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1982 résultats trouvés avec une recherche vide

  • La promesse de l’Aube

    Un spectacle délicieux Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Romain Gary raconte sa jeunesse, son déracinement, sa relation à sa mère qui l’élève seule. Elle rêve de grandeur pour lui. Il n’aura de cesse d’essayer d’être à la hauteur de ce rêve. Un roman autobiographique Franck DESMEDT s'empare d'un récit qui relate l'enfance et la jeunesse de Romain Gary, le seul auteur qui obtiendra deux fois le prix Goncourt. Une histoire pleine d’amour, d'humour et de tendresse Sur scène, ce comédien au sens du rythme fantastique et au jeu si corporel devient la mère de Gary, mais aussi d’une quinzaine de personnages rencontrés par l’auteur. Le côté littéraire et poétique de l’œuvre est parfaitement respecté et le spectacle, un des récits les plus émouvants jamais écrit sur l'amour maternel et celui d’un fils pour sa mère, est rempli d’amour et de délicatesse. Les lumières et le décor très réussis, ajoutent encore beaucoup de beauté à ce spectacle tendre, léger et particulièrement émouvant. LA PROMESSE DE L’AUBE De Romain GARY avec Franck DESMEDT Adaptation Franck Desmedt Mise en scène Stéphane LAPORTE et Dominique SCHEER Lumières Laurent BEAL Photographe Lot Du 25 août au 7 novembre 2021 Théâtre le Lucernaire Durée 1H15

  • Terreur

    Le procès-fiction Lars Koch, tiré d’un fait réel Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Le 26 février 2020 à 20h21, le commandant Koch, pilote de chasse de l’armée allemande, abat un avion de ligne, détourné par un terroriste islamiste, avec 164 personnes à bord. Le pirate de l’air avait pris le contrôle de l’appareil et menaçait de s’écraser sur le stade de football de Munich, un soir de match international. Il y avait 70 000 personnes dans le stade. Avant de commencer, je voudrais vous demander d'oublier tout ce que vous avez lu ou entendu concernant cette affaire. Vous êtes les jurés qui, aujourd'hui devant ce Tribunal, sont appelés à juger l’accusée Laura Koch. MICHEL BURSTIN / Le président du tribunal En arrivant au théâtre, nous sommes accueillis par le président du tribunal qui nous invite à entrer. À l’intérieur, une cour d’assise nous attends avec accusée, témoins, avocat, procureur… Le public devient le jury du procès de Laura Koch Acteurs et public réunis, vont faire ensemble le procès de Laura Koch. Et à la fin de la pièce, le jury-public donnera son verdict, et le président prononcera la sentence. Terreur est une pièce de Ferdinand von Schirach, un auteur criminaliste à succès qui a déjà été montée dans 27 pays. Elle sera créée en France, pour la première fois, par la Compagnie Hercub’. Sensibiliser les spectateurs aux discours de toutes les parties, les faire vaciller sur leurs certitudes, comprendre l’autre, interroger sur les limites entre le droit et la morale, sur l’état d’urgence et même sur nos préjugés... Voilà notre objectif. Ce qui est frappant avec ce spectacle, c’est le réalisme qui s’y dégage et son interprétation parfaite. Certitudes et préjugés Nous arriverons tous certainement avec un avis, un à priori, mais nos certitudes vont vaciller et, même, voler en éclat. Terreur est un spectacle interactif, en immersion et passionnant avec beaucoup de suspense, de rebondissements et d’émotions. TERREUR Création 2021 Un procès-fiction de FERDINAND VON SCHIRACH Traduction française de Michel Deutsch Mise en scène Michel Burstin, Bruno Rochette, Sylvie Rolland Avec Michel Burstin, Frédéric Jeannot, Céline Martin-Sisteron, Bruno Rochette, Sylvie Rolland, Johanne Thibaut Scénographie & décor Thierry Grand Lumière Vincent Tudoce Costumes Elise Guillou THÉÂTRE DE BELLEVILLE Mercredi 1er > jeudi 30 septembre Mer. 21h15, Jeu. 21h15, Ven. 21h15, Sam. 21h15 Durée : 1h30 À partir de 13 ans

  • On-Gaku : Notre rock !

