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- JE SUIS PERDU. Un spectacle...en création
Je suis perdu est une suite théâtrale autour du thème de l’étranger, composée de trois courtes pièces pour deux comédiennes et un comédien. Un homme hébergé chez une jeune femme, un auteur invité à un festival d’artistes en exil, une brillante biologiste qui intègre une équipe du CNRS. Trois variations autour de la représentation de la personne étrangère, trois manières de déjouer notre perception de l’autre. Autant de situations concrètes qui mènent à poser cette question : mais qui es-tu ? Ce qui revient finalement à se demander : qui suis-je ? Qui-sommes nous ? Si nous venons à douter de qui nous sommes, le poids de notre regard sur l’autre devient moins écrasant. Alors une brèche peut s’ouvrir, comme une promesse de réciprocité. Ce projet est né à la fois d’une préoccupation pour ce que l’on a appelé « la crise des migrants » et d’un inconfort par rapport à la manière dont on représente souvent le migrant au théâtre, le plaçant dans une position de victime qui souffre...Je voulais donc aborder la question autrement que de façon compassionnelle. Mais comment ? Guillermo PISANI Je suis perdu. Un spectacle émouvant, en forme d'énigme, qui peut nous perdre, en effet, mais qui nous tient en halène, sans cesse. Trois formes théâtrales différentes (théâtre de la menace, comédie, polar), trois variations autour de la représentation de l’étranger·ère aux ton plein d'humour et sans pathos qui nous bousculent, nous questionnent et mettent en évidence le doute, l'inquiétude et même la peur engendrée par l'inconnu. Je suis perdu Texte et mise en scène Guillermo Pisani Avec Caroline Arrouas, Arthur Igual et Elsa Guedj Crédit photo Pauline Le Goff Représentation de travail, aux Plateaux sauvages - 5 Rue des Plâtrières, 75020 Paris Durée estimée 1h40
- LES CÉSARS 2021. Adieux les cons...
En dépit d'une année noire pour le monde de la culture et du cinéma, la cérémonie des César 2021 aura bien lieu, le 12 mars 2021 (au lieu du 26 février), en direct de l'Olympia, avec un nouveau fonctionnement plus paritaire ordonnée par sa présidente Véronique Cayla et son vice président Éric Tolédano. En tête d'affiche cette année, Marina Foïs en sera la Maîtresse de Cérémonie et Roschdy Zem, le Président de Cérémonie. Les nominations pour les César 2021 Avec en tête des nominations, "LES CHOSES QU'ON DIT, LES CHOSES QU'ON FAIT" avec 13 nominations et juste derrière, "ADIEU LES CONS" et "ÉTÉ 85" avec 12 nominations. CÉSAR DE LA MEILLEURE ACTRICE LAURE CALAMY dans "ANTOINETTE DANS LES CÉVENNES" MARTINE CHEVALLIER dans "DEUX" VIRGINIE EFIRA dans "ADIEU LES CONS" CAMÉLIAJORDANA dans "LES CHOSES QU'ON DIT, LES CHOSES QU'ON FAIT" BARBARA SUKOWA dans "DEUX" CÉSAR DU MEILLEUR ACTEUR SAMI BOUAJILA dans "UN FILS" JONATHAN COHEN dans "ÉNORME" ALBERT DUPONTEL dans "ADIEU LESCONS" NIELS SCHNEIDER dans "LES CHOSES QU'ON DIT, LES CHOSES QU'ON FAIT" LAMBERTWILSON dans "DE GAULLE" CÉSAR DE LA MEILLEURE ACTRICE DANS UN SECOND RÔLE FANNY ARDANT dans "ADN" VALERIA BRUNI TEDESCHI dans "ÉTÉ 85" EMILIE DEQUENNE dans "LES CHOSES QU'ON DIT, LES CHOSES QU'ON FAIT" NOÉMIE LVOVSKY dans "LA BONNE ÉPOUSE" YOLANDE MOREAU dans "LA BONNE ÉPOUSE" CÉSAR DU MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE EDOUARD BAER dans "LA BONNE ÉPOUSE" LOUIS GARREL dans "ADN" BENJAMIN LAVERNHE dans "ANTOINETTEDANSLESCÉVENNES" VINCENT MACAIGNE dans "LES CHOSES QU'ON DIT, LES CHOSES QU'ON FAIT" NICOLAS MARIÉ dans "ADIEU LES CONS" CÉSAR DU MEILLEUR ESPOIR FÉMININ MÉLISSA GUERS dans "LA FILLEAU BRACELET" INDIA HAIR dans "POISSON SEXE" JULIA PIATON dans "LES CHOSES QU'ON DIT, LES CHOSES QU'ON FAIT" CAMILLE RUTHERFORD dans "FELICITÀ" FATHIA YOUSSOUF dans "MIGNONNES" CÉSAR DU MEILLEUR ESPOIR MASCULIN GUANG HUO dans "LA NUIT VENUE" FÉLIX LEFEBVRE dans "ÉTÉ 85" BENJAMIN VOISIN dans "ÉTÉ 85" ALEXANDRE WETTER dans "MISS" JEAN-PASCAL ZADI dans "TOUT SIMPLEMENT NOIR" CÉSAR DE LA MEILLEURE RÉALISATION ALBERT DUPONTEL pour "ADIEU LESCONS" MAÏWENN pour "ADN" SÉBASTIEN LIFSHITZ pour "ADOLESCENTES" EMMANUEL MOURET pour "LES CHOSES QU'ON DIT, LES CHOSES QU'ON FAIT" FRANÇOIS OZON pour "ÉTÉ 85" CÉSAR DU MEILLEUR PREMIER FILM "DEUX" réalisé par FILIPPO MENEGHETTI, produit par PIERRE-EMMANUEL FLEURANTIN, LAURENT BAUJARD "GARÇON CHIFFON" réalisé par NICOLAS MAURY, produit par CHARLESGILLIBERT "MIGNONNES" réalisé par MAÏMOUNA DOUCOURÉ, produit par ZANGRO "TOUT SIMPLEMENT NOIR" réalisé par JEAN-PASCALZADI, JOHN WAX, produit par SIDONIE DUMAS "UN DIVAN À TUNIS" réalisé par MANELE LABIDI, produit par JEAN-CHRISTOPHEREYMOND par ERIC CESAR DU MEILLEUR FILM "ADIEU LES CONS" produit par CATHERINE BOZORGAN, réalisé par ALBERT DUPONTEL "ADOLESCENTES" produit par MURIEL MEYNARD, réalisé par SÉBASTIEN LIFSHITZ "ANTOINETTE DANS LES CÉVENNES" produit par LAETITIA GALITZINE, AURÉLIE TROUVÉ-ROUVIÈRE, réalisé par CAROLINE VIGNAL "LES CHOSES QU'ON DIT, LES CHOSES QU'ON FAIT" produit par FRÉDÉRIC NIEDERMAYER, réalisé par EMMANUEL MOURET "ÉTÉ 85" produit par ERIC ALTMAYER, NICOLAS ALTMAYER, réalisé par FRANÇOIS OZON
- 🅵🅵🅵🅵ANECKXANDER. Une autobiographie tragique du corps
ANECKXANDER est un solo épuré. Une nuque à rallonge, un surnom qui lui colle à la peau, quelques objets choisis avec soin et trois variations d’un morceau de piano d’Arvo Pärt. Drôle ou tragique ? Alexander/Aneckxander réécrit l’autobiographie de son propre corps en l'identifiant alternativement comme sujet, objet ou matière. Le résultat est un autoportrait cru dans lequel le corps à la fois se dénude et tente d’échapper au regard de ceux qui le regardent. Cette performance m’est venue il y a un moment, lorsqu’un danseur m’a dit que j’avais un long cou. Je ne le connaissais pas. Lui, en revanche, savait qui j’étais et connaissait même mon nom. Il rigolait en m’appelant Aneckxander au lieu de Alexander (cou = Neck en anglais). J’étais surpris qu’il ose railler quelqu’un qu’il ne connaissait pas. Cet incident m’a incité à analyser mon corps. J’avais compris bien avant cela qu’il y avait quelque chose qui clochait dans mes proportions, mais je n’avais jamais réussi à identifier le “problème”. Je me suis mis à réfléchir à la manière dont mon corps est construit et indirectement à la perception conventionnelle du corps. Alexander Alexander Vantournhout, a créé ce spectacle avec la dramaturge du cirque Bauke Lievens, avec pour sous-titre Une autobiographie tragique du corps. Il pourrait également s'appeler l'autoportrait d'un danseur. En effectuant, sans cesse, les mêmes mouvements sur la même musique, Alexander repousse les limites. Il utilise son corps, comme un outil et montre l'acharnement, l'obsession du danseur. Ce magnifique corps, torturé, fragilisé au nom de la danse se transforme peu à peu en une sorte de machine très animale où chaque pore, chaque poil semble vibrer et être vivant. La nudité devient alors