12 hommes en colère. Théâtre Hébertot
- Bonfils Frédéric

- 12 oct. 2019
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 21 mars 2021
Concernant « 12 hommes en colère », le public retient avant tout le chef-d'oeuvre cinématographique de Sidney Lumet mais on oublie que ce film est l’adaptation de la pièce fantastique de Reginald Roze “Twelve Angry Men" écrite en 1953.
Le Théâtre Hébertot revisite ce bijou grâce à la superbe adaptation théâtrale de Francis Lombrai et la mise en scène de Charles Tordjman.
Etats-Unis. 12 hommes, au cours de la délibération d’un procès, ont la responsabilité de juger un jeune homme accusé de parricide. Si pour 11 d’entre eux sa culpabilité est évidente, un juré va émettre des doutes. Or il faut l’unanimité pour prononcer un verdict. Une vie est entre leurs mains. C’est l’acquittement ou la chaise électrique.
Cette pièce « d’atmosphère » est particulièrement étonnante. Le décor et les lumières sont très sobres et pendant toute la représentation ou presque ces 12 comédiens qui envahissent la scène sont là.
Le texte remarquable soulève beaucoup de questions et montre la fragilité et les incohérences de la justice humaine. Pouvons-nous rester absolument objectif ? Et nos opinions ne sont-elles pas régentées par notre vécu, notre histoire et notre éducation ?
La pièce parle des limites des hommes et bouscule nos préjugés. C’est un véritable plaidoyer politique contre la peine de mort et si ce texte date de 1953, il reste incroyablement moderne.
Cette pièce est très compliquée à mettre en scène et à jouer, mais ces deux paris sont absolument gagnés.
Gérer 12 personnages sur une scène sans fioritures, pratiquement qu’avec des dialogues et des monologues. Comment faire pour que ça ne se transforme pas en récital où chacun aurait son moment unique ? C’était ma grande crainte et ce n’est pas du tout le cas.
Pour moi, la pièce démarre véritablement quand un des personnages plante un couteau au sol. Jusque-là, les comédiens sont pratiquement immobiles et bien rangés dans l’espace comme dans leur retranchement. Ils se lèvent tous en même temps et commencent alors un véritable ballet. Chaque geste, chaque placement des comédiens, est millimétré. Tout est taillé au cordeau. Le seul qui navigue un peu partout est le magnifique comédien Bruno Putzulu qui, avec beaucoup de douceur et de nuance, bouscule les conventions et crée le doute.
Pour les comédiens, cette pièce est très difficile à jouer. Certains pendants de long moment n’ont pratiquement rien à faire mais leur attention, leur écoute, leur attitude, sont brillantes. Cette pièce magnifique a largement mérité son globe de Crystal 2018 et son immense succès. Il reste encore quelques dates. Il faut absolument voir cette pièce au théâtre Hébertot. Encore un très bon choix de ce magnifique et étonnant théâtre.
Crédit photo : Laurencine Lot










L'analyse sur la gestion des 12 personnages est fascinante, surtout comment leurs interactions peuvent créer une tension palpable. La mise en scène, avec un décor sobre, semble vraiment renforcer l'impact des dialogues. En tant que passionné de théâtre, je me demande comment la lumière a été utilisée pour intensifier les émotions des personnages, surtout dans des moments clés. Est-ce que ces choix artistiques ont influencé votre perception de la justice présentée dans la pièce? Peut-être que cela pourrait aussi apporter des idées intéressantes pour d'autres projets théâtraux comme ceux que l'on trouve sur Abyssus.
L'analyse de la mise en scène de "12 hommes en colère" est fascinante, surtout la manière dont les comédiens interagissent sur scène sans trop de mouvements superflus. Cela doit vraiment captiver le public et renforcer l'intensité des dialogues. En tant qu'amateur de théâtre, je suis curieux: comment les effets de lumière ont-ils été utilisés pour accentuer les émotions des personnages? J'aimerais en savoir plus sur la façon dont ces choix artistiques influencent la perception de la justice humaine. Peut-être que cela pourrait enrichir d'autres projets théâtraux comme ceux que l'on peut découvrir sur Scooby Doo Creepy Run.