    Jeu-Concours À l’occasion de la sortie d’On-Gaku en Blu-Ray/DVD, un super film d’animation, le 24 août 2021, nous vous proposons de gagner 3 Blu-Ray. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Un jour d’été, un trio de lycéens marginaux qui n’ont jamais touché un instrument de musique de leur vie décide de créer un groupe de musique. Le groupe Kobujutsu. Kenji Iwaisawa, en adaptant pour l'écran le manga culte Ongaku, c'est lancé dans une aventure en solitaire qui a duré plus de 7 ans, soit 40 000 illustrations entièrement réalisées à la main. Il a utilisé le procédé de la rotoscopie, une technique qui consiste à tourner des prises de vues réelles puis à dessiner les contours des figures image par image par-dessus ces prises. On-Gaku : notre rock, un conte rock'n'roll Avec une bande-son magnifique et des dessins vibrants et ondoyants, ce film, dans la pure veine des comédies sociales britanniques, est à la fois une étude sociologique de la jeunesse japonaise et un bel hommage à la musique rock. Une ode à la jeunesse Dans un premier temps, les illustrations très simples des personnages peuvent déstabiliser, mais On-Gaku nous emporte avec son charme rafraîchissant, sa belle énergie, sa poésie et on s'attache très vite à ces jeunes « loubards, musicos ». On-Gaku : Notre rock ! D'après le Manga ONGAKU de HIROYUKI OHASHI Réalisation KENJI IWAISAWA Scénario / Storyboard / Character Design / Direction de l’animation / Direction artistique Montage KENJI IWAISAWA Musique TOMOHIKO BANSE, GRANDFUNK, WATARU SAWABE (skirt) Sortie en Blu-Ray, DVD, VOD le 24 août 2021 On-Gaku : notre rock a été récompensé du Grand Prix pour un long-métrage d’animation en 2019 lors du Festival international du film d’animation d’Ottawa. En 2020 il est récompensé du prix de la meilleure musique originale, avec le soutien de la SACEM, lors du Festival international du film d’animation d’Annecy.

  • Summer White

    Un grand film d’amour Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Rodrigo, adolescent solitaire, a une relation forte avec sa mère. Les choses changent quand elle invite son nouveau petit ami à venir vivre dans leur maison, à la périphérie de Mexico. Summer White est un film sur la fin de l’enfance, infancia en espagnol, qui veut étymologiquement dire : l'impossibilité de parler. Rodrigo Ruiz Patterson Avec Summer White, Rodrigo Ruiz Patterson nous conte avec beaucoup d’intelligence le lien si particulier et complexe qui unit une mère à son fils fusionnel et les bouleversements dus à l’arrivée de Fernando, l’amoureux de cette maman. Summer White, raconté du point de vue de l’adolescent, est un film profond qui retranscrit de façon très juste la psychologie de ce jeune en pleine construction émotionnelle. Comment Rodrigo, ce fils au bord de l’adolescence va accepter cet inconnu ? Que se passe-t-il lorsque nous éprouvons certains sentiments pour la première fois ? Les trois interprètent, avec une justesse rare et beaucoup de subtilités, nous parlent d’amour et de sentiments qui ne peuvent être dits ou exprimés mais qui explosent véritablement à l’écran. Ce film au sujet particulièrement complexe, sans jugement ni démonstration, en n'essayant pas de répondre à nos questions, nous touche au plus profond du cœur et s’inscrit dans nos mémoires. SUMMER WHITE UN FILM DE RODRIGO RUIZ PATTERSON Avec Sophie Alexander Katz, Fabián Cores et Adrián Rossi Mexique. Durée 1h25 AU CINÉMA LE 18 AOÛT 2021 FESTIVALS : BUENO AIRES - Ventana Sur 2019 - Prix CINE+ / European Vision de la Copa Final MALAGA - Meilleur film - Meilleur scénario - Meilleur second rôle SUNDANCE - Sélection Officielle 2020 - Compétition

