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1982 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Gardiennes

    Une ode à l’amour, à la vie dont les femmes sont les Gardiennes Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Dix femmes d’une même lignée familiale, de 1920 à nos jours, livrent leurs témoignages sur la découverte de l’amour, de la sexualité, de l’enfantement. Elles lèvent le voile, avec honnêteté et humour sur des secrets et des actes parfois interdits. Fanny Gabon a créé, à partir des femmes de sa famille, un seul en scène sur un sujet passionnant, la sexualité et l’enfantement : son désir, ses doutes et ses difficultés. Depuis mon enfance, j’ai été bercée par les histoires et mésaventures de mes grandes tantes, de leurs filles, de ma grand-mère et de ma mère. Fanny CABON Avec beaucoup d’élégance, d’humanité et de pudeur, la pièce lève le voile et nous éclaire. J’ai eu besoin de rendre hommage à ces gardiennes de la vie, à ces gardiennes des secrets. Fanny CABON Intimité, tendresse et humour Dans une mise en scène sobre et épurée de Bruno de Saint Riquier, Fanny Cabon nous touche avec ce texte rempli d’émotions et une très belle interprétation. Gardiennes est un seule en scène bouleversant bourré de récits forts et de sentiments. Gardiennes Élu Meilleur seul en scène Avignon Off 2018 Un spectacle de Fanny Cabon Mise en scène de Bruno de Saint Riquier Spectacle vu au Studio Hébertot 78 bis Boulevard des Batignolles 75017 Paris Festival OFF AVIGNON THÉÂTRE 3 Soleils Tous les jours sauf le lundi à 15h05 - Durée 1h15

  • Trinidad : Pour que tu t’aimes encore

    "Longtemps j’ai voulu être quelqu’un d’autre doutant de moi-même et puis un jour à la fin d’un spectacle une femme m’a dit : je veux être vous. Cette déclaration inattendue m’a permis de revisiter tous ces modèles qui ont fait la femme que je suis." TRINIDAD Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 De Françoise Dorléac à Barbara En passant par Barbie et sa propre histoire, Trinidad, avec humour et une grande profondeur, raconte les femmes de sa vie et nous propose de la suivre de ces 10 ans à ces 50 ans. Humour et tendresse Elle s’amuse de la sexualité et explore via ses modèles la puissance des femmes et la fragilité des hommes. La libération des femmes a-t-elle eu lieu ? Pas si sûr, mais, parfois, l’art parvient plus à faire avancer les mœurs d’une société que de longs discours. Trinidad, avec Pour que tu m’aimes encore, nous offre un « seule en scène » magnifiquement écrit, bourré de références et furieusement sexy ! TRINIDAD. Pour que tu t’aimes encore Un spectacle de Trinidad Une production La Pierre Brute Photographe Jean Sentis Festival OFF AVIGNON Théâtre des 3 Soleils Du 7 au 31 juillet 2021 à 13h15 - Durée 1h15

