne se considère ni homme ni femme. Avec un humour queer et des confessions trash, accompagnée de son mari et choriste Yitzhak , ainsi que de son groupe The Angry Inch , elle transgresse toutes les conventions de bienséance. Elle nous parle de son adolescence rebelle à Berlin-Est, de sa passion pour le rock, de son désir de liberté... et nous raconte l'histoire de son premier amour, devenu l'une des plus grandes stars du rock, qu'elle poursuit inlassablement. Un mélange audacieux d'impertinence et de sensibilité Les costumes colorés et la scénographie efficace captivent le public. Avec des influences assumées, telles que The Rocky Horror Picture Show, la musique brillamment non conventionnelle se démarque des normes. L'orchestre en direct joue un rôle essentiel dans le spectacle et chacun des artistes est éblouissant ! Sur scène, Hedwig est brillamment incarnée par Brice Hillairet ( Molière de la Révélation 2020 ) qui étonne et détonne. Il est accompagné d'Anthéa Chauvière (dans le rôle d'Yitzhak ) et de quatre musiciens indispensables : Lucie Wendremaire, Louis Buisset, Antonin Holub et Raphaël Sanchez (directeur musical). " Brice Hillairet possède cette densité et cette fébrilité, cette endurance et cette richesse d'émotions". La mise en scène est signée Dominique Guillo. Quand le rock rencontre le théâtre Hedwig et Yitzhak inondent la scène de leur présence. Hedwig and the Angry Inch est un spectacle audacieux qui repousse les limites de l'irrévérence, de l'humour noir, de la crudité et de la provocation. Son impact est si puissant qu'il nous laisse un goût insatiable, nous donnant envie d'en redemander encore et encore ! Avis Foudart 🅵🅵🅵🅵 HEDWIG AND THE ANGRY INCH Le Musical Rock aux 4 Tony Awards De John Cameron Mitchell et Stephen Trask Adaptation Brice Hillairet & Dominique Guillo Mise en scène Dominique Guillo Avec Brice Hillairet, Anthéa Chauvière, Louis Buisset, Antonin Holub, Raphaël Sanchez, Lucie Wendremaire Direction musicale Raphaël Sanchez Création lumière Jacques Rouveyrollis Conception sonore Christophe Yvernault Festival OFF Avignon 2023 Théâtre Le Rouge Gorge Du 7 au 29 juillet 2023 à 21h00 • Durée 1h30 • sauf les 12, 19 et 26 juillet