un atout de pureté, de simplicité et apporte encore beaucoup d'émotion tandis que les quelques ajouts, comme les gants ou les plateforme boots, contraignent et mettent en évidence les fragilités corporelles. Aneckxander prend forme à travers les gestes et mouvements de son corps. L(es) ’identité(s) du personnage est/sont établie(s) par le corps qui se trouve devant un public. C’est ce corps qui distingue le personnage de l’Autre, le public; c’est aussi à partir de ce corps que l’Autre construit l’identité du personnage qu’il regarde, et par son regard, le réduit à quelques caractéristiques physiques. Alexander Vantournhout, joue avec son corps, mais aussi avec le public. Avec son regard malicieux et souriant, il nous interpelle et créé le lien. Apparaît alors une autobiographie tragique du corps qui se concentre sur des situations de fragilité et de solitude comme la douleur physique et l’obsession (émotions indépendantes de l’Autre). Les talents d'Alexander Vantournhout et Bauke Lievens s'additionnent pour donner une performance unique, un spectacle délicat aux sensations brutes et harmonieuses. ANECKXANDER Alexander Vantournhout et Bauke Lievens Dans le cadre du festival Les Singulier·e·s Durée indicative : 1h Crédit photos © Bart Grietens PRIX ANECKXANDER était lauréat de CircusNext 2014, dispositif d'accompagnement européen, vers l’émergence d’une nouvelle génération d’auteurs de cirque en Europe. Pendant l’été de 2015, il a gagné le prix du public et KBC-TAZ prix (10.000,-- a TAZ (Theater aan Zee, Ostende). Récemment ANECKXANDER fait parti du shortlist des jeunes chorégraphes de Aerowaves 2016
- Jean-Claude Carrière est mort !
Écoute Bernard, je crois que toi et moi on a un peu le même problème, c’est-à-dire qu’on ne peut pas vraiment tout miser sur notre physique, surtout toi. Alors si je peux me permettre de te donner un conseil, c’est : oublie que tu n’as aucune chance, vas-y, fonce ! On sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher. Michel Blanc [Les Bronzés font du ski] Par une annonce de sa fille à l'AFP, nous venons d'apprendre la mort de Jean-Claude Carrière, écrivain, metteur en scène et scénariste, le lundi 8 février à l'âge de 89 ans, a annoncé sa fille à l'AFP. Depuis son premier roman, Lézard publié en 1957 jusqu'à aujourd'hui, Jean-Claude Carrière n'a eu de cesse de côtoyer les plus grands tels que Luis Buñuel (Le Journal d'une femme de chambre, Belle de jour, Le Charme discret de la bourgeoisie), Miloš Forman (Taking Off, Valmont, Les Fantômes de Goya), Jacques Deray (La Piscine, Borsalino, Un peu de soleil dans l'eau froide, Un homme est mort), Louis Malle (Le Voleur), Jacques Tati. Parallèlement, il poursuit sa carrière de dramaturge et adaptateur au théâtre en particulier avec André Barsacq, Jean-Louis Barrault et Peter Brook. Jean-Claude Carrière obtient le césar du meilleur scénario en 1983. pour Le Retour de Martin Guerre. Une société sans pensée utopique est inconcevable. Utopie au sens de désir d'un mieux. Jean-Claude Carrière [Entretiens sur la fin des temps] Récompenses 1969 : Prix spécial du jury court métrage au Festival de Cannes 1969 pour La Pince à ongles 1974 : British Academy Film Award du meilleur scénario avec Luis Buñuel pour Le Charme discret de la bourgeoisie 1978 : Prix Flaiano de la mise en scène 1983 : César du meilleur scénario original avec Daniel Vigne pour le Retour de Martin Guerre 1988 : Prix Jean-Le-Duc pour l'ensemble de son œuvre d’auteur cinématographique 1989 : British Academy Film Award du meilleur scénario adaptéavec Philip Kaufman pour L'Insoutenable Légèreté de l'être 1991 : Molière de l'adaptateur pour La Tempête 2009 : Prix Ulysse à l'ensemble de l'œuvre 2011 : Prix Micheluzzi de la meilleure bande dessinée étrangère pour Le Ciel au-dessus du Louvre (avec Bernar Yslaire) 2014 : Prix Henri-Langlois 2014 : Grand prix SACD 2015 : Oscar d'honneur aux Governors Awards 2016 : Prix Psychologies-Fnac pour son essai Croyance
- 🅵🅵Dans les murs. Théâtre de la Reine Blanche
Avec Dans les murs, Vincent Farasse s'empare de la question du mal-logement et la porte au théâtre avec agilité et humour, en la réduisant à un « essentiel » : un homme rentrant dans son appartement trouve au milieu du salon quelqu’un qui prétend également être chez lui… Qui dit vrai ? La pièce commence comme une énigme et dévoile peu à peu les motivations de chacun. Va-t-il falloir apprendre à partager ? J’ai ressenti le besoin impérieux d’écrire là-dessus. Ces sans-logis avec un travail. Ces gens dans et hors société. Qui travaillent, produisent, cotisent, mais ne peuvent satisfaire un des besoins les plus primaires. Ces gens, invisibles et de plus en plus nombreux. Vincent Farasse Vincent Farasse, en abordant le mal-logement se penche, avec beaucoup de sincérité et d'honnêteté, sur un sujet particulièrement actuel et honorable, mais on ressent, tout de même, un sentiment un peu mitigé avec Dans les Murs. La mise en scène et en espace est ingénieuse et évolutive, les comédiens sont intéressants, le texte est bien écrit et sa construction narrative "par paliers" préserve beaucoup de suspense, mais à force de trop vouloir nous expliquer les situations, on a tendance à se perdre dans des monologues très longs et inégaux et se sentir de moins "en empathie" avec l'histoire. Manque d'efficacité et délitement du propos. Si la dernière partie de la pièce réserve une belle énergie, quelques coupes au niveau du texte et un peu plus d'interaction entre les personnages pourrait faire gagner beaucoup de puissance et d'efficacité à la pièce. Dans les murs Texte Vincent Farasse Mise en scène Didier Girauldon En collaboration avec Constance Larrieu Avec Guillaume Clausse et Jocelyn Lagarrigue Musique David Bichindaritz Scénographie Antoine Vasseur Création lumières Mathilde Chamoux Crédit photo © Jonathan Michel Théâtre de la Reine Blanche 2 bis Passage Ruelle, 75018 Paris Prochainement... 3 février 2021. Salle Appel d'Air – Tours 11 et 12 mars 2021. Théâtre Mac-Nab – Vierzon À Propos... En 2019, la 24ème édition du rapport annuel sur l’état du mal-logement a livré une nouvelle description de la crise du logement en France. Et si en 2018 le marché de l’immobilier affichait une bonne santé générale, 4 millions de personnes restaient mal logées ou privées de domicile, tandis que 12 millions voyaient leur situation fragilisée par la crise du logement : au total, près de 15 millions de personnes étaient touchées, à un titre ou à un autre. Au-delà de cette photographie de la situation, la dynamique ne prête pas à l’optimisme. Selon ce rapport, la qualité moyenne des logements continue de s’améliorer, mais la hausse des prix creuse les inégalités résidentielles et bouche l’horizon des ménages des couches populaires. Comme si des centaines de milliers de personnes, en plus d’être mal-logées aujourd’hui, se voyaient assignées à le rester toute leur vie.