  • Albert Einstein, un enfant à part

    De la théorie de la relativité à la formule de l’énergie (E=MC2) Je m’appelle Albert Einstein, je suis allemand et j’ai neuf ans trois quart depuis trois jours, cinq heures et quarante-six minutes. On dit que je suis un « trop doué ». Je ne comprends pas pourquoi car je n’ai que de mauvaises notes à l’école. Sauf en mathématiques… En se penchant sur le cas d’Albert Einstein, Brigitte Kernel nous propose de partir à la rencontre de l’enfance assez méconnue de ce génie. Son talent incroyable : les mathématiques ! Né en Allemagne le 14 mars 1879, Albert Einstein va devenir l’un des savants les plus importants de la planète, le Prix Nobel de physique en 1921. Pour l’instant, il adore tirer la langue, additionner, diviser, multiplier et jongler avec les racines carrées à la vitesse de l’éclair. Aucune équation ne lui résiste, pas même celles qui donnent du fil à retordre aux adultes. Il reste cependant un pan de sa vie que l’on n’aborde très peu : ses années d’enfant différent, mal compris et certainement surdoué, dyslexique et même qualifié d’autiste. « Albert est bête à manger du foin », « Albert est le plus nul des nul » Son quotidien est difficile et même sa mère s’agace de son trouble de langage. Cette pièce sur l’enfance d’un génie rêveur nous parle de mathématiques, d’amour, de religion, mais surtout de différence et nous permet de « comprendre combien celle-ci est enrichissante et essentielle à la diversité des intelligences et à l’avenir de chacun ». Brigitte Kernel Albert Einstein, interprété par Sylvia Roux, épatante, est entourée par un comédien et une comédienne qui virevoltent autour d’elle et interprètent chacun plein de personnages. Une ode à la différence Avec beaucoup de légèreté et d’humour, de très belles lumières et un riche univers sonore, ce très joli spectacle, nous parle avec tendresse de ce génie des mathématiques et aborde brillamment, avec délicatesse, ses failles, ses troubles en le rendant si humain. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Albert Einstein, un enfant à part Une comédie dramatique en un acte de Brigitte Kernel, Sylvia Roux et Thomas Lempire adaptée du roman de Brigitte Kernel « Le monde d'Albert Einstein » Mise en scène Victoire Berger-Perrin Avec Sylvia Roux, Tadrina Hocking, Thomas Lempire FESTIVAL OFF AVIGNON THÉÂTRE 3 SOLEILS Du 7 au 30 juillet - Relâches : 12, 19, 26 juillet à 10h15

  • Notre dernier voyage

    La fureur de vivre Je me plais à l'idée que les mots de Bernard Giraudeau puissent avoir été écrits pour être dits un jour sur scène et je souris en imaginant son sourire malicieux. Jean-Philippe Renaud Voyageur, écrivain, comédien, cinéaste, Bernard Giraudeau était un homme aux mille vies, plein d’ambivalence et de souffrance. Solaire et charmeur, cet être trouble en constante quête d’ailleurs, a écumé le monde comme on écumerait la vie. Le théâtre transforme ses récits vagabonds en une aventure immobile et frénétique, immersive et fougueuse Aujourd’hui, entre Chili et Philippines, Jean-Philippe Renaud, en adaptant pour la scène ses deux derniers romans Cher Amour et Les Dames de Nage, fait renaître son l’âme à travers ses voyages, son amour de la vie et ses mots d'une rare intensité. La maladie, la vie et la mort aussi Un homme en recherche d’absolu écrit une lettre d’amour à Madame T, une mystérieuse femme inconnue. il libère sa parole, se livre et se confesse avec intensité et humour. « Dans une face-à-face avec lui-même, il ne combat pas la maladie, mais tente de la comprendre, de l’explorer ». Jean-Philippe Renaud En s'extrayant de l'enveloppe charnelle pour y revenir sans cesse, ce spectacle intense, nous invite à partir à la rencontre de cet homme bouleversant, de ses souvenirs et de son rapport à la maladie. « Pour donner à réfléchir. À s'émouvoir. À aimer. À vivre » Avec ce très beau spectacle merveilleusement mise en scène, le temps se suspend un instant et Jean-Philippe Renaud aussi puissant que tendre, nous propose de partager un moment rare, singulier et poétique. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 NOTRE DERNIER VOYAGE D’après les romans Cher Amour & Les Dames de nage de Bernard Giraudeau avec des textes de Laure Renaud Adaptation, jeu Jean-Philippe Renaud Mise en scène Marc Tourneboeuf Création vidéo Basile Alaïmalaïs, Marc Tourneboeuf Avec les voix de Ingrid Lefrançois, Jeanne Pajon, Alexiane Torres, Osvaldo Torres Crédit © Marc Tourneboeuf Festival OFF Avignon Théâtre TRANSVERSAL Du 7 au 26 Juillet 2022 - 18h15 - relâches mercredis Les Dames de Nage a été récompensé du prix du Cercle de la Mer, du prix Amerigo Vespucci, du prix Littéraire de la ville des Sables d'Olonne, et du prix des Lecteurs de l'Express. Cher Amour a reçu le prix du Palmarès des best-sellers élus par L'Express, et le prix Mac Orlan.

