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Green Spleen.

Dernière mise à jour : 10 déc. 2021

Deux jeunes producteurs en pleine crise sanitaire

Avis de la rédaction 🅵🅵🅵 Basile se rend compte qu'il se trompe de vie depuis des années. Anas se réveille seul au milieu d'une campagne déserte. Fraîchement sortie de son conservatoire d'art dramatique, Olivia voit tous ses projets s'effondrer les uns après les autres. Derrière ces trois histoires se cache ni plus ni moins que la détresse d’un seul personnage : le jeune vingtenaire occidental de notre époque.


Cet individu qui se demande s’il n'a pas oublié de grandir, qui se réveille un beau matin en réalisant que les chemins empruntés sont peu à peu devenus des routes définitives, qu'il sera difficile de rebrousser. Mais n'est-ce pas une fois qu'on a touché le fond que la remontée peut commencer ?

On pourrait sans doute assigner une crise existentielle à n'importe quel âge de la vie. Et pourtant, la décennie des vingts ans me semble être un instant de profonde contradiction, entre l'ivresse et la folie de la jeunesse d’un côté, et le désir de carrière et de sécurité de l’autre. L'instant où il va falloir décider de façon plus ou moins définitive de ce à quoi on va consacrer sa vie. Il s'agit presque à mon sens du passage à l'âge adulte de notre époque.

C’est de cet état que je veux parler dans « Green Spleen ». Un état dans lequel je me suis retrouvé et dans lequel, je crois, beaucoup se retrouvent durant l’aube des trente ans : un savant mélange d'euphorie, de prise de conscience et désespoir. C’est le profond désir

de raconter ce paradoxe, cette ambiguïté. presque schizophrénique, qui m’a amené à inventer ces trois histoires de jeunes qui partent à la campagne pour échapper à leurs problèmes. Tantôt une menace, tantôt une alliée, elle représente leur inconscient, leurs doutes, leurs craintes, mais aussi et surtout leur propre nature humaine qui ne demande qu'à se réveiller, et à reprendre ses droits.


Raconter un récit en plusieurs histoires est un dispositif qui m'a toujours grisé, en tant qu'auteur comme spectateur. Changer de personnages et de récit en cours de route multiplie, d'après moi, les possibilités scénaristiques et narratives. Il y a là pour moi quelque chose de profondément divertissant et cinématographique, Ces trois histoires, j'ai pris le parti de les filmer avec seulement deux focales différentes à chaque fois : plutôt courtes pour la première, plutôt moyennes pour la seconde, plutôt longues pour la dernière. Plus on avance dans le récit, plus les personnages plongent dans une spirale sans issue. Chaque histoire est ainsi cinématographiquement racontée de façon différente, au même titre que chacune d'elles appartient à un genre cinématographique différent (fable absurde, suspens, chronique), chaque protagoniste vivant son aventure de façon tout à fait différente. L'opposition entre une esthétique joyeuse et colorée et la détresse des personnages rajoute également une ironie et un décalage servant le propos ambigu du film. Enfin, tout le film a été réalisé caméra à l'épaule, sans aucun plan fixe. Cela amène une sensation de captation du réel « sur le vif », et favorise la plongée du spectateur au sein ce récit buccolico-dépressif. Antoine PEREZ


GREEN SPLEEN, LA DÉTRESSE DU PASSAGE À L’ÂGE ADULTE.

Green Spleen, c’est avant tout la rencontre de trois personnes et un pari fou. Les personnes sont Antoine Perez, Nadhir El Arabi et Florent Tiberghien. Le pari quant à lui, c’est de réussir à produire un long métrage de qualité en s’émancipant des process de production classiques.

Nadhir et Florent se sont rencontré en arrivant au Conservatoire Charles Munch. Très vite, ils ont compris tous deux qu’au delà d’une complicité évidente, ils avaient le même esprit entrepreneurial. Très vite, l’idée de s’associer leur est venue. C’est ainsi qu’est né Kréon

Production, leur société de production, avec laquelle ils avaient la ferme intention de produire des films à leur image: jeunes, indépendants et ambitieux.



Le film est tourné dans 5 décors, en 14 jours au cours de chacun desquels le tournage a manqué

de naufrager. Mais l’équipe a tenu bon. S’en sont suivis 2 ans de post-production, financés par la sueur et les larmes des deux producteurs.


Au terme de tout cela, Green Spleen est né. Mais avec sa naissance est venu le confinement. Les festivals sont annulés, les sociétés de distribution peinent à acheter des films. On pourrait croire que cette belle histoire touche à sa fin, mais Antoine, Nadhir et Florent n’ont pas dit leur dernier mot…Nous vous proposons de leur Interview.



 

GREEN SPLEEN, UN PARI FOU

Nadhir, Florent et Antoine ont décidé de ne pas baisser les bras face à la crise, et se sont retroussés les manches pour sortir une grande campagne de

communication autour du teaser du film.


Résultats :

•3 affiches, une bande annonce, 4 vid