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- 🄵LES PREMIERS. Théâtre de Belleville
Deux êtres à la marge se rencontrent. Tantôt gueux, tantôt prince et princesse, ces deux solitaires s’apprivoisent, s’aventurent et se dévoilent sous nos yeux. La tendresse devient possible, le grand n’importe quoi aussi. À tes côtés je peux tout faire. Regarde-moi ! Une proposition théâtrale et une performance d’acteur intéressante. Les Premiers est une pièce qui réserve de beaux moments avec, notamment, une chorégraphie endiablée et une scène de petit déjeuner, succulente. Toutefois, le texte est un peu trop léger et succinct et paraît souvent, improvisé. Le burlesque est un style qui fonctionne très bien au théâtre, mais ici, à force de vouloir trop faire dans l'absurde et la loufoquerie, on a du mal à s'identifier aux personnages et on peut passer à côté de ce spectacle audacieux, à l'univers artistique vraiment original. Les Premiers est un spectacle en demi-teinte, intéressant, extravagant qui peut plaire ou déplaire. À vous de choisir ! LES PREMIERS Texte et mise en scène Jeanne Lepers Avec Kristina Chaumont et Adrien Guiraud Chorégraphe Julien Gallée-Ferré Théâtre de Belleville 94 rue du Faubourg du Temple, 75011 Paris Du 3 au 5 sept à 21h15, Dimanche 6 sept à 17h30, Lundi 7, 14, 21, 28 à 21h15 Durée 1h30 Crédit photo Lucie Gautrain
- 🅵🅵🅵Un ennemi du peuple. Théâtre de Belleville
Tomas Stockmann est le médecin des bains de la ville. Il est amoureux, a deux enfants en bas âge, des amis fidèles et un frère, Maire de la ville. Pris entre ses idéaux politiques naissants et la lâcheté de ses concitoyens, il va devoir se débattre pour révéler l’ampleur d’une crise sanitaire. Dans un dispositif quadri frontal, à égalité avec les comédien.ne.s, nous assistons à un combat d’une rude actualité. Un ennemi du peuple est une adaptation libre de la pièce d’Henrik Ibsen, dans la veine de Festen, un film danois réalisé par Thomas Vinterberg. Une chronique de vie sociétale et politique, un sacré coup de poing dans l’ordre moral avec une mise en abime du pouvoir de l’opinion du peuple. Ce qui surprend en premier lieu c’est la modernité et le côté très actuel de cette pièce écrite au 19e siècle. Le monde et la société n’ont-ils pas d'évolution possible ? Guillaume Gras a su épurer au maximum le texte d’Ibsen pour resserrer le propos au maximum et le rendre ultra efficace. Ensuite, en mettant le spectateur au même niveau que les comédiens (quadri frontal et lumière allumée), la sensation de promiscuité est d’intimité est à son paroxysme. On se sent pris à partie et absolument absorbé. L’opinion publique, dans son écrasante majorité, est-elle une garantie d’intelligence ? On se pose beaucoup de questions existentielles et effrayantes durant cette pièce très difficile à jouer, au texte riche et complexe, et on en ressort épuisé, mais heureux. UN ENNEMI DU PEUPLE Librement adapté de la pièce d'Henrik Ibsen Mise en scène Guillaume Gras Avec Ivan Cori, Marie Guignard, Eurialle Livaudais, Bruno Ouzeau, Nicolas Perrochet, Gonzague Van Bevesselès Crédit photo Vincent Fillon THÉÂTRE DE BELLEVILLE 94 rue du Faubourg du Temple 75011 Paris MARDI 8 > MERCREDI 30 SEPTEMBRE Mardi 19h15 | Mercredi 21h15 | Jeudi 21h15 Durée : 1h20
- 🅵🅵🅵Yourte. Un joyeux désordre organisé au théâtre 13
Un soir d’été 98, alors que la France entière agite des milliers de drapeaux tricolores, quatre enfants en protestation se font une promesse : « Un jour on vivra toutes et tous ensemble dans une Yourte !». Quitter la ville, troquer mille supermarchés pour un potager, larguer patrons, voitures, ordinateurs, smartphones, argent, et ne viser plus qu’un seul but ensemble : la cohérence. Vingt ans plus tard, ces enfants ont grandi, leurs rêves aussi... Yourte est avant tout une pièce très ancrée dans l’air du temps et, assurément, représentative d’une certaine génération. Il se passe