  • Le cas Lucia J

    Le cas Lucia J. tourne librement autour de la relation entre l‘écrivain James Joyce et sa fille Lucia. Celle-ci apprend la danse auprès de chorégraphes importants de son époque, puis abandonne cette pratique, tombe amoureuse du jeune Beckett, assistant de son père, qui la rejette. Elle se perd, est soignée par de nombreux médecins dont Jung, puis internée définitivement. Joyce, écrivant Finnegans Wake, est persuadé qu‘au terme de cette œuvre, retrouvera pleinement la raison. Dans l‘esprit de son père, qui pense avoir« allumé un feu dans sa tête »,elle se confond avec son héroïne Anna Livia Plurabella. Le thème de la folie a été largement abordé au théâtre comme au cinéma et a de nombreuses fois permis aux comédiens d'atteindre des sommets. Le cas de Lucia J. ne déroge pas à la règle. Le texte d'Eugène Durif est bien écrit et intense à souhait et Karelle Prugnaud livre une prestation remarquable. Toutefois, il y a quelque chose dans les choix artistiques du spectacle qui sont un tant soit peu dérangeants. Karelle Prugnaud a une énergie débordante. C'est parfait, mais fallait -il quelle projette à ce point ? Faut-il toujours associer la folie et l'extravagance ? Les interventions de l'auteur sont elles indispensables ? Ce sont des questions que l'on peut se poser naturellement surtout avec ce type de spectacle qui est par nature construit pour interpeller et même bousculer un peu. On ne peut pas dire que les idées ne soient pas exploitées ni assumées. Et c'est toujours positif. Mais par la même, on adhère ou pas. Karelle Prugnaud a quelques airs d'Isabelle Adjani dans plusieurs de ses films ou même de Romy Schneider dans « l'important, c'est d'aimer ». Son phrasé est très beau et sa gestuelle magnifique, mais le tout paraît déjà vu et manque de modernité. L'expérience est belle, forte, subversive, c'est certain. Est-ce magnifique ? À vous d'en juger... Le cas Lucia J. un feu dans sa tête Avec Karelle Prugnaud, Eugène DURIF Texte Eugène Durif Mise en scène Eric Lacascade Scénographie Magali Murbach Création lumières Eric Lacascade, Mathieu Smagghe, Emmanuel Pestre Son Sebastien Orlans Crédit photo Simon Gosselin FESTIVAL OFF AVIGNON ARTÉPHILE Du 7 au 26 juillet - Relâches : 13, 20 juillet à 21h45 À partir de 16 ans • Durée 1h15

  • Je t’aime… filme moi !

