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Rotterdam, la nuit

L’incapacité de s’aimer

Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Au chevet de leur mère, pendant une très longue nuit, trois soeurs Mire, Rita et Diane sont réunies dans un hôtel, par amour, par obligation, peut-être par convenance.

Elles voudraient se rapprocher mais n’y arrivent pas. Elles voudraient éviter la rupture, mais n’y parviennent pas.

Il s’agit finalement de mettre en lumière des êtres humains qui s’aiment en se tournant le dos. Charif Ghattas

Fatal ou salutaire ?

Parce que, sans jamais que ce ne soit évoqué ou formulé, elles portent certainement, en elles, un trop lourd passé. Parce qu’elles ne savent pas dire ce qu’elles ressentent, parce ce qu’elles sont dans l’incapacité de communiquer. Plutôt que de se soutenir et de s’épauler dans ce moment difficile, un jeu de destruction macabre se construit.

Des intériorités repues de doutes, rongées par le remords et les sales rancunes et ce constat amer rejette toujours un peu plus loin la chance d’un dévoilement, d’une trêve émotionnelle . Charif Ghattas

Au delà du désespoir

Elisabeth Bouchaud, Coralie Emilion-Languille, Pauline Ziadé composent, brillamment, trois personnages très différents et complexes en plein naufrage.

La mort d’une mère. La mort d’une fratrie

Avec Rotterdam, la nuit, une pièce aussi émouvante qu’effrayante faites d’amour et de haine, les corps luttent et tiennent mais vacillent dans cette mise à mort émotionnelle.



 

ROTTERDAM LA NUIT

Texte, mise en scène Charif Ghattas Scénographie Laure Montagné Jeu Elisabeth Bouchaud, Coralie Emilion-Languille, Pauline Ziadé

Photo (c) Pascal Gely

Durée 1h15


THÉÂTRE DE LA REINE BLANCHE

2 bis, passage Ruelle - 75018 Paris


DU 8 SEPTEMBRE AU 17 OCTOBRE Mercredi et vendredi à 21h | Dimanche à 16h



 

Tournée

22 octobre : Théâtre de Chelles

12 novembre : La Manekine - Scène intermédiaire des Hauts-de-France

20 novembre : Centre d’Animation Municipal Georges Batiget à Rognac