toujours quelque chose sur la grande scène du théâtre entre les interventions multiples des comédiens, la scénographie en constante évolution et les connexions avec le public. La façon de travailler de la compagnie « Les mille printemps » sous forme de tables rondes, débats et improvisations aide certainement les comédiens à s’approprier leur personnage et à donner cette atmosphère si juste. Mais ne nous trompons pas, Yourte est un spectacle particulièrement bien monté et très écrit avec une vraie dramaturgie, rebondissements et émotions. La lumière, la magnifique scénographie et les musiques très étudiées ajoutent encore beaucoup de joie et de délices à ce spectacle, ce joyeux désordre organisé. Yourte ⛺ est un spectacle passionnant, lumineux, instructif et créatif qui touche au génie. Un grand moment, immanquable, de cette rentrée théâtrale. Yourte Texte Gabrielle Chalmont et Marie-Pierre Nalbandian Mise en scène Gabrielle Chalmont Compagnie Les mille Printemps (Nouvelle Aquitaine) 1h30 sans entracte – tout public à partir de 10 ans Du 1er au 27 septembre 2020 Du mardi au samedi à 20h, dimanche à 16h, relâche le lundi Théâtre 13 / Seine 30 rue du Chevaleret – 75013 Paris (métro Bibliothèque F. Mitterrand) Avec Claire Bouanich (Gloria), Bastien Chevrot (Jonathan), Sarah Coulaud (Juliette), Louise Fafa (Hélène), Maud Martel (Sybille), Jeanne Ruff (Camille), Hugo Tejero (Maxime) et Benjamin Zana (Isaac) Scénographie Lise Mazeaud Création lumière Agathe Geffroy Création musicale Balthazar Ruff Production Les mille Printemps avec le soutien du Théâtre Gérard Philipe – CDN de Saint-Denis, la Palène – Rouillac, L'ENSATT, la Corpus fabrique. Tournée 2020/2021 : 16 oct : Théâtre Raymond Devos, St-Rémy-les-Chevreuses | 18 nov : Le champ de foire à St-André de Cubezac |19 nov : Parthenay, association Ah | 20 nov : La Caravelle, Marchprime | 21 nov : Espace Simone Signoret, Canejean | 3 déc : Théâtre de Meaux | 19 mars : Le Cube, Douvres-la-Délivrande | 20 mars : Théâtre Charles Dullin, Grand Quevilly | 30 avril : Espace Treulon, Bruges | 19 juin : Parc des épis de vents, Théâtre de Fontenay-sous-Bois
- Les jours heureux. L’histoire méconnue du CNR
Le Conseil National de la Résistance a été créé le 27 mai 1943 sous l’égide de Jean Moulin. Seize hommes de tous les partis politiques, syndicats et mouvements de la résistance, à leurs risques et périls et dans la clandestinité la plus totale, ont établi des lignes très précises sur ce que serait la France d’après. Loin d’être utopiques, cinquante ans plus tard, nous bénéficions encore de ces avancées cruciales. Savez-vous que nous leurs devons, en outre, La sécurité sociale, les comités d’entreprise, la liberté de la presse, la retraite par répartition ? Ce film documentaire, complexe et passionnant, résonne, encore parfaitement, avec notre époque actuelle. A l’aide de témoignages bouleversants et d’images d’archives, nous découvrons l’histoire folle, si méconnue, du CNR tout en mettant en exergue la politique de la France de la deuxième moitié du 20è siècle (Depuis la mise en place minutieuse des reformes par le Général de Gaulle entre 1944 et 1946 jusqu’à l’arrivée du mouvement néolibéral). Gilles Perret a fait un travail d’une précision incroyable. Extrêmement documenté, les Jours Heureux est un film historique émouvant avec un œil particulièrement incisif et un montage d’une grande modernité. La 25eheure est une plateforme innovante qui permet de visionner le film en ligne aux mêmes horaires que les séances en salle, et est accessible aux spectateurs situés dans un périmètre géographique autour du cinéma qui s'engage à programmer le film. Une très belle idée s’offre à nous en ce temps de No Man’s Land cinématographique. Les Jours Heureux Film documentaire de Gilles Perret Sortie en séance virtuelle, le 27 Mai De nombreux débats sont prévus, à cette occasion, un peu partout, en France.
