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1975 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Tchékhov à la folie. Théâtre de poche Montparnasse

    Deux pièces de jeunesse de Tchékhov, «la demande en mariage» et «l’ours». Deux pièces interprétées et réinterprétées à de multiples reprises. Mais sans aucun détour. Abruptement. C’est un pur bonheur ! Il y a du génie dans ce spectacle. Depuis L’ouvreuse parlant russe (je crois) jusqu’au décor, la mise en scène fabuleuse et l’accord parfait entre les trois comédiens. Très sincèrement, je n’avais jamais vu ces deux pièces aussi bien jouées. Aussi justement. J’ai même eu l’impression de les voir pour la première fois. Il faut dire que la traduction de texte original d’André Markowicz est un pur bijou. Les idées multiples de mise en scène de Jean-Louis Benoît associée à la technicité et au professionnalisme d’Emeline Bayart, de Jean-Paul Farré et de Manuel Le Lièvre font un cocktail Molotov. Ils nous ont concocté une farce folle et extrêmement drôle. Alors, bien sûr, avec la quantité innombrable de proposition de spectacle à Paris en ce moment, on pourrait être tenté, pour se détendre, d’aller voir une bonne comédie de boulevard où une pièce de café-théâtre. J’adore également ce type de théâtre car lorsqu’on aime, on ne compte pas, mais grâce à ce spectacle, vous aurez la chance de voir un magnifique texte, extrêmement drôle et superbement joué. Je vous conseille très fortement d’y aller, d’y emmener vos parents, vos enfants. C’est une façon idéale de découvrir le théâtre pour des jeunes tout en s’amusant franchement. Tous les habitués de théâtre savent que bien jouer la comédie est un exercice périlleux. Pour que ce soit drôle, il faut très souvent que les personnages vivent des moments dramatiques et qu’ils y croient vraiment. Ça nous fait rire mais eux vivent un drame absolu. Jouer la colère est encore plus difficile. Il y a assez peu d’auteurs et donc de comédiens qui se sont frottés à ce style. Il faut que les cris soient justes, forts mais aussi au bord, à la limite pour que ça reste audible et drôle. Il faut aussi beaucoup de nuances. Tout est là dans ces deux pièces et surtout dans ce spectacle follement féroce. Du rire, de l’émotion, de la dérision et une très belle atmosphère campagnarde. Les portes ne claquent pas trop mais le décor vibre. Le mobilier s’envole et les paroles fusent. Émeline Bayart interprète ces deux rôles de façon magistrale. Elle se donne à fond. Elle n'a peur de rien sur scène. Elle se livre à nous totalement. Ses postures, sa voix, ses expressions vont rester dans ma tête pour très longtemps. Elle m'a offert une très belle interview ou elle parle très bien de son travail et la joie qu’elle a de jouer ces deux pièces tous les soirs avec ses compagnons de route. Dans le prochain article, je vous conseille d’écouter son interview très intéressante.

  • interview d’Émeline Bayart. Tchekhov à la folie

    Je vous propose une rencontre magique, comme je les aime. Un peu à la façon d'un cours de théâtre. Une comédienne fantastique et une pièce immanquable de la rentrée théâtrale à Paris.

  • LE COURS CLASSIQUE. Théâtre du rond point

    « Le cours classique » est le tout premier roman d’Yves Ravey. Écrivain et dramaturge de talent. Cette pièce adaptée par Joël Jouanneau et Sandrine Lanno (également metteuse en scène) est vraiment un pur bijou. L’idée de départ est véritablement géniale. Un personnage ouvre une porte, se plante au milieu de la scène et commence à nous engueuler. Nous le public. Nous ces élèves car cette pièce se passe dans le milieu éducatif. Au début complètement absurde puis progressivement de plus en plus cynique et même dramatique. Cette pièce est toujours très drôle mais c’est aussi à la fois une vraie critique du monde enseignant, parfois très humain, souvent désabusé et du monde sociétal hiérarchisé. On nous parle à nous, toute la pièce, parfois élève, parfois senseur. Philippe Duclos et Grégoire Ostermann sont extraordinaires. Leur duo fonctionne à merveille. Leur jeu est si réaliste que nous sommes tous obligés d’avoir rencontré un personnage comme l’un d’eux dans nos vies. La gestuelle de Philippe Duclos est déjà un véritable langage. Sa façon d’être. De se déplacer, de jouer la certitude, la petitesse d’esprit, la mauvaise foi. Tout est juste, drôle et pathétique à la fois. La longue scène du tableau est si réussie que ça restera dans les annales du théâtre (j’en suis certain). Grégoire Ostermann joue tellement bien les nuances. Ses silences sont d’immenses jeux de comédien. Il est totalement juste. À la fois très bienveillant et totalement désabusé. Cette pièce est un immense coup de cœur. Coup au cœur. Quelle classe. Quel Texte. Quelle adaptation est surtout qu’elle mise en scène. Quand on pense que ce livre a été écrit, en 1995 et qu’il paraît si actuel. Il faut absolument voir « le cours classique ». Totalement immanquable. Du 4 au 29 septembre à 21h au théâtre du rond-point puis en tournée Quelques dates pour l’instant mais qui vont s’étendre à l’infinie et vers l’au-delà.

