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1982 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Festival d’Angoulême : "Le Temps d’aimer" couronné meilleur film

    Katell Quillévéré signe une œuvre intense et dramatique, plongeant le spectateur dans une réflexion profonde sur l’amour, les traumatismes du passé et le poids du secret. La dernière journée du Festival du film francophone d'Angoulême s'est conclue par la remise du Valois de diamant à "Le Temps d’aimer" (prochainement en salle le 29 novembre). Orchestré par Katell Quillévéré, le film explore la complexité du désir, la nature de l'amour et les conséquences lointaines de la guerre. Les rôles principaux, assurés par Vincent Lacoste et Anaïs Demoustier, évoquent avec brio un duo marqué par l'ombre d'un secret. L'intrigue s'ouvre sur des séquences bouleversantes de la Libération, mettant en scène la violence envers les femmes soupçonnées d'avoir eu des liaisons avec les troupes allemandes. Sur cette trame historique, l'histoire se recentre sur Madeleine, touchée par ces événements tragiques, et sa liaison avec François, jeune étudiant en archéologie aux horizons et passés contrastés. Vincent Lacoste a été salué par le prix du meilleur acteur pour son interprétation profonde d'un homme face à ses tourments intérieurs. Anaïs Demoustier, partenaire de jeu récurrente de Lacoste, brille intensément dans la peau de Madeleine. Le palmarès du festival a également mis en lumière d'autres talents remarquables "Rosalie" de Stéphanie Di Giusto a été distingué pour sa musique envoûtante, tandis que Nadia Tereszkiewicz a décroché le prix de la meilleure actrice pour son interprétation touchante dans "femme à barbe". Par ailleurs, "Augure" réalisé par Baloji Tschiani a été salué pour sa direction artistique. Un succès incontesté ! Avec une sélection impressionnante de films en lice et un défilé de célébrités, cette 16e édition du Festival du film francophone d'Angoulême s'est une fois de plus démarquée dans l'univers du cinéma francophone. Plus qu'un simple événement cinématographique, ce festival célèbre la magie du récit, démontrant que le septième art, vivace et vibrant, a encore de beaux jours devant lui.

  • L’air de mer rend libre : entre Mer et Conformité - L'Odyssée d'un Amour Interdit

    "L’AIR DE LA MER REND LIBRE" : une œuvre signée Nadir Moknèche qui nous plonge au cœur d'une réalité contemporaine où s'entrelacent identité, genre et culture. À Rennes, Saïd, jeune homme tiraillé entre son attirance pour Vincent et la pression de sa famille, se trouve propulsé dans un mariage arrangé avec Hadjira. Moknèche nous offre une vision émouvante des sacrifices personnels face aux normes sociales. Ce film se distingue par son audace : traiter de l'homosexualité d'un individu d'origine arabe confronté à un mariage forcé, une thématique peu abordée au cinéma. Youssouf Abi-Ayad livre une interprétation magistrale de Saïd, partagé entre ses racines, sa sexualité et les diktats de la société. Sa relation avec Vincent, sublimée par des notes de trompette, évoque la douleur d'un amour interdit. Hadjira, malgré son histoire d'amour brisée, cède à la volonté maternelle. Leur union sert de reflet aux enjeux d'intégration, d'identité et de conformité. Le film séduit par son esthétique épurée, évoquant la monotonie et les non-dits. Rennes, avec son mélange de tradition et de modernité, cadre parfaitement ce récit. La mer, omniprésente, insuffle un vent de liberté à une trame par moments oppressante. Moknèche réussit à dépeindre des femmes puissantes, notamment Rabia, mère de Hadjira. Derrière son exubérance, elle s'impose comme une figure maternelle dominante. La narration chapitrée et la collaboration avec le chef-opérateur Kristy Baboul donnent vie à des images mêlant rêve méditerranéen et réalité, où la lumière évoque l'évasion. L’AIR DE LA MER REND LIBRE est une exploration profonde de l'amour, des liens familiaux et des défis multiculturels. Moknèche, avec brio, trouve l'équilibre entre gravité et douceur, offrant une œuvre touchante et pertinente. Une pépite à découvrir absolument. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 L’AIR DE LA MER REND LIBRE Un film de Nadir MOKNÈCHE Comédie dramatique | 1H30 • au cinéma le 04 octobre 2023