  • Ombres Portées : Plongée Sensorielle dans les Secrets d’une Famille

    Un Spectacle Total où les Frontières s’Évanouissent Dans sa nouvelle œuvre Ombres Portées , Raphaëlle Boitel, chorégraphe et metteuse en scène d’exception, orchestre un spectacle captivant où les frontières entre cirque, danse, théâtre et cinéma s’effacent. Créée en 2021 mais mise en retrait par la pandémie, cette fresque artistique revient enfin sous les projecteurs, dévoilant toute la puissance et la profondeur de son langage multidisciplinaire. Une Entrée en Matière Hypnotique Dès les premières secondes, le spectateur est happé par une image saisissante : Vassikili Rossilion, suspendue dans le vide, seule dans un faisceau de lumière. Elle se glisse le long de sa corde aérienne, mélange de peur et d’euphorie, comme une enfant happée par un cauchemar enfoui dans une cave sombre. Cette scène inaugurale transporte le public dans l’univers énigmatique de Boitel, où chaque non-dit prend forme dans les gestes et les silences des interprètes, devenant autant de révélations dans un jeu d’ombres et de lumières. L’Art de la Parole : Un Nouveau Langage Scénique L’une des innovations de Ombres Portées réside dans l’usage des mots, qui viennent enrichir la chorégraphie. Dialogues et monologues se fondent dans les mouvements, accompagnés des quadrillages de lumière et de la musique rock d’Arthur Bison, collaborateur de longue date. Sous la scénographie ingénieuse de Tristan Baudoin, l’espace devient un personnage à part entière, transformant chaque scène en une expérience sensorielle et symbolique. Une Famille en Crise : Tensions et Secrets Enfouis La pièce explore les tensions et secrets enfouis d’une famille fragile, prisonnière de l’ombre d’un père énigmatique. Alba Faivre, Nicolas Lourdelle, Tia Balacey et Mohamed Rarhib offrent des interprétations saisissantes, dans une danse où chaque rapprochement se heurte à des silences lourds et des vérités refoulées. Ce ballet subtil de dévoilements et de retenues confère à la pièce une atmosphère mystérieuse, rappelant des chefs-d’œuvre cinématographiques comme Festen , Brazil , ou l’univers troublant de Lynch et Hitchcock. Pourtant, ce mur de secrets laisse parfois le public à la frontière de l’empathie, en quête d’un accès aux émotions profondes de ces personnages. Thèmes Universels et Esthétique Sombre Au cœur de Ombres Portées résonne une réflexion poignante sur l’identité et la fragilité des liens familiaux. Le décor et les agrès transformés racontent la vie en creux : culpabilité, mensonge, quête de vérité. Ces thèmes sont abordés avec une grande sensibilité, magnifiés par l’esthétisme sombre et poétique cher à Boitel. Les Nouveaux Talents du Cirque : Une Énergie Vivante Les jeunes interprètes, issus de la 32e promotion du Centre National des Arts du Cirque, insufflent une vitalité brute à cette création. Par leurs mouvements, ils incarnent une complexité émotionnelle que le public doit deviner, ressentir entre les lignes, dans l’implicite. Dans la Continuité des Œuvres de Boitel : Un Univers à Part Ombres Portées s’inscrit naturellement dans le prolongement des œuvres antérieures de Boitel, telles que La Chute des anges et Le Cycle de l’absurde , continuant d’explorer un univers où l’ombre se mêle sans cesse à la lumière. C’est une famille artistique qui repousse les limites des genres, instillant vie et émotion dans chaque représentation grâce à sa cohésion et à son engagement. Invitation à une Exploration Intérieure Au final, Ombres Portées est bien plus qu’un spectacle : c’est une invitation à sonder nos propres ombres, à écouter ce que révèlent les silences et à se laisser emporter par la poésie d’un art total. Avis Foudart  🅵🅵 OMBRES PORTÉES Mise en scène et chorégraphie Raphaëlle Boitel Avec Alba Faivre , Vassiliki Rossillion , Tia Balacey , Mohamed Rarhib , Nicolas Lourdelle , Alain Anglaret Collaborateur artistique, lumière, scénographie Tristan Baudoin • Musique originale Arthur Bison • Son Nicolas Gardel THÉÂTRE SILVIA MONFORT Du 05.11 au 23.11 2024 • Du mardi au vendredi à 19h30 • le samedi à 18h • À partir de 10 ans • Durée 1h10 Tournée Du 10 au 11 octobre au Théâtre municipal de Grenoble  Du 15 au 17 octobre à Bonlieu, scène nationale d'Annecy Le 5 décembre à La Faïencerie, scène conventionnée de Creil  Du 23 au 24 janvier à La Passerelle, scène nationale de Gap  Du 28 au 29 janvier au Théâtre Durance, scène nationale de Château-Arnoux-Saint-Auban Du 6 au 7 février au ZEF, scène nationale de Marseille Du 19 au 23 février au Théâtre des Céléstins, Lyon

  • L'Embarras du choix. Théâtre Gaité Montparnasse

    Avis de Foudart 🅵🅵🅵 C'est vous qui allez choisir la suite de l'histoire. Le jour de ses trente-cinq ans Max se rend compte qu'il est passé à côté de sa vie. Paralysé à l'idée de faire le mauvais choix, il décide de demander conseil auprès de ses amis : le public. Amour, travail, amitié, famille, Max a tellement besoin de vous. Sébastien Azzopardi, après Derniers Coups de Ciseau , Le Tour du Monde en 80 Jours et La Dame Blanche, est devenu une figure incontournable du théâtre populaire et divertissant avec des pièces intelligentes, émouvantes, drôles, bourrées de suspense et d’interactions avec le public. Dans la même veine qu' Alexis Michalik et Jean-Philippe Daguerre, ces auteurs contemporains apportent vraiment un vent d’air frais au théâtre. Leurs pièces, souvent poétiques et romanesques, ont toutes en commun des mises en scène fluides et rythmées avec de très beaux dialogues qui ne sont pas s’en faire penser aux œuvres cinématographiques. L'embarras du choix qui confirme, une fois de plus, le talent de Sébastien Azzopardi , est un très beau moment de théâtre, une belle comédie romantique qui fait réfléchir où le public adore intervenir ! La troupe de comédiens menée par Sébastien Azzopardi s’amuse comme des fous et fait des prouesses. Alysée Costes et Margaux Maillet sont magnifiques et lumineuses. Rire, émotion, chanson, danse. Avec de très jolis costumes, un décor ravissant et des tableaux réjouissants (comme celui de la balançoire), L'Embarras du choix est une superbe proposition d’Azzopardi. Peut-être un peu moins drôle que ses précédentes pièces, mais toujours aussi passionnantes L'EMBARRAS DU CHOIX De Sébastien AZZOPARDI et Sacha DANINO Avec Alyzée Costes, Margaux Maillet, Sébastien Azzopardi, Erwan Creignou, Benoit Tachoires. Assistant mise en scène Guillaume Rubeaud Musique Romain Trouillet Décor Juliette Azzopardi Vidéo Mathias Delfau Lumières Philippe Lacombe Costumes Pauline Zaoua Zurini THÉÂTRE GAITÉ MONTPARNASSE 26, rue de la GAITÉ 75014 Paris TEL : 01 43 20 60 56 Reprise très bientôt

