google.com, pub-7957174430108462, DIRECT, f08c47fec0942fa0
top of page

Que recherchez vous sur FOUD'ART Blog...

1956 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Les Grands Voisins. La cité rêvée. Sortie cinéma

    Maël, artiste sans papier, Adrien, luthier musicien et d'autres résidents venus de tous horizons, s'organisent pour donner naissance à une utopie moderne en plein cœur de Paris, un village solidaire de près de 2000 personnes : Les Grands Voisins. À travers leurs trajectoires et celles des membres fondateurs du lieu, le film interroge notre désir et notre capacité à inventer d’autres manières de vivre ensemble. Que retiendrons-nous de cette expérience collective ? Pourra-t-elle perdurer, essaimer, résonner ailleurs ? La cité « Les Grands Voisins » a été une expérience unique. Tous ceux qui ont pu connaître ce quartier solidaire pendant cette période n’ont pu qu’être émus et éblouis par tant de joie et de simplicité. Aujourd'hui, c’est très agréable de voir un documentaire qui retrace cette folle histoire et, par là même, la création du groupe Kacekode. Un groupe de rock génial, à voir sur scène, absolument. « Les Grands Voisins » est un bon documentaire instructif et émouvant qui n’a pas dû être simple à faire. Bastien Simon dit « Je ne suis pas un voyeur, même s’il était important pour moi de montrer l'univers de la chambre de Mael tout de même. Mes portraits sont intimes, mais dans la retenue ». C’est justement le point négatif, à mes yeux. Sans tomber dans le voyeurisme, Bastien aurait pu creuser un peu plus ces personnages, un peu à la façon de l’émission culte « strip-tease », car à trop vouloir être pudique, on a du mal à s’attacher véritablement à ces êtres humains. La deuxième remarque est uniquement technique et stratégique. Est-ce qu’un bon documentaire peut être une œuvre cinématographique ? La réponse est oui. Absolument ! est-ce que Les Grands Voisins est une œuvre cinématographique ? Je n’en suis pas si sûr, mais pour ça, je vous laisse juge. En tout état de cause, Les Grands Voisins est un très beau documentaire. Au même titre que cette cité rêvée, il fallait le faire, absolument et le montrer. Les Grands Voisins Sortie cinéma : Le 1er Avril 2020 Genre : documentaire Français Scénario et réalisation : Bastien Simon Production : La Vingt-Cinquième Heure

  • Le Banquet. Magistral au Théâtre de Paris

    Plébiscité au Théâtre du Rond-Point, consacré par le Molière 2019 de la mise en scène pour Mathilda May, et Ariane Mourier pour la révélation féminine, Le Banquet, magnifique spectacle est à voir, au théâtre de Paris, jusqu’au 15 mars 2020. Dans un écrin splendide au magnifique décor et superbes costumes, dix comédiens, danseurs, clowns, mimes évoluent sur scène presque en liberté dans un capharnaüm grandiose et millimétré. Un mariage où tout dérape, un banquet où soudainement tout vole en éclats. Sans mots, mais dans un langage universel, les personnages s’aiment, s'affrontent, se retrouvent, et se perdent dans un tourbillon drôle et trépidant. En voyant ce spectacle, on peut penser à une immense farce dans la veine des Buster Keaton et Charlie Chaplin, mais le talent de Mathilda May ne peut se résumer à cela. Ces références cinématographiques multiples, sa créativité et sa poésie font que son univers, en s’affirmant à chaque création, est en train de devenir un véritable style théâtral à part entière, le Ballet Théâtral Loufoque. Sans mots et pourtant si bavard. Ce spectacle fou, généreux, inventif et poétique, est si visuel que les dialogues deviennent anecdotiques. L’histoire évolue sous nos yeux ébahis avec une clarté et une magie incroyable qui font, de cette reprise au Théâtre de Paris, un immense cadeau, à voir absolument. LE BANQUET Théâtre de PARIS Écrit et mis en scène par Mathilda May Comédiens Sébastien Almar, Anna Mihalcea, Bernie Collins, Jérémie Covillault, Lee Delong, Stéphanie Djoudi-Guiraudon, Arnaud Maillard, Françoise Miquelis, Brigitte Faure, Ariane Mourier, Tristan Robin

