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Groenland. La Scala Paris

Dernière mise à jour : 19 mars 2021

Tout d’abord, un texte splendide de Pauline Sales.

Une mère part, une nuit, avec sa petite fille, pour le Groenland. Elle a quitté sa maison, son mari, elle veut l’emmener vers les étendues, la neige, l’infini. Elle lui raconte des histoires, elle nous raconte son histoire. Elle veut que sa petite fille lui lâche la main…

Ce n’est pas une fuite, c’est un exil.


Pauline Sales compose l’être femme, son sexe, sa place, son rapport à la maternité, à l’abandon, au suicide, elle tisse une partition du départ, du dénuement, du froid. Quelque chose mue se défait, une peau sociale, comme un rite régressif : une mère et sa petite fille, une femme et une enfant, une femme-enfant. Sur le plateau, un piano demi-queue (électrique), comme un iceberg à la dérive, sur des compositions de Béla Bartók : un contrepoint ou une réponse de l’enfance, une fugue, une figure paternelle immobile.