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- Knives and Skin. Festival de Deauville
J’ai bien aimé ce film, J’ai même beaucoup aimé par moments. Surtout la fin, magnifique. J’ai quand même été dérangé par les couleurs un peu partout. J’ai vu plein de filtres de lumière collés sur le décor. La réalisatrice nous a expliqué que c’était pour donner un côté un peu girly et un peu plus léger à ce drame. Ok. Est-ce que j'ai aimé ? C’est une autre histoire. On parle de Blue Velvet, de David Linch. Oh là… On va, un peut se calmer sur ce coup-là. Il y a de très bonnes idées artistiques. C’est un film barré totalement. Les personnages sont complètement à l’ouest. Les adultes sont à côté de la plaque et les ados sont...en pleine crise d’adolescence. C’est un film de genre(s). Je mets un S exprès, car parfois c’est sinistre, pathétique, drôle, complètement fou, mais c’est aussi le problème de ce film. A vouloir se frotter à tous les styles, on ne sait plus où se positionner et ça donne une sensation de perdition. Peut-être que c’est un choix assumé de la réalisatrice Jennifer Reeder (j’adorerai lui poser cette question) et du coup ça deviendrait vraiment une œuvre artistique intéressante et j’adorerai. Quand je la vois avec son look, son assurance, ces ongles, ces tatous. Je me dis qu’elle a peut-être du lion sous le capot et qu'elle peut bien, dans le futur, nous embrouiller les neurones. Autrement-je serais vraiment déçu. De toute façon, je ne suis quand même pas fan des couleurs à outrance. Je trouve ça un peu trop « à la mode » en ce moment et So 80. Film sympatrique mais j’aurais besoin d’être un peu éclairé sur ce coup-là. Vous allez adorer ou détester. À vous de faire votre choix.
- LE LIEN. NOUVEL ARTICLE
Je me permets d'écrire un nouvel article, car j'ai eu, depuis 3 jours, de longs échanges passionnants avec Panchika Velez que j'apprécie très sincèrement. J'avais vu à Avignon une pièce fantastique. Qui a peur de Virginia Wolf ? Ce jour-là avait été particulièrement intense. C'était ma 8ème pièce de la journée et ça faisait 12 heures que je regardais du théâtre (Oui. C'est Avignon). Autant dire que ce n'étaient pas les conditions optimums et pourtant, ce fut un choc total. Absolu. J'ai bu totalement cette pièce explosive et touchante à la fois. Voici mon article à cette occasion pour ceux qui seraient passés à côté. https://www.foudetheatre.com/post/qui-a-peur-de-virginia-wolf-oh-my-god Aujourd'hui, je ressens vraiment le besoin d'écrire à nouveau sur le LIEN. J'en suis sortie, au festival de Ramatuelle, un tant soit peu embarrassé notamment sur le travail de Panchika Velez et je l'ai exprimé. Je ne reviens pas dessus, évidemment, car ce que j'avais exprimé était sincère et honnête, mais Panchika Velez a eu l'attitude absolument remarquable de me contacter pour répondre à mes questions plutôt que de me mépriser ou de m'insulter (comme c'est souvent arrivé par le passé). Je trouve cette attitude absolument attachante d'autant plus que pour un créateur, Il est très difficile émotionnellement d'avoir du recul lorsqu'on crée une œuvre et un metteur en scène à sa part de création tout à fait non négligeable. C'est un peu comme si l'on critiquait à sa maman son petit bébé (je pense que l'image est assez parlante.). J'avais dit lors de mon premier article que j'avais beaucoup aimé cette pièce. En effet, tous les ingrédients sont là pour faire un spectacle génial. L'auteur, François Begaudeau, les comédiens et ce metteur en scène fantastique, Panchika Velez. Elle m'a expliqué avec beaucoup de précision les difficultés de monter cette pièce à Ramatuelle. Je me suis sentie mal à l'aise au sujet du décor et ce n'était pas pour rien, finalement. L'impossibilité de transporter le décor d'origine et les dimensions de la scène ont été de vrais questionnements et un vrai défi. Car l'originel n'est pas du tout celui que l'on a vu. Il a été modifié et à la place d'un salon très simple d'une femme du peuple. On s'est retrouvé dans un jardin de villa. Le ressenti est vraiment tout autre et on comprend mieux les