  • Visions : Universe Envoûtant entre Ombres et Réalités

    Yann Gozlan, reconnu pour son exploration du thriller psychologique dans "Boîte Noire", nous plonge cette fois-ci dans le monde sombre et séduisant de "Visions". Ce film se distingue par une atmosphère étrange, sexy, et oppressante qui capte immédiatement l'attention du spectateur. Le personnage d'Estelle, interprété avec brio par Diane Kruger, est le commandant de bord long courrier dont la vie bien ordonnée est bouleversée par des retrouvailles inattendues. La complexité de ce personnage est accentuée par la performance remarquable de Kruger, qui, avec Mathieu Kassovitz, offre un duo captivant à l'écran. Le film nous entraîne dans un tourbillon de suspense, mêlant habilement réalité et imagination. L'esthétique du film est impeccable : des décors soignés aux jeux d'ombres et de lumières astucieusement utilisés, chaque détail contribue à l'ambiance tendue. Pourtant, il y a des moments où le scénario semble s'embourber dans ses propres méandres. Les flashbacks, quoique essentiels, sont parfois excessifs, risquant de désorienter le spectateur. Néanmoins, ce léger bémol n'enlève rien à la maîtrise narrative de Gozlan. Il démontre encore une fois son talent incontestable pour le thriller psychologique. "Visions", malgré ses imperfections, s'inscrit comme une œuvre audacieuse qui teste les limites entre réalité et fiction. "Visions" est une expérience cinématographique mémorable. Son intrigue envoûtante, ses performances d'acteurs époustouflantes et sa maîtrise technique en font un incontournable pour les amateurs du genre. Préparez-vous à un voyage cinématographique riche en émotions et en suspense, tout en étant prêt à naviguer à travers ses multiples détours. Une chose est sûre : ce film ne vous laissera pas indifférent. Avis de Foudart 🅵🅵 Visions Un film de Yann Gozlan Avec Diane Kruger, Mathieu Kassovitz, Marta Nieto et Amira Casar • Durée 123 minutes • Sortie cinéma le 6 septembre 2023

  • Le Champ des Possibles : Un voyage d'amour à travers les contrastes du Brésil

    Originaire de Mairi, Bahia, un coin où le cinéma est absent, Aly Muritiba s'est éveillé tardivement à l'univers cinématographique. Ancien gardien de prison, c'est la fusion de cette expérience avec sa passion pour le cinéma qui a donner naissance à une trilogie bouleversante sur l'univers carcéral. Aujourd'hui, Muritiba sonde les intrications de la masculinité dans une société brésilienne marquée par un conservatisme tenace. Il nous pousse à réfléchir sur les contours de l'amour, du courage et de la fragilité. Alors que dans ses deux œuvres précédentes, "Para Minha Amada Morta" (2015) et "Rust" (2018), c’est le deuil et le remords qui façonnent les évolutions de ses héros. Dans "Le Champ des Possibles", c'est le désir et l'amour qui sont les catalyseurs de changement. Nous suivons Daniel, policier suspendu, submergé par le chagrin d'une Sara virtuelle, qu'il n'a jamais croisée mais qui éclaire sa vie. Ce film ne se limite pas à une romance. Il peint les contrastes saisissants du Brésil, du sud opulent et traditionnel au nord-est déshérité et avant-gardiste, soulignant la dualité culturelle et territoriale du pays à travers le parcours initiatique de Daniel. "Le Champ des Possibles" est une invitation à la patience, prenant le temps de nous immerger dans les profondeurs de ses personnages. C'est un voyage d'introspection, d'amour et d'acceptation, offrant une vision renouvelée du Brésil, de passion et de contrastes. C'est un rappel que, même dans les moments les plus sombres, l'amour peut nous guider vers la lumière. Avis Foudart 🅵🅵🅵 LE CHAMP DES POSSIBLES Un film de ALY MURITIBA 2021 • Drame • Brésil • 120 min • Au cinéma le 6 septembre PRIX DU PUBLIC • Mostra de Venise, 2021

