google.com, pub-7957174430108462, DIRECT, f08c47fec0942fa0
 

LE LIEN...d’amour. Festival de Ramatuelle

Dernière mise à jour : 12 mars 2021

Je viens de voir une pièce fantastique et pourtant cela va être mon premier coup de gueule de ce magnifique festival.

Je ne comprends pas pourquoi un si beau texte dit par de si bons comédiens n’a pas totalement rempli le théâtre de verdure.

Je pense qu’il y a plusieurs raisons à ça et je ne vais pas me faire que des amis.


Je suis tellement passionné et j’aime tellement le Festival de Ramatuelle que je me dois d’être honnête et franc.


Tout d’abord. Il y a un vrai manque de communication. Si je n'étais pas curieux et je ne m’étais pas un peu forcé, j’aurais certainement loupé cette pièce. Juste un petit conseil. Ne négligez pas les communicants que nous sommes même les plus petits comme moi. Nous avons un certain pouvoir d’influence non négligeable.

Combien de fois, on m’a passé un petit coup de fil pour m’inciter à voir une pièce afin d’en parler (librement) et combien de fois on m’a félicité d’avoir aidé au remplissage d’une salle.

C’est dommage que vous ne vous serviez pas plus de nous au festival de Ramatuelle.


Ensuite. Mais c'est quoi ce décor !

Je n’ai pas besoin de décor monumental mais juste d’esthétisme.

On a posé sur scène quelques plantes (très jolies au demeurant) mais un décor, c’est un écrin.

Truffaut disait. « Il faut toujours que chaque plan signifie quelque chose ». C’est la même chose pour un décor de théâtre.

Ce décor ne sert à rien.

Il y a juste Pierre Palmade qui est venu caresser une plante quelques secondes. Elle devait se sentir bien esseulée, la pauvre.


Je ne parle pas de la lumière. Ce spectacle était vraiment mal éclairé. Seule la table était « en lumière ». Pierre Palmade, à nouveau, qui faisait son possible pour meubler l’espace était la plupart du temps pratiquement dans l'obscurité et toujours éclairée de haut, ce qui n’est vraiment pas flatteur.


Enfin la mise en scène. Panchika Vêlez, vous êtes immense. Je vous adore.

J'ai tellement aimé votre mise en scène et votre direction d’acteurs dans « Qui a peur de Virginia Wolf ? ».

C’était sublime. Un véritable coup de cœur et j’en ai fais un très long article.


Là, je ne comprends pas.

Pourquoi je ne retrouve pas vos nuances, vos exagérations et vos déplacements ?

Vous savez si bien mettre en situation les cris et la vulgarité. Pourquoi ce soir, c'était si… je n’ose même pas dire le mot.

Le fils pouvait vraiment péter les plombs. C’est viscéral ce qu’il vit.

Pourquoi ne pas avoir poussé en ce sens ?

Pourquoi les comédiens ont-ils l’air perdu dans l’espace ?

Et puis je n’ai pas du tout aimé la fin quand la mère vient enlacer son fils. Dans ce type de relation et je connais bien le sujet, il y a, en général, une incapacité totale à se toucher.

C’est vraiment, à mes yeux, une grosse erreur dramaturgique. Il aurait été bien plus fort de les voir assis côte à côte sur cet horrible banc.


Peut-être que ce n’est rien tout cela et pourtant c’est si important.

Ce spectacle n’était pas abouti et c’est bien dommage. Il n'était pas assez bien emballé. J’aurais tant aimé comprendre. J’aurais tant aimé que vous m’expliquiez votre travail, votre réflexion et apprendre pourquoi j’ai tort.

Maintenant que j’ai lâché ce que j’avais sur le cœur, je vais vous dire tout ce que j'ai aimé.