  • POUR UN OUI OU POUR UN NON. Manufacture des Abbesses

    Je connaissais Nathalie Sarraute en tant que personnage public et écrivain mais beaucoup moins en qualité de dramaturge. C’est une vraie découverte pour moi et quelle découverte. Le texte de cette pièce est splendide, parfaitement écrit et si vrai. On passe de situations totalement surréalistes à un décryptage des relations humaines. J’ai vraiment pensé plusieurs fois à ART de Yasmina Reza dans les incompréhensions et le poids des mots. Bernard Bollet et Gabriel le Doze sont deux très bons comédiens. L’un très ancré au sol dans ses ressentiments, l’autre dans l’incompréhension et le doute. Je tiens aussi à parler d‘Anne Plumet qui joue, ici, un tout petit rôle mais qui illumine la scène. J’ai un vrai coup de cœur pour elle que je trouve d’une justesse formidable. Cette pièce est très intéressante mais j’ai quand même un petit bémol concernant la mise en scène de Tristan le Doze. Je suis un peu gêné, car j’ai vu la toute première représentation et qu’il va certainement y avoir des ajustements mais je trouve que les costumes et la scène manquent d’esthétisme. Je n’ai absolument aucun problème avec le minimalisme mais ici c’est un peu trop (L’éclairage, quant à lui est réussi) et je suis ennuyé par les déplacements des acteurs qui sont limités au minimum. Que l’un des deux soit très immobile ne m’aurait pas dérangé, mais j’aurais aimé que le deuxième personnage soit un peu plus volubile. À la fin du spectacle, J’avais envie de les écouter mais de ne plus les regarder. C’est quand même une belle pièce et je suis heureux d’avoir découvert le texte de Nathalie Sarraute très bien joué au théâtre. Pour ça, déjà, Il faut aller voir cette pièce.

  • La Tosca. Opéra en plein Air

    Grazie mille maestro Puccini et merci infiniment madame Agnès Jaoui de nous avoir offert ce magnifique spectacle. C’est si bon de voir cet opéra dans cette cours d’honneur enfin rénovée. Le décor est très beau. Les costumes splendides et la distribution parfaite. La particularité de cet opéra est que chaque personnage et donc chaque chanteur a son grand moment et une belle place dans l’histoire. Évidemment Vissi d’arte par la Tosca et E lucevan le stelle par Cavadarossi sont les deux airs les plus connus mais le reste de la tosca est captivant également. Savez qu’avant d’être un Opera, la Tosca était une pièce créée au théâtre de la Porte Saint Martin et portée par Sarah Bernhardt ? Puccini s’est battu pour obtenir les droits afin d’en faire cette œuvre magistrale. Je ne suis pas toujours fan des écrans un peu trop utilisés à mon avis mais ici la vidéo est splendide et l’arrivée de la Tosca, une très grande idée. La vidéo apporte vraiment un plus à la trame dramaturgique et les incrustations de musiciens par moments les mettent vraiment en valeur. J’ai constamment senti l’esprit très intelligent et adroit d’Agnès Jaoui. J’ai eu la chance de pouvoir discuter avec elle quelques minutes pendant l’entracte. Je l’ai félicitée, bien sur et je lui ai posé une seule question mais vraiment importante pour moi. Quelle fut votre toute première réaction lorsqu’on vous a proposé ce projet? Elle m’a répondu immédiate avec ses yeux lumineux. La joie ! C’est tombé au parfait moment de ma vie. Et je suis bien d’accord avec elle car elle nous propose un vrai bijou. Ewa Vestin est une soprano à la voix un tout petit plus grave. J’adore cette particularité et Karine Babajanyan, plus traditionnelle est formidable également. Ce soir il y avait du vent et si c'était un peu difficile pour les chanteurs, la magnifique robe couleur azur de la Tosca était encore plus belle. Je crois savoir qu’il reste encore quelques places pour ce spectacle absolument immanquable. Ce serait vraiment dommage de ne pas le voir. Alors, couvrez vous bien et venez dans la cours d’honneur des Invalides. Plus que trois représentations exceptionnelles.