  • Théâtre Les Déchargeurs : un vent de scandale en plein été

    Deux ans après avoir été repris par Adrien Grassard, le Théâtre Les Déchargeurs a annoncé son incapacité à poursuivre ses activités, laissant six employés, sept intermittents et quarante compagnies théâtrales sans emploi ni scène. Une situation complexe et teintée de controverses À l'âge de 24 ans, Adrien Grassard a pris la direction du théâtre avec l'ambition de faire des Déchargeurs un lieu d'accueil pour les jeunes compagnies. Il raconte avoir agi "avec le cœur brave" et une profonde envie de réussir, mais les défis économiques et le manque de soutien du public ont entraîné des pertes financières continues, laissant le théâtre dans une impasse. La situation s'est aggravée avec une importante opération immobilière : la vente des locaux à Holfim, une société immobilière, ouvrant la voie à une possible cession à ce nouvel acquéreur. Cette opération a suscité des inquiétudes parmi les employés et les compagnies théâtrales, malgré les démentis du PDG de Holfim et d'Adrien Grassard. Les salariés et intermittents, se disant "sidérés par le manque de transparence et d'honnêteté", ont lancé une pétition en ligne qui a déjà récolté plus de cinq mille signatures. Un défi pour la diversité culturelle à Paris Au-delà des polémiques, la véritable question ici est la diminution des espaces de création pour les jeunes compagnies à Paris. La fermeture du Théâtre Les Déchargeurs contribue à réduire la diversité culturelle et artistique de la capitale. La Ville de Paris s'est engagée à "protéger la vocation culturelle du lieu" et cherche des solutions, bien que la tâche ne soit pas facile. La fermeture du Théâtre Les Déchargeurs est un drame qui souligne les défis auxquels font face les petits théâtres et la scène artistique indépendante à Paris. La lutte pour préserver cet espace de création n'est pas encore terminée, mais le rideau risque de rester baissé, et le quartier des Halles pourrait perdre un acteur vital de la culture française. Le vent de scandale qui souffle autour de cette affaire témoigne que les débats et les passions autour de l'art et de la culture sont loin d'être éteints.

  • La Vie matérielle : Un Voyage Immersif et Méditatif dans l'Esprit de Duras

    Publié en 1987, La Vie matérielle de Marguerite Duras est un ouvrage étonnant qui transcende les normes littéraires traditionnelles. À travers l'exploration de sujets quotidiens variés et le détail de ses expériences personnelles, Duras offre une perspective unique et profonde sur la vie. Elle aborde des thèmes tels que la condition féminine, l'écriture, l'amour, l'alcoolisme et bien d'autres, transformant ces sujets, à travers des chapitres brefs, en réflexions philosophiques. Le lecteur est ainsi immergé dans son monde complexe et fascinant, où, comme elle le dit, « elle parle de tout et de rien, au fil d'une journée banale. » Une confession intime fascinante Cette œuvre est une incursion profonde dans l'esprit de Duras, révélant son regard sur le monde et ses méditations sur divers aspects de l'existence. « Ce livre n'a ni début, ni milieu, ni fin. Il n'est ni journal ni journalisme... » déclare Duras, caractérisant ce travail comme un dialogue constant entre elle-même et le lecteur. L'adaptation théâtrale de La Vie matérielle est une réussite exceptionnelle. Catherine Artigala, dans le rôle de Marguerite Duras, offre une interprétation envoûtante qui sonde l'intimité et la confession de l'auteure, évoquant sa force vitale, son humour, son audace et sa radicalité. Le metteur en scène, William Mesguich, propose une mise en scène audacieuse et inventive, où « la lumière ciselée, ainsi que les sons et musiques, deviennent des instruments de créativité ». La pièce capte magistralement la complexité de Duras, révélant ses obsessions, peurs et croyances. Elle dépeint une figure luttant avec la vie quotidienne, tout en explorant sa sensualité et sa quête de plaisir. Marguerite Duras, figure clé de la création artistique du 20e siècle, a laissé une empreinte indélébile dans divers domaines tels que la littérature et le cinéma, notamment en tant que scénariste et réalisatrice de films emblématiques comme Hiroshima mon amour et India Song. Cette adaptation théâtrale rend hommage à son héritage et invite le public à une réflexion profonde sur son œuvre. Une exploration fascinante de l'univers intérieur de Marguerite Duras, à travers une performance théâtrale saisissante. La fusion de l'écriture audacieuse de Duras et de l'interprétation passionnée de Catherine Artigala transforme cette pièce en une expérience à la fois envoûtante et méditative, invitant même ceux qui ne sont pas familiers avec son œuvre et les autre à découvrir son regard unique sur le monde qui l'entoure. Avis Foudart 🅵🅵🅵🅵 LA VIE MATÉRIELLE De Marguerite Duras Adaptation Michel Monnereau Mise en scène William Mesguich Avec Catherine Artigala Création sonore Matthieu Rolin Lumière et décors William Mesguich Costumes Sonia Bosc Crédit photo © Xavier Cantat THÉÂTRE LE LUCERNAIRE DU 14 JUIN AU 27 AOÛT 2023 Du mercredi au samedi à 21h. Le dimanche à 17h30 • Durée 1h