  • J’oublie tout : Quand Jul devient l’étoile d’une génération

    … Ou le parcours d’un jeune « chien de la casse » qui devint une bête de scène Avec J’oublie tout , Julien Gallix, sous la direction de Louis Meignan, livre un seul-en-scène sincère et puissant qui retrace l’itinéraire d’un jeune homme du sud de la France en quête de sens et d’identité. Inspirée par son admiration pour le rappeur marseillais Jul, cette pièce oscille entre éléments autobiographiques et fiction, offrant une réflexion percutante sur ce que représente Jul pour une jeunesse qui cherche à s’affirmer dans une société où les rêves paraissent inaccessibles. L’histoire est simple : Julien, un jeune « chien de la casse », découvre la musique de Jul à un moment charnière de sa vie. Ce rappeur devient pour lui un modèle, un guide, incarnant la possibilité de réussir malgré les obstacles. Un jour, il a une vision : dans une église, la Vierge Marie lui apparaît et lui révèle qu’il porte le même nom que son idole, Jul, dont le vrai nom est Julien Mari. Jul est l’Ovni, Julien devient alors « l’élu ». Convaincu de sa mission, il décide de prendre son destin en main. La pièce n’est pas tant une biographie de Jul qu’une exploration de ce qu’il représente pour une génération de jeunes souvent marginalisés et désillusionnés, pour qui il devient un mythe, un modèle de persévérance et d’authenticité. Un théâtre minimaliste et efficace Sur scène, le décor est sobre : deux maillots, une veste de jogging, un t-shirt, une chemise… des vêtements suspendus, symboles de moments, d’époques, de souvenirs. Cette simplicité scénique met en valeur le texte et l’interprétation, sans artifices. Julien Gallix, accueillant les spectateurs d’un chaleureux « Salut, merci d’être venus » , commence par se présenter : « Je m’appelle Julien Marie Gallix, j’ai vingt-huit ans, j’existe pas. » Avec une verve unique et une honnêteté désarmante, Julien Gallix raconte son parcours, de sa découverte de Jul à sa quête de vocation, en passant par ses années d’études de droit à la Sorbonne et son inscription au concours de plaidoirie, où il découvre sa passion pour la scène. Le parcours de ce jeune homme « sans histoire » touche par sa simplicité et cette impression de vie ordinaire qui devient extraordinaire. Une interprétation forte et audacieuse Gallix offre un jeu parfaitement maîtrisé, où chaque geste, chaque inflexion de voix est calculée sans jamais sembler artificielle. Il se livre sans retenue, avec humour et autodérision, partageant des morceaux de sa vie « oubliable », comme il aime le dire lui-même, jouant avec l’idée que son histoire pourrait sembler banale. Mais c’est justement cette apparente banalité qui rend le spectacle unique : il parvient à transformer des anecdotes en un récit universel sur la recherche de soi. Son charme renversant et sa présence scénique impressionne : il sait captiver, faire rire, émouvoir. Contrairement aux codes du stand-up, il reste dans une forme théâtrale précise, sans digression excessive, en suivant le fil de son récit avec une discipline qui témoigne d’une belle maturité. Une mise en scène précise qui sert le texte La mise en scène de Louis Meignan est d’une redoutable efficacité : elle met en valeur la narration sans jamais s’imposer. Sobre et précise, elle suit le rythme du texte et permet à l’acteur de s’exprimer pleinement, tout en soulignant les moments forts par de simples jeux de lumière, brillamment conçus par Rose Noël. La direction de Meignan permet à Gallix de s’approprier la scène tout en canalisant son énergie, offrant un équilibre parfait entre spontanéité et maîtrise. Un spectacle qui touche au-delà des mots J’oublie tout est une invitation à entrer dans l’univers d’un jeune homme pour qui le rap et la figure de Jul deviennent des vecteurs d’inspiration et de rébellion. C’est aussi une réflexion plus large sur le besoin de modèles, de héros contemporains dans une société qui offre peu d’espoir. Gallix aborde des thèmes universels avec des mots simples mais percutants, nous rappelant que chaque quête de soi est unique et mérite d’être racontée. En sortant de la salle, difficile de ne pas être impressionné par le talent de Julien Gallix, un comédien à suivre de près. Son texte, à la fois audacieux et sincère, et sa capacité à transmettre les émotions d’un récit apparemment banal en font une promesse solide pour la scène. J’oublie tout est bien plus qu’un spectacle sur un fan de Jul : c’est une ode à la résilience et à la quête de sens, portée par une voix singulière qui marque les esprits. Avis Foudart  🅵🅵🅵 J’OUBLIE TOUT Un spectacle de et avec Julien Gallix Mise en scène Louis Meignan Lumière Rose Noël Son / Musique Always Late Crédit photo DR THEATRE LA FLÈCHE Jusqu’au 11 décembre 2024 • Le Mercredi à 21h • Durée 1h10