incompréhensions et décalage entre ce fils qui a assez bien réussi (je pense.) et cette femme retraitée assez modeste. C'est étonnant et très instructif de comprendre, à cette occasion, que tout a son importance dans un spectacle et qu'un changement peut bouleverser véritablement le ressentit que l'on en a. J'y ai vu ce soir-là, une femme dans l'incapacité d'aimer son fils alors que c'était plutôt une question de différence de classe entre ces deux personnes qui s'aiment, mais qui ne savent plus se comprendre. Je comprends mieux alors le rapprochement de la fin, car pour toute personne ayant réussi. Les relations familiales peuvent être compliquées. C'est fou, mais totalement réel. Panchika Velez m'a également dit « le rapprochement de la fin est écrit, je n'ai jamais monté un spectacle en étant aussi fidèle aux didascalies, c'est écrit comme une partition ». Finalement, cette pièce peut avoir une lecture assez politique, comme tout ce qu'écrit Begaudeau, car la politique, c'est aussi la relation entre les gens, les peuples. Vous voyez. La communication a du bon et que par manque de communication on peut passer à côté du sujet et se tromper (comme en politique d'ailleurs). Je mets un point d’honneur de revoir cette pièce en tournée, en 2020, et je vous conseille d'en faire de même, car c'est une grande pièce. Attachante, puissante et merveilleusement interprétée. Les échanges que j'ai eus avec Panchika Velez m'ont fait penser à ma période d'étudiant en cinéma où très souvent nous passions des heures à discuter et partager nos points de vue sur un film que nous venions de voir.
- PETIT COUP DE GUEULE
Je vous adore mes petits fous mais pas tous... En tant que gestionnaire de mon propre compte je refuse absolument tous les propos racistes, homophobes, grossophobes, à caractère politique ou désobligeant envers la personne humaine. L'amour de L'art, pour moi, c'est l'ouverture d'esprit, la partage et la générosité. On a tout à fait le droit d'aimer ou de ne pas aimer une œuvre artistique. Le travail d'un artiste... Ses approches artistique, mais je ne tolérerai jamais l'atteinte à la personne humaine. Je peux citer un nombre incroyable d'artistes adulés que j'ai rencontré et que j'ai trouvé particulièrement odieux ou désobligeants. Il est parfaitement connu que certains artistes très célèbres et plus anciens n'étaient franchement pas sympathiques. Je ne me permettrai jamais de parler de ces sujets. Sauf avec des arguments solides et si je pense que ça peut atteindre une œuvre artistique. Ce qui compte c'est l'œuvre et uniquement l'œuvre. Quand j'entends parler, à propos de Gérard Depardieu de propos liés à son physique. Ça me répugne. Pour lui, mais aussi pour toutes les autres personnes qui pourraient se sentir blessées par concomitance. Quand je vois écrit de nombreux commentaires sur les impôts. C'est totalement ridicule. Ce n’est vraiment pas connaître le système. Lorsque Depardieu fait un film en France. Il y a des milliers de personnes qui travaillent grâce à lui depuis la production jusqu’à l’exploitation. Sur son nom. Les films se font. Le tour de chant qu'il fait sur Barbara remplit toutes les salles en France et en Europe. Certainement ailleurs. Cet argent fait vivre un nombre très importants d'intermittents du spectacle. Ça fait parler de la France. Faut-il que nous parlions de google et autres ? Faut-il s'insurger des footballeurs domiciliés à Monaco ? Faut-il aborder notre système bancaire? C'est le système qui est le problème et le problème est politique. Le blog FOU DE THÉÂTRE n'est pas une tribune politique. Je bloquerais chaque personne qui atteindront à la personne humaine et j’effacerais systématiquement les commentaires. Je souhaite de tout cœur créer un groupe de petits fous d’art, de cinéma, de théâtre...et ce n’est pas utopique car vous êtes toujours de plus en plus nombreux à nous suivre. On peut être exigeant. On peut adorer, détester, critiquer mais jamais être vulgaire et désobligeant. C’est un point d’honneur pour moi, pour nous, pour notre communauté “Sans art, il n'y a pas de liberté possible” Frederic Bonfils ❤️