  • Pierre Palmade à l’Européen

    Pierre Palmade fait tellement partie de nos vies, de notre histoire qu’on ne peut parler de lui, sans parler de nous. C’était il y a 30 ans exactement. J’avais 21 ans et j’arrivais tout juste dans la grisaille et le froid Parisien avec des rêves de théâtre et de cinéma, plein la tête. Je me rappelle très bien ce soir-là. J’étais un fan absolu de Sylvie jolie et de Jacqueline Maillan et je me suis retrouvé, totalement par hasard, devant un One Man Show d’un nouveau comique, totalement extraterrestre, qui faisait beaucoup plus vieux que son âge (cela nous arrangeait de le penser, nous qui n’avions encore rien accompli au même âge). Ce fut un choc, un coup de foudre et je crois n’avoir, plus jamais, autant ri lors d’un spectacle comique. Un peu comme Pierre Palmade, j’ai été heureux, malheureux. J’ai fait des conneries, des mauvais choix. Il ne s’est pas aimé, moi non plus. Il s’est marié, moi aussi et j’en passe. Quand j’ai appris que Pierre Palmade, reprenait une sélection de ses sketches qu’il affectionnait particulièrement, en piochant parmi ses 9 one-man-shows, pour rien au monde, je n’aurais raté cet anniversaire et j’ai couru tête baissée à l’Européen. Le temps a passé, Pierre Palmade a vieilli, nous aussi, la fougue de la jeunesse s'est transformée et le coup de foudre, d’il y a trente ans, en coup de charme. Je vous assure, Monsieur Palmade, vos sketches n’ont pas pris une ride et fonctionnent encore, aujourd’hui, merveilleusement. On va dire que je n’ai pas de recul, peut-être, mais je tiens à préciser que je n’ai pas toujours, tout aimé, dans la carrière de Pierre Palmade. En tout cas, la fête est belle ! Célébrons dignement l’anniversaire d’un comique hors norme qui a bouleversé les codes des hommes (et des femmes), seuls en scène. ❤️

  • C’est bizarre l'écriture. Un bel hommage. Théâtre les Déchargeurs

    Les jours où je n’écris pas, où je n’essaie même pas, je me sens inutile sur cette terre. Christiane Rochefort, Journal pré-posthume possible, Editions iXe 2015 Christiane Rochefort, écrivaine très connue et reconnue du XXe siècle a écrit plusieurs romans (Le Repos du guerrier, Les petits enfants du siècle, Les stances à Sophie...), des poèmes et des essais – dont C’est bizarre l’écriture, portant sur son travail d’écrivaine, en 1970. Orit Mizrahi et Awena Burgess qui l’ont connue pendant leur enfance, la première par le biais de l’écriture, et la seconde par celui de la musique, lui font un magnifique hommage sous forme de parcours initiatique intimiste. Orit Mizrahi s'est servi de l’essai, C’est bizarre l’écriture, mais aussi d’autres textes et poèmes de Christiane Rochefort. Elle en a fait une très belle adaptation théâtrale et, surtout, une magnifique mise en scène dans une scénographie de Jean-Baptiste Manessier, digne des arts plastiques. Awena Burguess qui accompagne Orit Mizrahi dans cette déambulation délicate et poétique, au sein de la pensée littéraire et de la mémoire, en plus d’interpréter ce magnifique texte, chante merveilleusement. Orit et Awena, comme deux enfants joyeux, semblent prendre beaucoup de plaisir sur cette scène qui regorge d’amour et de respect pour cette immense auteure. Plus qu’un brillant hommage, elles nous proposent un voyage intime et profond dans l’esprit de l’écrivaine et dans les méandres de la création littéraire.