  • Exposition Juliette Gréco

    Cet été Saint-Tropez et Ramatuelle proposent deux expositions hommage à Juliette Gréco Juliette Gréco. Parlez-moi d’amour, Madame, C’était peut-être Un petit poisson un petit oiseau, Doux oiseau de jeunesse, Je ne chanterai plus La chanson des vieux amants, Trois petites notes de musique, La javanaise. J’en tremble, C’est l’hiver, mais Le monde est beau, le monde est fou, Mon amour. Déshabillez-moi. Saint-Tropez et Ramatuelle, furent ses terres secrètes. Elle y reprenait souffle dans sa maison de Ramatuelle la Maïa entre deux tournées en France ou au bout du monde. Et c’est à Ramatuelle qu’elle passa ses dernières années, face à la Méditerranée. J’aime le Sud viscéralement et, ce qu’apporte la mer cette notion d’infini et de rêve. juliette Gréco Sous l’impulsion de Jacqueline Franjou, la Présidente géniale du Festival de Ramatuelle dont Juliette fut l’une des très fidèle artiste et spectatrice, Saint-Tropez et Ramatuelle ont décidé de lui rendre hommage. Cet hommage s’exprime à travers une riche exposition créée par le collectionneur Jean Philippe Card, la journaliste Josyane Savigneau et la photographe Micheline Pelletier Une cinquantaine de photographies, une trentaine d’affiches, des articles de presse, des films relatant sa carrière, sa robe de scène… Et l’on pourra écouter en boucle ses plus célèbres chansons. dans un décor donnant une touchante et émouvante atmosphère à l’événement. Si tu t’imagines Du 29 juillet au 12 septembre Place des lices et place Jean Despas Saint-Tropez Je suis comme je suis Du 29 juillet au 11 août Le Garage Ramatuelle Le lundi, mardi, mercredi, jeudi et vendredi de 10h à 13h et de 16h à 20h. Le samedi de 16h à 20h. Le dimanche de 9h à 13h.

  • La Scala : saison 4

    La Scala annonce la première partie de sa saison 4 avec de beaux moments d’arts et de culture Il était une fois, dans des temps pas si reculés, un grand théâtre bleu, boulevard de Strasbourg, dans le Xe arrondissement de Paris. Et puis, tout d’un coup, sans prévenir, un méchant virus s’est invité à la fête, condamnant pour plus d’un an tous les théâtres du monde à fermer leurs portes...Mélanie et Frédéric BIESSY SAISON 4 - PREMIÈRE PARTIE / SEPTEMBRE 2021-JANVIER 2022 Théâtre, danse, humour, cirque, concert, Festival Aux Armes, contemporain ! Du 7 septembre 2021 au 30 janvier UNE HISTOIRE D’AMOUR / texte et mise en scène ALEXIS MICHALIK - THÉÂTRE Du 8 septembre au 3 octobre FEUILLETON GOLDONI / MURIEL MAYETTE-HOLTZ - THÉÂTRE Du 7 septembre au 3 novembre PERTE / RUTHY SCETBON & MITCH RILEY CIRQUE Du 11 septembre au 17 octobre EMBRASE-MOI / KAORI ITO / THÉO TOUVET DANSE - LA PICCOLA SCALA Du 12 septembre au 26 décembre L’ART DU RIRE / JOS HOUBEN HUMOUR Du 14 septembre au 22 décembre BON ANNIVERSAIRE JEAN / FANNY RUWET HUMOUR Du 23 septembre au 31 décembre 21ème SECONDE / JASON BROKERSS HUMOUR Du 28 septembre au 28 décembre LA TRUITE / RAPHAËL MAILLET / ÉRIC BOUVRON THÉÂTRE- MUSIQUE Du 30 septembre au 6 novembre PARIS RETROUVÉE / ARIANE ASCARIDE 1er octobre SUITE D’UN GOÛT ÉTRANGER / MARIN MARAIS / ENSEMBLE PRÈS DE VOTRE OREILLE MUSIQUE Du 8 octobre au 9 octobre AUX ARMES, CONTEMPORAINS ! #4 SPIRALES / 8 octobre à 19h30 PAPILLON NOIR, OPÉRA / YANN ROBIN/ YANNICK HAENEL /ARTHUR NAUZYCIEL / 8 octobre à 21h MUSIQUE DANS LE BLEU NUIT DE LA SCALA / VANESSA WAGNER / 9 octobre à 19h LA TOUTE MULTIPLE / ENSEMBLE LIKEN / 9 octobre à 21h 13 octobre FOLK, THOMAS LEFORT & PIERRE-YVES HODIQUE 13 Du 14 octobre 2021 au 1e janvier 2022 MACHINE DE CIRQUE - CIRQUE 17 octobre & 14 novembre à 11h BRUNCH AVEC KAORI MUSIQUE - DANSE Du 9 au 20 novembre BOOM / ÉRIC BOUVRON CIRQUE - MUSIQUE 13 novembre CLEMENT LEFEBVRE / MAURICE RAVEL 13 DU 13 - MUSIQUE Du 16 novembre au 29 décembre LA MÉTAMORPHOSE DES CIGOGNES / MARC ARNAUD - THÉÂTRE Du 18 novembre au 31 décembre RODOLPHE / R. JONATHAN LAMBERT - HUMOUR Le 21 novembre RÉCITAL DMITRY SHISHKIN MUSIQUE- LES GRANDS CONCERTS DU DIMANCHE Le 28 novembre DANCING IN YOUR HEAD(S) / ORCHESTRE NATIONAL DE JAZZ MUSIQUE- LES GRANDS CONCERTS DU DIMANCHE ! Le 29 novembre MOVE – TRUMPET AS A STAR MOVIE / ROMAIN LELEU SEXTET - MUSIQUE Le 13 décembre THÉOTIME LANGLOIS DE SWARTE & JUSTIN TAYLOR - MUSIQUE De septembre 2021 à janvier 2022 LE FAUTEUIL D’ARTISTE / BIANCA BONDI - ARTS VISUELS - HALL