  • Tanguy Pastureau : Un Monde Hostile… pour un Cœur Tendre

    “Pour réparer les petites filles et les petits garçons meurtris que nous sommes tous.” Tanguy Pastureau revient sur scène, non seulement pour faire rire, mais pour se dévoiler et tenter de réparer les fêlures intérieures, autant celles de son public que les siennes. Avec son nouveau spectacle, Un Monde Hostile… pour un Cœur Tendre , Pastureau explore les contradictions et les complexités de l’existence moderne, utilisant l’humour comme un bouclier et un remède. Son ironie fine et ses observations incisives visent à unir les cœurs blessés et trouver des ponts entre nous, dans un monde de plus en plus divisé. Un Voyage Introspectif Entre Humour et Sensibilité Célèbre pour son humour quotidien sur France Inter dans La Bande Originale , où il attire plus de 7 millions d’auditeurs, Pastureau maîtrise l’art de maltraiter l’actualité avec esprit. Sur scène, il va encore plus loin, révélant un visage plus vulnérable. Derrière ses blagues et sa désillusion assumée se cache un homme marqué par une enfance teintée d’ennui, de harcèlement scolaire et d’une vie sans écrans. Ces épreuves, qui ont façonné l’homme qu’il est, résonnent profondément chez beaucoup d’entre nous. Entre Rires et Réflexion Un Monde Hostile… pour un Cœur Tendre promet une expérience unique où l’humour s’entrelace avec la réflexion. Pastureau convie son public à un voyage intérieur où chaque anecdote, chaque réflexion, est une tentative de panser les blessures du passé et de donner un sens à l’absurdité du présent. Pour lui, l’humour n’est pas qu’un art, c’est une façon de survivre dans un monde souvent cruel et déroutant. Ce savant mélange d’élégance, d’ironie et de sincérité fait de Tanguy Pastureau un humoriste à part, capable de transformer la scène en un espace où l’on rit, mais où l’on guérit aussi. On en ressort, inévitablement, avec le cœur un peu plus léger, même dans ce monde hostile. Avis Foudart  🅵🅵 Un Hostile Monde… pour un coeur tendre Un spectacle de TANGUY PASTUREAU Collaboration artistique Christophe Meilland Mise en scène Thibault Ameline THEATRE TRISTAN BERNARD Actuellement  • Les jeudis, vendredis et samedis à 19h00 Tournée 2025 15 janvier - Colmar - Théâtre Municipal 16 janvier - CALUIRE ET CUIRE- Le Radiant 17 janvier - BOURGOIN JALLIEU - Théâtre Jean Vilar 26 janvier - SAUSHEIM- ED&N 01 février- DEAUVILLE- Casino Barrière 06 février - PLOUGONVELIN - Keraudy 07 février - ST GREGOIRE (Rennes) - EMC2 08 février - PONT L'ABBÉ - Le Triskell 13 février - BESANCON- Le Grand Kursaal 14 février - CHENOVE (Dijon) - Le Cèdre 21 février - Toulon - Le Neptune 25 février - NANCY - Salle Poirel 26 février - STRASBOURG - La Scène 01 mars- TOURS -  Le Vinci Palais des Congrès 08 mars - QUEVEN- Les Arcs 09 mars - NANTES - La Cité Des Congrès 14 mars - Coutances - Théâtre Municipal 16 mars - LILLE- Casino Barrière 19 mars- YVETOT- Les Vickings 21 mars- LAVAL- Bonchamps les Laval 27 mars - TOULOUSE - Casino Barrière 04 avril - CHATEAURENARD- L'Etoile 05 avril - BOURG LES VALENCE- Théâtre le Rhône 06 avril-AMBERIEU EN BUGEY- Espace 1500 11 avril - PAU- Palais Beaumont 12 avril- PRADINES- Le Prade 13 avril - BIARRITZ- La Gare du Midi 16 avril - CLERMONT FERRAND- Maison de la Culture 17 avril - SAINT ETIENNE- La Comète 18 avril- BELLEY- L'intégral 25 avril - LOUVROIL - Espace Casadesus 26 avril - Chartres - Théâtre Municipal 30 avril - Angers- Théâtre de Chanzy 14 mai - Gap - Le Quattro 15 mai - Aix En Provence - Pasino 21 mai- MERIGNAC- Le Pin Galant 23 mai - Pornic - Casino 24 mai - PLEURTUIT- Espace Delta 30 mai - GENÈVE - Casino Théâtre 6 décembre - LE TOUQUET -Palais des Congrès 13 décembre - LILLE - Théâtre Sébastopol https://youtu.be/-U6FsjDsksE