    Un film sur l’amour et le cinéma Un film étonnant et particulièrement charmant qui ne ressemble à aucun autre. Un film dans le style des comédies à l’italienne avec des déclarations d’amour authentiques. Christophe Salengro et Michel Crémadès, nous embarquent dans l’intimité des « vrais gens » . Nous traversons à leur bord, les routes de France, dans leurs différents vans et camionnettes transformés pour l’occasion en mini studios de cinéma. Leur concept : filmer « des déclarations d’amour » et les livrer directement par camionnette à leurs destinataires. Après le très émouvant film d’Alexandre Messina sur les malades du cancer pratiquant de la danse, cette fois-ci nous partons à la rencontre de l’amour à travers le portrait déjanté de deux frères, comédiens et cinéastes. L’un est grand, l’autre est tout petit, mais tous deux, munis d’un sacré sens de l’humour et d’une grande tendresse, sillonnent la France, caméra au poing pour rencontrer plein de gens, célèbres ou pas et récolter leurs déclarations d’amour. Les instants « sur le vif » et la fiction se mêlent malicieusement Je t’aime… Filme-moi ! est une ode à l’amour d’une délicatesse, d’une humanité et d’une poésie folle avec des clins d’œil au cinéma et de vrais gens qui nous emportent ! Avis de Foudart 🅵🅵🅵 JE T'AIME... FILME-MOI ! Un film d’Alexandre Messina Avec Christophe Salengro, Michel Crémadès et Karine Ventalon Écrit par Serge Thébaud, Alexandre Messina, Michel Crémadès, Laetitia Thévenot SORTIE CINÉMA , LE 15 JUIN FESTIVAL DE GÉRONE - Prix du Public Avec la participation de plus de 50 acteurs et personnalités et plusieurs centaines de «je t’aime» de gens de la «vraie vie» : Zinedine SOUALEM Stéphane FREISS Alix BÉNÉZECH Pierre RICHARD Sophie BARJAC LAAM Richard SAMMEL Inas CHANTI Michel LECLERC Pierre SANTINI Florence DAREL Baya KASMI Thomas DUTRONC Firmine RICHARD Sandrine ALEXI Radu MIHAILEANU Bernard MENEZ Mathilde MOSNIER Bruno PUTZULU Patrick BRAOUDÉ Lionel ABELANSKI

  • Olympicorama

    Depuis l’annonce, en 2019, des prochains jeux olympiques à Paris en 2024, Frédéric Ferrer, un comédien-conférencier complètement loufoque, s’est lancé dans un grand cycle de conférences. Au rythme de 3 ou 4 fois par an, il parle sur un ton particulièrement décalé, mais toujours instructif des différentes spécialités sportives olympiques. Après l’escrime, le tennis de table, l’haltérophilie… Cette fois-ci, ce fut au tour du Quatre de couple sans barreur(se), épreuve d’Aviron, d’être sur le grill avec Bertrand Vecten et Hélène Lefebvre, athlètes de haut-niveau, comme invités spéciaux. Apprendre en s’amusant Nous courrons d’Olympie à Paris, sauterons de 776 avant Jésus-Christ à 2024, impulserons de nouveaux liens entre les disciplines et les mots, les choses et les exploits, enjamberons allègrement les dieux, les stades et les haies qui ne manqueront pas de se dresser, lancerons des défis et des invitations à des grands témoins, et lutterons contre le temps et l’épuisement, grâce à un entrainement adapté, et une pratique régulière jusqu’en 2024. Véritables conférences, spectacles déjantés, cet amoureux des Shadoks, ce tribun très préparé, au regard malicieux, nous régale, à chaque fois, avec ses pastilles d’humour mêlées à ses grandes connaissances. OLYMPICORAMA De et avec Frédéric Ferrer Recherchiste et dramaturge Clarice Boyriven Régie générale Paco Galan Crédit © Lisa Laubreaux PLUS D’INFO GRANDE HALLE DE LA VILLETTE Durant l’année 2023 et 2024 20h - Durée estimée 1h30