  • Ma première journée à Deauville. Soirée d’ouverture

    J’ai vraiment eu beaucoup de chance aujourd’hui. j´ai eu le bonheur (et même avec une carte presse, ce n’est pas facile) d’assister à la cérémonie d’ouverture du festival de Deauville. Et pas n’importe quelle cérémonie car cette année, c’est un anniversaire qui compte. 45 ans de bonheur, de cinéma, de rencontre, de stars mondiales. Cette année, la sélection paraît passionnante et les vedettes seront au rendez-vous. Ce soir nous avons assisté au nouveau film de Woody Allen. UN JOUR DE PLUIE A NEW YORK. Un film de Woody Allen, c’est comme un cru millésimé. On attend toujours avec impatience, son nouveau cru. Parfois on est enchanté, parfois un peu déçu mais notre amour est toujours présent pour ce génie de poésie psychanalytique qui ne cesse de se réinventer. Pour ma part. J’attendais depuis longtemps, un nouveau film de Woody Allen a New York et je n’ai pas été déçu. Ce film est tout simplement truculent et joyeux, poétique et un peu désabusé. Woody Allen ne vieillit pas et sa part d’enfance reste intacte. Elle Fanning est parfaite d’ingénuité et joue la ravissante idiote avec un charme fou. Ces répliques sont extrêmement drôles. Timothée Chalamet joue un jeune étudiant rêveur et un peu perdu. Sa nonchalance est bouleversante. Diego Luna est un séducteur un peu ridicule et en guest Jude Law, le Woody de service est génial. Il faut voir absolument le nouveau WOODY ALLEN. Sortie le 18 septembre en France. Distribution Mars Film

  • HEAVY. Festival de Deauville

    Mon énorme déception du jour. Le sujet de départ est louable et peut être éducatif mais le traitement cinématographique est totalement raté et encore je pèse mes mots. On est dans le monde des junkies à Disneyland. La scène chez le psy est catastrophique et, à partir de là, je suis totalement sortie du film. Les Flashs incessants et les incrustations d'images pour bien souligner le trait Sont insupportables Ce film pourrait s’intituler le monde de la drogue pour les nuls. On ne croit pas une seule minute à Sophie Turner en junkie. Ça ne fonctionne absolument pas et enfin, par moment, le film prend une espèce de route à la Tarentino du pauvre. C’est pathétique. A fuir. En tout cas. Moi, j’ai fui. C’est vraiment triste pour les acteurs qui ne sont pas mauvais. C’est courageux de la part de Sophie Turner de choisir ce type de film. Mais là. Sérieusement. C’est un navet total.

  • SWALLOW. Festival de deauville

    Ce premier film de Carlo Mirabella-Davis est incroyable. Je n’avais pas lu le sujet avant de me rendre à la projection (j’adore ça) et je vous recommande d'en faire autant car le film prend encore plus de valeurs à mon goût. Les premières images sont d’une beauté à coup le souffle. Bien trop belle d’ailleurs (mais dans le bon sens du terme). On sent dès le départ que quelque chose va se passer. Quoi ? Mystère. Je l'écris comme ça, car j’ai vraiment senti une esprit Hitchcock dans le traitement du suspense. L’emprise. L’enfermement. L’étouffement psychologique de cette jeune femme est si bien dépeint que ça devient insupportable pour elle mais pour nous aussi. Halley Bennet est tout simplement magistrale. Tout en nuances, en gestuelle. Son regard parle pour elle. On sent si bien sa détresse, sa solitude, ses moments d’apaisement. Carlo Mirabella-Davis est un metteur en scène génial qui c’est mettre en images tous les sens. on voit le grain de peau, la salive... C’est un immense coup de foudre pour moi et Mollye Asher est étonnante.

