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- LA MACHINE DE TURING
Je viens d’avoir la chance de voir la machine de Turing. Très belle pièce. Le texte est magnifique et superbement interprété franchement je ne connaissais pas Benoit Soles. J’ai un coup de foudre pour son écriture tout en nuance. Césure. Rythmique. C’est écrit un peu comme une partition musicale. Je suis hyper fan de ses auteurs contemporains qui émergent depuis quelques années et qui donnent un coup de feu au théâtre. On a envie d’acheter ses textes et de les conserver précieusement. Son interprétation est juste parfaite. J’ai adoré le monologue du début qui est très théâtral à mes yeux et qui nous plonge directement dans quelque chose d’intrigant. Je n’irais peut-être pas donner le Molière de la meilleure mise en seine mais pour tout le reste. C’est un coup de cœur immense ❤️
- ADIEU MR HAFFMANN
Il faut courir voir adieu Mr haffmann. Actuellement au théâtre rive gauche. Il ne faut pas réfléchir. Juste y aller. Pour moi la pièce la plus excitante de 2018 au même titre que mademoiselle Molière pour l’année 2019. Dans le même théâtre cette année. Quelle programmation ! On ressort enivrés , heureux, léger, ému. Ne restez surtout pas coincé sur le sujet. Évitez absolument de trop vous documenter. J’y suis allé par hasard et c’est la solution idéale pour passer une merveilleuse soirée. Philippe Daguerre est juste un auteur contemporain merveilleux. On ne peux que remercier cette nouvelle vague du théâtre parisien. Gregori Baquet qui a un charme fou mais aussi tous les acteurs. Sublime
- Mademoiselle Molière
Mademoiselle Molière. Un spectacle coup de cœur. Anne bouvier est absolument formidable. Elle passe par toutes les émotions. Magnifique. Un Molière grandement mérité. Dommage que la représentation soit à 19h mais ça vaut vraiment la peine
- Douleur et gloire. Almodóvar
La saison des films de Cannes commence et c’est le top! Je suis fan d’un certain regard comme le festival de sundance mais la sélection officielle et également très excitante. Encore plus cette année. Douleur et gloire le nouveau film d'Almodóvar est troublant. Ce film si différent de tous les précédents. J’adore Almodóvar. Je n’ai pas tout aimé bien sûr. Mais je suis un vrai fan addict et j’attends le nouveau film avec toujours beaucoup d’impatience. Ce film est si intimiste. Si personnel et mélancolique. La pureté et la sobriété de ce film est si belle. Vraiment un très beau film émouvant
- Transmission. Un duo au sommet. Théâtre Hébertot
Tim Farley, vieux prêtre porté sur la bouteille, choyé par ses paroissiens, se voit confier par son supérieur hiérarchique la responsabilité d’encadrer Mark Dolson, jeune séminariste plein de fougue, véritable électron libre face à une institution rigide. Pendant une heure et demie, les deux hommes vont se livrer à un duel entre conversations en face à face et sermons aux paroissiens. Transmission (l’Affrontement) est une pièce culte de Bill C.Davis créée, il y a quarante ans qui a fait le tour du monde et a été, déjà, joué deux fois à Paris. Quarante ans et pas une ride ! c'est quand même fou concernant une pièce aux sujets si actuels : le sacerdoce des femmes, la position de l’Église face à l’homosexualité, le célibat des prêtres, le poids de la hiérarchie dans l’Église. Si les thèmes abordés sont très profonds et très justes. Le traitement, par la réécriture modernisée de Davy Sardou et la musique ajoutée, est très amusant et même mélodramatique par moments (ce n’est pas une