- Game of thrones. Attention culte
A l’occasion du festival du film américain de Deauville. Venez voir les 8 saisons dans leurs intégralité sur grand écran au cinéma Momy en partenariat avec OCS. GAME OF THRONE. La série la plus primée de tout les temps avec 47 Emmy Awards
- En mode Projet. Théâtre de la Contrescarpe
Je viens tout juste de voir le très joli spectacle de Philippe Fertray. Je dis spectacle car, même s'il est seul en scène, il ne l'est pas tant que ça. Ce spectacle, parfaitement bien écrit et aussi fou que subtil. Tendre que joyeux. Poétique que politique. Philippe Fertray avec une véritable maestria jongle avec les mots comme avec les personnages qu'il interprète. Il est tellement habité qu'on en deviendrait presque schizophrène. Vous n'avez plus que 6 semaines pour découvrir ce comédien hors norme (si vous ne le connaissez pas). La sortie idéale pour un retour de vacances en douceur et éclat de rire. Ce soir je margotte, pisote, zinzinule. Première pièce pour mon retour Parisien et belle rencontre
- Once upon a time...in Hollywood
A mon tour de donner mon opinion sur le nouveau film de Quentin Tarentino très commenté. Une chose est sûre, le cinéma de Tarentino ne laisse pas insensible et ce soir, pour ma part, ça tourbillonne un peu dans ma tête. J'ai trouvé tout d'abord que Brad Pitt, Leonardo DiCaprio et Al Pacino étaient vraiment parfaits dans ce film. Brad Pitt qui joue avec son image de séducteur vieillissant est extrêmement drôle. Leonardo DiCaprio est sur tous les fronts. Il a vraiment un jeu imprévisible et parfaitement maîtrisé et Al Pacino est tout simplement jouissif. Concernant le film. Mon avis est assez mitigé. Clairement. Il y a des moyens. La reconstitution de l'époque est très réussi et l'atmosphère qui se dégage est envoûtante. Il y a, pour moi, vraiment des scènes cultes et le début est grandiose. Tarentino excelle toujours autant dans les bagarres et dans le gore (ce moment-là est totalement génial). je déteste raconter les histoires et spoiler, mais Brad Pitt qui se retrouve dans une scène de western avec des filles. C'est dingue. Par contre. Il y a de sacrées longueurs. Ça part un peu dans tous les sens et on a du mal à savoir où le film veut aller véritablement. Drame psychologique. Farce ou parodie. Critique acerbe. Parfois ça fonctionne et on est pris au jeu du suspense comme dans la parodie ridiculement délicieuse de Charles Manson. Parfois ça retombe comme un soufflet et ça frôle même le ridicule. Les styles se mélangent, s'entrechoquent . Il y a un bon moment avec une voix Off, puis des écritures sur l'écran pour bien nous dire que ce personnage est telle personne (c'est lourdingue. On n'est pas des idiots), puis de longs épisodes de films reconstitués. Parfois très bien, mais parfois vraiment trop long. J'ai eu l'impression que Tarentino ainsi que ses acteurs se sont vraiment faits plaisir sur ce coup-là. M'ont-ils vraiment donnés du plaisir? Pas toujours ! La psychologie des personnages est quand même simpliste et caricaturale. Les années 70 à la sauce Tarentino ainsi que l'industrie cinématographique. C'est quand même un peu une attraction à la Disneyland. C'est bien. C'est beau. C'est chouette, mais très édulcoré. Comme s'il ne fallait surtout pas salir le souvenir joyeux que nous avons de cette époque (géniale en l'occurrence, mais pas aussi douce que ce que l'on nous montre) et le monde du cinéma bien plus complexe en réalité. Je n'arrive pas à dire que ce film ne m'a pas plu, car j'ai passé un bon moment et c'est un bon cru « Tarentinesque ». Bon. j'y vais. Sympa. Parfois très réussi, mais aussi profondément ennuyeux. Je ne me suis pas senti emporté. Peut-être que je suis devenu trop vieux (et mince ! ) pour les films de Tarentino. Le public était très jeune 🧒. Quand est-ce que l'on va voir enfin un vrai grand film sur les années 70 ? Sauf ceux réalisés dans ces années là et qui souvant étaient bien plus subversifs. Si vous en connaissez un, je suis preneur. Totalement Et ne me parlez pas de Woodstock qui était un énorme navet.