  • Jouets interdits. La manufacture des Abbesses

    Un conte onirique, une quête initiatique... Qui a osé mélanger les jouets pour filles et pour garçons ? Dans un magasin de jouets, Joséphine et Julien s'amusent avec tout ce qu'ils trouvent : poupées, soldats, épées, maquillage... Hep hep hep !!! Le maquillage, c'est pour les filles ! Et les épées, pour les garçons ! Non ?! C'est en tout cas ce que pense l'affreux marchand de jouets qui lance ses robots, ses soldats et sa magie aux trousses des deux enfants. Transformés en poupées pour avoir défié les convenances, Jo et Ju vont rencontrer des alliés inattendus : un doux indien, une pirate généreuse, une sorcière bienveillante et un soldat amoureux. Guidés et encouragés par ces nouveaux compagnons, les deux enfants retrouveront le chemin de la liberté en s'acceptant tels qu'ils sont et en redevenant enfin eux-mêmes. Le moi s que l’on puisse dire c’est que La compagnie Bad’j, la brigade des agitateurs de jeunesse ne se moque ni de nous ni de nous enfants.

  • Dernier carton. Une belle surprise au Théâtre du Gymnase Marie Bell

    Dernier carton est une pièce surprenante. Olivier Balu a écrit un magnifique duo avec plein de rebondissements et d’inattendu. Le début de la pièce, très classique, ne présage absolument pas ce qui va se passer par la suite et la surprise est très belle. Laurent Ziveri a fait une mise en scène avec beaucoup d’intelligence et Patrice Laffont et Michaël Msihid sont formidables. Leur duo fonctionne à merveille, à la fois inquiétants et très drôles, ils jouent avec nous entre suspense et comédie. Michaël Msihid est une belle révélation. Son jeu, plein d’énergie est, tout simplement, inquiétant à souhait. Patrice Laffont, disons-le, est un immense coup de foudre. Il compose un personnage à tiroirs avec plein de nuances. J’adore ce petit grain de folie qui se dégage de ce comédien surprenant qui dévoile une facette totalement inconnue. J’ai adoré « Dernier carton », ce moment de théâtre étonnant, un peu psycho, intrigant et farfelu.