  • Les organisateurs du Off se préparent déjà au défi de l’année prochaine, celui de JO

    Les Jeux Olympiques de 2024 à Paris suscitent à la fois enthousiasme et préoccupations pour les professionnel·le·s du Off, notamment en ce qui concerne la logistique et le modèle économique. D'un point de vue logistique, plusieurs défis se présentent. La disponibilité des logements risque d'être impactée par l'afflux de visiteurs, ce qui pourrait entraîner une hausse des prix. De plus, la mobilité des publics et des professionnel·le·s pourrait être affectée par la demande accrue en transports, engendrant des contraintes organisationnelles pour les acteur·rice·s du Off, notamment en ce qui concerne la garde d'enfants. Le Festival Off d'Avignon, qui a traditionnellement lieu en juillet, est également concerné par les JO, car certains institutionnels et lieux de diffusion seront monopolisés par les Olympiades en France. De plus, la disponibilité du matériel technique, nécessaire aux deux événements, pourrait poser problème. Les conséquences sur le festival incluent la fermeture et la piétonnisation du centre-ville historique d'Avignon, ainsi que la modification des sens de circulation. Les établissements scolaires, qui accueillent généralement des activités liées au festival, pourraient également être indisponibles pendant les premiers jours du festival. Du point de vue du modèle économique, les acteur·rice·s du Off pourraient être confronté·e·s à des défis supplémentaires. La demande de location de lieux pourrait être inférieure en raison des contraintes liées aux JO. Cela pourrait également entraîner des tensions économiques entre les structures de production et les lieux de diffusion, avec une potentielle inflation des prix de créneaux par rapport au nombre de jours d'exploitation. L'augmentation des prix des loyers relatifs aux hébergements, due à une disponibilité réduite en première semaine et à une demande accrue liée aux JO, pourrait également impacter le modèle économique des habitants avignonnais. En conséquence, la billetterie des compagnies et structures de production pourrait être affectée. Le territoire pourrait également subir des répercussions économiques, puisque si le festival Off se voit raccourci, environ 30 % des retombées économiques sur le territoire ne se réaliseront pas. Pour faire face à ces défis, un soutien de l'État apparaît comme une piste possible. L'Avignon Festival & Compagnies (AF&C) envisage de développer le travail avec les scolaires pour la première semaine du festival. En fonction de la durée du festival, deux fonds sont proposés : un fonds de Solidarité Culture pour compenser les pertes d'exploitation des compagnies et structures de production, et un fonds d'aide aux théâtres pour compenser les pertes de revenus liées à une durée d'ouverture réduite. En somme, les problématiques liées à l'organisation des JO 2024 peuvent avoir des conséquences importantes pour les acteur·rice·s du Off. Cependant, avec le soutien approprié et des initiatives adaptées, le festival Off d'Avignon pourrait surmonter ces défis et continuer à faire rayonner la culture dans la ville des Papes.

  • Festival de Ramatuelle : Un été sous les étoiles, une expérience culturelle inoubliable