- Michel Aumont. Une étoile s’éteint dans le ciel de Paris
Michel Aumont, l’homme aux 100 pièces, aux 3 Molière. Sociétaire honoraire de la Comédie Française. Comédien, acteur. Vous avez bercé mon enfance et mon adolescence à la grande époque des films policiers des années 70 / 80. Je n’ai jamais eu la chance de vous voir au théâtre 🎭 mais je garderai dans ma tête et dans mon cœur pour toujours ce regard très particulier, envoûtant et souriant à la fois. Merci Monsieur pour votre talent, votre carrière si riche et passionnante.
- Et si je vous parlais de...mon festival de Ramatuelle
Ce soir, je tire ma révérence à princesse Ramatuelle et il est temps pour moi de faire mon bilan et quel bilan. Un festival magnifique. Alors, je ne sais pas si je vous manquerais, mais moi. Vous me manquerez...Follement (Non, ce n’est pas de la prétention. Juste un petit hommage à Annie Girardot). Quel éclectisme. Je ne sais pas, car je n’ai pas toujours eu les réponses à mes questions, mais je pense que c’est une véritable ligne éditoriale de la programmation. J’ai ri. J’ai dansé, j’ai été ému et j’ai même vu une pièce un tant soit peu misogyne juste après une humoriste qui affirme et assume sa féminité et son féminisme. C’est brillant. Non ? Et plein de second degré. Merci Monsieur Boujenah. Je tiens chaleureusement à remercier toutes les personnes adorables que j’ai croisées dans ce festival au charme très particulier. Tous les soirs, un petit sourire des policiers qui s’amusent de me voir sur mon scooter. Des agents de sécurité qui me font un clin d’œil avec ma gourde. Du jeune homme qui me sort mon Fanta avant même que je lui demande. Des jeunes placeuses qui m’accompagnent au rang F. Je remercie également, avec beaucoup de respect, Jacqueline Franjou qui depuis 35 ans en est la maîtresse des lieux. Enfin, je remercie Coraline, mon contact privilégié qui a su, avec beaucoup de délicatesse m’apprendre les rouages (vraiment) très subtils et codifiés de ce festival et qui m’a autorisé à passer un moment merveilleux avec l’équipe de la Machine de Turing. J’ai aussi appris ce soir dans le creux de l’oreille que j’avais été le premier blogueur invité de toute l’histoire du festival de Ramatuelle et qu’une de mes vidéos était sur le site de la mairie de Ramatuelle. C’est quand même génial tout ça. Je suis triste de partir, car je suis si insatiablement gourmand de théâtre, mais je suis heureux d’avoir passé une semaine en votre compagnie. On ne sait jamais. S'il vous manque un bénévole pour ramasser les coussins. Je reviens tout de suite. Même en plein hiver s’il le faut. Surtout si vous laissait le portrait de Jean-Claude Brialy. En tout cas, pour moi, quelques vacances bien méritées s’imposent. Les mots s’entrechoquent un peu dans ma tête, mais dès la fin août je vous promets de nouvelles très belles aventures. Mon agenda est déjà bien rempli et pour tous mes petits fous qui me suivent toujours de plus en plus nombreux et qui me font confiance. Pour les 280.000 personnes, qui ont lu ma lettre à Gérard Depardieu et les 2500 messages que j’ai reçus. Sachez que ce soir, sur ma boîte mail, j’ai reçu mon billet pour le voir au théâtre des Champs Elysées cet hiver. Si ça. Ce n’est pas de la chance. Du bonheur. Plus nous serons de petits fous, plus je serais fou de vous. Vous me donnez des ailes. Ma vie, aujourdhui. Ma bataille. Mon combat. Défendre et faire connaître l’art sous toutes ses formes. C’est notre plus grande liberté avec l’amour. Sans art. Il n’y a pas de vie possible. L’art, c’est la réflexion, l’ouverture d’esprit, le partage, la sensation, l’émotion, le plaisir, l’intelligence. Notre histoire en commun ne fait que commencer et je vous promets encore pleins de beaux moments. N’hésitez pas. Suivez-moi. Commentez, likez. Engueulez-moi quand vous n’êtes pas d’accord. Partagez vos découvertes artistiques et soyons fou.
