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Interview d’Adrien Grassard

Un vent nouveau souffle sur la culture à Paris

Retenez bien ce nom : Adrien Grassard, le jeune auteur et comédien, reprend le théâtre Les Déchargeurs.

J'ai eu la chance de le rencontrer. Il m'a parlé de sa passion, de ses envies, de ses désirs.


Quels sont vos rêves par rapport à ce théâtre ?

En tant que jeune comédien et jeune auteur, à ce moment précis de ma vie, je me disais : « Il y a un truc qui me dérange. » Notamment, l'histoire des minimums garantis.


Les minimums garantis, c’est un minimum que prend la salle sur le nombre de places par soir. C'est-à-dire que sur 80 places, le théâtre pourrait dire : « Moi, j'en prends 30 pour être sûr d'être rentable quoi qu'il arrive. » Le problème, c'est que si la compagnie, un soir, ne fait que dix places, ça sera à elle de payer la différence, donc, les 20 places. Si on prend la chose basiquement, c'est impossible de monter une pièce. On change tous de boulot. Adrien Grassard

Après des semaines de discussions et de réflexions avec les membres de l’ancienne équipe du théâtre et Rémi Prin, le programmateur des Déchargeurs, Adrien Grassard, fort d’un projet ambitieux, parvient à racheter le théâtre.


Si ça n'avait pas été collectif, moi, je n'y serais pas allé, ça ne servait à rien. On aurait été dans le mur. Il aurait fallu se battre pour faire vivre un projet et l'imposer à quelqu'un.

Un fil rouge de programmation qui laisse la place à la jeunesse, à la création, à la créativité

Nous avons envie de donner place aux jeunes. Il y a un vrai problème dans l'émergence aujourd'hui. Le problème du milieu de l'émergence, c'est qu'on reste entre nous, mais ce n'est pas parce qu'on le veut, c'est malgré nous.

On veut crever un peu le plafond !

Je crois vraiment au passage de flambeau entre une génération et une autre. Je trouve que dans le théâtre, ça existe, mais de moins en moins.

Je veux créer un lieu qui permette la rencontre entre les jeunes qui débutent et les artistes plus confirmés. Quand Pierre Notte va voir la pièce d'un jeune et qui lui dit : « Ah, j'ai bien aimé ton écriture, mais il y a ça... » C'est vachement bien. Je veux créer un lieu très convivial qui facilite l’échange des publics et les discussions.

Et la poésie ?

La poésie, ça m'intéresse ! c'est un univers qui me parle. c’est aussi l’héritage de ce théâtre qui avait été créé par Vicky Messica, un grand diseur de poésie, mais la poésie, c’est aussi, celle des jeunes. C’est la musique, la littérature…il y aura de la poésie partout au Déchargeurs, dans la programmation, les spectacle et le lieu.