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  • Les passagers de l’aube

    Encore une de mes pièces coups de cœur d’Avignon arrive à Paris et j´en suis vraiment heureux. Cette fiction est basée sur des faits scientifiques réels. Un médecin rationnel peut-il en arriver à croire qu’un homme est plus qu’une mécanique scientifique ? La science peut-elle rejoindre le spirituel ? Au-delà du théâtre, un questionnement intime et universel, sur notre condition humaine. Doublé d’une histoire d’amour lumineuse. C’est l’histoire de Noé, jeune et brillant interne en dernière année de neurochirurgie et à l’avenir tout tracé, dont les certitudes vont voler en éclats. L’histoire d’une intrigue scientifique qui va l’entraîner dans une fuite en avant, et mettre ainsi en danger la femme qu’il aime, l’estime de son meilleur ami, sa carrière. L’histoire d’un homme qui va prendre le risque de tout perdre. A moins que ça ne soit celui de tout gagner ? C’est surtout l’histoire d’un amour sans pareil. Une quête effrénée où vont se confronter médecine occidentale et sagesses anciennes, Expériences de Mort Imminente, amour, raison et physique quantique. Au premier abord, le sujet pourrait faire peur et pourtant...Cette pièce passionnante et même brillante par sa construction narrative et avant tout un immense hommage à l’amour, à la vie. Trois ans de succès très mérité à Avignon ! Le spectacle fonctionne, car cette pièce écrite et mise en scène par Violaine Arsac, vraiment documentée, associe suspense, réalisme et poésie. Très crédible, intelligente. On en ressort troublé, pensif et même bouleversé. La scénographie est brillante. Le décor simple et modulable à souhait touche au génie. La mise en scène est très fluide, soutenue, sans temps mort. Les comédiens font une vraie performance. Ils jouent malicieusement avec ce décor et sont vraiment parfaits et crédibles (ce qui n’est pas du tout évident). Les passages chantés, dansés, comme des interludes de douceur, très beaux, ajoutent une vraie poésie à ce texte scientifiquement dense et techniquement difficile Cette pièce, un vrai coup de cœur de la rentrée 2020, est à voir absolument ! Théâtre 13 / Jardin 103A Boulevard Auguste Blanqui – 75013 Paris (métro Glacière) Texte & mise en scène Violaine Arsac 1h25 sans entracte – tout public à partir de 14 ans Avec Grégory Corre (Noé), Florence Coste (Alix), Mathilde Moulinat (Jeanne, Pr Schwartz, la Médium), Nicolas Taffin (Roman, Pr Mercier, le Passeur, le Patient) Chorégraphies Olivier Bénard, Lumières Stéphane Baquet, Décors Caroline Mexme, Costumes Clémentine Savarit, Clin d'oeil musical Stéphane Corbin Crédit Photo : Philippe Hanula, Jean-Baptiste Loiseau

  • Les passagers de l’aube. Théâtre 13

    Interview de Violaine Arsac. Intense et poétique Encore une de mes pièces coups de cœur d’Avignon arrive à Paris et j´en suis vraiment heureux. Cette fiction est basée sur des faits scientifiques réels. Un médecin rationnel peut-il en arriver à croire qu’un homme est plus qu’une mécanique scientifique ? La science peut-elle rejoindre le spirituel ? Au-delà du théâtre, un questionnement intime et universel, sur notre condition humaine. Doublé d’une histoire d’amour lumineuse. C’est l’histoire de Noé, jeune et brillant interne en dernière année de neurochirurgie et à l’avenir tout tracé, dont les certitudes vont voler en éclats. L’histoire d’une intrigue scientifique qui va l’entraîner dans une fuite en avant, et mettre ainsi en danger la femme qu’il aime, l’estime de son meilleur ami, sa carrière. L’histoire d’un homme qui va prendre le risque de tout perdre. A moins que ça ne soit celui de tout gagner ? C’est surtout l’histoire d’un amour sans pareil. Une quête effrénée où vont se confronter médecine occidentale et sagesses anciennes, Expériences de Mort Imminente, amour, raison et physique quantique. Au premier abord, le sujet pourrait faire peur et pourtant...Cette pièce passionnante et même brillante par sa construction narrative et avant tout un immense hommage à l’amour, à la vie. Trois ans de succès très mérité à Avignon ! Le spectacle fonctionne, car cette pièce écrite et mise en scène par Violaine Arsac, vraiment documentée, associe suspense, réalisme et poésie. Très crédible, intelligente. On en ressort troublé, pensif et même bouleversé. La scénographie est brillante. Le décor simple et modulable à souhait touche au génie. La mise en scène est très fluide, soutenue, sans temps mort. Les comédiens font une vraie performance. Ils jouent malicieusement avec ce décor et sont vraiment parfaits et crédibles (ce qui n’est pas du tout évident). Les passages chantés, dansés, comme des interludes de douceur, très beaux, ajoutent une vraie poésie à ce texte scientifiquement dense et techniquement difficile Cette pièce, un vrai coup de cœur de la rentrée 2020, est à voir absolument ! Théâtre 13 / Jardin 103A Boulevard Auguste Blanqui – 75013 Paris (métro Glacière) Texte & mise en scène Violaine Arsac 1h25 sans entracte – tout public à partir de 14 ans Avec Grégory Corre (Noé), Florence Coste (Alix), Mathilde Moulinat (Jeanne, Pr Schwartz, la Médium), Nicolas Taffin (Roman, Pr Mercier, le Passeur, le Patient) Chorégraphies Olivier Bénard, Lumières Stéphane Baquet, Décors Caroline Mexme, Costumes Clémentine Savarit, Clin d'oeil musical Stéphane Corbin Crédit Photo : Philippe Hanula, Jean-Baptiste Loiseau