  • Music of my life. Festival de Deauville

    Ce film, encore tirée d’une histoire vraie, est incroyable et une pure pépite. Gurinder Chadhar qui avait réalisé le magnifique “joue là, comme Beckham” nous fait un cadeau magnifique. Elle nous a expliqué avant la projection avec beaucoup d’humour, comment le Brexit et le retour d’un certain obscurantiste en Angleterre lui a donné l’envie de faire ce film. 1987, Angleterre. Javed, adolescent d’origine pakistanaise, grandit à Luton, une petite ville qui n’échappe pas à un difficile climat social. Il se réfugie dans l’écriture pour échapper au racisme et au destin que son père, très conservateur, imagine pour lui. Mais sa vie va être bouleversée le jour où l’un de ses camarades lui fait découvrir l’univers de Bruce Springsteen. Il est frappé par les paroles des chansons qui décrivent exactement ce qu’il ressent. Javed va alors apprendre à comprendre sa famille et trouver sa propre voie… la reconstitution des années 80 est truculents et c’est une belle et lumineuse réponse d’humanisme. Presque un acte politique. LE JEUNE ACTEUR Viveik Kaira dont c’est le premier film à un charme fou. Il est tendre, léger, joyeux et émouvant. Il n‘y a pas à tergiverser plus que ça. Ce film est absolument immanquable. Sortie le 11 Septembre en salle. Distribution UGC

  • Ham on Rye. Festival de Deauville

    Le film de Tyler Taormina est un ovni. Est-ce du cinéma ? Est-ce un documentaire, un essai, un travail de fin d’étude ? On peut sincèrement se poser la question. Ce film a assez de charme après tout. Ces collégiens américains qui vont passer une sorte de rituel initiatique. Ce n’est pas un bal comme on a pu le voir dans d'autres films, c’est plutôt une sorte de boom dans un petit resto de la ville mais ce rituel a une importance énorme et de vrais enjeux pour ces jeunes (des enjeux de monde très occidental un peu ridicule, mais réel). Ces jeunes sont plutôt bien filmés et attachants, même si les clichés sont assez affligeants. Ce qu’il me dérange le plus c’est l'utilisation de la musique assez lourdingue (J’ai appris que ce tout jeune réalisateur été aussi musicien) et les placements des caméras très suggestives. On a l’impression que ces jeunes sont souvent observés ou qu’il va se passer quelque chose mais il ne se passe rien. Absolument rien. Je me suis demandé pendant la projection si l’oncle Sam ne ce n’était pas un peu moqué de nous, petit Français, en nous envoyant leurs plus mauvais élève pour nous tester et que nous allions prendre ça très au sérieux. Peut-être que c’est la nouvelle vague américaine, mais il faut qu’elle reste en Amérique parce que là, à Deauville. Dans ce très beau festival. Je ne comprends pas. Il n’y avait pas assez de film ? Il fallait boucher les trous Si quelqu’un veut bien m’éclairer. Je prends toute information avec plaisir. Loin de là, pour moi, l’envie de blesser mais j'ai trop de respect pour le cinéma pour me faire embobiner de la sorte. Désolé Guys !