  • “Kill Me” : Le Paradoxe Poétique et Sauvage de Marina Otero

    Avec Kill Me , l’artiste et chorégraphe espagnole Marina Otero signe une œuvre bouleversante, troisième volet de son ambitieux projet artistique Recordar para vivir ("Se rappeler pour vivre"). Ce triptyque, initié avec Fuck Me et Love Me , s’ancre profondément dans l’expérience personnelle de l’artiste, tissant un lien étroit entre la scène et la vie intime. Dans cette création, Otero fusionne son vécu avec celui de personnages mythiques, créant une réflexion à la fois dérangeante et poétique sur la folie, l’amour et l’obsession. Une Œuvre Confessionnelle Kill Me puise dans l’un des moments les plus éprouvants de la vie de Marina Otero : une crise existentielle liée à la quarantaine, où la limite entre amour et autodestruction devient floue. Elle décide alors de tout filmer, 24 heures sur 24, capturant chaque instant de sa vie jusqu’à l’effondrement. La vidéo, témoin intrusif et permanent, devient un élément central de son processus de création artistique. À travers ces images, elle documente sa chute, jusqu’au moment où elle reçoit un diagnostic psychiatrique. De cette expérience traumatique, Otero tire un matériau brut qu’elle sublime sur scène à travers une exploration sans filtre de la folie amoureuse. Elle convoque des figures de l’histoire de l’art comme Nijinski, le danseur légendaire qui a sombré dans la folie, et les entremêle à son propre récit. Chez Otero, le corps est à la fois scène et sujet. Il devient l’instrument de l’expression d’une crise intérieure, un moyen de toucher à la fois la vérité crue de l’expérience humaine et une forme d’art totale. La Folie Amoureuse comme Fil Rouge Le cœur de Kill Me bat au rythme des tourments mentaux et émotionnels. Pour incarner cette folie, Marina Otero réunit quatre danseuses, elles-mêmes atteintes de troubles mentaux, et un acteur, double de Nijinski. Ensemble, ils forment un tableau vivant oscillant entre moments de grâce fulgurante et manifestations dérangeantes de désordre mental. Cette approche chorégraphique plonge le spectateur dans un univers déstabilisant, où la folie n’est pas simplement une thématique, mais un état de présence sur scène. L’énergie des interprètes est palpable, parfois presque insoutenable, et pourtant traversée par une beauté saisissante. La mise en scène ne cherche pas à offrir de réponses simples ni à catégoriser la folie : elle la présente dans toute sa complexité, son intensité et ses contradictions. Otero façonne un univers où chaque geste et chaque émotion sont intensifiés par l’exploration de ses propres blessures. La mise en scène de sa vulnérabilité devient ainsi une source de force artistique, et son corps un terrain de jeu pour des réflexions existentielles. Une Poésie Sauvage Ce qui rend Kill Me si fascinant, c’est la tension permanente entre beauté et brutalité. Kill Me est un spectacle qui bouleverse, repousse les limites du supportable, tout en captivant par sa puissance visuelle et émotionnelle. Cette œuvre, à la fois magnifiquement dérangeante et profondément intime, est une invitation à embrasser l’inconfort et à plonger dans l’inconnu, là où la folie et l’art se rencontrent. Avis Foudart  🅵🅵🅵🅵 Kill Me Écriture et mise en scène Marina Otero Avec Ana Cotoré, Josefina Gorostiza, Natalia Lopéz Godoy, Myriam Henne-Adda, Marina Otero et Tomás Pozzi Musicienne au plateau Myriam Henne-Adda Création lumière Victor Longás Vicente et David Seldes • Son Antonio Navarro et Salvador Susarte • Costumes Andy Piffer • Création vidéo Florencia de Mugica • Photographie Sofia Alazraki Immersion Danse L'Onde Théâtre centre d'Art Mardi 5 novembre 2024 à 20h30 • Durée 1h30 • À PARTIR DE 16 ANS Workshop pro "Je suis un corps" mercredi - et jeudi 7 novembre Spectacle vu au THÉÂTRE DU ROND-POINT

