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- 🅵🅵🅵Si on savait. Théâtre des Bouffes Parisiens
Merci «Vous êtes mort !» Quand Patrick entend un homme lui dire ça, il a du mal à le croire, et pourtant... Le voilà dans l’au-delà devant cette personne qui lui fait le bilan de sa vie et lui demande ce qu’il aurait changé si c’était à refaire. Nous revivons alors avec lui ces moments-là tels qu’il les a vécus, puis tels qu’il aurait pu les vivre en faisant d’autres choix. Dans la catégorie comédie, Si on savait est une superbe pièce avec des comédiens bien rodés à cet exercice. Un des grands atouts de la pièce d'Éric Fraticelli est d’avoir réservé de très beaux rôles pour tous les comédiens. Daniel Russo, sur le devant de la scène, du début à la fin, s’éclate et prend un réel plaisir, Valérie Mairesse est une enchanteresse. Avec humour, dérision et décalage. Elle envoie des punchlines d’une précision magnifique. Jean-Luc Porraz, avec un rôle qui n’est pas si facile que ça, s’en sort très bien et si Erwan Téréné est un tout petit peu à la traîne, Bénédicte Dessombz ajoute une dose de loufoquerie bienvenue. Malgré un décor magnifique et ingénieux. Les changements multiples finissent par devenir un peu lassants par moments, mais il est si bon de mêler pure comédie et moment d'émotion. « Si on savait est une phrase que nous avons tous prononcée… Elle résume nos espoirs et nos déceptions. Dans la pièce d'Éric Fraticelli, cette question est posée et les réponses multiples ont une philosophie divertissante. La comédie est là, omniprésente - l'auteur ne donne pas de leçon, il nous éveille avec humour sur les alternatives de la vie. Nos rêves sont sur la scène.» Jean-Luc Moreau Dans cette situation sanitaire incertaine, le Théâtre des Bouffes Parisiens nous fait un magnifique cadeau en maintenant la programmation de cette pièce à très gros budget. Enfin, un spectacle purement divertissant de très bonne qualité pour changer d’air et d’esprit avant de retourner bien au chaud chez soi. Disons-le, venir au théâtre est sans danger ! Les conditions sanitaires sont respectées. Le public est ordonné et pas une seule fois, on se sent mal à l’aise ou gêné au théâtre. La vie doit continuer. Le théâtre et la culture, aussi. Allons tous voir Si on savait, pour rire, pour être ému dans une pièce, magnifiquement mis en scène par Jean-Luc Moreau, bourrée de tendresse et de bon sentiments. SI ON SAVAIT D'Éric Fraticelli Mise en scène Jean-Luc Moreau Avec Daniel Russo, Valérie Mairesse, Jean-Luc Porraz, Erwan Téréné, Bénédicte Dessombz Assistante mise en scène Nell Darmouni Décors Catherine Bluwal Lumières Jacques Rouveyrollis Costumes Juliette Chanaud Musique Sylvain Meyniac Crédit photo ©Bernard Richebé Théâtre des Bouffes Parisiens 4, rue Monsigny 75002 PARIS À partir du 17 octobre 2020 Vendredi 18h30, Samedi 15h00 et 18H30, Dimanche 15h00
- 🅵🅵🅵Les rencontres du Petit Chaperon Rouge. Théâtre Clavel
Alors qu’elle est en chemin pour rendre visite à sa grand-mère, le Petit Chaperon Rouge croise le Loup. Après une hésitation gourmande, ce dernier lui propose de faire une course jusque chez Mère-Grand. Nos deux héros finiront par s'apprivoiser au détour de rencontres avec un Prince Charmant perdu, un nain pas si petit, la maman du Petit Poucet cap' de faire du rap, le Chat Botté escrimeur et un Petit Cochon rapide comme l'éclair. Marie Courtel et Gilles Sallé ont créé une comédie musicale pour enfants qui est obligée de plaire, également, aux parents. Chant, danse et théâtre, mais aussi une très belle écriture font de ce spectacle exigeant, un très bel hommage aux contes de notre enfance. Les rencontres du petit Chaperon Rouge est un magnifique spectacle. Une très belle proposition pour nos enfants. Les rencontres du Petit Chaperon Rouge (À partir de 5 ans - 45 minutes) De Marie Courtel et Gilles Sallé Par Ateliers du Contrepoint Avec Charlotte Jouanneteau et Gilles Sallé Théâtre Clavel Les mercredis à 14h30 / samedi 15h + vacances scolaires de la Toussaint, du lundi au vendredi à 14h30 et samedi 15h