- Bourse Horizon. Appel à candidature
Action en collaboration avec la Fondation de France et l’ANdÉA Appel à candidatures du 18 janvier au 7 février 2021 Visuel : © Sara Sadik Pilotée par Artagon, la Bourse Horizon est destinée à aider des jeunes artistes qui ont obtenu leur diplôme d’école d’art en 2020, et qui subissent particulièrement les effets de la crise sanitaire. Soutenue financièrement par la Fondation de France, cette action est menée en collaboration avec l’ANdÉA. La Bourse Horizon consiste en l’attribution d’une bourse de 1 500€ à 42 jeunes artistes qui ont obtenu leur diplôme d’une école supérieure d’art publique française en 2020, à l’issue d’un appel à candidatures ouvert du 18 janvier au 7 février 2021, selon des critères sociaux et artistiques. Les artistes bénéficiaires de la Bourse Horizon profiteront également d’un soutien d’Artagon afin de gagner en visibilité, d’obtenir des opportunités et de faire connaître leur travail auprès de leurs pairs, du monde professionnel et du public. Cette action s’inscrit dans la continuité du Fonds de soutien pour les étudiants en école d’art mis en place par Artagon en juin 2020, qui a permis le versement d’une bourse d’urgence à plus de 300 étudiants. Pour plus de renseignements Calendrier 18 janvier : ouverture de l’appel à candidatures. 7 février à 23h59 : clôture de l’appel à candidatures, trois semaines après son ouverture. 8-19 février : étude des candidatures et délibérations pour l’attribution des bourses. 22 février : annonce des résultats et versement des bourses. 1er mars − 1er avril : mise en avant des artistes bénéficiaires par Artagon, pour celles et ceux qui le souhaitent. Dossier de candidature Afin qu’une candidature soit étudiée, un dossier de candidature est à envoyer par email en un seul envoi à artagon@artagon.org le dimanche 7 février à 23h59 au plus tard. Les dossiers de candidature incomplets ne seront pas étudiés. Les demandes de précisions ou d’informations complémentaires sont à adresser par email à artagon@artagon.org avant le vendredi 5 février à 18h. Le contenu du dossier de candidature est détaillé dans l’appel à candidatures de la Bourse Horizon. Télécharger l'appel à candidatures À propos de la Fondation de France À propos de l'ANdÉA À propos du visuel officiel À propos d’Artagon Artagon est une association d’intérêt général fondée en 2014, dédiée au soutien, à la promotion et à l’accompagnement des jeunes artistes et professionnels de la création. L’activité d’Artagon a pour point de départ l’organisation de L’exposition internationale des étudiants en école d’art, qui rassemble chaque année à Paris entre 30 et 50 artistes sélectionnés au sein de plusieurs écoles françaises et européennes par un jury composé d’artistes et de professionnels. En parallèle, Artagon propose divers programmes d’expositions, de performances, de rencontres et de formations, ainsi que des actions de médiation et de soutien en collaboration avec de nombreux acteurs sociaux et culturels. En juin 2020, Artagon a par exemple créé un fonds d’urgence pour les étudiants en école d’art les plus fragilisés par la crise sanitaire, qui a permis le versement d’une bourse d’aide à plus de 300 d’entre eux. Artagon a été fondée et est dirigée par les directeurs artistiques et commissaires d’exposition Anna Labouze & Keimis Henni. artagon.org À propos de la Fondation de France Chacun de nous a le pouvoir d’agir pour l’intérêt général. Cette conviction est, depuis 50 ans, le moteur de la Fondation de France. Chaque jour, elle encourage, accompagne et transforme les envies d’agir en actions utiles et efficaces pour construire une société plus digne et plus juste. Premier réseau de philanthropie en France, la Fondation de France réunit ainsi, sur tous les territoires, des donateurs, des fondateurs, des bénévoles et des acteurs de terrain. À chacun, elle apporte l’accompagnement dont il a besoin pour que son action soit la plus efficace possible. Et ce dans tous les domaines de l’intérêt général : aide aux personnes vulnérables, recherche médicale, environnement, culture, éducation, etc. Pour répondre à l’urgence de la crise sanitaire et l’impact désastreux sur les acteurs du monde culturel et artistique, le département Cultures et société de la Fondation de France a soutenu quelques initiatives hors des axes de son programme, en mettant en place notamment un fonds d’aide exceptionnel pour les jeunes artistes, encore étudiants ou jeunes diplômés, dans les domaines des arts plastiques, de la danse, de la musique et du cinéma. fondationdefrance.org À propos de l’ANdÉA − Association nationale des écoles supérieures d’art et de design Créée en 1995, l’ANdÉA fédère les écoles supérieures d’art et design sous tutelle du ministère de la Culture. Les établissements sont représentés au sein de l’ANdÉA par plus de 200 membres : enseignant-e-s, étudiant-e-s, directeurs-ices, administrateurs-ices, chef-fe-s de services… mais aussi des structures associées qui partagent des objectifs ou environnements communs (enseignement supérieur Culture, écoles d’art de pratiques amateurs, classes préparatoires publiques aux écoles d’art…). Cette communauté des écoles d’art travaille au sein de l’ANdÉA dans le cadre de commissions thématiques et d’ateliers : parcours et pédagogies, recherche, vie étudiante et des écoles, histoire des écoles d’art, transitions sociales et écologiques… andea.fr
- Le mois de février...au Théâtre du Rond-point
En attendant les prochaines annonces gouvernementales du 20 janvier, le Théâtre du Rond-point prévoit sa réouverture en février avec une programmation flamboyante et deux créations. Communiqué de presse de Rond-point En salle Renaud-Barrault, nous accueillerons la nouvelle création de Jean-Claude Gallotta Le jour se rêve, comédie musicale effrénée dans laquelle dix interprètes danseront sur des chansons de Rodolphe Burger et livreront une vision folle de l’avenir. Dans Queen Blood, spectacle chorégraphié par le regretté Ousmane Sy, sept danseuses joueront des codes masculins du hip-hop et danseront sur des morceaux de house music (spectacle en coproduction avec le Théâtre de la Ville - Hors les murs). En salle Jean Tardieu, Jacques Vincey mettra en scène Les Serpents, de Marie NDiaye, qui dresse les portraits vénéneux de trois mères brûlantes, femmes sous tension, rassemblées par la malfaisance d’un homme absent. En salle Roland Topor, Joël Jouanneau dirigera Anne Caillère dans Ronce-Rose, texte d’Éric Chevillard, rêve intérieur d’une Alice confrontée à la réalité. Théâtre du Rond-Point 2 bis, avenue Franklin D. Roosevelt 75008 Paris Réservation 01 44 95 98 21 www.theatredurondpoint.fr