critique, mais plutôt un style très habituel dans le monde anglo-saxon, trop peu utilisé au théâtre, en France). Ceci pourrait agacer, mais permet aussi de faire passer des messages...en douceur. Le rire n’est-il pas, la plus belle vertu de l’homme ? Francis Huster et Valentin de Carbonnières forment un duo génial qui permet à chacun d’exprimer ce qu’il a de meilleur à donner (ou transmettre). Huster a l’air de s’amuser tellement que, par moments, on a l’impression de voir un gamin malicieux sur scène. Valentin de Carbonnières (Molière de la révélation masculine 2019) a un charisme et un charme fou. Il interprète brillamment les doutes et les peurs de ce jeune diacre énervé et un peu paumé. Transmission est une pièce magnifique sur... la transmission au sens large. La transmission au sein de l’Église mais aussi entre professeur et élève et entre comédiens. Steve Suissa, avec une mise en scène virevoltante, en fait le pari d’en rire et c’est une très bonne idée. Un beau décor, de très bons comédiens et un texte qui, tout en faisant réfléchir, fait penser à un bon film romantique à l’américaine. Transmission est un moment délicieux, à voir absolument, au théâtre Hébertot. #transmission #theatrehebertot #stevesuissa #francishuster #davys ardou #valentindecarbonnieres #piecedetheatre #theatreparis #pieceavoir
- Tout Molière ou presque. Théâtre du Ranelagh
Trois comédiens décident de relever un impossible défi : monter tout Molière… en moins d’une heure ! De Tartuffe au médecin malgré lui, en passant par les fourberies de Scapin, l’avare ou le bourgeois Gentilhomme, on assiste à un florilège des meilleures scènes de Molière, orchestré par une équipe de bras cassés, investis d’une mission au service de laquelle ils mettront toute leur énergie ! Les Nomadesques avec « Tout Molière ou presque », et « Tout la comédie ou presque » tiennent une très bonne idée. De façon survoltée et très drôle, ils arrivent à nous faire découvrir ou redécouvrir plein de belles choses. Ce sont vraiment des spectacles jeune public qui plaisent à tous les publics. Les enfants participent joyeusement et les adultes rient de bon cœur. Les trois comédiens ont vraiment du charme et beaucoup de talent. Les costumes sont très beaux et la mise en scène est ingénieuse. Tout Molière ou presque est un très beau moment de théâtre, joyeux, et plein d’énergie. #theatreleranelagh #lesnomadesques #moliere #jeunepublic
- Double Jeu. Tragi-comédie policière au Théâtre du Gymnase
Réunissez 7 personnes qui ne se sont pas vues depuis 35 ans. Donnez-leur un chapeau et mettez-y des souvenirs. Demandez-leur de piocher. Et vous aurez une soirée qui va se transformer en cauchemar pour chacun d'entre eux... Double jeu est une pièce chorale intéressante, instructive et amusante de Brigitte Massiot qui excelle dans les relations amicales. Son écriture incisive associée à la légèreté de la mise en scène d’oliver Macé donne un bel écrin aux comédiens Nathalie MARQUAY-PERNAUT, Olivia DUTRON, Juliette DEGENNE, Philippe ROULLIER, Bernard FRUCTUS et surtout Pierre DENY. Son personnage est moins puissant que celui qu’il interprète dans Fausse Note. Une pièce vraiment géniale, mais j’adore ce comédien élégant et intelligent. Avec Double jeu, le théâtre du gymnase nous propose de passer une bonne soirée sur les Boulevards. #doublejeu #theatredugymnase #nathaliemarquaypernaut #oliviadutron #juliettedegenne #philipperoullier #bernardfructus #pierredeny
- Faut-il rouvrir les lieux de culture, les théâtres, les cinémas ?