  • Le festival Paris l’Été dévoile son programme

    Le festival Paris l’Été, c’est parti ! Le programme est ici : SOIRÉE D’OUVERTURE MERCREDI 29 JUILLET À 20H au Lycée Jacques-Decour - Paris 9e Soirée orchestrée par Sébastien Barrier Dégustation de vins naturels, mini-conférence sur le courant punk contemporain à Nottingham, invectives accueillantes, tentative de célébration du présent... HISTOIRES DANSÉES – Carte blanche à François Alu avec Luna Peigné, Elena Ramos et Nicolas Sannier DJ Set de The Man Inside Corrine - dancefloor Personnalité hors-norme, François Alu déchaîne les passions d’une façon qui détonne dans le monde classique. Premier danseur du ballet de l’Opéra de Paris depuis 2014, l’interprète de Basilio (Don Quichotte), de l’Oiseau Bleu (La Belle au bois dormant) ou encore de Mercutio (Roméo et Juliette) s’emploie à démontrer que rigueur et pas codifiés n’empêchent en aucun cas audace et folie. Avec une bonne dose d’humour et un brin de provocation, l’interprète nourri de hip-hop, d’Internet, de films d’action et de bioburgers sort sans cesse de tous les cadres qu’on lui impose. Pour son ouverture, le Festival Paris l’été en toute liberté a confié à François Alu une carte blanche, réunissant des artistes de divers horizons. Entre sérieux et humour, convention et transgression, ordre et folie, il a choisi de faire appel au talent d’une ballerine de l’Opéra de Paris, d’une contorsionniste et d’un danseur-circassien pour présenter de courtes « histoires dansées ». Et vous serez, vous aussi, invités à entrer dans la danse tout au long de la soirée, pour cette grande fête artistique qui promet d’être mémorable ! AU PROGRAMME DU 29 JUILLET AU 2 AOÛT 2020 au Lycée Jacques-Decour A GAME OF YOU - ONTROEREND GOED / théâtre mer. 29, jeu. 30, ven. 31 juillet, sam. 1er et dim. 2 août BOREALIS - DAN ARCHER / Installation jeu. 30, ven. 31 juillet, sam. 1er et dim. 2 août PURPLE RAIN - PIERRE ARDOUVIN / Installation jeu. 30, ven. 31 juillet, sam. 1er et dim. 2 août GOUÂL - COMPAGNIE FILIPE LOURENÇO / danse  jeu. 30 et ven. 31 juillet NOS RUES - THOMAS QUILLARDET / Lecture   jeu. 30 et ven. 31 juillet JE NE SERAIS PAS ARRIVÉE LÀ SI… JUDITH HENRY & JULIE GAYET / Lecture ven. 31 juillet et sam. 1er août Un spectacle magnifique et puissant. Un grand moment de la saison 2020. Je ne serais pas arrivée là, si… Quelques mots anodins qui posent une question vertigineuse. Qu’est-ce qui m’a faite, défaite, marquée, bouleversée, sculptée ? Quel hasard, rencontre, accident, peut-être aussi quelle révolte ont aiguillé ma vie ? Annick Cojean, journaliste au Monde, a posé cette question à une trentaine de femmes (et d’hommes) inspirantes comme Amélie Nothomb, Christiane Taubira, Virginie Despentes… Cette série d’articles continue encore chaque semaine dans Le Monde et un livre a été édité aux éditions Grasset et Fasquelle. BALTASS ET CLOSE-UP - YANN FRISCH / magie J’AI TROP PEUR - DAVID LESCOT / théâtre en famille  RENVERSE - LES FILLES DU RENARD PÂLE / cirque en famille CLOWNSTRUM - LOUIS ARENE ET LIONEL LINGELSER / théâtre INSTABLE - NICOLAS FRAISEAU / cirque en famille dim. 2 août Concerts flottants de la Tour Eiffel à la BNF DAKHABRAKHA et DJAZIA SATOUR sam. 1er août ENTRÉE LIBRE SUR RÉSERVATION OUVERTURE DE LA BILLETTERIE EN LIGNE MERCREDI 8 JUILLET ___________________ Chez nos voisins ! ___________________ Nouveau théâtre de Montreuil Après deux mois de fermeture, les activités au Nouveau théâtre de Montreuil peuvent enfin reprendre ! Rendez-vous donc dès le week-end du 27 et 28 juin pour ces "Retrouvailles" spontanées et conviviales, avec deux spectacles, de Julien Mellano et Pamina de Coulon, et un concert. Les réjouissances continuent en juillet pour plusieurs concerts en partenariat avec Banlieues Bleues, et une émission radio live sur le parvis du théâtre !

  • Le point Virgule. C’est reparti !

    Depuis sa création, il y a plus de 40 ans, en 1978, le Point Virgule est ouvert sept jours sur sept, soit 364 jours par an ! (Il ferme seulement le 21 juin) La fermeture du théâtre le 12 mars dernier a donc revêtu une portée historique.  Cent douze jours plus tard, on rouvre enfin… Sept jours sur sept ! Les équipes brûlaient d'envie de refermer ce chapitre. Sans parler des artistes... A partir du 9 juillet, vous pourrez retrouver Tania Dutel, Alexis Le Rossignol ou encore Pierre Thevenoux. Dans le contexte actuel, les équipes du théâtre mettront tout en oeuvre pour profiter du spectacle vivant tout en respectant les normes sanitaires. Quelques jours plus tard, ce sera au tour du Grand Point Virgule de retrouver son public. Dès le 30 juillet, le théâtre rouvrira ses portes avec les célèbres Desperate Housemen et la pièce so british Sherlock Holmes et le mystère de la vallée de Boscombe.