- 🅵🅵🅵🅵J'IRAI DECROCHER LA LUNE. Sortie DVD
"J’irai décrocher la lune est une histoire de regard(s) portés(s) sur les personnes ayant une déficience intellectuelle, en l’occurrence la trisomie 21. Un regard qui démontre les bienfaits de l’intégration en milieu ordinaire. Un regard qui ne masque pas la déficience, les galères et les échecs vécus. Un regard qui reconnaît la singularité des personnes, leur potentiel d’autonomie responsable, d’accomplissement et d’épanouissement. Un regard qui considère avant toute chose l’être, et ensuite seulement sa déficience." Laurent Boileau Quand on a la trentaine, quoi de plus normal que d’avoir son appart, son boulot et des rêves plein la tête ? Et ce n’est pas un chromosome supplémentaire qui va changer cela ! Stéphanie, Robin, Élise, Gilles-Emmanuel, Éléonore et Mario ont tous quelque chose en plus, a savoir un chromosome. Ils nous dévoilent leurs fragilités et leur bonheur au quotidien. Leurs témoignages de vie interrogent notre rapport à la différence et offrent un formidable espoir d’inclusion pour les personnes porteuses de trisomie 21. Quel film magnifique ! Ces jeunes sont tous plus émouvants les uns que les autres. Sans aucun pathos, avec beaucoup de délicatesse et d'humour, Laurent Boileau, qui est venu vivre en immersion avec eux et a observé leur apprentissage de l’autonomie, nous fait partager leur quotidien, leur intimité et leur difficulté. Le film réserve des moments d'une intelligence rare, presque philosophique sur la quête du rêve, la vision de la trisomie, de la société et nous interroge sur les frontières de la normalité. "Pour autant, il ne s’agissait pas pour moi de faire un film militant sur la trisomie, ni de glorifier l’être porteur de trisomie, car celui-ci n’est pas désincarné mais bien pétri de la même humanité que nous tous, les personnes « dites » normales. Stéphanie, Mario, Éléonore, Gilles- Emmanuel, Robin et Élise font preuve de qualité et de défauts comme tout un chacun." Laurent Boileau Quand Éléonore Laloux nous parle de leur infantilisation ou d'autres de leur handicap, le film atteint des sommets d'humanisme et de beauté. On est troublé, ému, émerveillé et, le sourire aux lèvres, en regardant J'irai décrocher la lune, un bijou à voir absolument qui nous interroge sur la différence et la possibilité à l’autonomie en étant atteint d’handicap. J'IRAI DECROCHER LA LUNE Un film de Laurent Boileau Avec Eléonore Laloux, Robin Sevette, Stéphanie Gabé, Mario Huchette, Gilles-Emmanuel Mouveaux, Elise Wickart Image Nathanaël Louvet et Brice Meyer Son et mixage Samuel Abraham SORTIE EN DVD, LE 3 NOVEMBRE BONUS Interview du réalisateur Laurent Boileau et de Robin Sevette, Bande-annonce Durée 1h32 En savoir plus... TRISOMIE. "Ce simple mot déstabilise, angoisse et parfois traumatise. Il est directement associé à la déficience intellectuelle et à des aspects somatiques caractéristiques. Beaucoup s’interrogent sur le sens que peut avoir l’existence de ces personnes porteuses de cette anomalie chromosomique... Ne seront-elles pas, bien malgré elles, une source permanente de souffrance, un calvaire pour leurs parents et pour leur fratrie ? Quelle place leur donner dans la société ? Que faire pour elles et avec elles ? Mais qui sont donc ces enfants, ces adolescents, ces adultes, parfois nommés aujourd’hui encore “mongoliens“ ou “mongols“ ? Voici des termes susceptibles de drainer des représentations négatives, voire effrayantes, car la trisomie 21 véhicule dans l’inconscient collectif énormément de peurs et de préjugés. Toutes les personnes porteuses de trisomie 21 sont singulières et se développent de façon unique. Comme chacun d’entre nous, elles ont, elles aussi, les caractéristiques génétiques de leur famille. On ne peut en aucune façon les considérer comme un groupe homogène." LAURENT BOILEAU
- 🅵🅵La légende du saint buveur. Littéraire au Petit théâtre Montparnasse
