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Passé - je ne sais où, qui revient

La mémoire refoulée et les trous de l’histoire de France

Une rencontre avec de jeunes comédiens tout juste sortis de l’école du Théâtre National de Strasbourg, a donné l’envie à Lazare de reprendre, dix ans après sa création, le premier volet de sa trilogie théâtrale sur l’épopée d’une famille entre France et Algérie, Passé – je ne sais où, qui revient.

Le 8 mai 1945, deux faits mineurs survenus à Sétif et à Guelma déclenchent le massacre de plus de 20000 algériens par des européens.


Aujourd’hui, une femme habite le lieu du souvenir

La disparition de son père, parti manifester le 8 mai 1945 est devenue une rêverie pour l’éternité. Son fils Libellule, acteur, autour de son lit qu’il ne quitte jamais, à la frontière de la veille et du sommeil, recrée l’univers, l’esprit... les morts bondissent, deviennent flammes ou pensées dévorantes.


Cette pièce s’est écrite par amour, pour dévoiler une part d’inconnue que portait ma mère en elle, une histoire cachée et qui est aussi notre histoire. Lazare

Ce n’est pas une reconstitution, c’est un théâtre de souvenir, poétique et musical, une traversée faites d’hallucinations… une fête qui parle de nos tristesses, de nos batailles dans la poussière, de la disparition de nos grands-pères qui aspiraient à l’égalité, la liberté et la justice. Une fête pour évoquer tous ceux qui ne reviendront jamais d’une manifestation.


« Un langage qui nous libèrera, femmes et hommes de ces espaces inconsolables ». Lazare, juin 2019

Comment parler de l’intimité, de la mémoire ?

L’incendie d’une cabane, des hommes marchant en rang deux par deux, un monstre dans la cave d’un immeuble, un prisonnier affamé qui finit par manger un mur, un homme sortant d’une mallette des bijoux fantaisies dans une salle d’interrogatoire...

Lazare, terrorisé par l’histoire, la vraie, la grande, celle qui a peuplé son imaginaire, son intimité, a choisi de déplacer son sujet, d’inventer, d’interpréter pour pas dire les choses mais les contourner, pour mieux s’’interroger sur sa peur et ses angoisses… ou les nôtre.


 

Passé - je ne sais où, qui revient est un spectacle étrange. En soit, on y comprend rien. On voit justiculer les comédiens, jouer, danser, crier, jouer… et pourtant, on est bouleversé, retourné. Est-ce par l’énergie incroyable de cette jeunesse ? Est-ce par le souvenir de la magnifique et indispensable lecture, juste avant le spectacle ? Est-ce par la puissance de la créativité, la poésie et l’imaginaire de Lazare ? Il est très difficille de savoir pourquoi, mais on aime ce spectacle. On y pense et repense encore et encore. Avis de Foudart 🅵🅵🅵



 


Passé - je ne sais où, qui revient

Texte et mise en scène Lazare

En collaboration avec Anne Baudoux

Assistés par Simon-Elie Galibert

Interprètes Océane Cairaty en alternance avec Ella Benoit, Paul Fougère, Simon-Elie Galibert, Romain Gneouchev, Ferdinand Régent-Chappey, Yanis Skouta, Claire Toubin

Photographie Jean-Louis Fernandez



T2G Théâtre de Gennevilliers

41, avenue des Grésillons 92230 Gennevilliers Centre Dramatique National Du 10 au 16 juin 2022

Durée 1h30


 

En préambule du spectacle, sur les terrasses du théâtre, la troupe vous donne rendez-vous pour un temps de lecture partagée, avant chaque représentation. Préparée par Simon-Élie Galibert, autour du 8 mai 1945 à Guelma, cette lecture passionnante, présente le contexte historique d’après l’enquête de Marcel Reggui, éditée aux éditions La découverte.




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