  • Vous allez faire un tube. Mon coup de cœur rafraîchissant de l’été

    Chaque soir vous créez et enregistrez votre tube ! Afin d’assurer à cette chanson le retentissement planétaire qu’elle mérite, cinq « experts » dévoilent les recettes du succès dans un spectacle musical drôle, interactif et instructif. Chansons détournées, humour, perfor- mances : vous découvrirez des versions révolutionnaires de grandes chansons qui ont marqué l’histoire, vous élargirez vos connaissances en terme de rythme, de mélodie et saurez déjouer les pièges de l’arrangement musical. En bouquet final, vous composerez votre tube de l’été ! C’est fou, et pourtant c’est tout à fait ce qu’il vous attend au théâtre de la Reine Blanche, jusqu’au 9 août ! Autant dire qu’il ne vous reste plus qu’à courir voir ce spectacle génial, très bien construit où l’on apprend énormément tout en s’amusant. Vous en sortirez hyper joyeux (ça fait un bien fou), en chantant et peut-être même en dansant. Vous allez faire un tube est mon spectacle coup de cœur de l’été. À ne vraiment pas manquer !

  • Une vie de Gérard en Occident. Théâtre de Belleville

    C’est l’histoire de Gérard Airaudeau. Dans la salle des fêtes de Saint-Jean-des-Oies, on attend la visite de Marianne, une député qui veut rencontrer « des vrais gens ». Pour patienter Gérard raconte sa vie, sa commune, son pays, sa France des années 70 à nos jours. Voilà un seul en scène attachant, bourré d’émotion, de poésie et d’humour. À la fois enquête sociologique, témoignage poignant et récit documentaire, « une vie de Gérard en Occident » se situe en Vendée, mais pourrait être ailleurs. Parle d’un Gérard, mais pourrait être plusieurs. Gérard Airaudeau n’est pas Gérard dans la vraie vie mais Bernard, Vendéen, un homme d’une cinquantaine d’années que François Beaune a enregistré des heures durant. Ce spectacle se joue des codes. Quelle est la frontière entre le théâtre et le témoignage ? Quelle est la différence entre l’écriture romanesque et le récit autobiographique ? C’est un roman, une écriture littéraire qui prend naissance dans la parole. C’est du théâtre, un seul en scène qui retrouve son oralité originelle et s’imprègne de réalité par le talent de comédien de Gérard Potier (tiens ! Un Gérard de plus). Entre le réel et la fiction documentaire se glisse l’écriture, mais aussi son porte-voix : le comédien. Une vie de Gérard en Occident est la sortie culturelle idéale de ce moment. Une vie de Gérard en Occident Théâtre de Belleville Du 8 juillet au 27 septembre 2020 Mer. 19h30, Jeu. 19h30, Ven. 19h30, Sam. 19h30, Dim. 17h Durée 1h10 Interprétation & mise en scène Gérard Potier. Tiré du roman de François Beaune Crédit photo : Jean Freetz