Andréas vit sans adresse et habite chaque jour sous un autre pont. Un homme le croise un soir sur les quais de la Seine et décide de l’aider en lui offrant une somme d’argent… Andréas refuse d’abord puis accepte la somme, mais en homme d’honneur, il promet de rembourser cette dette. Y parviendra-t-il ? C’est le mystère et l’énigme qui nous tiennent jusqu’au bout de la pièce. On ne peut s’empêcher de faire le parallèle entre cette fable étrange, presque mystique, écrite en fin de vie par Joseph Roth et son histoire personnelle. Nous sommes en mai 1939, cela fait cinq ans que l’auteur du célèbre et troublant La marche de Radetzky, fuyant le nazisme, s’est installé à Paris. Lorsqu’il écrit cette histoire, il a déjà sombré dans l’alcoolisme et la maladie. Après une première adaptation au cinéma, couronné par un Lion d’Or à Venise, Christophe Malavoy, en fait une adaptation théâtrale. Une pièce qui plaira aux amateurs de littérature contée au théâtre. Christophe Malavoy, émouvant et presque enfantin, s’amuse sur scène. Il dit, chante, danse et fait de la musique, dans ce seul en scène atypique, un peu désuet, mais au charme certain. La légende du saint buveur De Joseph ROTH Adaptation et mise en scène Christophe MALAVOY Assistante à la mise en scène Catherine PELLO Avec Christophe MALAVOY Scénographie Francis GUERRIER Lumières Maurice GIRAUD Costumes Nadia MEEN Petit Théâtre Montparnasse Depuis le 23 septembre 2020. Mardi, Mercredi, jeudi, vendredi et samedi : 19h
- 🅵Dialogue avec une chaise. Théâtre Essaïon
Justine n’arrive pas à pardonner à son père d’avoir quitté sa mère pour refaire sa vie avec une autre. Elle va voir un psychiatre qui lui fait imaginer une conversation avec son père puis avec d’autres, qu’elle fait parler tour à tour. Mais à la fin de la séance, une surprise change toute la donne. Julie Julien. En 2003, à l’issue d’un casting sauvage, Julie obtient le rôle principal féminin de Marie dans « Va petite » d’Alain Guesnier. En 2011, après une licence d’histoire, elle part une année à New York se former au Lee Strasberg Theatre and Film institute où elle passe un an avant d’intégrer le Conservatoire du XIeme arrondissement où elle est formée par Philippe Perrussel puis le Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique où elle travaille sous la direction de Sandy Ouvrier, Daniel Martin, Xavier Gallais, mais également de Thomas Ostermeier, Christian Benedetti et Wajdi Mouawad. En 2017 elle joue dans LOURDES, écrit et mis en scène par Paul Toucang, au Théâtre National de la Colline et dans CARMEN, écrit et mis en scène par Lucie Digout en finale du concours du Théâtre 13 qui sera repris au Théâtre de Belleville en octobre 2017. En 2018 elle joue dans VICTOIRES écrit et mis en scène par Wajdi Mouawad au théâtre National de la Colline puis repris en tournée. En 2019, elle retrouve ce dernier dans FAUVES (qui sera repris à la colline au printemps 2021) puis joue sous la direction de Frédéric Sonntag dans L’ENFANT OCEAN, créé au Théâtre National du Sénart et repris en tournée. En 2020, elle retrouve Wajdi Mouawad qui la dirige dans Littoral au Théâtre de la Colline. Julie Julien est une jeune comédienne passionnante. Son charme et sa présence envahissent le plateau. Avec un regard très particulier, une émotion à « fleur de peau » et beaucoup de générosité, Julie Julien passe du rire aux larmes et nous chope dans ses filets. Julie Julien est une nature et un grand coup de cœur qui fait penser un peu à Isabelle Adjani et Elodie Bouchez. Dialogue avec une chaise est une jolie pièce, originale, intelligente et bien construite. Personnellement, je pense que cette pièce aurait pris beaucoup de valeurs en un seul en scène (avec voix off, par exemple), car le personnage du psy n’est pas ultra-intéressant. Dialogue avec une chaise où la rencontre éblouissante avec une merveilleuse, jeune comédienne. Dialogue avec une chaise Auteurs Camille Eldessa et Michel Leviant Mise en scène Xavier Simonin Avec Julie Julien et Xavier Simonin Théâtre Essaïon 6 rue Pierre au Lard 75004 Paris Lundi et Mardi à 21h ?
