google.com, pub-7957174430108462, DIRECT, f08c47fec0942fa0
 

Empathie

On peut juger de la grandeur d'une nation par la façon dont les animaux y sont traités. Gandhi

La 3ème édition du Festival International du Film dédié à la Transition Écologique, organisé par l'Institut Européen d'Écologie, a eu lieu cette année en ligne du 26 au 28 mars 2021.


Empathie, film documentaire sur le bien-être animal et le végétarisme, a obtenu le prix du public.

Il me semble que si le monde se posait plus de questions, il serait meilleur. Ed Antoja

Ed doit réaliser un documentaire sur le bien-être animal pour tenter de faire bouger l'opinion publique. Complètement étranger à cette question, il va d'abord s’immerger dans le monde de la cause animale et du végétarisme. Cette aventure singulière va remettre en question ses habitudes de consommation et son mode de vie... mais jusqu'à quel point ?

Bien que ma relation avec le monde animal se limite à caresser un chien croisé dans la rue et à lutter contre les moustiques les soirées d'été, je me suis toujours considéré comme un défenseur de la nature... Ed Antoja

Mais ne nous trompons pas, ce documentaire n’est pas un film militant. Avec son sens de l’humour et son second degré, Ed Antoja, en se mettant en scène, a créé un film ludique et pédagogique permettant de se distraire tout en exposant des faits ce qui éveille nos consciences.


À l’occasion de la sortie du film Empathie, au cinéma le 10 novembre, j’ai eu l’occasion de rencontrer Ed Antoja et de lui poser mes questions.

On peut essayer de vivre d'une manière qui soit la meilleure pour toutes les espèces. Ed antoja

« Tout a commencé parce que mon père, qui est producteur de la Fondation pour le cinéma et le bien-être animal en Espagne, voulait faire un documentaire sur le bien-être animal. Ils m'ont contacté pour que je puisse réaliser le documentaire. Mais ils voulaient faire un film « sympa » en expliquant juste un peu ce qu'est le bien-être animal et le véganisme, sans porter de jugement.


Pendant le processus de documentation, ils m'expliquaient beaucoup de choses qui se passaient avec les animaux et je me disais : non, ça n´est pas vrai. Cela ne peut pas arriver. Vous dites ça car vous êtes végétalien…

Le film essaie de ne juger personne. Ce que j'essaie de faire, c'est d'expliquer quels sont les arguments des végétaliens. Et donc à partir de là, chacun peut décider pour lui-même. C'est une décision personnelle, mais nous devrions au moins savoir quels sont les problèmes. » Ed antoja


Vous êtes très important dans ce film, votre personnalité et votre sens de l’humour.

Je n'ai pas pu m'en empêcher. (Rire). J’ai utilisé mon sens de l'humour car c'est ce que je fais dans la vie. Vous savez l’antihéros, un peu comme dans les films américains. J’adore ça !


J’aime beaucoup ce titre Empathie. Est de l’empathie vis a vis des animaux ou des vegans ?

C'est avec les animaux. (Rire). Empathie, parcequ’on doit réaliser que les animaux ne sont pas des choses, mais des êtres. Parce qu’ils ont des sentiments et qu'ils peuvent souffrir et que nos action ne peuvent pas les faire souffrir.

Mais, vous savez. lorsque j'ai commencé le documentaire, je me disais : « je ne pense pas que les végétaliens vont aimer » car ma position n’est pas si claire que ça. Je me suis dis qu’ils voulaient, peut-être, quelque chose de plus dur, de direct.

Il faut avoir de l'empathie pour les animaux, pour les végétaliens, mais aussi avec tous les autres.


Avec le côté très sympathique de votre documentaire, ne pensez-vous pas que cette méthode guide et oriente un peu notre perception ?

C'est une autre façon, une autre stratégie pour atteindre les gens. Par exemple, lors de la scène où nous regardons la télé. Le public ne voit pas ce que nous regardons, mais nous parlons d’images horribles avec des animaux. Beaucoup de gens m'ont dit que c'était bien plus impressionnant que de regarder ces images. Toutes ces images que nous avons pu déjà voir à la télévision ou sur internet.


Je pense que le sens de l'humour et la légèreté n’empêche pas de transmettre des messages importants et je ne pense pas que le sens de l'humour éloigne le public. Je pense sincèrement que nous avions besoin d’une vision plus gentille, plus positive et plus drôles pour argumenter ce sujet.


Ce qui m'inquiète le plus, ce sont les conditions de vie des animaux dans ce processus industriel. et le fait que nous les traitions comme des objets, comme des trucs, comme des choses dans le but de produire plus et de les consommer. Cependant, cela ne me dérange pas de les manger. Du moins, cela ne me dérangeait pas avant de me lancer dans ce projet.. Ed Antoja


Merci beaucoup.


 

Empa