  • C’était quand la dernière fois.

    Ma première soirée au Festival de Ramatuelle Je ne peux pas faire autrement d’avoir à cette occasion un souvenir ému pour Jean-Claude Brialy et je vous invite à lire ou à relire l’article sur ma rencontre avec cet immense acteur, metteur en scène. Directeur de restaurant. Programmateur de festival et j’en passe. Voir sa photo posée là. Face à la scène. C’est extrêmement émouvant pour moi qui ne suis pas revenu au festival de Ramatuelle depuis son décès. Je suis, ce soir, heureux d’être là. Je dois reconnaître que Michel Boujenah tout en discrétion, humour et humilité a repris le flambeau avec une grande classe et surtout Jacqueline Franjou, la directrice du festival toujours aux commandes, une figure emblématique de ce festival est un personnage hors du commun. Ce soir, je viens voir la toute dernière représentation de "C’était quand la dernière fois". Une pièce qui a été jouée plus d’un an au théâtre Tristan Bernard et que j’ai loupée à Paris. J'attends beaucoup du duo Virginie Hocq et Zinedine Soualem assez atypique. Une pièce qui commence par une réplique culte « Chéri, tu ne vas pas être content. Tu vas mourir ». C’est bon de voir « au théâtre ce soir » sous les étoiles de Ramatuelle (ce n’est pas une critique, car c’est grâce à ce programme de télévision que la passion du théâtre m’a envahi totalement). La pièce est folle. Les répliques fusent. Il y a de très jolis moments, mais mon coup de cœur absolu va tout droit à Virginie Hocq. Je suis fou de cette comédienne hors norme qui est un mélange assez cocasse entre Louis de Funès et Chantal Ladesou. Elle explose, virevolte, saute. Elle bouffe la scène totalement et sauf mon respect, un peu son partenaire aussi (je pense que c’est consenti). J’aurais très sincèrement adoré rencontrer Virginie Hocq et faire une petite entrevue confession comme j’aime les faire, mais ce fut impossible (les comédiens sont hypers protégés au festival de Ramatuelle et inaccessibles). Elle a un jeu incroyablement corporel. Son corps à lui tout seul est déjà un personnage. J’ai rarement vu un ou une comédienne s'exprimer aussi physiquement. Je serais vraiment curieux d’en savoir plus et d'essayer de comprendre sa façon de travailler. J’ai eu, ensuite, l’immense chance et privilège d’être convié au repas après spectacle. Cette année sur la plage de la Serena et son délicieux directeur Térence Turchi-Fridricune. Un grand rituel du festival où les comédiens, célébrités et sponsors se retrouvent dans une atmosphère à la fois chic et décontractée que Jean-Claude Brialy adorait et qui est tout à fait à l’image bienveillante et maternelle de Jacqueline Franjou. J’ai eu la chance de rencontrer les équipes techniques et administratives du festival. Tout ce que j’aime. On ressent tout de suite la difficulté d’organiser un festival comme celui-ci ou tous les soirs de vrais spectacles font une unique représentation avec décors, costumes… J’ai eu une discussion passionnante avec, notamment, l’ingénieur du son et le photographe officiel, le talentueux Cyril Bruneau. Quel bonheur pour moi de revivre cette ambiance si particulièrement délicieuse. Le public de ce festival est unique. A la fois VIP et passionné. L’atmosphère qui s’y dégage est très spéciale et le lieu est magique. Le Festival de Ramatuelle. Festival culte et particulièrement émouvant pour moi n’a rien perdu de son charme. Crédit photo : Cyril Bruneau https://photographe-concert.com