  • Électre des bas-fonds

    Électre vit une fable… à l’envers Après son immense succès lors de sa création en 2019 et tous ses prix obtenus, la version d’Electre de Simon Abkarian, une tragédie Rock, un ballet funèbre, revient nous hanter, pour notre plus grand plaisir. Une vingtaine d’artistes, des musiciens « en live », de la danse, des chants, de la comédie et du drame, ce spectacle total est immanquable ! Nous sommes dans le quartier le plus pauvre d’Argos. C’est le premier jour du printemps, on y célèbre la fête des morts. Électre, une princesse devenue servante dans un bordel, est entourée de prostituées, serveuses, esclaves, musiciens. Tous se préparent pour le grand soir... Oreste, le frère vengeur, déguisé en danseuse, va revenir pour exécuter son destin. « Cependant le héros de cette tragédie n’est pas le couple Oreste/Électre, mais la danse qui en émerge, la danse des retrouvailles, la danse de la vengeance, de la mort ». Une tragédie rock Une immense scène, des espaces distincts, des miroirs et une grande armoire d’où surgissent démons et fantasmes… Elles dansent, chantent et hurlent leur malheur Sensuelle, vengeresse, endiablée et colorée, rythmée par le groupe de garçons, Rock et blues, Howlin’ Jaws, Les femmes et les hommes déguisés en femmes sont au centre de tout. Simon Abkarian, avec un texte sublime, a créé un spectacle aussi magnifique que généreux, aussi noir que lumineux Une tragédie démesurée, épique et excessive. Un spectacle éblouissant, populaire et féministe. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Électre des bas- fonds de Simon Abkarian Avec Simon Abkarian, Catherine Schaub Abkarian, Maral Abkarian, Aurore Fremont, Eliot Maurel, Victor Fradet, Rafaela Jirkovsky, Christina Galstian Agoudjian, Fantôme, Chouchane Agoudjian, Nathalie Le Boucher, Annie Rumani, Frédérique Voruz, Nedjma Merahi, Laurent Clauwaert, Olivier Mansard, Maud Brethenoux, Suzana Thomaz, Anais Ancel, Manon Pélissier Musique composée et interprétée par le trio Howlin’ Jaws Crédit © Frédéric Ferranti, Antoine Agoudjian Théâtre Du Soleil Du 10 Juin au 15 juillet mercredi, jeudi, vendredi 19H30,samedi dimanche 15H30 Durée 2h30 Molière 2020 du Théâtre public Molière 2020 de l’Auteur francophone vivant Molière 2020 de la mise en scène d’un spectacle de Théâtre public

  • Passé - je ne sais où, qui revient

    La mémoire refoulée et les trous de l’histoire de France Une rencontre avec de jeunes comédiens tout juste sortis de l’école du Théâtre National de Strasbourg, a donné l’envie à Lazare de reprendre, dix ans après sa création, le premier volet de sa trilogie théâtrale sur l’épopée d’une famille entre France et Algérie, Passé – je ne sais où, qui revient. Le 8 mai 1945, deux faits mineurs survenus à Sétif et à Guelma déclenchent le massacre de plus de 20000 algériens par des européens. Aujourd’hui, une femme habite le lieu du souvenir La disparition de son père, parti manifester le 8 mai 1945 est devenue une rêverie pour l’éternité. Son fils Libellule, acteur, autour de son lit qu’il ne quitte jamais, à la frontière de la veille et du sommeil, recrée l’univers, l’esprit... les morts bondissent, deviennent flammes ou pensées dévorantes. Cette pièce s’est écrite par amour, pour dévoiler une part d’inconnue que portait ma mère en elle, une histoire cachée et qui est aussi notre histoire. Lazare Ce n’est pas une reconstitution, c’est un théâtre de souvenir, poétique et musical, une traversée faites d’hallucinations… une fête qui parle de nos tristesses, de nos batailles dans la poussière, de la disparition de nos grands-pères qui aspiraient à l’égalité, la liberté et la justice. Une fête pour évoquer tous ceux qui ne reviendront jamais d’une manifestation. « Un langage qui nous libèrera, femmes et hommes de ces espaces inconsolables ». Lazare, juin 2019 Comment parler de l’intimité, de la mémoire ? L’incendie d’une cabane, des hommes marchant en rang deux par deux, un monstre dans la cave d’un immeuble, un prisonnier affamé qui finit par manger un mur, un homme sortant d’une mallette des bijoux fantaisies dans une salle d’interrogatoire... Lazare, terrorisé par l’histoire, la vraie, la grande, celle qui a peuplé son imaginaire, son intimité, a choisi de déplacer son sujet, d’inventer, d’interpréter pour pas dire les choses mais les contourner, pour mieux s’’interroger sur sa peur et ses angoisses… ou les nôtre. Passé - je ne sais où, qui revient est un spectacle étrange. En soit, on y comprend rien. On voit justiculer les comédiens, jouer, danser, crier, jouer… et pourtant, on est bouleversé, retourné. Est-ce par l’énergie incroyable de cette jeunesse ? Est-ce par le souvenir de la magnifique et indispensable lecture, juste avant le spectacle ? Est-ce par la puissance de la créativité, la poésie et l’imaginaire de Lazare ? Il est très difficille de savoir pourquoi, mais on aime ce spectacle. On y pense et repense encore et encore. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Passé - je ne sais où, qui revient Texte et mise en scène Lazare En collaboration avec Anne Baudoux Assistés par Simon-Elie Galibert Interprètes Océane Cairaty en alternance avec Ella Benoit, Paul Fougère, Simon-Elie Galibert, Romain Gneouchev, Ferdinand Régent-Chappey, Yanis Skouta, Claire Toubin Photographie Jean-Louis Fernandez T2G Théâtre de Gennevilliers 41, avenue des Grésillons 92230 Gennevilliers Centre Dramatique National Du 10 au 16 juin 2022 Les 10, 14, 15 et 16 juin à 20h ; le 11 juin à 18h et le 12 juin à 16h Durée 1h30 En préambule du spectacle, sur les terrasses du théâtre, la troupe vous donne rendez-vous pour un temps de lecture partagée, avant chaque représentation. Préparée par Simon-Élie Galibert, autour du 8 mai 1945 à Guelma, cette lecture passionnante, présente le contexte historique d’après l’enquête de Marcel Reggui, éditée aux éditions La découverte.

