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- Le festival de Deauville invite le festival de Cannes et illumine les ETOILES
Le festival de Deauville commence très fort cette année. Les stars américaines sont absentes, mais de très belles découvertes sont présentées en compétition et le festival de Cannes illumine le tapis rouge. Et si l’invitation de Cannes à Deauville était la plus belle idée de ce festival hors du commun ? Un vrai coup de cœur dans la sélection officielle. The sound of metal, un très beau film émouvant et instructif où le son devient un personnage à part entière. The assistant. Julia garner, au regard intense qui envahit l’écran, campe un role particulièrement délicat tout en nuance et sobriété. Les docs de l’oncle Sam. Billie, un documentaire construit comme un film noir Americain nous dévoile toutes les facettes surprenantes de l’immense Billie Holliday. The last Hillbilly surprend surtout par l’atmosphère très particulière qui s´y dégage entre film documentaire, œuvre naturaliste et immense poème. L’heure de la Croisette. Le festival de Cannes nous offre neuf films de sa sélection et nous surprend à chaque projection. Teddy est un film de genre surprenant avec un Anthony Bajon envoûtant (5 films bientôt en salle) et une Noémie Lvovsky en directrice géniale de salon de massage. A good man est un film étonnant qui parle d’amour et de tolérance en offrant un rôle incroyable à Noémie Merlant. Les deux Alfred est un film fou, complètement barré qui ne ressemble à aucun autre. Une vision très juste de la société dans un esprit absurde et décalé. Sandrine Kiberlain et Denis Podalydès (absolument sublime) s’en donnent à cœur joie et nous font mourir de rire. Deux standing ovations en une même journée pour A good man et Les deux Alfred et Thierry Frémaux nous annonce que les neuf films présentés à Deauville seront invités au prochain festival de Cannes.
- Le penseur. Jean-baptiste Suckler
Vous allez penser que je suis de mauvais poil aujourd’hui, mais pas du tout. Enfin un peu tout de même quand je ne suis pas emballé par une pièce. Concernant le penseur. Je suis vraiment déçu. Le décor est très beau, comment faire autrement avec Rodin. J’ai adoré les moments de sculptures (surtout au début) et de dessins. C'est absolument magnifique et crédible, mais c’est tout. Je pense que Jean-Baptiste Suckler s’est fait plaisir sur ce coup-là, mais il n’a pas la carrure, la force, la voix de Rodin. Son débit est trop rapide. La voix trop aiguë. J’aurais aimé qu’il parle beaucoup plus posément et qu’il soit moins dans la projection. Alors, évidemment, je n’ai pas connu Rodin. Mais l’art du théâtre comme celui du cinéma est de reproduire une réalité crédible et je ne suis pas rentré dans le personnage. Quand on connaît l'œuvre de Rodin et je la connais très bien. Tout représente la force, la rudesse. L'anatomie des corps est accentuée pour donner justement ce sentiment d’autorité. Enfin, que nous raconte cette pièce que l’on ne sait pas déjà? Pas grand-chose ou même rien du tout (j’ai juste Aimé le passage sur les modèles dénudés que j’ai trouvé très beau). J’adore Rodin éminemment, viscéralement mais pas Jean-Baptiste Suckler dans Rodin. En plus, la diction n’est pas parfaite avec des fins de phrase qui descendent et les noirs dans la mise en scène sont trop présents. Je suis désolé mais cela ne le fait pas pour moi.