- LÉA. Les Éditions Antisthénes
Antisthènes, la société de productions de spectacles dont les passionnants LE FANTÔME D'AZIYADÉ , LETTRE A ANNE, LA PASSION SUSPENDUE ou encore LES TÉMOINS viennent de créer les Éditions LÉA. Vous pouvez dès à présent pré-acheter 12 de Jean-Pierre Brouillaud et Joie d'Anna Bougereau. A venir en juillet et aussi en pré-achat, la création de Jean-Daniel Magnin Embrasse-moi sur ta tombe qui sera présentée au théâtre du Rond-Point. https://www.antisthene.fr
- Le 22 juin, une journée particulière
Parce que 3 mois sans culture et divertissement, c’est trop long. Parce que the Show must go on ! Le cinéma Les #5 Caumartin annonce sa réouverture dès le 22 juin à 00h01 ! Pour fêter dignement cet événement, le tarif sera à 4,90€ pour tout le monde. « Les parfums » de Gregory Magne sera présenté en avant première avec l’équipe du film
- Le 22 juin, une date...unique !
Jean-Marc Dumontet annonce la réouverture de ses théâtres le 22 juin, avec une soirée exceptionnelle réservée aux personnels soignants, pompiers de Paris et quelques spectateurs fidèles. Une soirée concoctée avec passion pour fêter dignement le SPECTACLE VIVANT. Nul doute que cette soirée sera remplie de bonheur, d’émotion et d’espoir pour un avenir culturel riche et intense. Vive la culture, vive le théâtre ! programme de la soirée : THÉÂTRE ANTOINE - 19h lecture de Jacques Weber de textes de Victoire Hugo et Gustave Flaubert BOBINO - 20h30 Pokemon Crew and Friends THEATRE LIBRE - 20h30 Plaidoiries de Matthieu Aron avec Richard Berry GRAND POINT VIRGULE Une soirée avec des extraits de pièces de théâtre et des sketchs avec Booder, Sherlok Holmes, New, Les feux de l’amour... POINT VIRGULE 19h, 20het 21h en extérieur Plateau d’humour avec des artistes fidèles du Point Virgule (Doully, Lola Dubini, Alexis le Rossignol, Pierre Thevenoux...) et pour finir Edouard Baer présentera son émission (enregistrée au Théâtre Antoine) LUMIÈRES DANS LA NUIT sur FRANCE INTER
- Gangrène. Un roman de L.J Wagner
En terminant la lecture de Gangrène, une envie viscérale de transmettre mon avis, me submerge. Chloé, jeune femme libre et indépendante, a une conception toute personnelle de la vie et surtout de l'amour, ce qui désarçonne son entourage. Jusqu'au jour où elle rencontre Colin, à l'indéfectible sourire. Les sentiments vont peu à peu infecter Chloé malgré elle, jusqu'à la gangrène de son coeur. Mais Colin est-il arrivé par hasard dans sa vie ? Une anti-romance cynique, cruelle et corrosive qui pose un diagnostic sur la maladie d'amour. Peut-on être libre et amoureux ? L’amour est-elle une bénédiction délicieuse ou une maladie insidieuse ? Gangrène est un roman construit comme un polar amoureux avec suspense, rebondissements et fin surprenante. Il propose une exploration presque psychanalytique du jeu amoureux. De la découverte à la passion, de l’espoir à la désillusion, de l’enchantement à la perdition, on est obligé de se reconnaître un peu dans cette folle histoire où personne ne restera indemne. L.J Wagner est un jeune auteur très prometteur qui a écrit un roman amoureux, acerbe et passionnant avec une écriture sexy et fluide. Gangrène est le roman d’été idéal, à lire, seul(e) ou à côté de son amoureux(se).