  • les EGOFF : penser l'après

    Suite à la tribune parue dans LE MONDE du 27 mars 202, Les Etats Généraux du Festival Off d’Avignon et ses sept commissions ont proposé, ce lundi 26 avril, des pistes de travail et pensent le monde d'après. Les EGOOF (Etats Généraux du Festival Off d’Avignon), créés en avril 2020 regroupent plus de 1600 professionnel de la culture au sens large. Ils se sont donnés trois ans pour réfléchir et mettre en place des actions concrètes afin de rendre ce magnifique festival, responsable de 25% de la diffusion du spectacle vivant en France, plus vertueux et solidaire. Les sept commissions regroupe toutes les problématiques connues par le Off et mettent la synergie au coeur du débat La synergie entre lieux et compagnies, avec les publics, entre les compagnies, entre la ville et le festival, entre les diffuseurs et les programmateurs, entre les journalistes et les attachés de presse et mettre en place une gouvernance afin de pérenniser le Off, un festival dont l'ampleur ne cesse de croitre. De grands sujets ont été abordés et montrent les préoccupations passionnantes et passionnées de ces amoureux de cultures et d'Avignon. Création d'un label inclusif et incitatif Préserver la création artistique malmenée par le formatage du aux contraintes techniques et commerciales (durée des spectacles, nombre de personnes au plateau…) Les contraintes techniques et financières qui pèsent sur les théâtres engendrent un formatage des propositions, en matière de durée, de moyens et de nombre de comédiens. Laurent Domingos, le représentant des sentinelles Solidarité et parrainage Mettre en place un système de solidarité transversale entre tous les types de théâtres, les compagnies émergentes et les compagnies confirmées afin, par exemple, que la programmation des plus fragiles soit subventionnée et orientée par les plus solides. Le premier dispositif permettrait à une compagnie émergente d’être accompagnée par une compagnie confirmée pendant 18 mois. La seconde pourrait aider la première à se poser les bonnes questions : Où va-t-on jouer ? Quel est le budget nécessaire ? Pauline Rémond, membre de la compagnie Les Rivages Repenser l'intendance et la communication Les couts "d'intendance" (déplacement, logement, nourriture) sont de plus en plus prohibitif et pèsent lourdement sur le budget des compagnies, mais aussi des programmateurs et des journalistes qui ont tendance à venir au festival pendant des périodes de plus en plus courtes. Il faut bien comprendre que tous ces gens viennent à Avignon pour travailler. Les conditions d'accueil ne peuvent pas être les mêmes que pour les touristes. Michel Alban, metteur en scène La commission pense à une sorte de cantine solidaire en partenariat avec des associations locale pour favoriser le circuit court. La débauche de flyers, de tracts et d’affiches n’est plus dans l’air du temps, et l’affichage sauvage doit être supprimé. Pour le remplacer, les compagnies pourraient utiliser des flashcodes, privilégier les sites Internet, organiser un affichage au niveau des théâtres ou encore se regrouper pour acheter de la publicité. Améliorer l'interaction entre les les programmateurs et les diffuseurs Par manque de temps et de budget, les programmateurs ont du mal à réserver des espaces afin de découvrir les compagnies émergentes. Sous l'égide de Tessa Volkine, coprésidente de l’AAFA, la commission à trois projets : La création d’un petit-déjeuner qui réunirait les programmateurs et les chargés de diffusion avec l'intervention des jeunes compagnies. la mise en place d’une réunion, en amont du Festival, pour les primo-festivaliers et les structures fragiles. la réalisation d’une cartographie des festivals et réseaux de programmation éventuellement intéressés par les spectacles du Off. Il serait bien que tous les théâtres disposent d’un attaché de presse, ce qui permettrait aux compagnies qui ne peuvent pas en avoir un d’être aidées par celui du lieu. Que les attachés de presse indépendants et ceux du Off se réunissent avec les artistes pour leur donner des conseils. Isabelle Muraour, fondatrice de l’agence Zef A propos de la gouvernance En l’absence de régulation, ne subsistent que des stratégies individuelles qui ne peuvent qu’engendre de la violence Nous devons donc édicter des règles collectives afin d’arrêter cette chose qui, tous, nous dévore. Eric Verdin Pour cela, la septième et dernière commission entend faire remonter les résultats des différents travaux à l’ensemble des pouvoirs publics et réfléchit à la structuration de la gouvernance qui pourrait, par exemple, prendre la forme d’une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) et non d’une association type loi 1901. La conclusion de Sophie-Anne Lecesne Nous ne sommes pas naïfs et sommes bien conscients que l’ensemble de ces changements ne se feront pas en un jour, mais l’important est d’ouvrir les possibles pour mettre fin au formatage de la création artistique et des esprits Sophie-Anne Lecesne.