  • L’Amante anglaise : dans les profondeurs de l’insondable folie humaine

    Après son adaptation acclamée de Fin de Partie , Jacques Osinski s’attaque à un autre monument théâtral : L’Amante anglaise de Marguerite Duras. Inspirée d’un fait divers macabre, cette œuvre nous plonge dans un thriller psychologique où l’énigmatique Claire Lannes devient le miroir de la folie humaine. Héroïne impénétrable, Claire a assassiné et démembré sa cousine sourde et muette, dispersant les morceaux dans des trains de marchandises. Mais ici, l’enquête n’a pas pour but de démêler les faits ; elle cherche à percer l’incompréhensible, à saisir l’âme humaine dans toute sa complexité. Un théâtre épuré, révélant l’essence du mystère Osinski, fidèle à la vision de Duras, opte pour une mise en scène dépouillée de tout décor et costume, laissant les mots et les silences occuper le devant de la scène. Cette approche radicale donne une force unique aux échanges : chaque parole, chaque pause devient un espace d’interprétation pour le spectateur. En embrassant cette austérité scénique, Osinski crée un théâtre mental où chaque phrase ouvre un abîme émotionnel. La puissance du silence : un théâtre centré sur l’âme humaine Dans L’Amante anglaise , Duras réinvente le théâtre comme lieu de quête intérieure, où le silence et les mots seuls tentent de déchiffrer l’indéchiffrable. L’Interrogateur, omniprésent, semble être le double de Duras elle-même : il cherche sans juger, questionne sans relâche, incarnant un « anti-tribunal » où le langage se fait hésitant, presque balbutiant, pour approcher l’irreprésentable. Deux interrogatoires pour une quête impossible de sens La pièce se structure en deux interrogatoires : celui de Pierre, le mari de Claire, puis celui de Claire elle-même. Grégoire Oestermann incarne Pierre avec une désinvolture subtile qui dévoile son indifférence bourgeoise et met en lumière sa propre médiocrité. Ce « petit-bourgeois haïssable », comme le décrit Duras, incarne la société aveugle et complaisante. À travers ce personnage, Duras critique l’égoïsme d’une société plus préoccupée par son confort que par une réelle introspection. Claire, de son côté, confesse son crime sans jamais fournir de réelle explication, plongeant l’Interrogateur dans un abîme de perplexité. Sa parole est parsemée de silences et d’images étranges, tissant une « chimie de la folie » où douceur et violence coexistent sans jamais se dévoiler entièrement. Même le titre, L’Amante anglaise , jeu de mots sur « la menthe anglaise », reflète la dualité de Claire entre le banal et l’effroyable. Des performances magistrales dans une quête de l’indicible Sandrine Bonnaire, incarnant Claire, livre une interprétation saisissante, oscillant entre douceur troublante et froideur dérangeante, conférant au personnage une dimension presque surnaturelle. Aux côtés de Frédéric Leidgens, dans le rôle de l’Interrogateur, elle incarne l’écho de Duras : une figure qui cherche, écoute, mais sans jamais juger, avec une ferveur quasi religieuse. Leidgens se fait le miroir du spectateur, s’obstinant à comprendre jusqu’à l’épuisement. Une œuvre intemporelle qui interroge le mystère de l’existence L’Amante anglaise est bien plus qu’un drame criminel. C’est une exploration des frontières de la compréhension humaine, une invitation à accepter ce qui échappe à la raison. Duras donne vie à une folie ordinaire, révélant cette part d’ombre insondable en chacun de nous. La mise en scène d’Osinski et les performances de Bonnaire, Leidgens et Oestermann transcendent le texte, créant une expérience théâtrale où, comme le dit Claire, on se retrouve « de l’autre côté du monde ». Ce chef-d’œuvre de Duras demeure une énigme, une réflexion poétique et philosophique sur l’inexplicable. Entre les mots et les silences, L’Amante anglaise nous laisse face à notre propre vulnérabilité, face à cette question sans réponse : pourquoi ? Une interrogation qui résonne bien au-delà de la scène, comme un écho des mystères de l’existence humaine. Avis Foudart  🅵🅵🅵 L'AMANTE ANGLAISE DE MARGUERITE DURAS (Texte publié aux Éditions Gallimard) Mise en scène JACQUES OSINSKI Avec Sandrine BONNAIRE, Frédéric LEIDGENS, Grégoire OESTERMANN Lumières Catherine Verheyde • Costumes Hélène Kritikos • Dramaturgie Marie Potonet Crédit photo © Pierre Grosbois THÉÂTRE DE L'ATELIER Du 19 octobre au 31 décembre 2024 • 21h du mardi au samedi • 15h le dimanche • Durée 2h10 TOURNÉE 9 au 11 janvier 2025 au Théâtre Montansier (Versailles) 14 janvier 2025 au TAP Poitiers avec les ATP 16 & 17 janvier 2025 à Toulon (Châteauvallon-Liberté scène nationale) 8 février 2025 aux Franciscaines (Deauville) Tournée en cours de construction pour la saison 25/26.