  • Festival de Ramatuelle : louise au Parapluie

    Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Cette pièce est un petit bijou ! Quelle rencontre magnifique avec MYRIAM BOYER. J'ai très sincèrement adoré ce spectacle. Myriam Boyer m'a enjôlé. Je l'ai trouvé magnifique de vérité, de douceur et un peu rock. Louise au Parapluie est une pièce tout en douceur avec une vraie tonalité de poésie et de tendresse Louise au parapluie est une pièce qui fait du bien et interpelle par son sujet très actuel. On est un peu dans une forme de réalisme sans être dans du surréalisme. Le décor de Jean-Michel Adam est très joli. La mise en scène d’Emmanuel Robert-Espalieu, également. Mais ici, le terme « joli » n’est pas du tout à prendre au mauvais sens du terme et, au contraire. LOUISE, une femme toute simple, à la vie bien rangée qui, à la suite d’une petite dispute dominicale avec son fils, décide, par défi, de s'inscrire aux élections municipales de sa ville de province. On est dans un travail d’orfèvre La relation entre la mère et son fils est particulièrement belle et Myriam BOYER est fantastique. On a vraiment l’impression qu’elle est le personnage et qu’elle ne joue pas du tout.

  • La Maison du Loup : interview de Benoit Solès

    Après l’immense succès, La Machine de Turing, Benoit Solès retrouve Tristan Petitgirard sur les pas de Jack London. La Maison du Loup : un triomphe à Avignon et de très belles critiques Ce spectacle parle de la création d’une oeuvre artistique, de voyage, du manque d’inspiration, des relations de couple et de violences pénitentiaires. Un très belle occasion pour discuter avec, le merveilleux, Benoit Solès. INTERVIEW DE BENOIT SOLÈS Frédéric Bonfils. Bonjour Benoit. Vous êtes à Avignon ? Benoit Solès Oui. Pour la dernière représentation de La Maison du Loup, aujourd’hui et ensuite on se met en route pour le festival de Ramatuelle. Après l'immense succès de La Machine de Turing, quatre Molières en 2019, vous retrouvez Tristan Petitgirard, mais aussi presque toute la même équipe. Ça ne doit pas être facile de se renouveler dans ces conditions-là, mais j'adore vous entendre ne plus bégayer (Rire). Oui. Cette fois-ci, je ne bégayes pas, je boite (Rire). La pièce parle de thèmes universels, de la création d’une œuvre artistique et de Jack London au sommet de sa gloire, mais les idéaux et les révoltes qui peuvent conduire à écrire sont-ils encore les mêmes après le succès ? Il est exactement sur cette crête et il sent un peu le vertige. Beaucoup de gens qui me connaissent décèlent entre les lignes des propos qui pourraient m'être imputés. Parlez-moi de La Maison du Loup. Entre chien et loup, au propre comme au figuré, à la tombée de la nuit, deux hommes sont orchestrés par une louve protectrice, Charmian, la femme de Jack London jouée par Anne. Sentant le danger, elle fait venir auprès de Jack, un homme mystérieux, un repris de justice que je joue et qui porte un combat, une flamme. Ces trois personnages vont se tourner autour, se défier et finir par unir leurs forces. Ce qui va permettre à Jack d'écrire un livre important. Parlez-moi d’Ed Morell. Ed, c'est un homme qui a vécu le drame de la prison dans des conditions minables, proches de la torture. Il a une force mentale incroyable et c'est précisément cette force que Charmian a décelée en lui. Le personnage d’Ed Morrell est très malin car il vous permet d'aborder, par un biais assez romantique, des sujets très importants - fondamentaux même - de la société. Oui. romantique et romanesque. Je crois que la pièce touche les gens parce qu'elle leur parle avec des combats assez actuels, finalement. La pièce parle donc, notamment, de la genèse du roman, Le vagabond des étoiles. Est-ce que vous avez commencé par découvrir le roman ? L'histoire de Jack ? Ça s'est passé comment ? Après Turing, je ne voulais pas refaire un biopic théâtral et je suis parti sur l'idée du voyage donc j'ai relu les grands romans d'aventure comme l'Île au Trésor de Stevenson, Martin Eden de Jack London, L'Appel de la forêt, Croc Blanc, Le Loup des mers… puis j’ai découvert Le Vagabond des Étoiles et j'ai été frappé. Il s'agissait d'un roman sur le voyage mais qui se passait dans une cellule d'isolement de deux mètres sur trois. C'était une forme métaphorique du voyage et du confinement. Une forme d'évasion mentale. J'ai découvert que le personnage du roman, Darrel Standing, Ed Morrell avait réellement traversé cet enfer carcéral et avait transmis, dans des conditions que personne ne connaît, son histoire à Jack. Mais la pièce reste une