  • La dernière bande

    Denis Lavant dans La dernière bande de Samuel Beckett, mise en scène par Jacques Osinski, ce fut l’un des moments importants du dernier Festival Off d’Avignon ! Aujourd’hui, le Théâtre 14, nous offre ce magnifique cadeau pour sa fin de saison. Visage blanc. Nez violacé. Cheveux gris en désordre. Mal rasé. Pantalon trop court Un homme silencieux et longtemps immobile fait face à une peau de banane. Voilà le début de ce spectacle, cet ovni théâtral. Un spectacle de mime, de clown ? Il y a un peu de tout ça, mais il va y avoir tout autre chose également. Après Cap au pire, déjà de Samuel Beckett, c’est la seconde fois que Denis Lavant rencontre Olinski, sur une scène de théâtre. « Samuel Beckett, ce n’est plus du théâtre et c’est encore du théâtre » Jacques Osinski nous propose un travail expérimental, une reflexion sur le passé et la mémoire. Un spectacle poétique et loufoque où la question du corps, même si celui-ci est souvent immobile, devient essentielle et même centrale. Le temps qui passe et qu’on ne peut saisir Sur scène un magnétophone est posé. Krapp, chaque année, lors de son anniversaire, écoute l’enregistrement de sa voix, ses propos d’autrefois et passe en revue sa vie, poursuivant ainsi, le fantôme de celui qu’il a été. Il est tendre. Il est énervé. il est dépassé, émue. Il nous parle de sa mère, de son amour de jeunesse, de son roman favoris… Krapp nous parle de sa vie. Elle pourrait nous dépasser, elle nous captive ! Denis Lavant, avec son aura incroyable, son magnétisme et sa différence capte notre attention, impressionne fascine et parvient à nous faire comprendre l’incompréhensive. Il se se met notre portée, nous donne les clefs. À nous de les saisir. Avec ce texte difficile qui pourrait nous laisser de marbre, par leurs immenses qualités et un travail d’orfèvre, Denis Lavant et Jacques Osinski, font de ce spectacle étonnant, un moment palpitant et rendent palpable les sentiments, les non-dits et les silences. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 La dernière bande De Samuel Beckett Mise en scène Jacques Osinski Avec Denis Lavant Crédit Photos Pierre Grosbois Théâtre 14 Du 07 au 25 juin 2022 Off les 12, 13, 19 et 20 juin 2021 Mardi, mercredi, vendredi à 20h. Jeudi à 19h. Samedi à 16h Durée 1h30

  • Ce monde pourra-t-il changer un jour ?