  • Dans les Yeux de Monet. La lumière du génie continue de briller

    Le théâtre et la peinture se rejoignent dans une sublime mise en scène de l’un des plus grands maîtres impressionnistes : Claude Monet. Dans la pièce Dans les yeux de Monet, Clovis Cornillac incarne avec brio le peintre, s’attaquant à une période décisive de sa vie, marquée par la perte, le doute, et la quête perpétuelle de la lumière. Nous sommes en 1892, à Rouen. Monet, fatigué et tourmenté par la mort de sa femme Camille et une cataracte qui grignote peu à peu sa vue, s’enferme dans une chambre au-dessus d’une boutique de lingerie. Vue imprenable sur la cathédrale de Rouen, il doit capturer sur toile la lumière changeante du jour. Mais il doute, il stagne, jusqu’à ce que Camille – jeune modèle et écho du prénom de sa défunte épouse – fasse irruption dans son quotidien et rallume son inspiration. Interprétée par Maud Baecker, Camille incarne cette muse imprévue, légère et solaire, qui réveille en Monet une créativité longtemps étouffée. Le texte de Cyril Gely, véritable ode à la création, plonge le spectateur dans l’intimité du peintre aux prises avec ses démons intérieurs. La mise en scène, signée Tristan Petitgirard, magnifie la relation entre Monet et la lumière. Les jeux de lumière, orchestrés par Denis Schlepp, métamorphosent le décor au gré des moments de la journée, recréant l’obsession du peintre pour saisir l’instant éphémère. Les couleurs évoluent, le flou et le net se côtoient, reflétant la quête du peintre de capter une réalité en perpétuel mouvement. Ainsi, la cathédrale de Rouen devient le prétexte à une exploration infinie des variations lumineuses, une série de plus de 30 toiles qui incarneront l’une des œuvres les plus emblématiques de l’impressionnisme. La pièce retrace avec finesse l’acharnement et la persévérance de Monet face à l’immensité de son sujet : la lumière. À travers des dialogues subtils, où se mêlent humour et poésie, l’œuvre met en lumière le poids du deuil, les affres de la création et le rôle des muses dans la vie des artistes. Cornillac, magistral, porte en lui toutes les complexités de Monet : le génie artistique et les vulnérabilités humaines. Il navigue entre les désespoirs d’un homme marqué par la perte et les élans de création retrouvés grâce à Camille. Le duo Cornillac-Baecker fonctionne à merveille, apportant une belle complémentarité entre l’ombre du peintre et la lumière de la muse. Une chose est certaine. Quand le rideau du théâtre se referme, la lumière de Monet continue de briller Dans les yeux de Monet est une plongée immersive dans l’esprit créatif du maître impressionniste, un voyage poétique à travers ses toiles, ses souffrances et ses moments de grâce. Ce spectacle est un hommage vibrant à l’art, à la lumière, et à la beauté des émotions humaines. Il montre que derrière chaque chef-d’œuvre se cache un artiste tourmenté, toujours en quête de l’éphémère et du sublime. Avis Foudart  🅵🅵🅵 Dans les Yeux de Monet Écrit par Cyril GELY Mise en scène de Tristan PETITGIRARD Avec Clovis CORNILLAC , Maud BAECKER et Éric PRAT Assistante à la mise en scène Léa MOUSSY • Costumes Virginie HOUDINIÈRE • Créateur lumières Denis SCHLEPP • Créateur musique David PARIENTI • Scénographe Stéfanie JARRE • Création vidéo Mathias DELFAU Crédit photo © Cyril Bruneau THÉÂTRE DE LA MADELEINE Depuis le 12 septembre 2024 • Du mercredi au samedi à 21h • Les samedis et dimanches à 15h30 • Durée 1h30

  • « Les gens de Bilbao naissent où ils veulent » : de la page à la scène, une quête identitaire bouleversante

    Les gens de Bilbao naissent où ils veulent, premier roman de Maria Larrea, paru en 2022 aux éditions Grasset, a rapidement conquis le cœur des lecteurs et de la critique. Couronné de nombreux prix, dont le Prix du Premier Roman et le Prix des Inrockuptibles, ce récit autobiographique bouleversant plonge dans les racines familiales et les non-dits, explorant les thèmes de l’exil, de l’adoption, et de la quête identitaire. Maria Larrea raconte l’histoire de ses parents, Julian et Victoria, émigrés espagnols ayant fui la dictature franquiste pour s’installer à Paris, et révèle le secret de sa propre naissance, découverte tardivement après une révélation par une voyante. Au fil du livre, Larrea dépeint son enfance à Paris, dans une modeste loge de théâtre où ses parents, gardien et femme de ménage, ont forgé leur vie autour d’elle. Ce passé familial, apparemment solide, se fissure lorsqu’elle apprend qu’elle a été adoptée, déclenchant une quête obsessionnelle pour retrouver ses véritables origines. Naviguant entre rationalité des tests ADN et croyances ésotériques, Larrea livre un récit à la fois drôle et poignant, où fiction et réalité se mêlent avec fluidité. Le succès littéraire de Les gens de Bilbao naissent où ils veulent vient de prendre un nouvel envol avec son adaptation au Théâtre Marigny, portée par la talentueuse Bérénice Bejo. Sous la direction de Johanna Boyé, ce seule en scène donne une nouvelle dimension à la quête identitaire de Maria Larrea. Bejo, qui incarne tous les personnages clés de la vie de Maria, de ses parents à elle-même, traverse les époques et les lieux dans une performance époustouflante. Loin d’être une simple retranscription du roman, la pièce s’appuie sur la force émotionnelle du texte tout en offrant une interprétation scénique puissante, capable de toucher en profondeur les spectateurs. L’adaptation théâtrale nous plonge dans un voyage émouvant et haletant entre Bilbao et Paris, à travers les souvenirs et les découvertes qui reconstituent peu à peu le puzzle de la vie de Maria. La mise en scène subtile et lumineuse de Boyé, accompagnée de la performance magistrale de Bejo, rend hommage à ce roman marquant tout en le réinventant pour la scène. Les gens de Bilbao naissent où ils veulent est bien plus qu’une simple quête des origines. Il s’agit d’un hommage vibrant à l’amour filial, à la complexité des liens familiaux, et à l’humanité de ceux qui nous façonnent, malgré les épreuves. Que ce soit à travers les mots de Larrea ou l’interprétation de Bejo, cette œuvre puissante continue de résonner, interrogeant les spectateurs sur la force des racines et la recherche de soi. Avis Foudart  🅵🅵 Les gens de Bilbao naissent où ils veulent D’après le roman de Maria LARREA (éditions Grasset)Adaptation Johanna BOYÉ et Elisabeth VENTURA Mise en scène Johanna BOYÉ Avec Bérénice BEJO Assistante mise en scène Pauline DEVINAT • Scénographie Caroline MEXME • Lumières Cyril MANETTA • Costumes Marion REBMANN • Musique Mehdi BOURAYOU • Chorégraphie Johan NUS • Vidéo Benoit LAHOZ Photograhe @Emilie Brouchon STUDIO MARIGNY À partir du 11 octobre 2024 • Du mardi au samedi à 19h, dimanche à 18h • Durée 1h10

