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Prenez garde à son petit couteau

Dernière mise à jour : 8 nov. 2021

Qu’en est-il, aujourd’hui en France, de la corruption d’État ? Se sont-ils rappelés qu’on n’est plus une monarchie ?

Ceux qui mettent les mots sur leur enclume, et qui les tordent avec un marteau et une lime, ne réfléchissent pas toujours que ces mots représentent des pensées, et ces pensées, des actions. Lorenzaccio, Musset, Acte I Scène 3

Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Céline Fuhrer, Gaëtan Peau, Matthieu Poulet, Jean-Luc Vincent se penchent sur l’un des chefs-d’œuvre d’Alfred de Musset, Lorenzaccio. Ils nous plongent dans ce monument du répertoire, ils en fouillent le centre nerveux, sans égard pour les puristes et en tirent une transposition politique, acide et très drôle.

Comme Musset s’appuyant sur une autre époque que la sienne pour mieux parler des tyrannies de son siècle, ils mettent à l’épreuve du temps le constat politique de Lorenzaccio : celui d’une lourde machinerie du pouvoir qui dépasse aussi bien ceux qui le détiennent que ceux qui le subissent.


Autour du dépressif Laurent-Laxçìo, transformé en lanceur d’alerte, Leduc devient ministre de l’Économie, le Cardinal représente la haute administration et la Marquise est promue à la communication.

Les personnages de Musset sont arrachés aux dorures de la Renaissance pour être placés sous les ors de la République et les couloirs du palais des Médicis sont jetés sur la moquette des bureaux de Bercy.


Des jeux de pouvoir acerbes et fantaisistes aux allures de tragédie grecque

Très proche de la folie politique des Chiens de Navarre, avec un style à la fois réaliste et plein d’humour, entre nuits de débauche et affaires d’État, Prenez garde à son petit couteau nous plonge avec délice dans un univers aussi effrayant et désespérant que loufoque et jouissif.

Les mots bruts de Musset se mêlent au langage contemporain et la musique de Christophe Rodomisto, à la fois inquiétante et décalée, apporte encore son lot de mystère à cette entreprise de destruction massive.

Le duc est un produit. Si le produit est frelaté, il faut s´en prendre au système de fabrication.

Irrévérence, audace et créativité

Quand le théâtre contemporain rencontre le théâtre classique, Prenez garde à son petit couteau est une pièce hilarante, renversante et décoiffante.

 

PRENEZ GARDE À SON PETIT COUTEAU

Librement inspiré de Lorenzaccio, d'Alfred de Musset

de et avec Céline Fuhrer, Gaëtan Peau, Matthieu Poulet, Jean-Luc Vincent

Scénographie François Gauthier-Lafaye

Costumes Elisabeth Cerqueira

Création sonore et régie générale Isabelle Fuchs

Création lumière Philippe Sazerat

Musique originale Christophe Rodomisto

Crédit photos ©Rodomisto-Gauthier-Lafaye, © Benedicte Karyotis.

Diffusion Olivier Talpaert - En votre compagnie


Théâtre Le Monfort Paris

4 > 13 NOV. 2021 à 20h

Durée estimée 1h30