  • Ecoliers. La Vingt-Cinquième heure

    Résistons (encore) : La Vingt-Cinquième annonce la sortie de 6 films inédits sur les 6 prochains mois ! Il y a tout juste un an, le 18 mars 2020, à travers la publication de l'appel RESISTONS! était créér la plateforme de salles de cinémas virtuelles La Vingt-Cinquième heure et le maintien de la sortie du film Les grands voisins, la cité rêvée de Bastien Simon. La Vingt-Cinquième heure. Une solution innovante pour permettre de continuer de faire collaborer en synergie les salles de cinéma et les distributeurs. L'annonce de L’équipe de La Vingt-Cinquième Heure Pierre-Emmanuel Le Goff - Guilhem Olive 1 an plus tard, nous sommes parvenus avec 452 cinémas à réunir près de 300 000 spectateurs qui ont pu découvrir 759 films, poser leurs questions à 1008 invités grâce à l'organisation de 6957 séances. Nous avons aussi permis à 81 festivals de maintenir leur édition 2020 ou 2021, en version virtuelle ou en version hybride. Pour autant, près de 500 films sont aujourd’hui toujours dans l’attente d’une date de sortie car les salles de cinéma sont encore contraintes à garder portes closes. Certains films feront sans doute le choix d’une sortie directement en VOD ou SVOD, excluant de facto les exploitants du bénéfice de leur exploitation. Nous nous refusons de subir ce qui peut sembler être une fatalité : l’attente d’une retour à une situation sanitaire permettant la réouverture des cinémas et des autres lieux culturels. 1 film inédit par mois pour les 6 prochains mois. Ces films sortiront quoi qu’il arrive aux dates annoncées, via les salles virtuelles des cinémas qui nous font confiance, puis, dès qu’ils seront réouverts, en mode hybride, dans les cinémas renforcés par leurs salles virtuelles, afin de pallier notamment aux éventuelles limitations de jauges. Résistons (encore) ! ÉCOLIERS Avis de Foudart 🅵🅵🅵 C’est l’histoire d’une vie intérieure : celle d’un CM2 de la banlieue de Caen, au sein duquel le réalisateur Bruno Romy a vécu, pendant plusieurs mois, au plus près des 24 écoliers et de leur instituteur, monsieur Franc. Equipant entièrement la salle de classe de micros, maniant seul sa caméra, il s’est fondu dans le décor et a gagné la confiance de tous. Rapidement, ni les élèves ni le maître ne se sont plus souciés de sa présence. Il a filmé la vie scolaire telle qu’elle est, c’est-à-dire telle qu’on ne la voit jamais. Une œuvre atypique qui n'est pas vraiment un film à proprement parler, ni un documentaire. Plutôt une captation de vie qui surprend par le naturel et charisme des enfants. La sensation unique et assez étrange de découvrir un univers préservé et inconnu. Un monde de bienveillance et de tolérance, finalement, assez éloigné de nos souvenirs d'enfance. Tout est pour le mieux dans le meilleur des monde. Ecoliers, une ode à notre système éducatif. Écoliers de Bruno Romy (réalisateur du film Quand j'avais 6 ans, j'ai tué un dragon) Co-réalisateur Fiona Gordon et Dominic Abel Date de sortie 28 avril 2021