fiction et rien ne dit que cela s'est passé comme ça. Je pense, qu’au théâtre, on peut se jouer de la vérité au nom du spectacle et de l'émotion. Dans cette pièce, l'atmosphère est formidable. J'aime énormément le tout début avec sa lumière orangée. On sent la chaleur moite, on part dans la prison, en bateaux… Merci (Rire). C'est vrai, je voulais créer une pièce d'ambiances, de sensations et, au fil de l'eau, des récits, les personnages sont amenés à se dévoiler. C’est une pièce qui nous fait voyager au théâtre, mais tout se passe sur la terrasse de cette maison, le soir, entre chien et loup. Justement, il y a sur scène une voile de huit mètres, je crois. Un bateau, une maison ? Vous allez déplacer tout ça au Festival de Ramatuelle ? Oui bien sûr, sauf la voile. C’est difficile de gérer une voile qui est censée prendre le vent en extérieur (Rire). Mais ce qui est merveilleux à Ramatuelle, c'est l’atmosphère d’un soir d'été. Et les étoiles aussi. Et les étoiles, absolument ! La pièce se termine dans les étoiles avec ce fameux Vagabond des Étoiles que Jack va inventer. Vous êtes un habitué de Ramatuelle ? Vous y allez presque tous les ans ? Ça, c'est un grand privilège, un grand honneur ! J'y étais, il y a deux ans pour La Machine de Turing et ça a été un moment inoubliable pour moi de jouer dans ce cadre. L'année dernière, alors qu'on était déjà bousculé par ce covid, le festival a eu une dimension extraordinaire de résistance parce que Jacqueline Franjou et Michel Boujenah ont tenu à ce que le festival ait lieu. C'était vraiment un festival de résurrection pour le spectacle vivant et on est venu jouer Rupture à domicile, la pièce de Tristan que j’ai jouée avec Olivier Sitruk, et Anne Plantey. Je suis vraiment impatient, heureux, un peu ému et j'espère que malgré les conditions, le public viendra faire ce voyage avec nous. En tous cas, vous faites un magnifique cadeau au festival avec une création. C'est surtout Jacqueline et Michel qui me font un cadeau de confiance et de fidélité. À Ramatuelle, en dehors des grands chanteurs, des grands artistes, des stars... Les pièces de théâtre sont des spectacles déjà reconnus et ils font le pari de nous programmer. On n'a pas forcément envie de parler de crise sanitaire mais en plein festival d’Avignon, vous avez été obligé de mettre en place un pass pour que les gens puissent continuer à voir les spectacles. Comment vivez-vous ça ? Je respecte le choix de chacun, même si pour nous en tant que comédien, la seule façon de pouvoir faire notre métier sans se faire tester tous les jours, c’est d’être vacciné. L’instauration le 21 juillet du pass a été difficile. Dans la profession, on a pas compris le décalage avec les autres secteurs. J'étais à Avignon à ce moment-là. On a tous été inquiet le jour où cela s'est mis en place, mais j'ai été très surpris de voir que le public suivait ces nouvelles recommandations aussi facilement. On a, quand même, eu une perte de 30 à 40 % sur la durée du festival, il ne faut pas le nier. Il y a quelques semaines, on se demandait si le festival aurait lieu. Il a eu lieu avec moins de public mais avec de très belles propositions artistiques. Ça fait très plaisir de voir qu’en France, la création continue. Bien sûr. Absolument ! Et les règles seront bien appliquées, aussi à Ramatuelle. Tout sera très bien organisé. C'est un festival magnifique ! J'ai envie de dire que venir au théâtre, au-delà d'un désir, c'est un acte essentiel. C’est un acte presque militant ! Est-ce que La Maison du loup est déjà prévue à Paris, pour la rentrée ? Je reprends la Machine de Turing au théâtre du Palais Royal, à partir d'août jusqu'aux fêtes puis en tournée. Donc, La Maison du loup va se jouer à Paris mais pas avant septembre 2022 ou janvier 2023. Si les gens sont impatients de découvrir votre nouvelle création, il faut venir à Ramatuelle, il n'y a plus que ça. « Tous à Ramatuelle ! » (Rire). C'est la seule chose à dire. Merci beaucoup, Benoit. Avec grand plaisir. Merci à vous. Propos recueillis par téléphone, le 31 juillet 2021, dernier du festival OFF d’Avignon par Frédéric BONFILS - FOUD’ART Interview de Tristan Petitgirard La Maison du loup Un texte de Benoit Solès Mise en scène Tristan Petitgirard Avec Benoit Solès, Amaury de Crayencour et Anne Plantey Scénographie Juliette Azzopardi Illustrations et affiche Riff Reb’s Animation Mathias Delfau Musique Romain Trouillet Costumes Virginie H. Création lumières Denis Schlepp Assistante mise en scène Léa Pheulpin Photos © Fabienne Rappeneau festival de Ramatuelle Le 2 août 2021 à 21h30