  • Manon Lepomme : “Ça va beaucoup mieux, merci !” et toujours aussi hilarante

    Manon Lepomme est un véritable tourbillon d’humour qui ne laisse personne indifférent. Avec son énergie débordante, son franc-parler décapant et sa capacité à tisser un lien unique avec son public, elle s’est imposée comme une figure incontournable de la scène humoristique belge et francophone. En quelques minutes, elle embarque la salle dans ses délires, où se mêlent angoisses existentielles, réflexions absurdes et rires contagieux. Depuis toute petite, elle rêvait de faire rire. Dès l’âge de sept ans, elle s’initiait déjà aux cours de diction et de déclamation. Quelques années plus tard, elle conquiert la scène avec son premier spectacle “Je vous fais un dessin ?”, mais c’est son deuxième show, “Non, je n’irai pas chez le psy !”, qui la propulse en 2017. 400 représentations à guichets fermés, des tournées en Belgique, en France, en Suisse et même au Québec. Bref, Manon Lepomme est devenue une étoile montante de l’humour, raflant au passage le titre de citoyenne d’honneur de Liège. Elle revient aujourd’hui avec “Je vais beaucoup mieux, merci !”, un one-woman-show plus personnel, où elle fait le bilan de sa vie d’adulte. Entre la petite Manon qui voulait être Lady Di et sauver le monde, et la grande Manon qui tente de ne pas ressembler à sa mère, elle se questionne, rigole de tout et improvise avec une aisance incroyable. Le tout avec son sourire fidèle et son autodérision légendaire. Des blagues en rafale, un rythme effréné Manon Lepomme ne fait pas dans la demi-mesure. Dès son entrée en scène, elle explose littéralement d’énergie, dansant comme si sa vie en dépendait. Puis, pendant plus d’une heure de spectacle ininterrompu, elle livre un véritable feu d’artifice de blagues, d’anecdotes et d’improvisations. Si vous avez la malchance d’être repéré dans le public, préparez-vous à devenir son complice involontaire ! À 35 ans, Manon est au sommet de son art. Sa capacité à faire rire à partir de sujets aussi futiles que profonds – de la maternité aux petites galères du quotidien – prouve qu’elle a encore de beaux jours devant elle. Avec “Je vais beaucoup mieux, merci !”, elle s’interroge avec une légèreté déconcertante sur les mystères de la vie, le tout avec un regard acéré et bienveillant. Mais Manon, c’est aussi l’art de disséquer avec humour les relations humaines. Ce mélange d’autodérision, d’interactions et de confidences entre amies fait mouche à chaque fois. En sortant de la salle, vous aurez beaucoup ri, mais vous aurez aussi peut-être un peu réfléchi. “Je vais beaucoup mieux, merci !” est un concentré d’humour à l’état pur. Si vous n’avez pas encore eu la chance de découvrir Manon Lepomme sur scène, n’attendez plus. Vous repartirez avec des abdos en béton… et un grand sourire aux lèvres. Manon Lepomme “Je vais beaucoup mieux, merci !” THÉÂTRE LE POINT VIRGULE Jusqu’au 18 décembre 2024 • Les mercredi à 20h • Durée 1h En tournée également en France, en Belgique et en Suisse

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