- Théâtre 14. Une année folle
En ce jour de "revoyure", un terme absolument superbe et aussi élégant que le précédent "Non essentiel", le Théâtre 14 parle de cette année folle...et présente sa deuxième partie de saison 2020 - 2021. Chers amis, Nous savions qu’une première année est nécessairement mouvementée. Alors peut-être étions-nous prêts à traverser cette année 2020 si spéciale, si folle. Après tout nous sommes arrivés sans repère, sans règle et donc sans nostalgie d’une période heureuse et démasquée. Nous avions travaillé plus d’un an et demi à faire de cette première année, un renouveau du Théatre 14. Nous avions un plan A, un plan B, un plan C et tout a explosé. Nous nous sommes plongés sans réfléchir dans le torrent acceptant cette nouvelle normalité, nous avons mis en place, projeté, annulé, stoppé, tenté. Après tout nous sommes au Théâtre, une fois que le rideau se lève, il faut traverser le spectacle peu importe ce qu’il advient. Nous savions bien que pour cette première année tout serait nouveau, surprenant, aléatoire. Nous nous sommes amarrés au concret, nous avons relevé nos manches, nous avons travaillé : première réouverture en juin, festival en juillet, intégralité de la saison reportée, participation au référé liberté. Comment aborder cette nouvelle année ? Que va-t-il se passer dans les prochains mois ? Nous avons choisi notre meilleure ressource : l’imaginaire. Nous avons choisi le « si magique » de Stanislavski. Nous vous proposons de découvrir ci-joint notre programmation souhaitée, rêvée, voulue. Si nous ouvrons, si les choses s’améliorent, si nous apprenons à vivre avec le virus. Voilà où nous plaçons maintenant nos efforts dans une tentative poétique de penser notre avenir. Nous résistons par notre plus grande force, celle de l’esprit, celle du rêve. Et puis qui sait une partie de ces rêves viendra surement rejoindre le réel. Mathieu TOUZÉ, Édouard CHAPOT 2e partie de Saison 2020-2021 Du 8 au 24 janvier 2021 Una madre Texte : D’après Colm Tòibìn – Mise en scène : Amahì Saraceni Avec Vittoria Scognamiglio, Alvise Sinivia et Éloïse Vereecken Création au Théâtre 14 Una Madre est à la fois une installation, un concert, une danse, une pièce de théâtre. Chaque art se côtoie, s’affirme, s’isole et met l’autre en lumière. Une mère raconte l’éloignement et la mort de son fils. Elle tente de s’opposer au mythe que forgent les anciens compagnons de son fils; ils dressent un portrait dans lequel elle ne le reconnaît pas et veulent bâtir autour de sa crucifixion une légende qu’elle refuse. Une femme que nous avons toujours vue muette se met à parler et nous raconte ce qu’elle a réellement vécu. Le texte de Colm Toìbìn, Le Testament de Marie, est le fil d’Ariane qui parcourt cette création, entrelaçant l’italien, le napolitain et le français. La puissance de la musique et le visuel des pianos désossés d’Alvise Sinivia, tels des instruments anciens presque archaïques font résonner au sens propre tout l’espace, et tissent les liens entre une histoire ancestrale et notre modernité. Du 26 au 30 janvier 2021 La Dernière Bande Texte : Samuel Beckett - Mise en scène : Jacques Osinski Avec Denis Lavant « Viens d’écouter ce pauvre petit crétin pour qui je me prenais il y a trente ans, difficile de croire que j’aie jamais été con à ce point-là. » Chaque année, le jour de son anniversaire, Krapp fait le point sur sa vie et s’enregistre sur un magnétophone. Chaque année, il écoute quelques bandes anciennes et peste contre celui qu’il a été tout en se remémorant certains instants merveilleux et perdus. Il est à la recherche de l’instant T, du moment fondateur, celui de l’amour peut-être. C’est le temps qui passe et qu’on ne peut saisir… La dernière bande est une mise en scène de la célèbre pièce de Samuel Beckett, auteur incontournable du XXème siècle. Beckett pose sur scène un magnétophone, invention encore nouvelle à l’époque. Krapp écoute l’enregistrement de sa voix et ses propos d’autrefois, poursuivant le fantôme de celui qu’il a été. Comme toujours dans le travail de Beckett, les didascalies ne seront pas seulement jouées, mais vécues, dans l’étirement du temps. Il faut que ce soit un instant de vie. Sans début, ni milieu, ni fin. C’est le rythme de la vie. Et c’est dans un espace de vie que cela doit se dérouler. C’est le temps réel qui passe. Le temps direct du théâtre. Du 2 au 13 février 2021 Je me suis assise et j’ai gobé le temps Texte et mise en scène : Laurent Cazanave Compagnie associée à l’incubateur du Théâtre 14 Quand on a 30 ans et que l’on est en couple la question de l’enfant vient sur la table. Chacun a son avis sur la question, sur l’éducation, le prénom etc. Une fois que l’enfant est arrivé, des écarts se creusent et la réalité prend le relais. Comment accepter une nouvelle personne dans un groupe intime. Et lui, comment vit-il son arrivée dans ce monde. Comment voit-il ces nouveaux visages qu’il doit aimer ? Comment apprend-on à aimer un inconnu. Dans ce texte ce sont toutes ces questions que je veux poser. Au cours d’un déjeuner de famille toutes les questions que l’on tait vont se confronter dans la tête des 4 personnages. Un un théâtre de non-dits, d’émotion fugace, de ressenti personnel. Que chaque spectateur et spectatrice se disent : « ah oui c’est ça je l’ai vécu, c’est moi et en même temps un autre. C’est donc universel ? Pourtant c’est différent pour chacun ». Cela vaut la peine d’en parler ensemble. Du 2 au 6 mars 2021 TREZENE MELODIES Fragments de Phèdre de Jean Racine et poèmes de Yannis Ritsos, Phèdre et Le Mur dans le miroir Mise en scène et musique : Cécile Garcia Fogel Avec : Cécile Garcia Fogel, Mélanie Menu (jeu et chant) et Yvan Quintero (guitare et voix) Phèdre aime en secret son beau-fils, Hippolyte, le fils de Thésée, né d’un 1er mariage avec une amazone… Alors qu’elle croit son mari mort dans sa guerre contre les enfers, elle lui avoue son amour coupable. Mais Thésée revient… Cécile Garcia Fogel avait réalisé avec sept comédiens une adaptation musicale* de