- Et si je vous parlais de...Jean Pierre Mocky
Jean-Pierre Mocky. Acteur, scénariste, producteur, réalisateur, et même propriétaire de cinéma « Le Brady ». Cet homme, hors norme, a réalisé quelques films magnifiques dont « A mort l'arbitre » qui restera sans aucun doute dans l'histoire du Cinéma. Jean-Pierre Mocky fut un artiste à part. Vraiment passionné, il a fait jouer les plus grands qui se bousculaient pour tourner avec lui. Jacqueline Maillan, Catherine Deneuve, Jean Poiret, Michel Serrault et tant d'autres incroyables. Il leurs permettait, en leurs donnant des rôles décalés, de casser leurs images avec toujours beaucoup de classe. Mais il y avait aussi cette part d'ombre. Au début, un subversif aimant choquer, mais immensément drôle puis ses sorties, ses coups de gueule de plus en plus forts ou déplacés ont commencé à déranger, gêner l’intelligentsia. Je déteste ce certain monde de la télévision qui l'avait choisi comme "bon client", il s'est laissé emporter par cet univers bien futile et a abîmé son image. Un artiste se doit de garder, à mes yeux, une part de mystère. Je pense que nous sommes passés à côté d'un homme immense. Il n'a pas eu le respect qu'il méritait et si les hommages se multiplient aujourd'hui, Il a dû finir bien seul. À La fin de sa carrière, les colères se sont transformées en aigreur et je me rappelle d'une interview, ou même moi, un amoureux absolu, l’avait trouvé affligeant. C'était trop. Monsieur Mocky vous resterez dans mon cœur. J'ai pratiquement vu tous vos films. Je n'ai pas toujours tout compris et j'ai souvent été déçu, mais je me suis accroché, coûte que coûte, presque jusqu'à bout et je n'étais pas le seul, car le public, lui, vous as toujours aimé. Ça, j'en suis certain. N'oublions pas Jean-Pierre Mocky, un immense réalisateur des années 70/80 au palmarès inégalé de plus de 60 films. Je vous joins en photo les films qui m'ont marqués tout particulièrement. Respect Monsieur Mocky.
- LE LIEN...d’amour. Festival de Ramatuelle
Je viens de voir une pièce fantastique et pourtant cela va être mon premier coup de gueule de ce magnifique festival. Je ne comprends pas pourquoi un si beau texte dit par de si bons comédiens n’a pas totalement rempli le théâtre de verdure. Je pense qu’il y a plusieurs raisons à ça et je ne vais pas me faire que des amis. Je suis tellement passionné et j’aime tellement le Festival de Ramatuelle que je me dois d’être honnête et franc. Tout d’abord. Il y a un vrai manque de communication. Si je n'étais pas curieux et je ne m’étais pas un peu forcé, j’aurais certainement loupé cette pièce. Juste un petit conseil. Ne négligez pas les communicants que nous sommes même les plus petits comme moi. Nous avons un certain pouvoir d’influence non négligeable. Combien de fois, on m’a passé un petit coup de fil pour m’inciter à voir une pièce afin d’en parler (librement) et combien de fois on m’a félicité d’avoir aidé au remplissage d’une salle. C’est dommage que vous ne vous serviez pas plus de nous au festival de Ramatuelle. Ensuite. Mais c'est quoi ce décor ! Je n’ai pas besoin de décor monumental mais juste d’esthétisme. On a posé sur scène quelques plantes (très jolies au demeurant) mais un décor, c’est un écrin. Truffaut disait. « Il faut toujours que chaque plan signifie quelque chose ». C’est la même chose pour un décor de théâtre. Ce décor ne sert à rien. Il y a juste Pierre Palmade qui est venu caresser une plante quelques secondes. Elle devait se sentir bien esseulée, la pauvre. Je ne parle pas de la lumière. Ce spectacle était vraiment mal éclairé. Seule la table était « en lumière ». Pierre Palmade, à nouveau, qui faisait son possible pour meubler l’espace était la plupart du temps pratiquement dans l'obscurité et toujours éclairée de haut, ce qui n’est vraiment pas flatteur. Enfin la mise en scène. Panchika Vêlez, vous êtes immense. Je vous adore. J'ai tellement aimé votre mise en scène et votre direction d’acteurs dans « Qui a peur de Virginia Wolf ? ». C’était sublime. Un véritable coup de cœur et j’en ai fais un très long article. Là, je ne