Nous venons d’apprendre, qu’après l’Espagne, l’Italie décide de rouvrir ses lieux culturels, ses bars et restaurants. De notre côté, à l’aube d’un nouveau confinement qui pourrait se profiler à l’horizon et, alors que la situation sanitaire, en France comme dans d’autres pays, en Europe et dans le monde, reste très préoccupante. Faut-il rouvrir les lieux de culture, les théâtres, les cinémas, mais aussi les restaurants, les bars et les remontées mécaniques ? Au temps de la sécurité absolue et du principe de précaution, depuis de longues semaines, notre société est mise sous cloche. Débat interminable, annonces qui n’en finissent plus d’arriver, tergiversations en tout ordre. Fin novembre, le gouvernement a compris l’énervement des Français et les commerces dits "non essentiels" ont fini par rouvrir. Aujourd’hui, si Monsieur Emmanuel Macron décide, pour l’instant de ne pas reconfiner la France, pour montrer à quel point le pays est préoccupé, pour préserver la circulation des flux et au nom de la sécurité, la plupart des lieux revenants du public sont interdits de fonctionner. Nous sommes, actuellement, gouvernés "par la peur". Par une communication très bien organisée, nous avons, finalement, eu très peur des fêtes de fin d’année, à tel point que les Français, effrayés, ont particulièrement bien suivi les règles imposées. Nous avons, également, très peur des rassemblements, quels qu’ils soient, des vacances scolaires et jours fériés. De tout ce qui constitue une certaine liberté individuelle, un art de vivre et un bien-être mental, en particulier. Il est vrai qu’être malade et mourir d’un virus comme la COVID est une chose effrayante. Que le monde hospitalier, particulièrement fatigué et sous tension, est exténué et que nous devons le soutenir. Mais la colère gronde, sourde, pour l’instant. Si les différentes actions menées par les restaurateurs, les étudiants, les artistes n’ont, pour l’instant, pas été vraiment suivis. D’ici quelque temps. Cette colère pourrait être débordante. Jusqu’à aujourd’hui, aucune preuve n’a été faite concernant la circulation problématique du virus dans les bars, les restaurants, et surtout les remontées mécaniques, les lieux culturels. Toutes les mesures réclamées ont été prises et mises en place avec beaucoup de diligence et sagesse. Alors, peut-être qu’il est temps d’arrêter de se poser les questions comme "sommes-nous essentiels ou non essentiels ? Est-ce que la culture est juste un passe-temps, divertissant ? Est-ce que les week-ends ou les sorties à la montagne ne sont pas, si indispensables ? Il est temps de dire, haut et fort, que l’équilibre entre le travail et certaines distractions est loin d’être futile, est absolument indispensable. Au nom de notre société, de notre bien-être moral et psychologique, il faut que nos gouvernants n’oublient pas de rouvrir, très vite, les lieux de culture, les bars, les restaurants, les remontées mécaniques comme les lieux de cultes, les magasins, les transports en commun. En respectant, évidemment, les mesures sanitaires et en les adaptant au mieux, si nécessaire.
- JE SUIS PERDU. Un spectacle...en création
Je suis perdu est une suite théâtrale autour du thème de l’étranger, composée de trois courtes pièces pour deux comédiennes et un comédien. Un homme hébergé chez une jeune femme, un auteur invité à un festival d’artistes en exil, une brillante biologiste qui intègre une équipe du CNRS. Trois variations autour de la représentation de la personne étrangère, trois manières de déjouer notre perception de l’autre. Autant de situations concrètes qui mènent à poser cette question : mais qui es-tu ? Ce qui revient finalement à se demander : qui suis-je ? Qui-sommes nous ? Si nous venons à douter de qui nous sommes, le poids de notre regard sur l’autre devient moins écrasant. Alors une brèche peut s’ouvrir, comme une promesse de réciprocité. Ce projet est né à la fois d’une préoccupation pour ce que l’on a appelé « la crise des migrants » et d’un inconfort par rapport à la manière dont on représente souvent le migrant au théâtre, le plaçant dans une position de victime qui souffre...Je voulais donc aborder la question autrement que de façon compassionnelle. Mais comment ? Guillermo PISANI Je suis perdu. Un spectacle émouvant, en forme d'énigme, qui peut nous perdre, en effet, mais qui nous tient en halène, sans cesse. Trois formes théâtrales différentes (théâtre de la menace, comédie, polar), trois variations autour de la représentation de l’étranger·ère aux ton plein d'humour et sans pathos qui nous bousculent, nous questionnent et mettent en évidence le doute, l'inquiétude et même la peur engendrée par l'inconnu. Je suis perdu Texte et mise en scène Guillermo Pisani Avec Caroline Arrouas, Arthur Igual et Elsa Guedj Crédit photo Pauline Le Goff Représentation de travail, aux Plateaux sauvages - 5 Rue des Plâtrières, 75020 Paris Durée estimée 1h40
- LES CÉSARS 2021. Adieux les cons...