    Deux histoires pour une même destinée Depuis mon enfance, ma famille me racontait des anecdotes émouvantes sur la vie de Rosina Bergonzo, mon arrière grand-mère que j’aurais tant aimé connaître. En plein confinement, en plein repli sur soi, Lucas Andrieu a ressenti le besoin presque viscéral d’écrire et de mettre en scène son histoire. Entre fiction et faits réels historiques, Lucas remonte le temps, ravive ses souvenirs et nous propose cette pièce sur l'héritage émotionnel que nous ont légué nos aînés et les répercussions sur nos propres vies. Aujourdhui, Clara, nous attends assise sur scène avec sa petite valise, elle veut nous conter ses déboires familiaux. 1919, Rosina vit dans le petit village italien avec sa famille. Brutalement, pour fuir le facisme et retrouver la liberté, elle quitte son pays pour s’installer en France. Sandra Duca est un nature ! Avec une belle énergie, beaucoup de charisme, de naturel et de talent, interpréte une multitude de personnages et nous transporte d’un siècle à l’autre avec une aisance incroyable. Ce monde pourra-t-il changer un jour ? est un spectacle tendre, émouvant et intelligent qui arrive parfaitement à faire le lien entre la nostalgie et les préoccupations de la jeunesse actuelle. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Ce monde pourra-t-il changer un jour ? Texte et mise en scène Lucas ANDRIEU Musique : Manon HINCKER Distribution Sandra DUCA, avec la voix de Jean-Marc DETHOREY et Lucas ANDRIEU Crédit Fabienne RAPPENEAU THÉÂTRE DE LA CONTRESCARPE Du 26 mai au 30 juin Les JEUDIS à 21h, les SAMEDIS 11, 18 et 25 JUIN à 18h30 FESTIVAL OFF AVIGNON ESPACE ALYA du 7 au 31 juillet Relâche les 12, 19, 26 juillet à 17h00 - Durée : 1h10

  • Zoom sur… le collectif Masdame

    La 6e édition des SOBANOVA DANCE AWARDS, les espoirs de la nouvelle scène chorégraphique viennent tout juste de se tenir au Carreau du Temple, avec une sélection de 8 compagnies émergentes devant une salle comble et en présence d’un jury de professionnels présidé par Mourad Merzouki, Directeur du Centre Chorégraphique National de Créteil. Depuis plus de 10 ans, l’association Sobanova présidée par Gérard Guénébaut et créée par Sophie Amri et Barbara van Huffel, un duo de passionnées de danse, accompagne et valorise les jeunes talents émergents et les aide à diffuser leurs œuvres. La soirée fût particulièrement riche. La street dance s’est mêlée à la dance contemporaine, classique ou même jazz et 50 jeunes environ, nous ont entraînés dans une folle soirée, pleine d’énergie. Les grands gagnants sont : Avec le Prix du public et le Grand Prix de jury, Amande Senseverino et Gaël Germain du COLLECTIF MASDAME ont tout raflé. Il faut dire que ces deux danseurs-comédiens, circassiens, en mêlant danse et théâtre nous ont surpris, avec une écriture dynamique et transportés dans un univers très original et assez génial, entre poésie et loufoquerie. EN PIÈCE-JOINTE Collectif Masdame Conception artistique et interprétation Gaël Germain et Armande Sanseverino C’est un entretien d’embauche. La candidate et le recruteurs sont en place. Les épreuves se succèdent. Dans une implacable mécanique où l’erreur doit être éradiquée, les corps chancellent, les paroles se bousculent. Le temps s’étire ou s’accélère tandis que la narration échoue, au bénéfice de l’écho des mots dans les corps, répercutés. Les lauréats du Grand Prix Sobanova bénéficieront non seulement d’un financement mais aussi d’un accompagnement personnalisé de l’association sur la saison suivante.

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