  • L’école des arts joailliers s’expose

    Jean Vendome, Artiste Joaillier Prolongation de l'exposition Jean Vendome, Artiste Joaillier, jusqu'au 28 août 2021 De son vrai nom Ohan Tuhdarian, Jean Vendome crée sa première collection de bijoux en 1950. Il ne cesse d’oeuvrer toute sa vie durant, jusqu’à son dernier souffle en 2017. Son talent protéiforme convoque tout autant l’élan baroque et surréaliste que le graphisme contemporain conférant à ses bijoux cette apparence épurée et très dessinée. Pionnier du bijou moderne, son approche particulièrement créative place Jean Vendome entre créateur de bijoux d’artiste et haute joaillerie. De ces soixante-sept années de travail intense naîtront des œuvres marquées par l’art de sublimer les pierres fines en les mariant à des matières précieuses, le tout avec une technique joaillière très aboutie, fidèle en cela à la règle qu’il s’était lui-même fixée : « servir les pierres sans les trahir ». L’École des Arts Joailliers met en lumière l’univers de ce créateur aventureux, qui en véritable artiste s’est appliqué à créer son monde. Commissaire de l'exposition Sophie Lefèvre Exposition "Le Bijou Dessiné" Du 14 octobre 2021 au 14 février 2022 L’exposition présentera une collection d’art graphique exceptionnelle, comprenant une soixantaine de dessins et plusieurs carnets, tous issus du Fonds Van Cleef & Arpels sur la Culture Joaillière et présentés pour la première fois au grand public. Le « dessin joaillier », à travers plusieurs axes Couvrant le XIXe siècle, l’exposition permettra de s’interroger sur ce qu’on dénomme le « dessin joaillier ». Mise en œuvre du dessin, le dessinateur, et le statut du dessin joaillier. La scénographie proposera une expérience immersive à l’intérieur d’un espace entièrement dessiné, plongeant ainsi le visiteur dans un dessin grandeur nature. Commissaires de l'exposition Michaël Decrossas & Stéphanie Desvaux L'ÉCOLE DES ARTS JOAILLIERS 31 rue Danielle Casanova - 75001 Paris +33 1 70 70 38 40 Exposition "Jean Vendome, Artiste Joaillier" Jusqu'au 28 août 2021 Exposition "Le Bijou Dessiné" Du 14 octobre 2021 au 14 février 2022 Entrée gratuite, sur réservation Réservez votre créneau sur www.lecolevancleefarpels.com

  • Le Laboureur de Bohème. Dispute à la vie, à la mort

    Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Un laboureur dont la femme vient de périr en couches convoque la Mort pour lui faire part de sa colère et de sa douleur. Celle-ci répond à ses invectives avec sagesse, humour ou moquerie. En choisissant de programmer en début de saison, un Laboureur de Bohème, on ne peut pas dire que le Théâtre de Poche Montparnasse, tant par le thème de la pièce que par son style ait choisi la facilité. En effet, on aurait pu imaginer une pièce plus joyeuse et moderne qu’une disputatio médiévale ayant pour sujet la mort. Pourtant, ce spectacle, loin d’être morbide, est une véritable fête de l’esprit. Le texte est magnifique et le propos reste très actuel. Aux allures burlesques, avec des costumes et des masques étonnants, la mise en scène a des notes burlesques et le phrasé de Marcel BOZONNET, mélopé, fonctionne à merveille. Le Laboureur de Bohème, une pièce littéraire et philosophique où l’on s’étonne de sourire, avec Marcel BOZONNET et Logann ANTUOFERMO qui défendent, à merveille, deux très beaux rôles. LE LABOUREUR DE BOHÊME De Johannes VON TEPL, Traduction Florence BAYARD, Mise en scène Marcel BOZONNET et Pauline DEVINAT Avec Marcel BOZONNET, Logann ANTUOFERMO Avec la voix d’Anne ALVARO Décors et costumes Renato BIANCHI Lumières François LOISEAU THEATRE DE POCHE MONTPARNASSE À partir du 1er septembre 2020. Dimanche 17h, lundi 18h30

  • Ma langue Maternelle va mourir

    Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Un spectacle de Yannick Jaulin est avant tout un voyage d’une immense tendresse à travers les mots. Cet artiste, conteur, danseur, chanteur, a un charme fou et une élégance rare. Il se moque un peu de ses origines et pourtant, il en parle si bien que ça donne vraiment envie d’en connaître plus. L’immense intelligence de Yannick Jaulin est d’avoir su composer un duo atypique avec Alain Larribet, génial musicien, compositeur, chanteur. Les mises en parallèle entre sa langue maternelle et les musiques du monde magnifiques par Alain Larribet sont des moments d’une pureté absolue. Ma langue Maternelle va mourir au Théâtre de Sartrouville, les 5 et 6 novembre à 18h30