- Little Zombies
Avis de Foudart 🅵🅵 Leurs parents sont morts. Ils devraient être tristes, pourtant ils ne pleurent pas. A la place, Hikari, Ikuko, Ishi and Takemura montent un groupe de rock explosif ! Ces quatre adolescents que le chagrin n’accable pas, vont trouver ensemble une nouvelle voie, celle de la musique. Makoto Nagahisa a été découvert en 2017 au festival de Sundance où son court métrage AND SO WE PUT GOLDFISH IN THE POOL a reçu le Prix Spécial du Jury. Une belle référence pour tous les passionnés de cinéma indépendant. Little Zombie est un film à l'univers bien tranché. Un film très inventif, comme un hommage aux jeux vidéos des années 80-90. A la fois chef d’œuvre pop et ennuyant à mourir. On ressort de la salle, les yeux plein de lumières, mais épuisés Little Zombie est complètement fou et démesuré et a un charme fou. Le sujet, les personnage sont particulièrement attachants, mais au bout de quelques minutes, le style extravagant lasse un peu et le film n'en finit plus de terminer. Little zombie aurait été un court ou moyen métrage merveilleux Le rythme est réussit, le film est culotté et très original, mais l’idée géniale s’estompe un peu et nous laisse sur le bord de la route. LITTLE ZOMBIE Ecrit et réalisé par MAKOTO NAGAHISA Avec KEITA NINOMIYA, SATOSHI MIZUNO, MONDO OKUMURA, SENA NAKAJIMA Image HIROAKI TAKEDA Lumière YUKI MAESHIIMA Son JUNNOSUKE OKITA Artwork Production Distribution Eurozoom Durée 2h00 Sortie le 23 juin 2021 sur OCS
- Madame. chef d’œuvre de Stéphane Riethauser
Sortie cinéma, le 26 août 2020 La dernière fois que j’ai été bouleversé à ce point par un film documentaire, ce fut avec Les Invisibles de Sébastien Lifschitz. Une grand-mère et son petit-fils se confient l’un à l’autre dans un dialogue intime qui explore le genre, la sexualité et la transmission d’identité. Madame est un film incroyable, d’une beauté ahurissante et d’une intelligence rare. À l'aide de photos, de dessins, de vidéos, d'un montage très soigné et brillant et d’une musique magnifique, Stéphane Riethauser et sa grand-mère deviennent, le temps d’un film, des personnages romanesques et universels. Stéphane Riethauser se livre totalement et dévoile les profondeurs de son existence avec une telle générosité. Il parle de lui, de son enfance, de son histoire, de ses doutes, de la découverte de son homosexualité, de la question du genre et de sa famille. Ce film est tellement ancré dans son époque que, dès les premières minutes, on est en totale empathie et troublé par les ressemblances avec notre propre vécu. Les deux femmes de sa vie sont mises en parallèle. Sa mère en femme sublimée est onirique tandis que sa grand-mère, son guide au caractère fort, est complètement ancré dans le réel. Madame est un film d’amour Un amour total, intime, entre ce petit-fils et sa grand-mère. Cette femme qui dégage tant de force et de tendresse. Cette femme au regard malicieux qui laisse des messages téléphoniques, si justes. Cette femme libre et affirmée qui, en témoignant, fait un cadeau immense à son petit-fils et par là même, devient pour nous aussi, la grand-mère idéale. Celle qui aime sans réserve et sans jugement (ou presque). Qui aime, qui aime, qui aime. On est ému, on rit, on pleure, on vit l’espace d’un instant à travers ce duo que l’on a l’impression de connaître intrinsèquement, depuis toujours. Quand l’intime devient universel. Quand l’émotion nous transperce le cœur. Madame est un film, un documentaire, un pur chef-d'oeuvre. MADAME Un film de Stéphane Riethauser Image de Stéphane Riethauser, Luc Riethauser, Marcus Winterbauer Sortie cinéma : le 26 août 2020 Distribution : outplayfilms #madame#stephaneriethauser#documentaire#chefdoeuvre#sortiecinema#lambdaprod#outplayfilms