la tragédie de Racine. Elle recrée ce spectacle avec une chanteuse comédienne, comme elle, et un guitariste chanteur, pour une nouvelle exploration musicale au plus profond de l’œuvre. Cécile Garcia Fogel a repris ses chansons composées des fragments de la tragédie, qu’elle a nourries des mots du poète grec Yannis Ritsos, enrichissant d’un imaginaire contemporain cette histoire passionnelle. Sur des airs d’inspiration espagnole, jazz ou grecque, le trio joue la gamme des émotions d’un texte, perfection de la langue française *Prix du Syndicat de la critique « Révélation théâtrale 1996-1997 » Du 9 au 13 mars 2021 La Question Texte: Henri Alleg – Mise en scène : Laurent Meininger Avec Stanislas Nordey Cette réponse de Henri Alleg, « le linge sale, voilà l’ennemi », donne à La Question une modernité rétrograde : du linge sale, des atrocités, de l’hypocrisie on en retrouve encore aujourd’hui. La question est une pièce traitant de la torture perpétrée par l’Etat Français lors de la guerre d’Algérie. À l'inverse d'une pièce de théâtre, dans La Question rien n'est montré. Il s'agit d'une narration clinique, concise, peu encline à céder au commentaire, au pathos, qui refuse la complicité avec le spectateur. C'est cette description minimaliste de l'abomination qui donne au texte la force et la violence dont Henri Alleg parle dans ses interviews. La Question est un texte fondamental puisque les exactions des États perdurent. Le recours à la torture par la police, les forces de sécurité, ou les forces armées, en Irak, au Yémen, au Mexique, aux Philippines, au Nigéria, en Ouzbékistan, pour obtenir des informations, arracher des « aveux », punir, menacer, intimider, faire taire les voix dissidentes, conservent malheureusement à La Question son statut de référence internationale. Du 16 au 20 mars 2021 mademoiselle Julie Texte August Strindberg - traduction et mise en scène : Elisabeth Chailloux Avec Pauline Huruguen, Yannik Landrein, Anne Cressent Mademoiselle Julie est un concentré de théâtre : une scène unique, une scène continue où Strindberg met bout à bout, sur un rythme précipité, une danse de séduction, le combat entre Jean et Julie, un casse (le bureau du comte est dévalisé), une tentative d’évasion, un tabassage psychologique, la mort d’une bestiole, et une fin hallucinée – le tout sans rupture, le temps d’une nuit de la Saint-Jean. Au commencement de la nuit, Julie se sent libre. Libre de boire de la bière, de danser avec qui elle veut. « Elle est folle ! » dit Jean. Le domestique couche avec la fille du comte, c’est le monde à l’envers. Qui est le maître, qui est l’esclave ? Qui donne les ordres ? La pièce est un combat entre Jean et Julie, l’affrontement de deux classes sociales. Julie est une fin de race alors que Jean et Kristin représentent la classe montante, laborieuse et entreprenante. Jean veut s’élever, Julie rêve qu’elle tombe. Mademoiselle Julie, c’est l’histoire d’une femme qui vit son désir, d’une femme qui a un corps – d’où le scandale provoqué par la pièce à la création. Strindberg, le misogyne que les femmes ont rendu fou, est d’une grande lucidité. S’il ne dénonce pas la situation des femmes, il la voit telle qu’elle est. Un moment de liberté, ça se paie très cher ! Du 23 au 27 mars 2021 Une vie d’acteur De Tanguy Viel - Mise en scène d’Emilie Capliez Avec Pierre Maillet En 1983, Dustin Hoffman crève l’écran en robe à paillettes. La même année, Pierre Maillet a 11 ans et découvre Tootsie dans un cinéma de province. C’est pour lui la révélation : il sera acteur ! En entremêlant vie intime et scènes de films, l’auteur Tanguy Viel esquisse avec humour et délicatesse le portrait d’un comédien amoureux fou du septième art. Des Dents de la mer au Dernier métro, de Catherine Deneuve à Juliette Binoche, de Woody Allen à Bertrand Blier, c’est tout le cinéma des années 80 et 90 qui fonde le parcours de Pierre Maillet. Les affiches précieusement accrochées au mur de la chambre, les films d’horreur qu’on regarde en cachette, les premiers vidéo-clubs qui sont comme des cavernes d’Ali Baba… Avec complicité, Émilie Capliez a mis en scène la genèse de cette vie d’artiste où chaque événement, triste ou gai, trouve son écho dans un film. Les salles obscures comme des refuges. Mais bien plus qu’un témoignage personnel, ces souvenirs de cinéphile réveillent une mémoire collective, des émotions partagées sur les écrans géants de nos vies. Parce qu’on a tous un film qui a bouleversé notre existence. Du 30 mars au 03 avril 2021 Blablabla Composition Joris Lacoste – mise en scène Emmanuelle Lafon Avec Armelle Dousset Coréalisation Festival d’Automne à Paris A partir de 7 ans Qu’est-ce que les enfants entendent du monde ? Avec blablabla, Joris Lacoste et Emmanuelle Lafon proposent une version à hauteur d’enfant de l’Encyclopédie de la parole, une collection d’enregistrements du langage humain. Une drôle de performance sonore qui tient du génie. Le chef de train nous accueille à bord du TGV n°1456, Sangoku fait une démonstration de ses super-pouvoirs, un photomaton débite ses instructions. On croise aussi la Reine de cœur, Wall-E et une youtubeuse dans ce joyeux capharnaüm. Tous ces sons ont été collectés, enregistrés, triés et sont réinterprétés sur scène par une comédienne, danseuse et musicienne, qui donne corps et voix à une multitude de personnages. Elle passe d’une situation à une autre en jouant avec les accents, les intonations, les timbres et les rythmes. Se croisent et se mélangent le quotidien et le féerique, le documentaire et la fiction, le domestique et le médiatique, le parlé et le chanté, dans un tourbillon jubilatoire et ludique, qui ouvre à tous vents les portes de l’imaginaire. Sons collectés et mots sortis de leur contexte sont juxtaposés jusqu’à l’absurde, dans une épatante performance vocale Du 6 au 15 avril 2021 Baskets rouges Texte et mise en scène : Aurore Déon D’après le conte Les Souliers rouges d’Andersen Avec Thomas Appolaire, Clément Belhache, Caroline Maydat, Elisa Monteil Compagnie associée à l’incubateur du Théâtre 14 Il s’agira d’un conte sans « il était une fois ». Parce qu’il est des histoires avec d’autres sons de cloche. Des histoires qui sonnent comme des alarmes. On ne veut plus compter les moutons. On ne veut plus d’histoires à dormir debout ou danser assis.e. Où sont passés les rêves