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PARADOXE - Rire au bord du chagrin



🅵🅵🅵🅵 FOUD’ART - Un théâtre de l’intime d’une générosité bouleversante, où l’humour devient un geste d’amour face à la perte



Peut-on rire du deuil sans le trahir ?


C’est la question - vertigineuse, presque indécente - à laquelle s’attaquent Florence Janas et Guillaume Vincent avec Paradoxe. Et la réponse, loin d’être cynique, se déploie ici avec délicatesse, tendresse et une nostalgie lumineuse.


Présenté au T2G Théâtre de Gennevilliers, le spectacle prend le parti d’un théâtre volontairement foutraque, fragile, mouvant - à l’image de ce qu’il raconte : la perte, le lien à la mère, la maladie, la mémoire, et cette quête de soi qui traverse toute une vie.



Autofiction sensible, joyeusement instable


Paradoxe refuse la ligne droite. Pas d’arc narratif classique, pas de récit balisé. La pièce avance par fragments, bifurcations, glissements. Réalité et fiction se confondent, le masculin et le féminin se brouillent, les codes de genre et d’apparence explosent, la « vraie histoire » se mêle à la fantaisie.


On peut parfois perdre le fil, décrocher un instant, puis le retrouver. Raccrocher les wagons. Mais jamais le regard ne se ferme. Au contraire : on reste les yeux écarquillés devant tant de liberté, de créativité et d’invention scénique. Ce théâtre-là accepte le désordre comme une forme de vérité.



Derrière la farce, l’émotion à nu


Car sous les jeux, l’humour, le décalage presque clownesque, Paradoxe est un spectacle profondément touchant. Derrière la dérision, quelque chose affleure - lentement, inexorablement : l’émotion.


Ce que raconte la pièce, au fond, nous concerne tous : le lien à la mère. La maladie. Ce que nous avons été, ce que nous sommes, ce que nous deviendrons.


Janas et Vincent se cherchent, se provoquent, se chamaillent parfois. Ils se mêlent, se désaccordent, puis s’accordent à nouveau. Et une chose devient évidente : ils s’aiment profondément. Pas seulement sur scène, mais dans ce qu’ils partagent avec le public.



Le duo comme cœur battant


La grande force de Paradoxe réside dans cette alchimie rare entre les deux interprètes. Leur complicité n’est pas un artifice : elle est la matière même du spectacle. Chaque rire semble retenir des larmes, chaque éclat cache une faille. Et c’est précisément là que le théâtre devient cathartique.


La scénographie épurée, pensée avec Daniel Jeanneteau, laisse toute la place aux corps, aux mots, aux silences. La création sonore, les lumières, les surgissements visuels accompagnent cette traversée intérieure sans jamais l’écraser.



🅵🅵🅵🅵 FOUD’ART


Paradoxe est un spectacle imparfait - et c’est précisément pour cela qu’il est si beau. Il trébuche parfois, se disperse, s’égare… mais ne ment jamais. Derrière la forme ludique, il parle d’un amour pur, profond, unique. Un amour qui survit à la perte, à la peur, au temps.


Un théâtre du lien, du vivant, de la fragilité assumée.

Un théâtre qui ose rire pour ne pas sombrer.

Un théâtre qui, longtemps après, continue de vibrer en nous.



Infos pratiques


PARADOXE

Création et interprétation : Florence Janas & Guillaume Vincent

Dramaturgie Marion Stoufflet • Scénographie Daniel Jeanneteau & Guillaume Vincent • Son Yoann Blanchard • Lumière Sébastien Michaud • Costumes Fanny Brouste

Crédit photo © Gwendal Le Flem


T2G Théâtre de Gennevilliers

Du 15 au 26 janvier 2026 • Durée : 1h20



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