  • Waiting for the barbarians. Festival de Deauville

    Un film très attendu. Aujourd’hui, Deauville était en effervescence avec l’arrivée De Johnny Depp au charme fou et à la gentillesse non feinte. Après tout, notre Johnny Depp est un peu français de cœur. Il a été amoureux pendant des années de notre oiseau de paradis national et parle bien mieux français que ce qu’on l’imagine. D'ailleurs, C’est étrange car sa voix est bien plus claire en français qu’en anglais. Pour information. Je ne savais pas sur Johnny Depp était aussi timide. C’est une vraie surprise et c’est terriblement touchant. Concernant « waiting for the Barbarians » de Ciro Guera. Tout d’abord, je voudrais dire que j’aime beaucoup ce réalisateur colombien. J’ai vraiment apprécié ces deux premiers films « L’étreinte du serpent » et « les oiseaux de passage ». Ciro Guera n’était pas à Deauville. Jamais personne ne l’a cité et c’est bien dommage, car son univers, ces codes sont particulièrement intéressant. Et le film ? Eh bien, c’est un peu compliqué. J’en suis sorti un peu Disappointed 😔. À la fois, ce film est très beau, très esthétique (un peu trop à mon goût) Les acteurs sont fantastiques surtout Mark Rylance que j’ai adoré et en même temps qu’est-ce que ce film apporte vraiment ? On nous a expliqué aujourd’hui qu’il avait fallu un nombre d’années considérables pour monter ce projet et je le comprends parfaitement. Évidemment, qui sont les bons, les mauvais, les gentils, les méchants, les barbares ? Ok c’est une grande idée philosophique niveau bac. Évidemment, l’homme en tant que tel n’est pas bon par nature et que l'homme réuni en foule peut se transformer facilement en meute. C’est un fait avéré mais aussi très manichéen. C’est souvent le plus grand défaut du (mauvais) cinéma américain. Je fus ébloui, il y a deux jours de voir Skin que j’adore définitivement. Je pensais que ce cinéma avait enfin trouvé des nuances sur les relations humaines et ce soir je tombe pile-poil sur ce terrible cliché qui me dérange profondément. Mince Alors ! Non mais que nenni (c’est pour que les Américains que j’adorent et qui me suivent ne comprennent rien). Je pense que ce film va déchirer les critiques et les spectateurs que nous sommes. Certains vont adorer. D'autres vont détester. Je suis un peu entre les deux. Je n’arrive pas à trancher. Le duo Depp-Rylance est passionnant. La scène de leur rencontre est très réussie. Les moments très bibliques sont intéressants. Johnny Depp nous a dit pendant la conférence de presse que ce sujet n’avait jamais été abordé. Je pense qu’il ne devait pas être là, car la symbolique christique est présente tout au long du film. Le chemin de croix, la souffrance, l’errance, l'olivier, la lumière céleste qui ouvre l’âme, la pitié, le pardon, la rédemption, Marie Madeleine et même la fin des temps. Je suis certain que Ciro Guera nous aurait un peu plus éveillé sur ce point. Vous l’aurez compris. Ce n’est pas un grand film à mes yeux mais c’est quand même pas mal du tout et c’est fait avec amour et générosité. Enfin. Non seulement Johnny Depp a illuminé Deauville toute la journée et m’a laissé une magnifique photo souvenir que je vais garder très précieusement. C’est quand même agréable de ce dire. Allez, ce soir, je vais me faire un film avec ma chère Catherine Deneuve toujours aussi divine, avec Johnny Depp, Carlo Mirabella-Davis et Guy Nattiv. C’est la raison pour laquelle je mets tous les soirs mon plus beau costume Pour honorer ces artistes immenses et que j’adorent et même si je ne suis qu’une petite souris dans la fourmilière. Respect pour eux !

  • The wolf hour. Festival de Deauville

    Voilà un film vraiment intéressant magistralement joué par Naomi Watts qui s’offre totalement à nous avec une générosité folle et superbement mise en scène par Alistair Banks Griffin. C’est un film qui reste dans notre tête et qui nous pose des questions. Ce film donne l’envie de débattre et c’est d'ailleurs ce que j’ai fait ce soir. J’adore ça ! Toi, tu as vu ça. J'ai ressenti ça. C’est toujours la preuve d’un grand film. Ce huis clos est si bien filmé (c’est un exercice particulièrement périlleux) que, je n’ai pas du tout ressenti l’enfermement... Jusqu’aux 10 dernières minutes où l'urgence de sortir devient absolu. J'aime, tout particulièrement, dans ce film, les regards vers l’extérieur. Les personnages de passages tous extrêmement attachants. L’atmosphère, le décor. Je suis juste un peu gêné par les sonneries de l’interphone. J'imagine qu’il fallait ajouter un élément de suspense. Est-ce que c’était indispensable ? Je n’en suis pas si sûr. J'aurais bien aimé que ce personnage ait le son dans la tête. Ce coup-ci, on aurait vraiment été chez Hitchcock mais je ne pense pas que ce soit le cas. Sincèrement. Je me pose des questions comme vous pouvez le lire mais j’aime ce film vraiment et tout simplement. Très beau Film. Très belle mise en scène. Un suspense constant et une interprétation incroyable.

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