  • La journée de la jupe en Replay sur France TV

    Coup de poing au Théâtre des Béliers Parisiens Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Sonia Bergerac est professeure de français dans un collège de banlieue sensible et s’obstine à venir en cours en jupe malgré les conseils du proviseur. Dépassée par l’attitude de ses élèves ingérables, au bord de la crise de nerfs, elle tente tant bien que mal de faire son cours. Lorsqu’elle trouve un pistolet dans le sac d’un de ses élèves, elle s’en empare et, involontairement, tire sur l’un d’entre eux. Paniquée, elle prend la classe en otage... Alors qu’il est habituel qu’un succès au théâtre ait la chance de connaître une seconde vie au cinéma, depuis quelque temps, nous pouvons observer l’effet inverse et cette année, particulièrement, les adaptations de films fleurissent au théâtre. Pourtant, l’exercice n’est pas aisé. Il y a, en effet, moins d’unité de temps et de lieu au cinéma et le montage cinématographique n’est pas facile à transposer sur scène. Jean-Paul Lilienfeld est un réalisateur de films d’auteur passionnant. Il arrive à retranscrire l’esprit de la société presque de façon documentaire (un peu comme Depardon) tout en n’occultant jamais la dramaturgie et la poésie. Pour exemple, le sujet de « la journée de la jupe » est si fort que, dix ans après sa sortie, le film reste, tristement, complètement d’actualité. En dehors de la mise en situation d’une salle classe avec ses brouhahas et chuchotements, le plus compliqué était certainement d’arriver à nous faire oublier la prestation magique d’Isabelle Adjani. C’est impossible, mais Gaëlle BILLAUT-DANNO, par sa sensibilité « à fleur de peau », est vraiment parfaite dans ce rôle de professeure au bord de la crise de nerfs qui va totalement perdre pied et les jeunes comédiens qui l’entourent sont formidables. L’adaptation de Jean-Paul Lilienfeld est si crédible et haletante et la mise en scène de Frédéric FAGE est si efficace et fluide que la pièce défile sous nos yeux sans même que l’on s’en aperçoive. La journée de la jupe est une ode féministe, laïque qui, tout en écorchant le système éducatif, montre la place du professeur et ses difficultés. La journée de la jupe est actuellement en Replay sur France TV, c'est ici