- HEDDA. Un chef-d’œuvre au Théâtre de Belleville pour sa réouverture
Le theatre de Belleville réouvre et propose du 24 juin au 5 juillet, la reprise d’Hedda. C’est une histoire d’amour comme il y en a tant, une histoire ordinaire qui se contorsionne et part à la dérive. De petites peurs en grandes humiliations, on raconte le récit d’Hedda, une de celles dont on dit qu’elles sont restées, malgré le premier coup et malgré ce qui a suivi. Hedda Nussbaum est une femme américaine qui a réellement existé. Sigrid Carré-Lecoindre, L’auteur et Lena Paugam, la metteuse en scène et comédienne se sont librement inspirées de son histoire pour créer le spectacle parfait. C’est, pour moi, un énorme coup de cœur. J’en suis sorti bouleversé et sans voix et j’ai même beaucoup de mal à écrire ces quelques lignes, en vérité. Que dire, en effet, quand on aime tout, intégralement ? Le texte est magnifique, la scénographie, les lumières et les sons sont formidables. J’ai adoré la mise en scène et le jeu. Dès le départ, on est intrigué par ce décor, très réussi, à la fois imposant et épuré et l’on comprends très vite que cette salle de bain, au loin, et cette baignoire va avoir une vraie importance dans la pièce. En effet ce cocon rassurant, cette antre maternelle, cette espace de lavage va se transformer petit à petit en un espace beaucoup plus tortueux et dangereux. L’amour, la haine, le jeu, la domination, la perversion, le cri, l’effroi, le dégoût. On voit où l’on ressent tout ça en 1h15. C’est certainement exténuant à jouer, mais aussi à regarder. Lena Paugam est seule en scène, mais peut-on dire ceci, car ce qu’on voit sur scène et une véritable œuvre théâtrale. Un chef-d’œuvre théâtral en vérité. Je vous conseille de foncer, sans réfléchir, voir ce spectacle magistral et indispensable. Le sujet est difficile, mais est-ce vraiment une raison valable pour ne pas y aller ? Absolument pas ! Crédit photo : Sylvain Boutet, Pauline Le Goff
- The Room. Sortie directement en VOD, le 7 mai
Kate et Matt quittent la ville pour s'installer à la campagne dans une grande maison isolée et délabrée. Peu après leurs déménagements, ils découvrent une chambre qui a le pouvoir d'exaucer tous leurs désirs... Après le remarqué film d’animation « Renaissance », sorti en 2006, Christian Volckman revient enfin avec The Room. Ces années de pause consacrées à la peinture lui ont permis d’écrire un très bon scénario. Un huis clos à tiroirs la fois fantastique et psychologique. Parmi la quantité innombrable de films qui sortent chaque année, il n’est pas évident de trouver de bons films de genre. Le fantastique, notamment, est un style passionnant qui n’est pas toujours bien traité par l’industrie cinématographique. Dans le cas de The Room, on peut dire sans détour que c’est une très bonne surprise. The Room n’est un film d’horreur. On est plutôt dans un thriller fantastique et psychologique avec plein de digressions sur l’appât du gain, la famille, l’Œdipe. Christian Volckman n’a pas eu peur de côtoyer, parfois, le ridicule de situation pour mieux relancer le suspens. Cette chambre, très esthétique, est parfaitement utilisée en matière de dramaturgie et la montée en puissance du suspense est réussie. The Room est un hommage assumé à Shining de Stanley Kubick. Le fantastique côtoie la poésie. Le suspense, la psychanalyse. La réalité, le fantasme. #theroom #sortiecinema #cinema #christianvolckman #olgakurylenko #kevinjanssens #lesfilmsdupoisson The Room France, Luxembourg, Belgique / Thriller Fantastique / 2019 Un thriller fantastique de Christian Volckman (Renaissance) Avec : Olga Kurylenko, Kevin Janssens, Joshua Wilson, John Flanders et Francis Chapman Durée : 1h40 Distribution : Les Films du Poisson