  • 🅵🅵🅵Contes et Légendes. Joël Pommerat au théâtre des Bouffes du Nord

    Avec Contes et Légendes, Joël Pommerat poursuit son observation des valeurs et des identités contemporaines en se tournant vers le futur et ce moment particulier qu’est l’adolescence. Le point de départ du spectacle est l’enfance et la manière dont un jeune se construit, en réaction à son environnement et à certaines règles ou représentations collectives. Joël Pommerat associe ce moment de construction de soi au mythe de la créature artificielle en mettant en scène un monde légèrement futuriste dans lequel les humains cohabiteraient avec des robots sociaux. Bienvenue dans le monde du théâtre où tout paraît vrai, mais rien ne l’est vraiment. La lumière, les coiffures, le maquillage, le travail sur le son, la musique et les voix, ce spectacle est la réunification de grandes compétences. Tout devient parfaitement crédible et la magie opère. On a plus, alors, qu’à se laisser porter par une pièce (un peu) futuriste, poétique et même philosophique constituée de scénettes drôles et émouvantes, plus passionnantes les unes que les autres. En partant de situations qui pourraient paraître assez « ordinaires », Joel Pommerat avec de multiples références, tout en douceur, et de façon presque documentaire aborde la notion de genre, la place des parents dans le système éducatif, les relations familiales et les difficultés adolescentes. Le travail des comédiennes est éblouissant. En dehors des difficultés techniques dues aux nombreux changements de costumes, leur travail d’interprétation est si incroyable que l’on pense véritablement voir des adolescents et des robots, sur scène. Joël Pommerat qui a la particularité de mêler l’écriture et la mise en scène réalise un coup de maître. Dans Contes et Légendes, la notion d'écrivain de spectacles, tel qu’il identifie son travail est parfaitement abouti. Le texte est aussi beau que la mise en scène est adroite. Contes et Légendes est une pièce magique, expérimentale, futuriste qui m´a fait penser à un autre génie (du cinéma, cette fois), Stanley Kubrick par la puissance créative et l’atmosphère ressentie. Contes et légendes Une création théâtrale de Joël Pommerat Avec Prescillia Amany Kouamé, Jean-Edouard Bodziak, Elsa Bouchain, Lena Dia, Angélique Flaugère, Lucie Grunstein, Lucie Guien, Marion Levesque, Angeline Pelandakis, Mélanie Prezelin Théâtre des Bouffes du Nord Du 8 septembre au 10 octobre 2020 Du mardi au samedi à 20h30 Matinées les dimanches 20 et 27 septembre et le dimanche 4 octobre à 16h.

  • La Visite. Une maman au bord de la crise de nerfs. Théâtre du Rond-Point

    Anne Berest, en écrivant pour Lolita Chammah aborde un sujet qui reste encore un immense tabou. La notion d’instinct maternel et ses questionnements à la fois émotionnels et philosophiques. Il est même assez surprenant de voir certaines femmes un peu exaspérées ou gênées par le propos. C’était le cas, devant moi, lors de la représentation. "La visite" est un spectacle en plein délire. Cette femme, clairement à bout de nerfs, ne gère plus la situation, sa jeune maternité et son rôle de mère. Et, par ce biais, c’est toute la place est la vision de la femme au sein de la société qui est abordé. Faut-il renoncer à tout ce que l’on est intrinsèquement, lorsque l'on devient maman? L’amour maternel est-il une évidence ? Peut-on concilier objectif de carrière et maternité ? Anne Berest brise certainement l’omerta la plus puissante de toute notre société, et si ce n’est pas la première fois que ce sujet est abordé, jamais le discours n'a été aussi direct, scientifique et politique. Je pourrais très bien ne pas soutenir ma thèse, m’occuper uniquement de la fille, m’en occuper vraiment. Je veux dire, être une mère professionnelle, lui faire faire des choses exceptionnelles, lui apprendre les sciences d’une façon inédite, ce serait sans doute plus utile que de rendre ma thèse parce que ma thèse ne pourra pas changer le monde, mais ma fille si, ma fille pourrait changer la planète. Sait-on jamais ? non pas la planète, mais un bout, un tout petit bout... Lolita Chammah s’est emparée de ce texte, absolument magnifique. Intense et même révolutionnaire, et elle en fait un objet théâtral aussi fort que désespéré. Son rythme verbal effréné, au début, devient progressivement de plus en plus mélopé et tendre. La scénographie et les lumières de Chantal de la Coste, très simple, donnent une folie et une poésie immense et la fin du spectacle est d’une beauté ahurissante. « La visite » nous prend à partie, nous questionne, nous interpelle. Comme ses cousins étrangers en visites, nous sommes de trop dans cette solitude immense, et en même temps nous permettons à cette femme de se confier sans filtre. « La visite » un très beau seul(e) en scène est une rencontre intense avec la pensée intime et secrète des femmes.

bottom of page