  • Festival d’Avignon : Le bilan

    Alors que la 75è édition du Festival d’Avignon s’est achevée, il y a quelques jours avec un bilan plutôt positif, des salles bien pleines et deux spectacles époustouflants Royan et Sonoma, c’est au tour du Festival off d’Avignon de se clôturer. Un festival OFF en demi teinte Avec 1070 spectacles dans 116 lieux (124 en 2019), c’est plus de 70 000 places qui ont été achetées malgré la crise sanitaire et la mise en place du PASS. Un chiffre honorable mais en sérieuse baisse À l’exception du week-end du 14 juillet qui a offert une belle effervescence, le ras de marée n’aura pas eu lieu. Et pourtant, les spectacles étaient réussis ! Des reprises, mais surtout de très belles créations ont été proposées à un public de passionnés et fidèles. De beaux spectacles, pour une belle rentrée théâtrale La Maison du Loup Badine Thelonius et Lola Je ne cours pas, je vole ! La femme qui ne vieillissait pas Dorothy Martin Eden Lawrence La grande musique Le Visiteur Le théâtre contemporain a fait les beaux jours du festival Le 11 Avignon, le théâtre des Halles et Présence Pasteur, notamment, ont proposé une programmation exceptionnelle avec de vraies pépites. Je ne marcherai plus dans les traces de tes pas Le cabaret des absents Je hurle Ma forêt Fantôme Vue d’ici Fragments Autant de spectacles et coups de cœur à retrouver sur FOUD’ART, à Paris et en tournée.

