google.com, pub-7957174430108462, DIRECT, f08c47fec0942fa0
top of page

ON PURGE BÉBÉ - Feydeau en ébullition générale


🅵🅵🅵🅵 FOUD’ART

Vaudeville en surchauffe, corps au bord de la crise de nerfs, porcelaine explosive et chansons libératrices : Feydeau n’a jamais été aussi incandescent.



On l’avait rêvé. Émeline Bayart l’a fait.


Après l’immense succès de 2021 au Théâtre de l’Atelier, la pièce culte de Georges Feydeau revient à Paris – et c’est une explosion de plaisir.

Porté par la mise en scène fiévreuse et jubilatoire d’Émeline Bayart, On purge bébé retrouve toute sa démesure : un vaudeville en apnée, mené à 38,9°C, où le rire jaillit en cascade et où chaque scène semble prête à imploser.



Un vaudeville à température maximale


Tout est là, dès la première minute : une négociation d’État autour de pots de chambre destinés à l’armée, un couple bourgeois au bord de l’implosion, un enfant-roi constipé, un mari cocu qui ignore tout… et un appartement transformé en champ de bataille domestique.

Chez les Follavoine, le privé déborde sans retenue sur le public. Les affaires sérieuses se règlent entre bigoudis, négligé, purgatif refusé et humiliations conjugales. Feydeau pousse la trivialité à l’extrême – « le sexe et la merde », disait-il sans détour – avec une élégance ravageuse.



Feydeau, tragédien déguisé en clown


Sous l’hilarité, On purge bébé agit comme une tragédie inversée.

Chacun lutte pour sauver quelque chose – un contrat, la face, l’ordre domestique – sans jamais écouter l’autre. Résultat : une guerre totale, menée à coups de mauvaise foi, de mauvaise digestion et de quiproquos cauchemardesques.

Feydeau peint ici, avec une précision féroce, une bourgeoisie reconnaissable entre toutes. Le rire devient un symptôme. Un spasme.



La trouvaille géniale d’Émeline Bayart : chanter la folie


La mise en scène assume la fièvre. Corps en surchauffe, rythme effréné, jeu poussé au paroxysme. Et surtout : le retour des couplets chantés, tradition vaudevillesque brillamment réactivée.

Accompagnées au piano par Manuel Peskine, ces respirations musicales ne cassent jamais l’élan : elles le révèlent. Elles donnent voix à l’inconscient des personnages – leurs désirs, leurs frustrations, leur cruauté – et transforment la pause en véritable moteur dramaturgique.



Une troupe en état de grâce


La distribution est survoltée, engagée jusqu’au vertige.

Marc Chouppart campe un Follavoine fébrile, pathétique et irrésistiblement drôle. Émeline Bayart, en Julie Follavoine, est un volcan : autoritaire, excessive, burlesque, tragique à force de vouloir tout contrôler. Manuel Le Lièvre offre un Chouilloux cocu étourdissant, grand corps bureaucratique traversé par la honte et l’aveuglement.

Et Corinne Martin dynamite la scène en Toto : un « bébé » tyrannique, explosif, d’une liberté de jeu sidérante. Une performance qui marque.



Grand barnum jubilatoire


Entre porcelaine qui éclate, couples qui volent en morceaux, chansons grinçantes et folie collective, On purge bébé devient un bijou de loufoquerie théâtrale.

Au Théâtre Hébertot, la soirée a le goût d’une fête parfaitement maîtrisée : on rit beaucoup, on rit fort, et l’on savoure ce chaos avec un plaisir contagieux.



🅵🅵🅵🅵 FOUD’ART


C’est fou.

C’est dingue.

C’est survolté.


Une troupe géniale, une écriture au cordeau (on le savait déjà), et une mise en scène qui comprend que Feydeau n’est jamais aussi drôle que lorsqu’il frôle l’apoplexie.


À déguster sans modération… et surtout sans purgation.



INFOS PRATIQUES


ON PURGE BÉBÉ

de Georges Feydeau

Mise en scène Émeline Bayart

Avec : Émeline Bayart, Marc Chouppart

Manuel Le Lièvre (ou Christophe Canard), Corinne Martin, Delphine Lacheteau, Vincent Arfa, Manuel Peskine (piano)

Lumières Joël Fabing, assisté de Mélaine Danion • Assistant à la mise en scène Quentin Amiot

Crédit photo Bernard Richebé


Théâtre Hébertot

Du 31 janvier au 19 avril 2026

→ du jeudi au samedi à 21h, le dimanche à 15h


Du 23 avril au 31 mai 2026

→ du jeudi au samedi à 19h, le dimanche à 15h




Commentaires


bottom of page