google.com, pub-7957174430108462, DIRECT, f08c47fec0942fa0
 

Hilda

Mme Lemarchand, bourgeoise de gauche, ne supportant pas la solitude, convoque Frank Meyer. Elle veut engager son épouse, Hilda.

Pour 50 francs de l’heure, il s’agit de faire le ménage, de s’occuper de ses trois enfants et de lui tenir compagnie.

Avis de Foudart 🅵🅵🅵

Pourquoi Mme Lemarchand veut-elle engager Hilda et personne d’autre ? Elle a entendu dire qu’Hilda était saine d’esprit et belle de corps.


Hilda, Hilda, Hilda…

Dès que la pièce commence, on comprend très vite que cette patronne ne veut pas juste une employée, une femme de corvée, elle veut posséder son employée, en faire sa chose.

J’ai besoin d’Hilda pour affronter la longueur des jours, pour sourire à mes enfants et résister au désir de nous faire tous passer de l’autre côté. Extrait

Un combat perdu d’avance s’engage entre cette femme, Mme Lemarchand et le mari, Franck. Hilda, jamais présente, est vendue, discutée, manipulée, sans avoir droit à la parole.


Hilda est une pièce si troublante et glaçante qu’il faut du temps pour la comprendre et l’analyser.


Silence, résistance, désespoir, solitude

La pièce qui pourrait paraître, seulement, comme une critique acerbe d’un certain milieu parlant d’esclavagisme moderne est, en fait, une pièce parlant de pouvoir et de domination.

Une pièce politique où le language devient une arme

Le non langage d’Hilda comme un acte de résistante, de rébellion et le riche language de Mme Lemarchand face à Franck, son mari, pour lui voler sa femme.

Le langage est plus significatif que les vêtements, la voiture ou même l’appartement. Il dit exactement où chacun d’entre nous se trouve dans la société. Élisabeth Chailloux

Natalie Dessay revient au théâtre avec une pièce qui n’est pas facile du tout et réalise, entre folie, désarroi et autorité, une prestation effrayante avec ce rôle de patronne dévoratrice.

J’ai toujours été captivée par les figures de vampire, par leur tristesse absolue. Or cette femme de province malade de solitude est un véritable vampire. Elle a quelque chose de mort en elle. Pour survivre, elle ne peut que se nourrir de la vie des autres : elle a besoin de dévorer Hilda. Élisabeth Chailloux

« C’est un film d’horreur ! » Hilda est une pièce renversante qui bouscule, choque et laisse pantois. Une pièce d’horreur psychologique très réaliste au texte redondant et sombre.



 

HILDA

Texte Marie NDiaye Mise en scène Élisabeth Chailloux Avec Gauthier Baillot, Natalie Dessay et Lucile Jegou

Scénographie et lumières Yves Collet et Léo Garnier Son Madame Miniature Vidéo Michaël Dusautoy Costumes Dominique Rocher Assistanat à la mise en scène Lucile Jegou

Crédit © Pauline Le Goff, © Jean Louis Fernandez LES PLATEAUX SAUVAGES

FABRIQUE ARTISTIQUE ET CULTURELLE de la ville de paris

5 rue des plâtrières, 75020 paris

DU 20 AU 30 OCTOBRE LUNDI-VENDREDI À 20H / SAMEDI À 17H DURÉE ESTIMÉE 1H30