- Les 10 ans du Fonds de Dotation MERCI
Après le rendez vous du 11 mars, au Trianon, avec un concert sublime de M, Black Market et les DJ SET enflammés de Get a Room et Cosmo Gonik, le prochain grand événement est le Mercredi 22 avril le Fonds de dotation Merci, en collaboration avec Thanks for Nothing organise une journée solidaire aux Beaux- Arts de Paris. Cette journée sera ouverte à tous et rythmée par des conférences sur les thèmes de l’engagement, l’éducation et l’agroécologie. Elle sera suivie d’une vente aux enchères caritative par Sotheby’s puis d’un dîner de gala. Accès : Ecole nationale des Beaux Arts, 14 rue Bonaparte, 75006, Paris Programme : 14h-18h : Conférences ouvertes au public sur les thèmes de l’engagement, l’éducation, l’agroécologie et l’accueil des réfugiés avec des philosophes, des écrivains, des journalistes et des représentants du fonds de dotation Merci. Exposition des oeuvres de la vente aux enchères au profit du Fonds de dotation Merci Entrée libre, dans la limite des places disponibles La programmation détaillée sera prochainement accessible sur le site de Merci et de Thanks for Nothing. 19h-20h30 : Vente aux enchères d’œuvres d’art contemporain par la Maison de vente Sotheby’s (sur invitation) 20h30 : Dîner de gala co-réalisé par Bertrand Grébaut, chef étoilé du restaurant Septime en collaboration avec le Refugee food festival, et vente aux enchères de lots expérience Informations et réservations auprès de Thanks for Nothing
- Mister Paul. Reprise au Théâtre de l’Atalante
La nouvelle pièce écrite et interprété par Jean-Marie Besset a un charme fou, j’y ai passé un moment délicieux. Je ne connaissais pas ce tout petit théâtre et c’est une très belle surprise. Que ce soit l’histoire succulente et profonde, la scénographie très ingénieuse et inventive et les lumières, j’ai vraiment tout aimé ce soir. Je pense qu'Agathe Alexis a pris beaucoup de plaisir à monter cette très jolie pièce. L’histoire de MISTER PAUL (1933-2010) qui naquit à Limoux et vécut à New York où il fut en charge du Programme des Nations Unies pour le Développement, après avoir œuvré dix-sept ans en Afrique à la construction du Transgabonais, qui hésita à devenir femme et, finalement ne le devint jamais, tout en aimant passionnément les hommes d’amour et les femmes d’amitié, et qui revint mourir à Limoux dans l’affection des siens. J’ai été très touché par ce texte qui parle d’une vie pas forcément simple, mais ou le sourire est toujours présent et Jean-Marie Besset m’a totalement emporté. Mister Paul est un brillant seul en scène un peu surréaliste, drôle et émouvant.
- TRAHISONS. Jeux de tiroirs au Théâtre de la Madeleine
Trahisons est une très bonne pièce d’Harold Pinter. Une pièce à tiroirs. Un triptyque amoureux ou les secrets et mensonges s’enchaînent et s'entremêlent. J’aime beaucoup cette adaptation d’Éric Kahane alambiquée à souhait ainsi que le décor si intelligent. Michel Fau, metteur en scène, a brillamment retranscrit l’esprit de la bourgeoisie des années 70 et les comédiens à l’intonation très particulière ont l’air tout droit sortis d’un film ou d’une série de cette époque. Michel Fau, comédien est absolument brillant ainsi que Roschdy Zem et Claude Perron qui excellent dans ce jeu de rôles bourré d´humour et de cynisme. Malgré la longueur et la quantité innombrable des noirs qui ne servent pas le rythme de la pièce, Harold Pinter et Michel Fau est un doublé gagnant au Théâtre de la Madeleine. #trahisons #haroldpinter #michelfau #roschdyzem #claudeperron #theatredelamadeleine


