- Ghost le musical. Théâtre Mogador
Ghost, au départ un film de Jerry Zucker, écrit par Bruce Joel Rubin. Un Mélo complètement assumé qui reste dans nos têtes depuis 30 ans pour l’interprétation de Patrick Swayse, Demi Moore et la géniale Whoopy Goldberg, une scène d’une sensualité torride et une BO magique. Ce que j’ai pu pleurer en écoutant Unchained Melody. Pleurer...d’amour, bien sûr ! Ghost navigue entre histoire d’amour, thriller et surnaturel : un jeune couple, Molly et Sam, s’installe dans un loft de Brooklyn pour s’y construire un avenir radieux mais tout s’effondre lorsque Sam est mortellement blessé dans une rixe. Du corps de Sam s’échappe un double fantomatique, qui ne se résout pas à quitter l’amour de sa vie, quand il comprend que sa mort n’est pas aussi accidentelle qu’elle peut paraître et qu’un danger plane sur Molly. Par l’entremise d’une cartomancienne haute en couleurs (l’irrésistible Whoopi Goldberg à l’écran), Sam va parvenir à entrer en contact avec Molly… L’équipe artistique de Stage Entertainment France a commencé à travailler sur ce projet il y a plus de 18 mois. Elle a été séduite par la retranscription fidèle du film sur scène (ce qui devrait plaire aux fans du film), notamment par sa dimension romantique et humoristique, par les effets scénographiques qui mettent en majesté la dimension fantasmagorique et par une musique originale puissante et jouée en live (bien sûr) générée par deux compositeurs hors-pair : le multi-récompensé Glen Ballard et Dave Stewart dont tout le monde se souvient pour avoir co-fondé Eurythmics. Même si cette comédie musicale tourne dans le monde depuis 2011 avec un succès fou et a obtenu de multiples récompenses aussi bien à Londres qu’à Broadway, on peut parler, tout de même, de création « Mogador » car un soin particulier a été apporté aux effets scéniques pour que l’illusion soit totalement rendue dans les tableaux avec les fantômes et l’équipe créative de Mogador, accompagnée par le chorégraphe international, a également réinterprété les scènes d’ensemble dansées. Ce soir Claudia Tagbo s’est éclatée sur scène et nous a enchantés. D’après ma mémoire, j’ai l’impression que son rôle est bien plus important sur scène que dans le film, mais la présence de Claudia Tagbo est telle que je peux me tromper. Grégory BENCHENAFI (génial dans Chance) et Moniek BOERSMA sont également très bons et les assistantes de Claudia au TOP. Les moments dans la boutique de la voyante sont vraiment bons. Il y a vraiment de très beaux tableaux Dans Ghost et même de la magie. Les décors et les costumes sont très beaux et on nous offre un grand spectacle. C’est un fait absolu. Je me suis même surpris à dodeliner de plaisir sur mon fauteuil et d'être même subjugué par moments. J’ai l’impression d’avoir fait un voyage express à Londres ou à Broadway le temps d’une soirée parfaite. Quand un musical international rencontre une équipe artistique française. Ça. C’est Paris ! C'est vraiment un très beau spectacle
- L’ombre. Studio du gymnase
J’ai un véritable coup de foudre pour cette pièce magnifiquement écrite par Alma Brami. Je trouve que le suspense est ténu. Sur un fil. Alma Brami va certainement faire partie des auteures féminines (c'est bien trop rare) qui vont compter dans le futur. J’ai vraiment été agréablement surpris du début à la fin par l'atmosphère, l’humour noir, l’esprit hitchcockien très réussi, une descente progressive dans la folie et le sujet absolument universel et actuel sur une forme de maltraitance psychologique « banale » faite aux femmes. Cette pièce, ce seul en scène est très difficile à jouer et Dédeine Volk-Léonovitch (une révélation pour moi et un coup de cœur absolu) est si formidable que je n’ai pu faire autrement que de me jeter sur elle, à la sortie pour la féliciter. Dimitri Rataud qui était là, aussi, a fait un grand travail de direction d’acteur et a su révéler le meilleur de Dédeine et mettre en scène ce texte splendide. “J’ai voulu à travers ce spectacle raconter une histoire d’amour. Raconter à travers le regard d’une femme, comment une histoire d’amour peut naître, s’épanouir puis se refermer imperceptiblement et faire disparaitre cette femme dans l’ombre de son homme. Le spectacle est le voyage intérieur bouleversant et intime de cette femme si douce, si simple et si proche de chacun de nous qui va se battre pour retrouver sur son propre chemin la lumière qui est en elle.” Dimitri Rataud Cette pièce est à voir absolument. Elle est totalement immanquable.
