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Teddy

DerniÚre mise à jour : 29 août 2021

SĂ©ance humour et frissons

Avis de Foudart đŸ…”đŸ…”

Dans les Pyrénées, un loup attise la colÚre des villageois.

Teddy, 19 ans, sans diplĂŽme, vit avec son oncle adoptif et travaille dans un salon de massage. Sa petite amie Rebecca passe bientĂŽt son bac, promise Ă  un avenir radieux.

Pour eux, c’est un Ă©tĂ© ordinaire qui s’annonce. Mais un soir de pleine lune, Teddy est griffĂ© par une bĂȘte inconnue. Les semaines qui suivent, il est pris de curieuses pulsions animales


Teddy est un film de genre non dĂ©nuĂ© d’humour

TrĂšs inspirĂ© des films amĂ©ricains des annĂ©es 80, de ce type et ne manquant pas de rappeler le style de Jean-Pierre Jeunet dans l’utilisation des seconds rĂŽles « Ă  gueule », Teddy est un peu long au dĂ©marrage, peine Ă  s’installer, mais ne manque pas d’atout.


Anthony Bajon et Noémie Lvovsky, un trÚs beau duo

Anthony Bajon, aux yeux Ă©tonnants, compose un personnage fabuleux, particuliĂšrement Ă©nervĂ©, en pleine crise d’adolescence.


Noémie Lvovsky illumine complÚtement le film et toutes les scÚnes en duo, dans le salon de massage, sont particuliÚrement réussies.


Teddy est un film un peu inégal, mais décoiffant, ravageur et trÚs drÎle

Les deux derniers tiers du film sont assez géniaux et réservent quelques scÚnes « pop » qui pourraient devenir cultes.


 

TEDDY

UN FILM DE LUDOVIC ET ZORAN BOUKHERMA

Scénario Ludovic Boukherma & Zoran Boukherma

Interprétation Anthony Bajon, Ludovic Torrent, Christine Gautier, Noémie Lvovsky, Guillaume Mattera, Jean-Paul Fabre

France

2020 | 1h28

The Jokers Films Sortie cinéma : le 13 janvier 2021


En sélection officielle à Cannes, Teddy a été choisie par le festival de Deauville pour sa ptohection en avant-premiere.


Portrait Teddy film


Interview de l’équipe du film

Pourquoi TEDDY ?

- Ludovic Boukherma - Une question d'envie. Nos premiĂšres amours cinĂ©matographiques c’était "le conte de la crypte" ou les films d'horreur des annĂ©es 80. On a Ă©tĂ© complĂštement biberonnĂ© Ă  ces films-lĂ . Et aprĂšs notre premier film, qui Ă©tait un plus rĂ©aliste, on a voulu revenir tout simplement Ă  ça.

Vous ĂȘtes-vous fixĂ© des limites ?

- Ludovic Boukherma - On ne s’est pas posĂ© cette question-lĂ . Les questions qui se sont posĂ©es, c'est plutĂŽt : Comment montrer le loup-garou ?

C'est toujours un peu dĂ©licat de montrer un monstre. Ça peut vite ĂȘtre techniquement et artistiquement difficile.

Est-ce qu'il faut laisser le spectateur imaginer ? Est-ce que tout montrer, ce n'est pas aussi prendre le risque de décevoir ?

- Zoran Boukherma - Oui, ça a Ă©tĂ© un dĂ©bat incroyable. On avait envie d'un cĂŽtĂ© un peu kitsch et en mĂȘme temps, ce qu'on savait, c’était qu'on voulait vraiment montrer peu parce qu'on n'avait pas les moyens de montrer beaucoup.

Mais Teddy n'est pas qu'un film de genre ?

- Ludovic Boukherma - Nos rĂ©fĂ©rences sont trĂšs amĂ©ricaines. Mais on ne voulait pas faire un film amĂ©ricain ou un film qui se prendrait pour un film amĂ©ricain sans l'ĂȘtre.

Pour nous, le plus important, c'était justement de faire rencontrer ce cinéma-là avec la France rurale dans laquelle nous avons grandi. Le fait de faire un film de genre en France. C'est aussi l'occasion de filmer les gens que l'on connaissait dans la vraie vie quand on était petit, et d'intégrer dans cet univers-là les films de genre qu'on regardait à l'époque.

Il y a quand mĂȘme beaucoup de sailli comiques dans le film. Comment est-ce qu'on construit un film pour trouver cet Ă©quilibre et pour Ă©viter qu'un genre ne dĂ©borde pas sur l'autre

- Zoran Boukherma - C'est vrai que l'équilibre est assez ténu entre comédie et genre et c'est aussi un risque qu'on nous a dit "C'est de mauvais goût de rire de certaines choses un peu violentes".

On a fait en sorte de doser au maximum pour que la comédie ne soit pas présente tout le long.

Dans les films d'horreur classiques des années 80 comme FREDDY de Wes CRAVEN, les scÚnes qui ne sont pas des scÚnes de gore, sont souvent des scÚnes comiques.

- Ludovic Boukherma - Les séquences entre les jeunes sont plutÎt des séquences de comédie. On se sent plus proche de ce cinéma d'horreur là que du cinéma d'horreur, plus contemporain

J’ai adorĂ© toutes les scĂšnes dans le salon de massage, des scĂšnes superbes et mĂȘme un peu pivot.

- Ludovic Boukherma - Teddy, c'est quand mĂȘme un gars qui se fait taper dessus tous les niveaux et, Ă  son boulot, il se fait harceler. Il n’a vraiment pas de chance (rire).

On s'attend Ă  tout, sauf qu'il soit masseur.

- Zoran Boukherma - La question de son travail, c'était une vraie question. Dans les premiÚres versions du scénario, Teddy bossait dans une station-service. On s'est dit que c'était un peu trop connoté cinéma américain des années 80. Il y avait un truc un peu déjà vu. Du coup, on s'est dit qu'un masseur de nuit, c'était beaucoup plus réaliste.

C'est un truc d'anticipation dont on avait envie pour que le spectateur se demande Ă  quel moment le genre allait surgir (rire).

Anthony, je trouve qu'il y a quelque chose chez vous de trĂšs diffĂ©rent par rapport aux autres acteurs, au niveau du regard peut-ĂȘtre ?

- Anthony Bajon - (Rire) Il y a peut-ĂȘtre un truc de l'enfance. Vous vous doutez bien. Il y a toujours les vieux couteaux qui disent que les artistes sont traumatisĂ©s. C'est pour ça qu'ils sont artistes. Mais en vĂ©ritĂ© il y a un peu de ça aussi, c'est vrai.

Quels sont vos projets en cours ?

- Anthony Bajon - Je viens de finir le film de Sandrine Kiberlain. Cette année va sortir le film de Mouloud Achour et la TroisiÚme guerre de Stéphane Brizé. J'ai réalisé mon premier court-métrage

Propos recueillis lors d'une table ronde organisée au Festival de Deauville.

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