- À vous de jouer... Tout l’été, Le Studio Hébertot inverse les rôles
Le Studio Hébertot n’ouvre pas ses portes tout de suite mais présente une initiative excitante ! Le théâtre inverse les rôles et passe le plateau (virtuel bien sûr) aux spectateurs qui ont vu fleurir leur talent. L’opération « Bulles d’expression » est dédiée aux talents émergés durant le confinement. PINCEAU, MICRO, COUTEAU, SALTO, STYLO … Peu importe l’outil, les moyens et l’âge, c’est la créativité qui compte ! L’art n’a pas de frontière. Les 4 drôles de dames du Studio - Bérengère Dautun, Sylvia Roux, Stéphanie Gamarra et Sandra Vollant - regarderont avec attention chacune des propositions vidéos (format de 1mn30 maximum). Les coups de cœur seront ensuite diffusés sur la page événement officielle du théâtre. Un artiste en herbe sur la page Facebook du Studio c’est peut-être une graine semée sur un terrain fertile … qui sait … En tout cas, les temps sont à la valorisation mutuelle et c’est bien cette idée de solidarité et d’échange qui reste au cœur de notre dynamique. Tout l’été pour faire briller les idées et fleurir les talents, les vidéos spectateurs sont les bienvenues à : contact@studiohebertot.com
- ICH BIN CHARLOTTE. LA SCÈNE LIBRE. THÉÂTRE LIBRE
J’ai un véritable coup de cœur pour cette pièce, ce seul en scène, magnifique à La Scène Libre. Une nouvelle salle avec laquelle il va falloir compter. La programmation y est passionnante et choisir « Ich Bin Charlotte » est un choix de toute première qualité. La collaboration de Steve Suissa (génial metteur en scène) et Thierry Lopez, un comédien rare et magnifique fonctionne à merveille. J’ai tellement tout aimé dans ce spectacle que j’en suis sorti particulièrement troublé. Le texte de Doug Wright (prix Pulitzer 2004) est tout simplement magnifique. Le travail de documentation formidable, la rencontre certainement magique avec Charlotte Von Mahlsdor et le montage théâtral font de ce texte un pur chef-d’œuvre. Charlotte est un personnage si romanesque que l’on se demande, par moments, si elle a vraiment existé, et pourtant si. Elle est une figure unique, à part. Comment a-t-elle pu échapper à tous les travers et les affres des deux régimes les plus oppressifs de l’histoire ? Même si l’on nous donne quelques pistes, il est hors de question de tout nous dire et sa vérité restera, pour toujours, bien gardée. Peu importe car, ce soir, personnellement, je suis tombé amoureux de Charlotte Von Mahlsdor. De sa vie et de son cabaret. J’aurais tant aimé remonter quelques heures dans le temps et d’avoir la chance de pousser la porte de ce cabaret unique. Je vais dans quelques jours à Berlin et je fonce directement au musée Mahlsdor. Je suis fou de Thierry Lopez avec qui j’ai pu échanger quelques minutes à la sortie du théâtre. Je me suis demandé pendant tout le spectacle où j’avais pu le voir précédemment, tant son visage me paraissait familier. En fait, je l’ai déjà vu plusieurs fois sur scène, mais Thierry Lopez est un tel caméléon que je n’avais pas fait le rapprochement et puis, en lisant sa bio. Évidemment génial dans le « Cochon de Gaza » que j’ai adoré au cinéma. Ce comédien incroyable sait tout jouer. Il interprète 30 personnages sur scène avec une facilité déconcertante. Il joue, il mime, il danse. Il a une grâce et une élégance folle. Il m’a raconté plein d´anecdotes concernant la pièce qu’il avait jouée précédemment au génial théâtre Poche Montparnasse. C’est terriblement touchant de le voir, sur un bout de trottoir, me rejouer certains de ses personnages ou prendre les poses divines de Charlotte. Il s’est tellement investi dans ce projet qu’il est même allé visiter le musée Mahlsdor à Berlin pour mieux s’imprégner de son personnage principal. Sa façon de jouer est juste incroyable. Il est tellement à l’aise avec les accents que j’ai été très surpris lors de son premier changement de personnage. J’aime tellement ses déplacements dans l’espace. Sa façon d’utiliser ses magnifiques mains. Et quel costume. Quel décor surprenant. Quelles lumières. Sans aucun doute, « Ich bin Charlotte » et l’un des meilleurs spectacles de cette rentrée théâtrale. Pour un voyage émouvant et intime. Pour ce texte sublime. Cette mise en scène inventive et généreuse et l’interprétation magistrale de Thierry Lopez. Cette pièce (je n’ai pas envie de dire seul en scène) est absolument immanquable. Tout n’est que souffre, beauté, sensualité, émotion et amour. J’ai tout particulièrement envie de citer l’adaptation française de Marianne Groves, car un magnifique texte ne peut être bien transmis que par une grande adaptation