  • Les Théâtrales Charles Dullin

    Lieux de diffusion et de création du Val-de-Marne Les Théâtrales Charles Dullin proposent tous les deux ans un festival axé sur la promotion du théâtre contemporain afin d’en favoriser la découverte dans les théâtres de villes et autres lieux de diffusion et de création du territoire val-de-marnais. Il s’agit, pour les Théâtrales Charles Dullin, d’aider à l’identification d’un théâtre parlant du et au présent, ancré dans notre temps, de favoriser le renouvellement des langages scéniques, d’encourager la collaboration entre les différentes composantes des équipes artistiques, de stimuler l’échange essentiel entre les metteurs en scène et les auteurs. PARCE QUE CRÉER, C’EST INSPIRER ! Si « le théâtre est indispensable à ce qui nous rend humain », comme l’affirme le dramaturge Edward Bond, alors nul doute que l’édition 2020 des Théâtrales Charles-Dullin nous est plus indispensable que jamais ! Dans un contexte où nous n’avons jamais eu tant besoin d’espaces d’inspiration, de réflexion et de relations, cette nouvelle édition nous offre, en effet, une occasion unique de partager ensemble des émotions à travers des pièces qui interrogent sur la manière de conjuguer nos singularités au pluriel, de rêver le monde, d’y trouver sa place, d’en faire une aux autres, sur nos libertés et nos choix… Christian Favier / Président du Conseil départemental du Val-de-Marne Cette année, Les Théâtrales Charles Dullin proposent un focus sur deux autrices et metteuses en scène : Pauline Bureau, qui présentera Féminines et Hors la loi, et Pauline Sales, qui présentera Normalito et la lecture En prévision de la fin du monde et de la création d'un nouveau. Le festival accueillera également des créations 2020 (Bananas and kings de Julie Timmerman) et la reprise des spectacles Désobéir de Julie Berès, L'enfant Océan de Frédéric Sonntag, An Irish Story de Kelly Rivière, Le Champ des possibles d'Elise Noiraud, Final Cut de Myriam Saduis... Les Théâtrales Charles Dullin DU 3 NOVEMBRE AU 13 DÉCEMBRE 2020 NOUVEAUX HORAIRES - COUVRE-FEU : -Des caravelles et des batailles: mardi 3 novembre 18h30 (anciennement 20h30) à l'Espace Culturel André Malraux au Kremlin-Bicêtre - Mais regarde toi ! : vendredis 6 et 13 novembre à 19h (anciennement 20h30) au Théâtre Antoine Vitez à Ivry-sur-Seine - En prévision de la fin du monde et de la création d’un nouveau : lundi 9 novembre à 19h (anciennement 20h30) au Théâtre Paul Eluard de Choisy-le-Roi - Bananas (ans kings) : vendredi 13 novembre à 18h (anciennement 20h30) au Centre Culturel Aragon Triolet d'Orly samedi 21 novembre à 18h (anciennement 20 novembre à 20h30) au Théâtre de Fresnes - Grange dîmière - Les nuits polaires : mercredi 18 novembre à 19h (anciennement 19h30) Centre Culurel Aragon-Triolet d'Orly - Les naufragés : jeudi 26 novembre à 19h (anciennement 20h30) au Théâtre des Quartiers d'Ivry - Elle/Ulysse : vendredi 27 novembre 19h (anciennement 20h30) au Théâtre André Malraux de Chevilly-Larue - Pompier(S) : vendredi 27 novembre 18h30 (anciennement 20h45) au Nouvel Espace Culturel Charentonneau de Maison-Alfort Crédit photo Brigitte Enguérand, Leslie Artamonow, Thomas Faverjon PROGRAMME 2020 LIEUX D'EXPRESSION Espace Jean Vilar 1 rue Paul Signac 01 46 15 09 77 CACHAN Théâtre Jacques Carat 21 av. Louis Georgeon 01 45 47 72 41 CHAMPIGNYSUR-MARNE Centre Culturel Jean-Vilar 52 rue Pierre Marie Derrien + 06 13 72 70 07 Théâtre Gérard Philipe 54 boulevard du Château + 06 13 72 70 07 CHARENTONLE-PONT Théâtre des 2 Rives 107 rue de Paris 01 46 76 67 00 CHEVILLY-LARUE Théâtre Chevilly-Larue André Malraux 102 av. du Général de Gaulle + 01 41 80 69 69 CHOISY-LE-ROI Théâtre Paul Éluard 4 av. de Villeneuve Saint-Georges 01 48 90 89 79 CRÉTEIL Maison des Arts place Salvador Allende 01 45 13 19 19 FONTENAYSOUS-BOIS Espace Gérard Philipe 26 rue Gérard Philipe + 01 71 33 53 35 Salle Jacques Brel 164 boulevard Gallieni + 01 71 33 53 35 FRESNES Grange dîmière Théâtre de Fresnes Ferme de Cottinville 41 rue Maurice Ténine + 01 49 84 56 91 GENTILLY Salle des fêtes de Gentilly 14 place Henri Barbusse + 01 41 24 27 10 Médiathèque de Gentilly 3 rue de la division Leclerc + 01 41 24 27 10 IVRY-SUR-SEINE Théâtre des Quartiers d’Ivry – CDN du Val-de-Marne 1 place Pierre Gosnat 01 43 90 11 11 Théâtre Antoine Vitez 1 rue Simon Dereure 01 46 70 21 55 LE KREMLINBICÊTRE Espace Culturel André Malraux 2 place Victor Hugo 01 49 60 69 42 MAISONS-ALFORT Nouvel Espace Culturel Charentonneau 107 av. Gambetta 01 41 79 17 20 ORLY Centre Culturel Aragon-Triolet 1 place Gaston Viens 01 48 90 24 24 RUNGIS Le Théâtre de Rungis 1 place du Général de Gaulle 01 45 60 79 05 SAINT-MAUR Théâtre de Saint-Maur 20 rue de la Liberté 01 48 89 99 10 VILLEJUIF Théâtre Romain Rolland Scène Églantine (1er étage médiathèque*) *à 50m du Théâtre 18 rue Eugène Varlin 01 49 58 17 00 VILLENEUVESAINT-GEORGES Sud-Est Théâtre 21 av. Carnot 01 43 89 54 39 VITRYSUR-SEINE Théâtre Jean-Vilar 1 place Jean-Vilar + ou + 01 55 53 10 60 V

  • Je m'appelle Erik Satie, comme tout le monde.