comprends pas. Pourquoi je ne retrouve pas vos nuances, vos exagérations et vos déplacements ? Vous savez si bien mettre en situation les cris et la vulgarité. Pourquoi ce soir, c'était si… je n’ose même pas dire le mot. Le fils pouvait vraiment péter les plombs. C’est viscéral ce qu’il vit. Pourquoi ne pas avoir poussé en ce sens ? Pourquoi les comédiens ont-ils l’air perdu dans l’espace ? Et puis je n’ai pas du tout aimé la fin quand la mère vient enlacer son fils. Dans ce type de relation et je connais bien le sujet, il y a, en général, une incapacité totale à se toucher. C’est vraiment, à mes yeux, une grosse erreur dramaturgique. Il aurait été bien plus fort de les voir assis côte à côte sur cet horrible banc. Peut-être que ce n’est rien tout cela et pourtant c’est si important. Ce spectacle n’était pas abouti et c’est bien dommage. Il n'était pas assez bien emballé. J’aurais tant aimé comprendre. J’aurais tant aimé que vous m’expliquiez votre travail, votre réflexion et apprendre pourquoi j’ai tort. Maintenant que j’ai lâché ce que j’avais sur le cœur, je vais vous dire tout ce que j'ai aimé. Le texte de François Begaudeau. Vous qui nous avez offert de pures merveilles avec notamment « entre les murs », « mektoub my Love ». Vous qui savez si bien dépeindre les sentiments vrais, simples et ordinaires, vous nous avez livré un texte parfaitement juste et magnifique, efficace et bouleversant. Un coup-de-poing dans notre cœur. Le titre s’appelle le lien. J’aurais dit l’Amour parce que cette pièce parle tout simplement d’amour. Compliqué, torturé, mais si intense. Il y a dans cette pièce des répliques totalement cultes. Madame Catherine Hiegel. Quelle leçon de théâtre ! Vous êtes sublime. Votre monologue du début est tout simplement extraordinaire. Par le texte, mais je l’ai déjà dit, mais surtout par votre interprétation. J’ai bu vos paroles. Je vous ai regardé avec une attention sans faille. Depuis le bout de vos orteils jusqu’au bout de vos mains. Tout est juste et parfait. Le ton, le rythme, les expressions du visage. Vous êtes un diamant. Une pierre précieuse. Je vous ai déjà vu tant de fois. Je vous aime tout simplement. Je vous le dis comme ça. Abruptement. Je reverrais, si j’osais, vous prendre dans mes bras et vous embrasser. Quel bonheur de vous voir interpréter ce rôle magnifique. Monsieur Pierre Palmade. J’ai envie de vous faire une déclaration. Je vous ai tant aimé. Vous avez été certainement mon premier éclat de rire théâtral, il y a, à peu près 25 ans. Je pense que c’était au palais des Glaces à Paris. Je me vois encore mourir de rire en vous découvrant lors de votre premier one man show. J’avais des dizaines de questions à vous poser, car vous avez été pour moi un véritable électrochoc. Je rêvais d’être là, à votre place, comme vous en avez eu l’envie (vous l’avez dit souvent) avec Sylvie Jolie, Muriel Robin. Je vous ai suivi, croisé, rencontré dans certains bars et puis les années passant, je vous ai un peu perdu de vue. Progressivement. sans même m’en rendre compte. J’ai accouru au théâtre du Rond-Point voir votre dernier one man show et je vous avoue que j'ai été une peu déçu (j’ai honte de dire ça, car j’ai une immense tendresse pour vous). Ce soir, j’ai l’impression de vous avoir retrouvé. Enfin ! J'ai adoré votre interprétation même si j’aurais eu envie d’un peu plus de nuances et de désarroi, car vous criez votre amour. J’aurais aimé voir un petit pétage de plomb, mais vos mots sont si justes que l’on dirait qu’ils ont été écrit par vous. Vous nous avez montré, ce soir, votre talent de comédien et cela fait un bien fou. Madame Marie-Christine Danede. Votre rôle est tout petit mais très important. Vous passez parfaitement la soupe…La tarte au citron. Pardon. Ce soir je pense que je me suis grillé définitivement avec le Festival de Ramatuelle et ce serait bien triste. Je dois être honnête et libre. Je transmets mon avis avec mon cœur, mais ce n’est que mon avis. Je me sens un peu triste que cette salle ne fut pas plus remplie. Mais pour vous trois, divins comédiens, encore bravo !