- interview de Thierry Lopez. ICH BIN CHARLOTTE à la Scène Libre
« Ich Bin Charlotte » est un seul en scène génial mis en scène par Steve Suissa et porté par Thierry Lopez qui incarne près de 30 personnages. Prix Pulitzer de l’œuvre théâtrale, en 2004, traduit et joué dans plus de dix langues, Ich Bin Charlotte a été nommé aux Molières 2019. Tirée d’une histoire vraie, Ich Bin Charlotte retrace l’enquête menée par deux Américains pour tenter de percer le mystère Charlotte von Mahlsdorf, personnage fascinant et subversif devenu une icône de la pop culture berlinoise. C’est aussi le récit poignant d’un travesti qui a réussi à se cacher du nazisme et du communisme dans les périodes les plus sombres de l’Allemagne. Thierry Lopez m'a fait l'immense plaisir de me recevoir à la scène Libre à l'occasion de la prolongation d'Ich Bin Charlotte. J'ai passé, en sa compagnie, un moment délicieux et instructif. Voici son interview :
- Interview de Bruno Putzulu. Les ritals. Théâtre de la scène parisienne
Les ritals est un très beau livre de François Cavanna publié en 1978. Ce livre est un hommage à son enfance, au père. Un hommage aux immigrés italiens à Nogent pendant l’entre-deux-guerres, en pleine crise économique. Bruno Putzulu, l’interprète passionnant de Douze hommes en colère, un immense succès au théâtre Hébertot, revient aux racines et, en fait une adaptation théâtrale lumineuse et mélancolique. Je connaissais la belle carrière de Bruno Putzulu, mais je ne pensais pas qu’il chantait aussi bien et qu’il faisait des imitations aussi amusantes et convaincantes. Dans les ritals, Bruno Putzulu joue avec son corps et avec les mots. Truculent, il donne l’impression de s’amuser comme un petit fou et s’accorde totalement avec l’accordéoniste (Grégory Daltin ou Aurélien Noël). Mario Putzulu, son frère, a été réellement inspiré en mettant en scène cette pièce. On sent beaucoup d’amour et de respect entre Mario et Bruno. Mario Putzulu, avec un regard très bienveillant, a su, certainement, mettre en confiance Bruno Putzulu et lui a permis de s’exprimer pleinement. Les ritals est une « pièce fraternelle » sur la famille. Une ode merveilleusement tendre au père. Un très beau duo entre un comédien investit et un accordéoniste de grand talent. Bruno Putzulu m’a accordé un très beau et long moment, d’une générosité folle. Aussi gentil qu’émouvant, Bruno Putzulu parle de son métier, des Ritals et de son père avec intelligence et passion. L’interview qui suit est à voir absolument tout comme la très belle pièce Les Ritals, à la scène parisienne.
- Plus haut que le ciel. Théâtre Fontaine
Il y a des pièces comme ça dont on ne parle pas assez...finalement et qui sont, pourtant, de sacrés bijoux. Plus haut que le ciel ou les péripéties de la construction de la tour Eiffel est une pièce géniale. Le texte de Florence et Julien Lefebvre est magnifique, le décor et les costumes sont très beaux et les comédiens. Quels comédiens ! J’ai vraiment aimé cette pièce survoltée et ma fille de 7 ans également. Les idées de mise en scène de Jean-Laurent Silvi sont incroyables. Les personnages haut en couleur » sont vraiment très drôles. Les répliques fusent, les portes claquent et en plus, on apprend plein de choses sur la tour Eiffel. 305m, construite sur un terrain marécageux, ce « pylône » qui deviendra l’un des monuments les plus connus au monde et le symbole de la France était loin de faire l’unanimité est aurait bien pu ne jamais voir le jour. Les comédiens sont vraiment parfaits. Truculent comme Frédéric IMBERTY (Gustave EIFFEL), lumineuse comme Margaux VAN DEN PLAS (Claire EIFFEL), brillant comme Thomas RONZEAU (Aldophe SALLES) - j’adore ce comédien génial qui sait tout faire, survolté comme Axel BLIND (Émile NOUGUIER) et Nicolas Le GUEN (Maurice KOECHLIN), merveilleux comme Jean FRANCO (Alfred BERNOUILLE / TAILLESEC, SCAPARELLI, Leconte DE LISLE, Édouard LOCKROY), et sublime comme Héloïse WAGNER (Armande BERNOUILLE). Le théâtre fontaine est un théâtre que j’ai toujours apprécié. Cette année, leur programmation est géniale et « plus haut que le ciel » est vraiment une immense réussite. J’ai ri de très bon cœur et j’ai même été ému vers la fin. À part les changements de décor un peu poussifs. Tout est bon et même merveilleux.
- D’elle à lui. Attention bijou
Emeline Bayart, une comédienne que j’adore nous a concocté un tour de chant sur le thème du couple. Un récital antidépresseur qui rend heureux et une façon pour moi de découvrir, en plus de son merveilleux jeu de comédienne, son talent de chanteuse. Elle est accompagnée au piano par un virtuose au charme fou, Manuel Peskine. Emeline Bayart a fait un énorme travail de recherche et a dégoté de vraies pépites musicales parmi une multitude d’auteurs tel que Vincent Scotto, Paul Marinier, Jean Obé, Mireille, Juliette, Bernard Joyet... Je vous ai trouvé le spectacle idéal pour un début de semaine idéal entre rires et élégances, réparties et coquineries dans ce Resto -spectacle, le café-théâtre du Kibélé 12 rue de l'Echiquier-Paris-10e lundi 18 et mardi 19 novembre 2019 à 19H30 lundi 16 et mardi 17 décembre 2019 à 19H30 lundi 13 et mardi 14 janvier 2019 à 19H30 lundi 3 et mardi 4 février 2019 à 19H30 RÉSERVATIONS INDISPENSABLES (et paiement au chapeau) B reservationemelinebayart@gmail.com
- Francoise Sagan. Caroline Loeb
J'apprends aujourd’hui que Caroline Loeb est en tournée avec la pièce françoise Sagan. Encore une petite que j’ai eu la chance de voir au lucernaire j’aime vraiment Caroline Loeb. Je l’ai connue comme tout le monde en tant que chanteuse puis redécouverte dans des films 🎥 pas toujours réussis mais toujours courageux. Je crois même (mais je n’en suis plus très sûr ) l'avoir vu dans un court metrage que j’avais adoré. En tout cas, je n’ai jamais perdu de vue cette personnalité hors norme qui a su se réinventer avec un immense courage et beaucoup d’intelligence. Le spectacle est particulièrement réussi. Alex lux que j’adore a fait un travail de mis en scène formidable. Sincèrement bravo !