d’enfance ? Les désirs les plus fous ? Quels souvenirs nous restent-ils d’eux et qu’ont-ils fait de nous ? Rêver en grand la petite histoire ne suffit plus. Nos coeurs battent comme des contes qui tardent à s’écrire. Le récit national n’avait qu’à pas mentir car en voici un tout autre. Ce sera une histoire d’abandon et de reconquête de royaumes qui ne tournent plus rond. Ce sera une histoire de pieds qui crissent, tapent et crépitent là où l’imaginaire s’est fait la malle. On fera le conte et le compte de ce qu’il reste à parcourir. On mettra des jeunes et des moins jeunes face à leur destin. On racontera l’urgence de swinguer pour se sauver. Car quoi de mieux pour laisser une trace sur le chemin de l’Histoire qu’une paire de baskets rouges… Baskets Rouges est un spectacle co-écrit et co-interprété par les artistes de la Cie Comme Si et un groupe d’adolescent.e.s, renouvelé dans chaque nouveau lieu. Ce spectacle qui mêle jeu, danse, son et vidéo, livre sa lecture pétillante du pouvoir de la ré-invention dans un monde en déliquescence ! Du 4 au 8 mai 2021 Pièces de guerre Texte: Eschyle – Mise en scène : Olivier Py Avec Philippe Girard, Frédéric Giroutru et Mireille Herbstmeyer Ce théâtre, le plus ancien connu, se déploie dans l’espace méditerranéen et interroge les fondements de la démocratie. La folie du pouvoir, la place des femmes, l’asile, le souvenir des morts, la puissance des images, l’insurrection : Eschyle parle depuis un monde ancien qui est pourtant déjà le nôtre. Trois acteurs rompus au tragique jouent, sans effets ni décors, les dieux et les suppliantes, les rois et les vieillards, l’océan et les foules. Olivier Py nous propose de retrouver ces Pièces de guerre sous la forme de duo : Prométhée / Les suppliantes, Les Sept contre Thèbes / Les Perses, Prométhée / Les Suppliantes. Les Sept contre Thèbes La vision qu’en offre Olivier Py montre un homme déchiffrant les images de l’épouvante que l’ennemi brandit aux portes de la cité assiégée, et qui en déjoue les pièges afin d’y puiser de nouvelles raisons d’espérer. Cet homme ne se doute pas encore qu’il lui faudra combattre son propre frère ; le moment venu, brisé d’abord par la nouvelle, il se relève et part rejoindre son destin. Les Suppliantes : un chœur de femmes fuyant des noces auxquelles on veut les contraindre vient demander asile et protection en terre d’Argos. La situation, sans autre ressort dramatique que les affres des malheureuses, suffit à évoquer des questions aussi essentielles que la violence faite aux femmes, l’exil et le malheur des réfugiés, l’hospitalité comme devoir. Les Perses Les Perses sont la seule tragédie conservée dont le sujet n’est pas emprunté au vieux fonds mythique, mais à l’histoire contemporaine, comme si la distance dans l’espace devait compenser la proximité dans le temps. Et loin de célébrer bruyamment la victoire grecque, le drame fait toute sa place, par delà la gratitude due aux dieux secourables, à l’affliction des Barbares – ces odieux envahisseurs, aveuglés par l’orgueil, qui restent malgré la guerre nos frères en mortalité, enfin, était fait pour frapper les esprits athéniens : l’aîné des Tragiques y transporte son public au cœur du territoire ennemi. Promethée enchainé « Dieu, supplicié par les dieux » pour avoir aimé les hommes et condamné par Zeus, pour leur avoir offert les arts et le feu, Prométhée incarne la désobéissance, la remise en cause de l’ordre établi et le rempart face à la parole des puissants. Parce qu’elle est fondamentalement politique, cette pièce offre, selon Olivier Py, une « leçon d’insurrection ». Du 7 au 13 mai 2021 à La Mairie Annexe XIVe Du 14 au 16 mai 2021 au Centre d’animation Marc Sangnier Durée par pièce : entre 40 et 55m Deux pièces en soirée avec entracte - Intégrale les dimanches Du 18 au 30 mai 2021 Un garçon d’Italie Texte d’après le romain de Philippe Besson - Mise en scène et adaptation : Mathieu Touzé Avec Victoire du Bois, Yuming Hey et Mathieu Touzé Le texte est à la première personne et pour autant nous plongeons dans l’intime de trois personnes. Ces intimités se confrontent et font exister un monde. L’histoire démarre comme une enquête. Un mort. Noyé. Sans raison. La question se pose immédiatement, s’est-il tué ou a-t-il été assassiné ? Mais très vite l’enquête vire à l’exploration de l’intime. Celle de nos certitudes. Il nous interroge aussi sur où commence l’égoïsme, sur notre responsabilité dans le bonheur des autres. Il nous amène nécessairement sur notre façon de gérer l’absence. Face à ces multiples vérités et au chevauchement de différentes versions, Un garçon d’Italie pose les questions de l’identité, des rapports de classe, des rapports humains tout court. Il laisse la possibilité au spectateur de construire sa propre vérité au travers des trois récits parsemés par des chansons populaires faisant échos à nos propres intimités. Du 1er au 4 Juin 2021 On ne badine pas avec l’amour Texte: Alfred de Musset Mise en scène: Eva Doumbia Avec Nino Djerbir, Olga Mouak et Morgane Peters Spectacle en plein-air, sous les fenêtres des immeubles du XIVe arrondissement Un noble de province, le Baron, veut marier son fils Perdican et sa nièce, Camille. Celle-ci, éduquée dans un couvent refuse toute idée de mariage, d'amour, de relation avec les hommes et se destine à être nonne. Séducteur, habile à manier le langage et amoureux de la jeune fille, Perdican, blessé dans son orgueil séduit Rosette, paysanne et soeur de lait de Camille. Naïve, la pauvre "gardeuse de dindons", telle que la surnomme une Camille outragée de ce qu'on la lui préfère, cette "gardeuse de dindons” donc, éprouve un amour pur et violent envers son séducteur. Jeu de langage, faux refus et piques cruelles, ni Camille ni Perdican n'épargne l'autre dont il se sait profondément amoureux. On ne badine pas avec l’amour, classique de Musset est repris par Eva Doumbia. Placé dans notre actualité, le traitement de la pièce faisait entendre les disparités sociale dans les relations amoureuses, les contradictions d’un certain féminisme mainstream qui a tendance à justement oublier les questions de classe sociale, le paternalisme des puissants envers le peuple. Du 8 au 26 juin 2021 Dans la solitude des champs de coton Texte : Bernard-Marie Koltès Mise en scène : Charles Berling Avec Mata Gabin et Charles Berling Le chef-d’œuvre de Bernard-Marie Koltès réunit le duo d’acteurs pour une relecture puissante de ce combat entre deux êtres, où ne se joue rien de moins que la substance des relations humaines. La rencontre ne devrait durer que quelques secondes mais elle s’éternise. Dans un no man’s land, entre chien et loup, une ombre vient chercher quelque chose auprès d’une autre… Mais quoi ? Un client et un dealer ? Pas si simple. Car peu à peu, l’étonnant échange verbal met en jeu les rapports de pouvoir, de séduction, de dépendance qui s’installent entre ces deux inconnus échoués dans la nuit. 