- Cyril Bruneau. Photographe officiel du Festival de Ramatuelle
Aujourd'hui, je suis allé faire petit tour à l'exposition photo de Cyril Bruneau qui se déroule au cœur du village de Ramatuelle, au Garage. C'est une très jolie exposition. On ne sait pas forcément comment il est difficile d'être photographe de concert, de plateau. Il faut arriver à saisir l'instant et d'être capable de retranscrire une atmosphère. Photographier un acteur ou une actrice, également. Arriver à saisir une forme de vérité avec ces professionnels de leur propre image est un exercice vraiment délicat. Je dis bien, une forme de vérité, car l'art photographique n'est pas vraiment l'art du réel puisqu'il est soumis à l'œil subjectif du photographe. Il faut une immense humilité pour être un grand photographe et je peux vous dire que c'est le cas de Cyril Bruneau, depuis 10 ans, photographe officiel du festival de Ramatuelle entre autres choses. Et quel photographe ! Ici. Pas de photo style Studio Harcourt. On est beaucoup plus proche de la simplicité de l'instant et ses photos sont magnifiques. Surtout celles en en noir et blanc qui me plaisent tout particulièrement. Un soir de festival, un petit tour au Garage puis un apéro sur la place de Ramatuelle. C'est une très bonne soirée en perspective. J'espère vraiment qu'un jour Cyril Bruneau nous fera partager son travail dans une livre rétrospective sur ce magnifique festival. Peut-être pour les 40 ans?
- Lettre ouverte...a Louis de Funès
Monsieur. Parce que je vous aime. Parce que vous faites partie intégrante de ma vie. De nos vies…à nous. Français. Vous êtes un monument à vous tout seul. Il y a la Tour Eiffel, l’Arc de triomphe et Louis de Funès. Vous nous avez fait tant rire. Vous êtes l'idole de toutes les générations et ma fille de sept ans commence, elle aussi, à regarder vos films. Pourtant vous êtes si méconnu. On oublie que votre carrière a été semée d’embûche. Qu’il vous a fallu attendre très longtemps pour être reconnu et que la gloire, tant méritée, n’est certainement pas celle que vous désiriez au plus profond de votre cœur. Vous êtes pour l’éternité le plus grand comique français, vous étiez aussi un de nos plus grands comédiens. Fin, délicat. Bien plus subtil que la gloire vous a un peu imposée. Le public ne vous connaît pas véritablement et nous sommes certainement passés un peu à côté de vous. Le musée de Sainte-Maxime (pourquoi Sainte-Maxime ?) ressemble un peu à tout cela. Dans un bâtiment affreux en papier mâché, on nous montre le Louis de Funès que l’on veut voir alors que vous méritiez tellement mieux. C’est un peu comme pour Simone Veil au Panthéon. Combien d’années Faudra-t-il encore pour que l’on vous honore enfin ? Honte à Saint-Tropez !!


