    Depuis trente-neuf étés, le charmant village de Ramatuelle, niché dans le Var, se métamorphose en une scène magique célébrant le théâtre, le rire et la musique. Le Festival de Ramatuelle, un des rares événements estivaux qui continue de captiver les amateurs de culture et de divertissement, propose chaque année une programmation artistique éblouissante. Au cœur de cette manifestation, un amphithéâtre romain, témoin des siècles passés et accroché à flanc de colline, accueille des artistes de renom et un public venu du monde entier pour partager un moment unique. L'histoire extraordinaire de ce festival trouve ses racines dans l'imagination de Jacqueline Franjou, Jean-Claude Brialy et Albert Raphaël. Ces esprits créatifs ont su donner vie à une aventure exceptionnelle qui, année après année, continue de fasciner et d'émerveiller les spectateurs. Un livre, fruit de leur passion commune, raconte cette belle aventure à travers des textes et des images captivantes, mettant en lumière les plus grands noms de la scène qui ont défilé sous les étoiles de Ramatuelle. La 39e édition de ce festival promet un spectacle haut en couleur avec des moments inoubliables de théâtre, de rire et de musique. Parmi les pièces attendues, Bougenah dans « L'Avare » attire déjà l'attention des amateurs de théâtre. Le talentueux comédien déploiera toute son habileté pour donner vie à ce personnage mythique. Une pièce tout en finesse et en humour ciselé, « Glenn, la naissance d'un prodigue », mettra en avant tout le talent du théâtre au service d'un génie de la musique. « Au scalpel », une pièce très drôle à l'humour ciselé, et « Un conseil d'ami », une comédie potache, bien construite et hilarante, sont également au programme. Parmi les incontournables de cette édition, « Duc et Pioche » promet d'enchanter les spectateurs avec son élégance folle. Cette pièce, alliant grâce et humour, offre une expérience théâtrale unique en son genre, transportant le public dans un univers empreint de finesse et d'élégance. Le Festival de Ramatuelle ne se limite pas seulement au théâtre, car la musique ravira les passionnés d'harmonie et de mélodie. Les mélomanes auront l'occasion de se délecter de concerts exceptionnels, mettant en lumière des artistes de renom et des découvertes prometteuses. Les soirées estivales sous les étoiles de Ramatuelle résonneront donc des plus belles notes, créant une atmosphère enchanteresse pour les festivaliers. Ramatuelle est bien plus qu'un simple festival, c'est un véritable rendez-vous culturel et artistique qui s'inscrit dans la tradition des grands rassemblements estivaux. Perché sur les hauteurs du Var, ce joyau culturel offre aux spectateurs une expérience immersive au cœur du théâtre et de la musique. Le charme du village, les étoiles illuminant le ciel, et l'effervescence artistique qui y règne en maître contribuent à faire du Festival de Ramatuelle une destination privilégiée pour tous les passionnés de culture. Si vous cherchez à vivre des moments uniques et mémorables, rendez-vous du 26 juillet au lundi 11 août à Ramatuelle pour la 39e édition de ce festival exceptionnel. Les étoiles du ciel et celles de la scène se réuniront pour vous offrir un été inoubliable, placé sous le signe de l'art et de l'émerveillement. Que vous soyez amateur de théâtre, de musique ou simplement en quête d'une expérience enrichissante, le Festival de Ramatuelle est le lieu idéal pour vivre des émotions intenses et partager des moments uniques en famille ou entre amis. Festival de Ramatuelle 39e édition Du 26 juillet au lundi 11 août