    Théâtre de la contrescarpe J'ai un rapport très charnel à l’œuvre D’Erik Satie et ceci depuis longtemps. Sa musique a accompagné mes amours, mes peines et mes joies. Je ne peux traverser la Normandie sans écouter les gymnopédies. Mon excitation était donc au maximum en venant voir, aujourd’hui « Je m'appelle Erik Satie, comme tout le monde ». Et je vous le dis le plus directement possible. Quel bonheur immense ! Ce spectacle est magnifique, sensuel, intelligent, émouvant, passionnant et même surprenant dans sa construction. Je suis tombé amoureux de Laetitia Gonzalbes, d’Elliot Jenicot, d’Anais Yazit et de Suki. Il va peut-être falloir que j’arrête d'écouter Erik Satie. Je pense que ça me monte un peu au cerveau. Savez-vous, tout de même qu’Erik Satie a fréquenté les plus grands ? De DEBUSSY à COCTEAU en passant par PAUL VERLAINE et SUZANNE VALLADON ? Que de nombreux musiciens se sont inspirés de son travail et qu’il n’a jamais eu la reconnaissance méritée ? Laëtitia Gonzalbes a fait un travail de documentation formidable, mais pas seulement. Elle a écrit un texte fantastique et malicieux, à tiroirs. J’adore ce type de travail artistique. Quoi de mieux pour parler d’un créateur comme Satie, précurseur de plusieurs mouvements, dont le surréalisme qui de nous plonger, nous aussi, dans un univers fantasque et délirant. Je n’ai pas l’impression d’avoir rencontré Erik Satie cet après-midi mais d’être entrée dans sa tête, dans son âme. L’œuvre de Laetitia Gonzalbes, car il s’agit bien d’une œuvre, est géniale. Quel magnifique cadeau pour les deux comédiens. Elliot Jenicot (absolument immense) et Anais Yazit. Elle m’a dit que c’était sa première vraie pièce en tant que comédienne, je refuse de la croire. Elle est fantastique de douceur, de force, de subtilité et de sensualité. Je ne peux finir sans parler de Suki, immense illustrateur, les images diffusées sont déjà une œuvre à part entière. Un spectacle dans le spectacle. J’ai eu l’immense chance de rencontrer l’équipe de cette pièce formidable. En plus d’être talentueux. Ils sont extrêmement sympathiques et ont beaucoup humour. Le théâtre de la contrescarpe et sa directrice ont eu l’idée géniale de souffler à l’oreille de Laetitia Gonzalbes Erik Satie, et c'est une très grande idée, car cette jeune auteur et metteuse en scène à la très belle carrière en a fait un bijou. Je ne suis pas tellement sûr que mon article soit utile finalement, tant je suis certain que «Je m'appelle Erik Satie, comme tout le monde» va être un immense succès. Cela ne peut pas en être autrement. Les fées de la folie douce ce sont penchée sur ce berceau. Qui mieux que Xavier Delette, musicien et directeur du conservatoire régional De Paris pour parler de ce spectacle. «Le texte se dévoile comme l’un de ces tableaux anciens où une enfilade de portes entrouvertes induit un effet de vertige qui ne nous entraîne là, où plus rien ne répond aux critères de La pure Logique. Chaque plan questionne notre perception : sommes-nous prêts à accepter un autre qui ne fonctionnerait pas comme nous ?» Grâce à la pièce, j’ai même appris ce que signifiait Gymnopedie, mais ça, vous le saurez en allant au théâtre de la contrescarpe. Les photos magnifiques du spectacle sont de Fabienne RAPPENEAU, magicienne de l’art vivant et Julien Wagner est mon chouchou des attachés de presse de PARIS.

  • Le quai de Ouistreham. La puissance du témoignage

    Le Quai de Ouistreham est un livre écrit par Florence Aubenas, en 2010 et une proposition théâtrale passionnante. La journaliste y racontait son immersion totale durant six mois dans le monde des travailleuses précaires. Florence Aubenas témoigne et raconte. « Ce livre a rendu visible ce que l’on ne veut pas voir : la misère au quotidien de ces femmes de l’ombre. Mais aussi leur volonté de bien faire, l’exigence de ce métier méprisé dans un monde en crise. » Réalisme, poésie et émotion sont les trois adjectifs qui peuvent être utilisés pour décrire ce seul(e) en scène brillant mis au point par Magali Bonat (comédienne) et Louise Vignaud (metteuse en scène), à partir du magnifique texte de Florence Aubenas. Le Quai de Ouistreham construit sous forme d'un témoignage poignant et réaliste commence avec un ton vif, direct et nerveux qui peut faire penser à une tribune politique. Puis, assez vite, par des élans littéraires très bien amenés et la description attachante de ces femmes indispensables et « invisibles », la poésie apparaît et nous entraîne alors dans un moment d’une grande émotion. Le jeu de Magali Bonat est si juste et investi, les mots résonnent si bien que l’on peut vraiment parler d'incarnation. En associant forme documentaire, poésie et émotion, ce seul en scène est un projet profondément troublant et humaniste. Crédit photo : Rémi Blasquez

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