🅵🅵🅵KOLIK. Désespoir poétique Un homme se réveille, parle, cherche l’Humain en lui, se noie. Est-ce une civilisation qui s’effondre ? D’abord, ce ne sont que des mots, ordres, invectives... Et puis, de ces fragments de langage surgit une pensée sur le monde, égrenée en dix-sept chapitres : musique, science, travail, lumière, douleur… Fluide, sensible, directe, ludique, la parole traverse chemins obscurs et clairières limpides, ouvrant un champ de beauté et de poésie rarement connues dans la littérature allemande. Kolik est la troisième partie de la trilogie Guerre de Rainald Goetz, publiée en 1986. Dans une ère qui semble être venue à bout de ses illusions. Kolik retrace l’errance ultime d’un personnage, l’inventaire d’une vie. Cette vie est renvoyée à des bribes de langages, brutes. Où la perte de la grammaire souligne aussi la perte de sens de sa vie. La pièce convoquant la physique, la musique, la philosophie, la foi, la sexualité, la bière et la décomposition est une condensation extrême à l’ultime instant de vie avant la mort. Une pièce abrupte, une confession, une pensée très sincère et intime, désespérée, mais pleine d'humour. Ina Seghezzi a repris le texte de Kolik et a créé avec Alain Françon, à la mise en scène, une œuvre sur mesure et à la démesure d'Anthoine Mathieu. Une immense poésie enivrante et alcoolique dit avec une classe immense par un comédien investi. KOLIK Texte Rainald Goetz Traduction Ina Seghezzi Un projet d'Antoine Mathieu Mise en scène Alain Françon Avec Antoine Mathieu Scénographie Jacques Gabel Lumières Léa Maris Images Ina Seghezzi Crédit photo Léa Maris Création au Théâtre 14 Théâtre 14 / 20 avenue Marc Sangnier 75014 Paris - theatre14.fr Location 01 45 45 49 77 Du 5 au 23 janvier 2021 (Reporté) Durée 1h15 Mardi, mercredi et vendredi à 20h, jeudi à 19h, samedi à 16h
- 🅵🅵🅵SONS OF PHILADELPHIA
Philadelphie. Il y a trente ans, la famille de Michael a recueilli Peter à la mort de son père, dans des circonstances opaques. Aujourd’hui, Peter et Michael sont deux petits malfrats aux tempéraments opposés. L’un est aussi violent et exubérant que l’autre est taciturne. Quand Michael est désigné comme « gênant » par la mafia italienne », le passé trouble de la famille ressurgit… Sons of philadelphia est un film noir, un thriller psychologique à l’atmosphère délicieusement oppressante. Matthias Schoenaerts y incarne, toujours aussi brillamment et avec beaucoup de candeur, un homme perdu empêtré dans une histoire qui n’est pas la sienne. Les scènes très courtes, le montage ciselé et les flash-back font en sorte de nous perdre un peu et nous oblige à rester « en retrait » du film, mais ce sentiment, assez déstabilisant, ajoute beaucoup de valeurs. La sensation de ce sentir désorienté, un peu comme Peter, le personnage principal. Mais ce n’est pas l’unique qualité du film car les liens, les connexions « à l’enfance », sont ici, très bien décrites. À mesure que l’histoire se déroule, le visage de Matthias Schoenaerts prends des allures, très subtiles, d’enfant dans un corps d’homme robuste. Seul un acteur de cette carrure peut être capable de nous transmettre cette sensation étonnante. Sons of philadelphia n’est pas un film « facile ». C’est un film qui mérite d’être vu et surtout digéré avant d’être apprécié à sa juste valeur. Sons of Philadelphia Réalisateur Jérémie Guez Scénario Jérémie Guez d’après le roman “L’amour fraternel” de based on the novel “Brotherly Love” by Pete Dexter Interprétation Matthias Schoenaerts, Joel Kinnaman, Maika Monroe, Paul Schneider, Nicholas Crovetti Credit photo Nelson Gedalof France, Belgique, Pays-Bas & États-Unis 2020 | 1h30 Sortie cinéma, le 30 décembre 2020 Interview de Jérémie Guez J’ai beaucoup aimé votre film et, en même temps, avec une histoire complexe, des scènes très courtes et ciselées et beaucoup de flashbacks, je me suis senti perdu. L'avez-vous fait exprès ? OUI ! (Rire) en fait, la double narration, c'est un truc qui est assez fluide à l'écrit, mais plus difficile au cinéma. On se rend compte, assez vite, qu'on ne veut pas avoir deux films qui avancent en parallèle au même niveau. Donc ça devient très compliqué. La question a été. Qu’est-ce qu’on peut se dire du passé qui puisse expliquer ce qui se passe dans le présent, mais à rebours, afin que l’on n'ait pas la scène explicative avant pour comprendre la scène suivante ? On a choisi un peu de renverser les placements et de commencer le récit de but en blanc, de manière très abrupte, et après, d'introduire, de disséminer les flashbacks en cachant les prénoms des personnages. Tout ça pour voir un peu, ce que le public pouvait retenir. Même s'il ne comprend pas toutes les relations familiales, même s'il s'interroge ? Est-ce qu'il y a une émotion générale qui se dégage du film qui permet d'être ému et de l'apprécier ? Je me suis dit, en effet, je lâche prise. À un moment, le rythme avance tellement rapidement que le cerveau se déconnecte. Si on veut rester dans le film, on arrête de se dire. Qui est qui, qui fait quoi ? Il y a, aujourd'hui, une sorte de code un peu idiot sur la narration et une forme d’angoisse que le public ne comprenne pas. Moi, c'est un truc qui me manque au cinéma. Pourquoi ce livre de Pete Dexter, en particulier ? Je connaissais bien l'œuvre de Pete Dexter, mais j’étais passé à côté de celui-ci. Lorsque je l'ai lu la première fois, il y avait un truc qui me fascinait sur la quintessence des rapports entre les deux personnages principaux. Je me suis dit que ce serait chouette d'expliquer l'enfance de l'un des deux sans jamais montrer la deuxième et mettre en évidence leurs différences et leurs similitudes. Quel est votre rapport avec le cinéma américain. Je me sens plutôt proche du cinéma américain,même si ça n’occulte