  • Un conseil d’ami : une comédie douce-amère

    La pièce Un Conseil d'Ami, écrite par Didier Caron, raconte avec humour les conséquences catastrophiques d'un mauvais conseil donné par un ami à un autre. C'est la 14ème pièce de cet auteur, également comédien et metteur en scène, qui est actuellement jouée au Studio Marigny. Selon Didier Caron, l'histoire de la pièce est née d'une anecdote racontée par un ami qui lui avait confié un conseil. Ce conseil, donné par Boris à son ami Alain, entraîne une série de mensonges qui deviennent de plus en plus difficiles à tenir. Le mensonge est roi Cette pièce de boulevard, qui joue avec les quiproquos et les malentendus, oscille entre comédie de mœurs et comédie de mensonge à la Ray Cooney. Les personnages sont légèrement exagérés mais humains et attachants et sont soumis à une intrigue folle. Un décor ou plutôt deux décors ! La pièce propose deux appartements bien différenciés, où les personnages se croisent naturellement dans l'un et dans l'autre. Cette idée de mise en scène ingénieuse apporte un souffle d'originalité à la structure classique de la pièce, lui insufflant une énergie et une excentricité délicieuses. Ces deux univers distincts créent une atmosphère ludique et imprévisible, tandis que les personnages interagissent dans chacun d'entre eux. Cette mise en scène originale ajoute une touche de folie qui pique la curiosité du public et l'invite à explorer les multiples possibilités offertes par les deux décors. « Dans ce décor, je souhaitais une mise en scène assez statique, comme des petits tableaux de Hopper, deux trois déplacements par scène pas plus, pour ne pas compliquer les choses et pour laisser sortir le texte plus clairement ». Didier Caron Le personnage de Boris, interprété par Christian Vadim, est complètement immergé dans ce délire et les autres acteurs, tels que Marie Fugain, Manuel Gélin et Juliette Meyniac, sont tout aussi engagés et incroyablement talentueux dans leur interprétation. Leur jeu est tout simplement remarquable. Bien que la pièce puisse parfois manquer de subtilité et tomber dans une certaine caricature, les dialogues explosifs et acides entre les personnages, empreints de mauvaise foi sont extrêmement drôles et entraînent un flot de rires dans le public. Un super divertissement ! Un conseil d'ami est une comédie de mœurs contemporaine qui vous fera passer un moment de détente et de rire garanti. Dès les premiers instants avec des échanges atomiques, doux et acerbes entre les personnages, et jusqu’à la dernier minute, avec sa mise en scène particulièrement astucieuse et des comédiens qui ont le sens du rythme et de la comédie, cette pièce va vous faire rire et vous enchanter ! Voila un pur divertissement ! Une expérience théâtrale des plus agréables et distrayantes. Avis Foudart 🅵🅵🅵 UN CONSEIL D’AMI Ecriture et mise en scène Didier Caron Avec Christian Vadim, Marie Fugain en alternance avec Mathilde Penin, Manuel Gélin et Juliette Meyniac Costumes Mathilde Penin Décors Edouard Laug Lumières Denis Schlepp Son Aurélien Bianco Photographe © Bernard Richebé spectacle vu au THÉÂTRE DU STUDIO MARIGNY FESTIVAL DE RAMATUELLE Le 5 août 2023 à 21h30 DURÉE 1H30

  • Duc et Pioche

    Une fantaisie poétique Jean-Marie Besset, un amoureux du XVIIe siècle, de la langue française et de la dramaturgie théâtrale, revient quelques années après le Banquet d'Auteuil, au grand siècle, mais par le versant féminin. Au cours des années 1670, à Paris, un homme rend visite tous les jours à une femme qui est en train d’inventer le plus beau roman du monde. Il relit ce qu’elle écrit, il corrige, il conseille. Cette suite de dialogues entre la Comtesse de La Fayette, née Pioche, et le Duc de la Rochefoucauld, imagine la genèse du roman La Princesse de Clèves. Entre ces deux-là, l’amitié eut la force d’un amour dont l’enfant fut un livre. Une amitié qui a la force de l’amour « Pour une fois, je n’ai pas cherché à dégager les enjeux politiques ou sociaux de notre passé, mais des enjeux langagiers. La langue du XVIIe est la plus brillante de l’histoire de France ». Si l’amitié étroite, de plus de quinze ans qui a lié M. de La Rochefoucauld et Mme de La Fayette est historiquement avérée, il est très difficile de mesurer la participation de l’auteur des Maximes à l’écriture de La Princesse de Clèves « un petit livre qui a enflammé l’imagination de tout un siècle et qui a marqué un tournant dans la manière d’écrire ». L’aventure d’un récit Jean-Marie Besset s'est emparé de sa plume et sur une trame réaliste, a laissé aller ses intuitions d’auteur pour écrire une pièce courte d'une heure, une sorte de déambulation poétique qui, au fil des années, parle de création littéraire. Avec une langue très belle, une grâce immense et beaucoup de complicité Sabine Haudepin et François-Éric Gendron, habitent complètement leur rôle et nous régalent de leurs mots tout en malice et mélancolie. Nicolas Vial a choisi de les mettres en scène, avec une grande douceur, des scènes courtes et des fondus enchaînés. Un voyage d'une grande tendresse au cœur des mots du XVIIe Avec un décor feutré, élégant et immuable ou, en son centre, est présent une belle nature morte, les scènes, les années défilent et nous font assister, en toute intimité, à une intense et créative amitié. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 DUC ET PIOCHE DIALOGUE ENTRE MADAME DE LA FAYETTE ET MONSIEUR DE LA ROCHEFOUCAULD Un spectacle de JEAN-MARIE BESSET Mise en scène Nicolas VIAL Avec Sabine HAUDEPIN et François-Éric GENDRON Crédit © LOT Spectacle vu au THÉÂTRE DE POCHE MONTPARNASSE FESTIVAL DE RAMATUELLE Le 9 août à 21h30

  • Au scalpel !