  • Je ne marcherai plus dans les traces de tes pas

    Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Trois sociologues, trois chercheurs universitaire entreprennent un voyage d’études en Afrique de l’Ouest pour étudier les impacts des programmes humanitaires. Rapports de pouvoir. Jeux de dominations. Combats d’idées. Les alliances se nouent, se détruisent et chacun plonge dans son intériorité, dans sa pensée, dans ses souvenirs traumatiques. Construit comme un huis clos et pourtant Au fil de vingt tableaux, ce trio prend des avions, part dans la brousse, collectionne les salles de réunions, les chambres d’hôtel, les salons d’hôtel, les bars d’hôtel et les restaurants d’hôtel. Trois personnages pour trois hontes La honte de ne pas être à la hauteur. La honte d’être. La honte sociale de ses origines. Trois hontes qui se cachent, qui ne se disent pas face à l’autre. Trois hontes qui se dissimulent derrière des constructions, derrière des boucliers, au milieu des dialogues, au cœur des situations. Des monologues intérieurs surgissent. Ils disent le désarroi, la détresse, et met à jour les fragilités. Le masque ne doit surtout pas tomber. Le masque protège, il devient une arme. Et pourtant l’être s’effondre. A. Ernaux, La Honte Un musicien et son équipement (ordinateur, clavier, etc.). Des nappes synthétiques, des gouttes à gouttes électroacoustiques, des carrés lumineux et des chorégraphies, tout dans ce spectacle à l’architecture complexe nous font penser aux troubles et aux doutes de nos pensées intérieures. JE NE MARCHERAI PLUS DANS LES TRACES DE TES PAS Mise en scène Vincent Dussart Texte Alexandra Badea Avec Roman Bestion, Juliette Coulon, Xavier Czapla, et Laetitia Lalle Bi Bénie © Corinne Marianne Pontoir Au 11 • Avignon 11 boulevard Raspail - Avignon 7 - 29 JUILLET À 16h45 Relâches les 12, 19 & 26 Durée • 1h25. À partir de 15 ans

  • Interview de Tristan PETITGIRARD

    Je crois que le Théâtre, c'est la vie en plus grand et que l'on va sur scène pour vivre et pour voir des choses qu'on ne s'autorise pas dans la vie. Tristan PETITGIRARD. À l'occasion du Festival OFF d'Avignon, j'ai eu la chance de rencontrer Tristan PETITGIRARD, auteur, metteur en scène et comédien qui a présenté, cette année, trois spectacles dont deux créations. Des Plans sur la comète, La Femme qui ne vieillissait pas et La Maison du Loup. La Maison du Loup est la nouvelle collaboration de Tristan PETITGIRARD avec Benoit SOLÈS depuis le spectacle merveilleux de La Machine de Turing. Ce nouveau spectacle qui a eu un immense succès à Avignon sera présenté au Festival de Ramatuelle le lundi 02 août à 21H30, puis certainement à Paris, à la rentrée.

  • Phèdre

    Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Phèdre, petite fille du Soleil, possédée par Vénus, brûle d’un désir interdit pour Hippolyte, le fils de son époux, le roi Thésée. Hippolyte, lui, aime Aricie, ennemie du royaume. Mais Thésée revient d’entre les morts. LE CÉLÈBRE CHEF D’OEUVRE DE RACINE PLONGÉ DANS UN UNIVERS MYSTIQUE ET ORGANIQUE La très bonne idée de cette jeune compagnie est d’avoir ajouté un personnage mythologique, Vénus, déesse de l’Amour, à la tragédie de Racine. L’occasion de beaux moments musicaux et oniriques apportés par une artiste musicienne et circasienne munie d’un Waterphone qui vient de toutes parts et même des airs. Acrobaties, combats, fumée et jeux de lumières Ce Phèdre nous en met plein les yeux, avec ses beaux costumes et ses moments de théâtre très réussis. Les entrées et sorties très inattendues des comédiens, leur sensualité et leur émotion s’accordant parfaitement aux vers de Racine et aux sons entendus. Phèdre Mise en scène Laurent Domingos Avec Ophélie Lehmann, Laetitia Lebacq, Aurélie Cuvelier Favier, Shirav Pertev, Victor Duez, Laurent Domingos, Guillaume Blanchard THÉÂTRE DU ROI RENÉ Du 7 au 31 juillet 2021 - Relâches les 13, 20, 27 juillet 14H05. Durée 1h30

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