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Invisibles


Les invisibles. On peut les voir dans la rue ou assis à une table de café, concentrés, immobiles. Ils ne parlent pas ou peu.

Ces hommes, immigrés algériens de la première heure, ces vieux, écartelés entre les deux rives de la Méditerranée qui ont travaillé toute leur vie en silence pour la France, ont vieilli et sont devenus invisibles.


Tout le monde connaît la souffrance de ces hommes, tout le monde connaît l’exploitation industrielle dont ils ont été victimes. Tout le monde a entendu parler, de près ou de loin, de cette génération qui a dû baisser la tête pour survivre, intériorisant ainsi la honte, l’humiliation et la haine. Nasser Djemaï

Pour atteindre peut-être des pépites, des petites graines de vérité

Pour s’approcher au plus près de ces oubliés et de mettre en lumière le quotidien de quatre retraités algériens résidents dans un foyer. Pour ce spectacle, en forme d’hommage bouleversant, Nasser Djemaï a fait un grand travail d’introspection au confins de sa mémoire d’enfant et mené un vraie enquête autour des conditions de vie des migrants âgés originaires du Maghreb, les Chibanis.

Par son attention, par son respect, il leur offre une visibilité inespérée et leur rend une incontestable dignité.

Dans cette proximité privilégiée, je veux garder ma place d’enfant assis sur les genoux de mon père et respecter la pudeur, la fierté et la noblesse de ces ancêtres. Nasser Djemaï

Martin, joué par David Arribe, crée le lien entre ses hommes fiers et pudiques et nous les spectateurs. Le jeune homme vient de perdre sa mère morte d’un cancer et recherche un de ses hommes afin de lui donner une boîte…