En dépit d'une année noire pour le monde de la culture et du cinéma, la cérémonie des César 2021 aura bien lieu, le 12 mars 2021 (au lieu du 26 février), en direct de l'Olympia, avec un nouveau fonctionnement plus paritaire ordonnée par sa présidente Véronique Cayla et son vice président Éric Tolédano. En tête d'affiche cette année, Marina Foïs en sera la Maîtresse de Cérémonie et Roschdy Zem, le Président de Cérémonie. Les nominations pour les César 2021 Avec en tête des nominations, "LES CHOSES QU'ON DIT, LES CHOSES QU'ON FAIT" avec 13 nominations et juste derrière, "ADIEU LES CONS" et "ÉTÉ 85" avec 12 nominations. CÉSAR DE LA MEILLEURE ACTRICE LAURE CALAMY dans "ANTOINETTE DANS LES CÉVENNES" MARTINE CHEVALLIER dans "DEUX" VIRGINIE EFIRA dans "ADIEU LES CONS" CAMÉLIAJORDANA dans "LES CHOSES QU'ON DIT, LES CHOSES QU'ON FAIT" BARBARA SUKOWA dans "DEUX" CÉSAR DU MEILLEUR ACTEUR SAMI BOUAJILA dans "UN FILS" JONATHAN COHEN dans "ÉNORME" ALBERT DUPONTEL dans "ADIEU LESCONS" NIELS SCHNEIDER dans "LES CHOSES QU'ON DIT, LES CHOSES QU'ON FAIT" LAMBERTWILSON dans "DE GAULLE" CÉSAR DE LA MEILLEURE ACTRICE DANS UN SECOND RÔLE FANNY ARDANT dans "ADN" VALERIA BRUNI TEDESCHI dans "ÉTÉ 85" EMILIE DEQUENNE dans "LES CHOSES QU'ON DIT, LES CHOSES QU'ON FAIT" NOÉMIE LVOVSKY dans "LA BONNE ÉPOUSE" YOLANDE MOREAU dans "LA BONNE ÉPOUSE" CÉSAR DU MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE EDOUARD BAER dans "LA BONNE ÉPOUSE" LOUIS GARREL dans "ADN" BENJAMIN LAVERNHE dans "ANTOINETTEDANSLESCÉVENNES" VINCENT MACAIGNE dans "LES CHOSES QU'ON DIT, LES CHOSES QU'ON FAIT" NICOLAS MARIÉ dans "ADIEU LES CONS" CÉSAR DU MEILLEUR ESPOIR FÉMININ MÉLISSA GUERS dans "LA FILLEAU BRACELET" INDIA HAIR dans "POISSON SEXE" JULIA PIATON dans "LES CHOSES QU'ON DIT, LES CHOSES QU'ON FAIT" CAMILLE RUTHERFORD dans "FELICITÀ" FATHIA YOUSSOUF dans "MIGNONNES" CÉSAR DU MEILLEUR ESPOIR MASCULIN GUANG HUO dans "LA NUIT VENUE" FÉLIX LEFEBVRE dans "ÉTÉ 85" BENJAMIN VOISIN dans "ÉTÉ 85" ALEXANDRE WETTER dans "MISS" JEAN-PASCAL ZADI dans "TOUT SIMPLEMENT NOIR" CÉSAR DE LA MEILLEURE RÉALISATION ALBERT DUPONTEL pour "ADIEU LESCONS" MAÏWENN pour "ADN" SÉBASTIEN LIFSHITZ pour "ADOLESCENTES" EMMANUEL MOURET pour "LES CHOSES QU'ON DIT, LES CHOSES QU'ON FAIT" FRANÇOIS OZON pour "ÉTÉ 85" CÉSAR DU MEILLEUR PREMIER FILM "DEUX" réalisé par FILIPPO MENEGHETTI, produit par PIERRE-EMMANUEL FLEURANTIN, LAURENT BAUJARD "GARÇON CHIFFON" réalisé par NICOLAS MAURY, produit par CHARLESGILLIBERT "MIGNONNES" réalisé par MAÏMOUNA DOUCOURÉ, produit par ZANGRO "TOUT SIMPLEMENT NOIR" réalisé par JEAN-PASCALZADI, JOHN WAX, produit par SIDONIE DUMAS "UN DIVAN À TUNIS" réalisé par MANELE LABIDI, produit par JEAN-CHRISTOPHEREYMOND par ERIC CESAR DU MEILLEUR FILM "ADIEU LES CONS" produit par CATHERINE BOZORGAN, réalisé par ALBERT DUPONTEL "ADOLESCENTES" produit par MURIEL MEYNARD, réalisé par SÉBASTIEN LIFSHITZ "ANTOINETTE DANS LES CÉVENNES" produit par LAETITIA GALITZINE, AURÉLIE TROUVÉ-ROUVIÈRE, réalisé par CAROLINE VIGNAL "LES CHOSES QU'ON DIT, LES CHOSES QU'ON FAIT" produit par FRÉDÉRIC NIEDERMAYER, réalisé par EMMANUEL MOURET "ÉTÉ 85" produit par ERIC ALTMAYER, NICOLAS ALTMAYER, réalisé par FRANÇOIS OZON