- Prix Café Beaubourg 2020. Deuxième édition, le 20 mars
Le Prix Café Beaubourg sera décerné, le 20 mars prochain. Il met en lumière l'écriture théâtrale et distingue une pièce de théâtre originale, écrite en français, jouée ou publiée au cours de la saison. Jean-Marie Besset, le président du jury ainsi que Laure Adler, Anne Delbée, Sabine Haudepin, Christophe Barbier, Patrice Kerbrat, Jean Varela se sont réunis pour effectuer une première sélection de douze auteurs dramatiques. Il est à noter la qualité irréprochable de cette sélection ainsi que la pluralité des styles de théâtre représentés. Cette année, le printemps est attendu avec grande impatience. Anne Berest pour "La Visite" (Editions Actes Sud Papiers, création Théâtre du Rond Point, Fév. 20) Rémi De Vos pour "Départ volontaire" (éditions Actes Sud Papiers, création Théâtre du Nord, Lille Mai 19) Jean-Noël Jeanneney pour "L'Un de nous deux" (Editions Portaparole, création Petit Montparnasse Sept 19) David Lescot pour "Une femme se déplace" (Editions Actes Sud Papiers, création Théâtre de la Ville, Abbesses Déc 19) Régis de Martrin Donos pour "Au pied de la Montagne Noire" (Edition collective En Actes, création Nouveau Théâtre du 8e, Lyon, oct 19) Julie Ménard pour "Inoxydables" (Edition collective En Actes, création TNP mars 19, Festival Impatiences 2019) Philippe Minyana pour "21, rue des Sources" (Editions de l'Arche, création Toulon, Saint Quentin, puis Théâtre du Rond Point nov. 19) Pierre Notte pour "L'Effort d'être spectateur" (Editions Les Solitaires Intempestifs, création Théâtre du Rond Point Nov. 19) Jean-Benoît Patricia pour "Pompier(s)" (création Théâtre du Rond Point Sep. 19) François Perache pour "Vacarmes" (création Compagnie La Joie Errante, lauréat Artcena nov 19) Yann Reuzeau pour "Les Témoins" (Editions Actes Sud Papiers, Création Manufacture des Abbesses, Oct. 19) Gérard Savoisien pour "Marie des poules" (Editions L'Avant Scène, Création Avignon Off puis Petit Montparnasse Jan. 20)
- Un amour de jeunesse. Un bel hommage au « théâtre, ce soir » Théâtre de la Renaissance
Un amour de jeunesse est la nouvelle pièce d´Ivan Calbérac après la pièce très réussie « dégustation ». À vingt ans, Antoine sans un sou en poche, s’est marié avec Maryse… Mais elle l’a quitté du jour au lendemain pour des missions humanitaires en Afrique. Trente ans plus tard, Antoine a fait fortune dans l'internet et vit avec Diane, une romancière d’origine aristocratique. Seul souci, il a complètement oublié Maryse, qui revient d'Afrique pour divorcer… Et qui pourrait à cette occasion lui réclamer la moitié de son patrimoine. Antoine se lance alors dans un mensonge insensé : faire croire à Maryse qu’il est encore plus pauvre qu’elle… Et le pire, c’est que ça pourrait marcher. Un amour de jeunesse est un très bel hommage à l’émission culte « Au théâtre, soir ». Les bouleversements et quiproquos vont bon train et le décor est certainement le plus beau, actuellement, sur les boulevards. Stéphane de Groodt est aussi amusant qu’attachant et compose un très bon personnage de clown triste. La scène des chaises, notamment, lui permet de nous offrir tout son talent. Isabelle Gélinas, d’une grande élégance et totalement malicieuse, donne l’impression de prendre un vrai plaisir sur scène. Les trois autres comédiens Olivia Côte, Nelly Clara et Sébastien Pierre sont aussi très lumineux. Je dois rendre hommage à Sébastien Pierre que j’ai vraiment trouvé génial en avocat d’affaires pris par la grâce de l’humanitaire. Un amour de jeunesse est une très bonne pièce de boulevard, sur les boulevards avec un très beau décor et de très beaux costumes. Cela fait un bien fou de voir un grand spectacle aussi généreux dans un théâtre privé. Cette pièce manquait à la programmation de la rentrée 2020 C’est réparé et c’est génial !