pas d'autres cinémas comme le cinéma italien, français ou japonais. Il y a des réalisateurs que j'admire et des époques que j’aime énormément, comme celles des années 40-55. Il y a, aussi, des trucs que j'aime moins. Si je réalisais une histoire qui se passe au Japon, j'adorerais m’inspirer du cinéma japonais. Pouvez-vous nous parler de votre collaboration sur ce film, avec Matthias Schoenaerts ? Lui, c'était le début de sa carrière internationale, je pense. Ils sortaient de « De rouille et d'os ». J'ai tout de suite pensé à lui parce qu'il avait ce truc de mâle alpha, très beau en même temps plein de fragilité. Il avait un côté un peu enfantin, un peu perdu, et ça se transformait toujours en violence. Je me suis demandé, ce que serait ce personnage si j'utilisais le côté physique imposant, mais complètement aplati psychologiquement par quelqu'un, moins fort physiquement que lui ? je sentais que ça pouvait lui parler et on a travaillé, en amont, dans cette direction. Il est beaucoup dominé dans le film alors qu'il a un physique de dominant. En fait, je trouve que pendant tout le déroulé du film, Matthias, progressivement, devient de plus en plus enfantin. Et à la fin, j'avais presque la sensation de voir un corps et un esprit séparés, pendant quelques scènes. Il avait une toute petite tête et un immense corps. (Rire) c'est un truc qu'on a beaucoup travaillé visuellement avec des focales, pour compresser son corps. Vous êtes un écrivain très reconnu. Quelle a été votre envie pour passer au cinéma ? J'ai toujours eu plus d'appétence pour le cinéma et pourtant ce n’est pas un art que je mets au-dessus. Je pense que j'ai même plus de respect pour la littérature. Je trouve ça, beaucoup plus dur à achever, en matière d’œuvre. Bizarrement, j'ai écrit, j'ai publié des livres avant, mais pour moi, être écrivain, c'était vraiment quelque chose qui était impossible. Il y avait un truc très, très violent d'être seul, confronté à soi-même. Et le cinéma, il y a un vrai travail d’équipe, des acteurs, de grands techniciens. Il y a quand même un moment où on est un peu époustouflé par ces gars. Tout d'un coup, ça se concrétise, les personnages que j'écris, sur lesquels je fantasmais, apparaissent encore mieux que dans mes rêves. C'est très plaisant. #sonsofphiladelphia #matthiasschoenaerts #jeremyguez #jokersfilm #deauville2020 #festivaldedeauville
- La Scala ! La Scala ouvre le 18 décembre 2020
Dès le 18 décembre les portes de la Scala Paris vont rouvrir. Nous serons tous là pour vous accueillir avec un tonitruant BIENVENUE ! Quel bonheur de vous retrouver dans notre maison bleue. Anne Queffélec, Alexis Michalik, Jason Brokerss, Jos Houben, Ruthy Scetbon, Kaori Ito et Elika Hedayat vous attendent avec impatience. Cette fois, nous conjurons le sort. Les restaurants ne peuvent pas ouvrir avant le 15 janvier ? Qu’à cela ne tienne ! Nous allons nous inviter chez vous avec les plats succulents de notre restaurant que vous pourrez emporter après le spectacle. Il vous suffira de choisir votre menu en réservant votre billet et à la fin du spectacle, il vous sera remis, joliment présenté dans une box Scala votre dîner prêt à emporter. Une manière de finir la soirée avec nous comme vous le faites en temps normal quand vous dînez dans notre restaurant après avoir applaudi nos artistes. A chaque confinement, vous nous manquez, mais à chaque réouverture, le plaisir de vous revoir est encore plus grand. Hâte de vous recevoir dans le respect des règles sanitaires les plus strictes. Mélanie & Frédéric BIESSY CALENDRIER DÉCEMBRE / JANVIER Vendredi 18 Décembre À 19h RÉCITAL ANNE QUÉFFELEC VERS LA LUMIÈRE. BEETHOVEN, LES TROIS DERNIÈRES SONATES À partir du 19 décembre 2020 UNE HISTOIRE D’AMOUR d’Alexis Michalik Représentations du mardi au samedi à 19h dimanche à 15h À partir du 20 décembre 2020 L’ART DU RIRE de Jos Houben Représentations samedi et dimanche à 15h Dimanche 20 et 27 décembre à 15h et 17h Samedi 26 décembre et 2 janvier à 15h et 17h À partir du 22 décembre 2020 EMBRASE-MOI de Kaori ITO Représentations les 22 décembre, 11 et 12 janvier à 19h30 À partir du 23 décembre 2020 PERTE de Ruthy Scetbon Représentations du mardi et mercredi à 19h30 et jeudi et vendredi à 19H30 selon les semaines À partir du 4 janvier 2021 ET APRÈS QUOI ? de Kaori ITO Lundi 4 janvier à 19h Vendredi 15 janvier à 19h30 À partir du 14 janvier 2021 TOUS LES MARINS SONT DES CHANTEURS / François Morel Un spectacle musical de : Gérard Mordillat, François Morel, Antoine Sahler et Amos Mah Représentations du mardi au dimanche à 18h30 À partir du 14 janvier 2021 PENSER QU’ON NE PENSE A RIEN, C’EST DEJÀ PENSER QUELQUE CHOSE Texte et Mise en scène Pierre Bénézit Représentations du jeudi au dimanche à 19h Mardi 19 janvier à 19h et mercredi 10, 17, 24 février à 19h À partir du 23 janvier 2021 21E SECONDE de Jason Brokerss Représentations samedi à 16h et 21h30 Dimanche à 21h30
- L'Art bouleversé. Plus de 20 artistes se racontent en live
Le 28 Novembre 2020 en ligne sur Télérama.fr, 104.fr et Institutfrancais.com avec : Mathieu Amalric, Bartabas, Samuel Benchetrit, Rachida Brakni, Camille Chamoux, Matali Crasset, Vincent Delerm, Nicola Delon, Laurence Equilbey, Jacques Gamblin, Nicole Garcia, Barbara Hannigan, Kaori Ito, Christiane Jatahy, Eva Jospin, JR, Maylis de Kerangal, Helena de Laurens, Edouard, Louis, Vincent Macaigne, Alexis Michalik, Tommy Milliot, Vanessa Paradis, Suzane Écouter, soutenir, aimer les artistes. S’enrichir de leurs expériences… L’actuelle pandémie et les légitimes contraintes sanitaires qu’elle provoque les a durement éprouvés dans leur travail, leur capacité de création, leur imaginaire peut-être et leurs relations, sûrement, au public. Le samedi 28 novembre de 17h à 24h, Télérama et le CENTQUATRE se sont associés pour leur donner la parole sur ce qu’ils vivent aujourd’hui et comment ils le vivent.
- Le théâtre du Rond-point annonce sa réouverture !
Suite aux dernières déclarations du gouvernement pour lutter contre l'épidémie de Covid-19, le théâtre du Rond-point devrait rouvrir le 15 décembre. En attendant, La géniale série de Podcasts du Rond-point, continue... Amine Khaled, responsable du comité de lecture du Théâtre du Rond-Point, invite à sa table des artistes et et remonte avec eux le parcours de leur vie et de leurs envies de théâtre.