- 🅵🅵🅵🅵ANECKXANDER. Une autobiographie tragique du corps
ANECKXANDER est un solo épuré. Une nuque à rallonge, un surnom qui lui colle à la peau, quelques objets choisis avec soin et trois variations d’un morceau de piano d’Arvo Pärt. Drôle ou tragique ? Alexander/Aneckxander réécrit l’autobiographie de son propre corps en l'identifiant alternativement comme sujet, objet ou matière. Le résultat est un autoportrait cru dans lequel le corps à la fois se dénude et tente d’échapper au regard de ceux qui le regardent. Cette performance m’est venue il y a un moment, lorsqu’un danseur m’a dit que j’avais un long cou. Je ne le connaissais pas. Lui, en revanche, savait qui j’étais et connaissait même mon nom. Il rigolait en m’appelant Aneckxander au lieu de Alexander (cou = Neck en anglais). J’étais surpris qu’il ose railler quelqu’un qu’il ne connaissait pas. Cet incident m’a incité à analyser mon corps. J’avais compris bien avant cela qu’il y avait quelque chose qui clochait dans mes proportions, mais je n’avais jamais réussi à identifier le “problème”. Je me suis mis à réfléchir à la manière dont mon corps est construit et indirectement à la perception conventionnelle du corps. Alexander Alexander Vantournhout, a créé ce spectacle avec la dramaturge du cirque Bauke Lievens, avec pour sous-titre Une autobiographie tragique du corps. Il pourrait également s'appeler l'autoportrait d'un danseur. En effectuant, sans cesse, les mêmes mouvements sur la même musique, Alexander repousse les limites. Il utilise son corps, comme un outil et montre l'acharnement, l'obsession du danseur. Ce magnifique corps, torturé, fragilisé au nom de la danse se transforme peu à peu en une sorte de machine très animale où chaque pore, chaque poil semble vibrer et être vivant. La nudité devient alors un atout de pureté, de simplicité et apporte encore beaucoup d'émotion tandis que les quelques ajouts, comme les gants ou les plateforme boots, contraignent et mettent en évidence les fragilités corporelles. Aneckxander prend forme à travers les gestes et mouvements de son corps. L(es) ’identité(s) du personnage est/sont établie(s) par le corps qui se trouve devant un public. C’est ce corps qui distingue le personnage de l’Autre, le public; c’est aussi à partir de ce corps que l’Autre construit l’identité du personnage qu’il regarde, et par son regard, le réduit à quelques caractéristiques physiques. Alexander Vantournhout, joue avec son corps, mais aussi avec le public. Avec son regard malicieux et souriant, il nous interpelle et créé le lien. Apparaît alors une autobiographie tragique du corps qui se concentre sur des situations de fragilité et de solitude comme la douleur physique et l’obsession (émotions indépendantes de l’Autre). Les talents d'Alexander Vantournhout