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Exposition HOMOSEXUELS et LESBIENNES Dans L’EUROPE NAZIE

Avis de Foudart 🅵🅵🅵

Enjeu de mémoire, le destin des “triangles roses” a longtemps été invisibilisé. Cette exposition entend rendre compte, grâce à de nombreux documents originaux, du sort des homosexuels et des lesbiennes sous le régime nazi, entre stigmatisation, persécution et lutte pour la reconnaissance. Florence TAMAGNE, commissaire scientifique de l’exposition.

Un constat

Le destin des “triangles roses” reste encore méconnu du grand public et rares furent les hommes et femmes homosexuels à témoigner du sort qui fut le leur sous le régime nazi.

En 2021, pour la première fois en France, un musée d’histoire retrace l’histoire de la persécution des homosexuels et lesbiennes sous le Troisième Reich en s’appuyant sur une riche sélection de documents pour la plupart jamais présentés.


L’exposition commence avec la mise en lumière du paragraphe 175

Un paragraphe du Code pénal allemand, criminalisant les relations sexuelles entre hommes qui guidera les actions du régime nazi et resta en vigueur, bien après 1945.

Il aura fallu attendre les année 70 pour qu’un mouvement de libération gay et lesbien commence à débattre du sujet et soulève de nombreuses questions. Certaines de ces questions n’ayant toujours pas de réponse, aujourd’hui.


L’exposition, extrêmement didactique, présentée de manière chronologique et thématique est organisée en quatre parties bien distinctes, depuis l’évocation des premiers mouvements homosexuels de la fin du XIXe siècle jusqu’aux périodes les plus récentes.


EN CHIFFRE

Sur près de 100 000 homosexuels fichés par le régime, 50 000 environ firent l’objet d’une condamnation ; entre 5 000 et 15 000 furent envoyés en camp de concentration, où la plupart périrent, même si leur sort put varier considérablement.

Des parcours de vie individuel

Ils témoignent du destin hétérogène des hommes et des femmes homosexuels durant cette période, alors qu’ils étaient parfois aussi juifs, résistants, voire sympathisants du régime et montre parfaitement toute la complexité du problème.


L’exposition Homosexuels et lesbiennes dans l’Europe nazie est une expo résolument tournée vers l’éveil des consciences et l’enseignement. La multiplication des documents d’archives présentés apportent énormément d’informations passionnantes.


Aujourd’hui

L'exposition Homosexuels et lesbiennes dans l'Europe nazie s'enrichit d'une salle audiovisuelle proposant notamment une performance filmée de l'artiste Ralf Marsault, des affiches issues du fonds du Mémorial de la Shoah et des extraits de films


 

HOMOSEXUELS ET LESBIENNES DANS L’EUROPE NAZIE

À PARTIR DU 17 JUIN 2021


Commissaire scientifique de l’exposition Florence Tamagne


INFORMATIONS PRATIQUES

Mémorial de la Shoah

17, rue Geoffroy–l’Asnier - Paris 4e

01 42 77 44 72


Ouverture de 10h à 18h

Tous les jours, sauf le samedi. Nocturne jusqu’à 22h le jeudi.


Entrée libre et gratuite



Affiche expo



 

AUTOUR DE L’EXPOSITION

CYCLE DE RENCONTRES – HOMOSEXUELS ET LESBIENNES DANS L’EUROPE NAZIE


JEUDI 15 AVRIL

19h30

CONFÉRENCE INAUGURALE DU CYCLE


DIMANCHE 2 MAI

14h30

Homosexualité et idéologie nazie : la mise en place des persécutions


JEUDI 6 MAI

19h00

Escape to Life: the Erika & Klaus Mann Story d’Andrea Weiss et Wieland Speck

Allemagne, documentaire, 85 mn, Jezebel productions, 2000, VF.


DIMANCHE 9 MAI

14h30

Comment vivre et survivre quand s’installe la terreur ? S’exiler, résister, se cacher ?



JEUDI 23 SEPTEMBRE

16h30

Anders als die Andern (Différent des autres) de Richard Oswald

Allemagne, fiction, 51 mn, 1919, Filmmuseum München. Nouvelle version restaurée, 2021.


JEUDI 30 SEPTEMBRE

20h30

Die Pfeffermühle, cabaret résistant d’Erika Mann


 

EN SAVOIR PLUS…

LE MÉMORIAL DE LA SHOAH

Le Mémorial de la Shoah, plus grand centre d’archives en Europe sur l’histoire de la Shoah, est un lieu de mémoire, de pédagogie et de transmission sur l’histoire du génocide des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale en Europe. Il réunit aujourd‘hui cinq sites : le Mémorial de la Shoah de Paris et du site de Drancy, le lieu de mémoire du Chambon-sur-Lignon (Haute- Loire), le CERCIL Musée - mémorial des enfants du Vel d’Hiv (Loiret), le Centre culturel Jules Isaac de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).

Ouvert au public le 27 janvier 2005 dans le quartier historique du Marais, le site parisien offre de nombreux espaces et un programme de sensibilisation conçu pour chaque type de public : une exposition permanente sur la Shoah et l’histoire des Juifs en France pendant la Seconde Guerre mondiale, un espace d’expositions temporaires, un auditorium programmant des projections, des colloques, le Mur des Noms où sont gravés les noms des 76 000 hommes, femmes et enfants juifs déportés depuis la France entre 1942 et 1944 dans le cadre de la « Solution finale », le centre de documentation (50 millions de pièces d’archives et 1 500 archives sonores, 350 000 photographies, 3 900 dessins et objets, 12 000 affiches et cartes postales, 30 000 documents cinéma, 14 500 titres de films dont 2 500 témoignages, 80 000 ouvrages) et sa salle de lecture, des espaces pédagogiques où se déroulent des ateliers pour enfants et des animations pour les classes et pour les enseignants, ainsi qu’une librairie spécialisée. Une meilleure connaissance de l’histoire de la Shoah vise à lutter également contre le retour de la haine et contre toutes formes d’intolérance aujourd’hui : le Mémorial travaille aussi depuis plus de dix ans à l’enseignement des autres génocides du XXe siècle tels que le génocide des Tutsis au Rwanda ou encore le génocide des Arméniens.



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