- Une des dernières soirées deCarnaval. Magnifique. Théâtre des Bouffes du Nord en replay sur France5
Quand la pièce parfaite rencontre le metteur en scène parfait dans le théâtre parfait, cela donne une soirée « trois fois » parfaite. Je me pose presque la question de l'utilité d’écrire mon article tant la presse, le métier et le public sont unanimes. « Une des dernières soirées de Carnaval » est vraiment un pur chef-d'oeuvre. Tout est délicieux, depuis le texte (l'adaptation française de Myriam Tanant et Jean-Claude Penchenat ), jusqu'à la mise en scène, les costumes magnifiques de Caroline de Vivaise, les chants et même les danses. Ce spectacle est brillant et majestueux. Cette "farce naturaliste" de Goldoni me fait penser à du Molière et du Tchekhov réunis. La légèreté règne, mais la critique sociétale est toujours sous-jacente. La question de la fête (à tout prix) comme exutoire, du départ et de l’amour sont les thèmes principaux de cette société vénitienne. Quand on sait que cette pièce est la dernière de Goldoni à Venise avant qu'il rejoigne la FRANCE. Seniore Goldoni tire sa révérence avec panache. Alors, pourquoi cette pièce n’est-elle pas plus jouée ? J’ai l'impression que Clément Hervieu-Léger que j’apprécie tout particulièrement tant par son parcours de comédien que de metteur en scène a pris un plaisir immense dans cette création ou récréation. Autour des deux jeunes premiers idéalisés et angéliques à souhait sont réunis des personnages bien marqués, tous un peu troubles, mais toujours attachants. J’ai adoré l'arrivée très soignée de chacun, mais en réalité j'ai tout adoré. Les manigances, les surprises, le banquet et la fin magistrale. Je me suis délecté de ce spectacle sublime et j’avais une envie folle de me jeter sur scène pour participer à cette soirée magique. Les comédiens sont parfaitement choisis et l'harmonie et la joie d'être ensemble sur ce plateau est palpable. Je pourrais détailler le jeu de chacun mais la notion de troupe, poussée à son paroxysme, fonctionne, car chaque particule s'imbrique parfaitement entre elles. J’ai décidé de tous les citer, car c'est une justice grandement méritée : Aymeline Alix, Erwin Aros, Louis Berthélémy, Clémence Boué, Jean-Noël Brouté, Adeline Chagneau, Marie Druc, Charlotte Dumartheray, M’hamed El Menjra, Stéphane Facco, Juliette Léger, Jeremy Lewin, Clémence Prioux, Guillaume Ravoire, Daniel San Pedro. Je suis un véritable amoureux du théâtre des bouffes du nord. C’est un peu mon Olympia à moi et j’y vais à chaque fois avec une véritable excitation, mais cette fois-ci, je trouve que ce théâtre et son atmosphère unique convient parfaitement à la pièce (j'aurais pu dire la même chose pour les naufragés, Opening Night ou tant d'autres pièces, en vérité). Je ne sais pas pourquoi mais j'ai été totalement transporté dans un vieux palais vénitien et de voir cette immense scène envahie de toute part par ces comédiens, danseurs, chanteurs, musiciens EST UN BONHEUR ABSOLU. La musique. Quelle musique magnifique ! La voix d’Erwin Aros m'a embué les yeux, la chorégraphie de Bruno Bouché m'a totalement emporté et j'ai vraiment envie de dire que les lumières de Bertrand Couderc sont splendides. JE NE PEUX VRAIMENT PAS FAIRE AUTREMENT QUE DE NOMMER TOUT LE MONDE TANT DE GENIES SE SONT PENCHES SUR CE BERCEAU. « Une des dernières soirées de Carnaval » est sans conteste l’une des plus belles et des plus grandes réussites de cette saison théâtrale si riche et réussie. J’avais senti le vent venir avec un Avignon passionnant, cette année. Je ne sais pas s’il reste encore une seule place tant le succès est immense, mais la tournée s’annonce et il faut voir absolument cette pièce. Foi de fou de théâtre


