et Bauke Lievens s'additionnent pour donner une performance unique, un spectacle délicat aux sensations brutes et harmonieuses. ANECKXANDER Alexander Vantournhout et Bauke Lievens Dans le cadre du festival Les Singulier·e·s Durée indicative : 1h Crédit photos © Bart Grietens PRIX ANECKXANDER était lauréat de CircusNext 2014, dispositif d'accompagnement européen, vers l’émergence d’une nouvelle génération d’auteurs de cirque en Europe. Pendant l’été de 2015, il a gagné le prix du public et KBC-TAZ prix (10.000,-- a TAZ (Theater aan Zee, Ostende). Récemment ANECKXANDER fait parti du shortlist des jeunes chorégraphes de Aerowaves 2016
- Jean-Claude Carrière est mort !
Écoute Bernard, je crois que toi et moi on a un peu le même problème, c’est-à-dire qu’on ne peut pas vraiment tout miser sur notre physique, surtout toi. Alors si je peux me permettre de te donner un conseil, c’est : oublie que tu n’as aucune chance, vas-y, fonce ! On sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher. Michel Blanc [Les Bronzés font du ski] Par une annonce de sa fille à l'AFP, nous venons d'apprendre la mort de Jean-Claude Carrière, écrivain, metteur en scène et scénariste, le lundi 8 février à l'âge de 89 ans, a annoncé sa fille à l'AFP. Depuis son premier roman, Lézard publié en 1957 jusqu'à aujourd'hui, Jean-Claude Carrière n'a eu de cesse de côtoyer les plus grands tels que Luis Buñuel (Le Journal d'une femme de chambre, Belle de jour, Le Charme discret de la bourgeoisie), Miloš Forman (Taking Off, Valmont, Les Fantômes de Goya), Jacques Deray (La Piscine, Borsalino, Un peu de soleil dans l'eau froide, Un homme est mort), Louis Malle (Le Voleur), Jacques Tati. Parallèlement, il poursuit sa carrière de dramaturge et adaptateur au théâtre en particulier avec André Barsacq, Jean-Louis Barrault et Peter Brook. Jean-Claude Carrière obtient le césar du meilleur scénario en 1983. pour Le Retour de Martin Guerre. Une société sans pensée utopique est inconcevable. Utopie au sens de désir d'un mieux. Jean-Claude Carrière [Entretiens sur la fin des temps] Récompenses 1969 : Prix spécial du jury court métrage au Festival de Cannes 1969 pour La Pince à ongles 1974 : British Academy Film Award du meilleur scénario avec Luis Buñuel pour Le Charme discret de la bourgeoisie 1978 : Prix Flaiano de la mise en scène 1983 : César du meilleur scénario original avec Daniel Vigne pour le Retour de Martin Guerre 1988 : Prix Jean-Le-Duc pour l'ensemble de son œuvre d’auteur cinématographique 1989 : British Academy Film Award du meilleur scénario adaptéavec Philip Kaufman pour L'Insoutenable Légèreté de l'être 1991 : Molière de l'adaptateur pour La Tempête 2009 : Prix Ulysse à l'ensemble de l'œuvre 2011 : Prix Micheluzzi de la meilleure bande dessinée étrangère pour Le Ciel au-dessus du Louvre (avec Bernar Yslaire) 2014 : Prix Henri-Langlois 2014 : Grand prix SACD 2015 : Oscar d'honneur aux Governors Awards 2016 : Prix Psychologies-Fnac pour son essai Croyance