- J’arriverai par l’ascenseur de 22h45. Théâtre les déchargeurs
crédit photo : Mehdi Benkler Une pièce, un seul en scène, mais peut-on juste parler d'une œuvre théâtrale ? Je ne suis pas si sûr. En tout cas ce projet écrit et joué par Philippe Soltermann est ambitieux et généreux. L’idée de nous remettre en mémoire Hubert-Félix Thiéphaine est déjà, en soi, remarquable, mais je ne comprends pas les mots de Lorenzo Malguerra se défendant d’avoir monté une pièce sur un fan, une groupie. J’ai même failli de tomber de mon lit lorsque j’ai lu ces mots. N’ai-je pas vu la bonne pièce ? Suis-je passé complètement à côté ? Dans quel état gère ? Parce que moi, je n’ai vu que ça et bien trop, en réalité. J’ai toujours été effrayé par les fans et encore plus les meutes de fan. Cette pièce m’a fait penser au film « À mort l’arbitre ». J’ai trouvé ça effrayant et j’avais envie de fuir. Pas parce que ce spectacle ne me plaisait pas mais pour la fureur qui se dégageait de Philippe Sottermann. Les mots sont magnifiques (ce serait difficile d’en être autrement en parlant du génial Thiéphaine), le traitement m’a vraiment gêné. Pourquoi, notamment, mettre en opposition la pauvre France Gall. Elle s’en est prise plein la tête de son vivant. Pourriez-vous au moins la laisser reposer en paix. J’aime Thiéphaine, j'aime France Gall et j’en suis fier. Pourquoi cette aigreur dans les propos et cette attitude de fan de bière et de foot. La scène, très drôle et caustique, sur les critiques est sympathique mais tellement facile. Et puis les plus beaux moments sont quand même les dix dernières minutes au bar et surtout quand la voix de l’idole retentit enfin. Ce qui est troublant. C’est qu’en effet les mots sont âpres et rudes, mais la voix si douce. Je pense qu’à être trop fou de Thiéphaine, Philippe Soltermann se soit laissé emporter dans une errance très manichéenne et que Lorenzo Malaguerra n’ait pas su maîtriser la bête. En tout état de cause, en rentrant, j’ai écouté Hubert-Félix Thiéphaine. C’était l’objectif, non ? Pour les fans incontestablement absolus.
- LE CRI DE LA POMME DE TERRE DU CONNECTICUT. Théâtre du rond point
Attention bijou ! Quand deux génies de l’absurde se rencontrent Patrick Robine et Jean-Michel Ribes, cela donne un spectacle splendide. J’ai un immense coup de cœur pour «Le cri de la pomme de terre du Connecticut». Cet auteur et comédien de génie aux multiples vies (j’adore le Cabaret la Rose Rouge de Montréal) a tout simplement créé un art nouveau. L’art animalier, botaniste et forestier. Je pense que je suis resté la bouche ouverte et le sourire aux lèvres du début à la fin du spectacle. Ce n’est, d’ailleurs, plus un spectacle à ce niveau-là mais un cadeau. On passe d’un moment à l’autre, d’un univers à un autre sans même sans apercevoir. C’est d’une fluidité, d’une émotion et d’une poésie incroyables. Encore une âme que j’aimerais ausculter. L’invitation est lancée. Ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de croiser un génie et j’aimerai tant le lui dire en vrai. Ce seul en scène est bon, goûteux, doux, sensible, émouvant. J’en suis ressorti avec une faim immense. Une faim de Patrick Robine et une faim tout court. Comment puis-je faire pour remercier Jean-Michel Ribes pour tant de bonheur ? Monsieur, vous enchantez mes soirées. Que puis-je faire pour vous ? vous me donnez tant. Vous nous donnez tant. C’est merveilleux. Vous êtes un maître et je suis votre admirateur. Grâce à vous, le rond-point est un peu devenu ma maison (avec beaucoup de respect). J’adore ces sourires que je croise régulièrement. Le super barman qui me trouve toujours une solution pour me sustenter, vite fait. Les ouvreurs et ouvreuses qui me font des clins d’œil et me disent. « Vous connaissait votre place ? » et le guichet où l’on retire son billet et où je n’ai même plus besoin de m’annoncer. Tout dans cette maison transpire l’amour du théâtre et l’humanité. Il reste quelques dates et quelques places pour Le cri d’amour de la pomme de terre du Connecticut. Il faut voir cette pièce absolument immanquable


