    Davy Sardou et Bruno Salomone se rencontrent au théâtre pour une confrontation au sommet. Un jeu de poker, une comédie de mœurs très réussie. Une comédie grinçante et tranchante ! « Quoi que tu en penses, je suis venu pour une question précise » Deux frères que tout oppose. L'un est un brillant chirurgien à qui tout réussit en apparence. L'autre est un photographe qui semble assez content de lui. L'un était amoureux de la femme de son frère. L'autre a été l'amant de la femme de son frère. L'un était le premier de la classe. L'autre était le fils préféré. L'un et l'autre ne se sont jamais dit à quel point ils se détestent. Jusqu'à ce soir... Qui est Abel ? Qui est Caïn ? Peut-être que ne sont pas les personnages de la Bible. Peut-être que se sont eux, les deux frères de cette histoire. Peut être qu’ils sont en nous ou en notre famille… peut-être que leur destin est le notre…peut-être que vous êtes, vous-même, Abel ou Caïn…peut-être que nous sommes tous… tous les deux. Pourquoi ne s’aiment ils pas ? Que s’est-il vraiment passé entre eux ? À vous de le découvrir avec cette pièce tranchante aiguisée comme un scalpel. « C’est un rêve pour un metteur en scène de pouvoir donner rythme et enjeux mouvants à ce face à face toujours sur le fil »Antoine RAULT Une comédie de moeurs sous forme d'un thriller dans laquelle rebondissements et révélations sont au rendez-vous ! Une confrontation au sommet, entre humour et vérité qui permet à Davy Sardou et Bruno Salomone, de jouer un panel très large de sentiments et de déployer tous leur talents. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 AU SCALPEL ! De Antoine RAULT Metteur en scène Thierry HARCOURT Avec Bruno Salomone et Davy Sardou Spectacle vu au Théâtre des Variétés FESTIVAL DE RAMATUELLE Le 4 août 2023 à 21h30 Durée 1h15

  • L’Avare : « Ma cassette ! Où est ma cassette»

    L’avare, comédie de Molière, écrite en 1668, est l’une des pièces les plus connues et les plus appréciées du répertoire classique, mais aussi l’une des plus modernes. Harpagon, le personnage principal qui n’aime que son argent tente de marier sa fille et son fils à deux prétendants fort riches tandis qu’il compte épouser lui-même une jeune fille, Mariane, dont la beauté l’a charmé… Cette pièce, unanimement saluée par la critique qui a dû s’arrêter seulement quelques jours après sa première représentation à cause de la crise sanitaire, revient enfin au théâtre des Variétés. « L'Avare est une pièce d’une étonnante modernité, psychologiquement fascinante. » Daniel Benoin, avec beaucoup de finesse, d’intelligence, de sensualité et plein d’étranges hallucinations parvient à nous transmettre toute la complexité de cette comédie noire et acerbe. Dans une scénographie magnifique de Jean-Pierre Laporte représentant une grande demeure bourgeoise sans âme où trône deux immense portes. Avec de très beaux costumes de Nathalie Bérard-Benoin et des « mapping » vidéo de Paulo Correia. Le vieil Avare et les jeunes amoureux se démènent dans tous les sens avec une énergie incroyable. Fragilité, violence et tyrannie Michel Boujenah, un remarquable Harpagon, clown triste obsédé par son argent, apparaît ici aussi fragile que violent, aussi naïf que tyran. Très attendu pour son côté comique, il surprend et ébloui dans le drame. Farce géniale, drame familial et théâtre baroque Daniel Benoin a adapté et mise en scène un spectacle très réussi, une farce loufoque et cruelle qui finit en superbe théâtre baroque grandiloquent. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 L’Avare de Molière Mise en scène Daniel Benoin Avec Michel BOUJENAH, Sophie Gourdin, Bruno Andrieux, Mélissa Prat, Mathieu Métral, Fanny Valette, Antonin Chalon, Paul Chariéras, Fabien Houssaye, Julien Nacache Décors Jean-Pierre Laporte Costumes Nathalie Bérard-Benoin Lumières Daniel Benoin Spectacle vu au THÉÂTRE DES VARIÉTÉS Festival de Ramatuelle Le lundi 1er août à 21h30

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