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1982 résultats trouvés avec une recherche vide

  • L’amie. Studio Hébertot

    Je ne connais pas le livre de Michèle Manceaux, mais l’adaptation théâtrale de Philippe honoré est vraiment magnifique. Ce texte est absolument splendide et Nathalie Grauwin l’interprète avec beaucoup de grâce, d’émotion et parfois de malice. Nous parler de Marguerite Duras à travers les mots de son amie de 30 ans est une idée lumineuse. L’amie n’est pas une pièce sur Marguerite Duras ni une biographie de plus. Ici, il s´agit de suivre le parcours et surtout l’amitié entre ces deux femmes aux caractères forts. L’une est rude et souvent désabusée, l’autre paraît si fragile et douce. Les deux se portent, se soutiennent, mais ont toujours cette volonté commune de vivre coûte que coûte, d’avancer et d’évoluer presque avec rage et obstination. L’amie ou l’approche de l’intime est un seul en scène, différent qui m’a beaucoup plu

  • Le petit prince. Studio Hébertot

    Le petit prince est un petit bijou. Un spectacle jeune public qui plait aussi aux grands. L’adaptation très fidèle du livre sur scène de François Ha Van est très ingénieuse Et j’adore cette structure mobile qui sert de décor et le musicien en live. À la fois magique et poétique. Le tout est vraiment esthétique est très bien joué. Une très belle proposition théâtrale pour une sortie en famille réussie

  • ETRANGE CARGO 2020. La Ménagerie de Verre

    La Ménagerie de Verre est le lieu unique et incontournable à Paris concernant la création artistique contemporaine. J'ai l'immense plaisir de vous annoncer, la saison 2020 de L'Etrange CARGO, du 17 MARS AU 11 AVRIL 2020. Pensé comme un laboratoire d’expérimentation de la danse et du théâtre contemporain, la Ménagerie se met au service d’artistes audacieux, qui pourront élaborer leurs créations in situ. Voici la programmation : En ouverture, la formidable Anna Gaiotti & vierge noire s’emparent de la figure de la prostituée, son corps brut, son désir, les images métaphoriques qu’elle porte, dans Les Antécédentes. Avec Chemin de l’âme, Isild Le Besco invoque, elle, une femme dans ses souvenirs, ses émotions, sa construction, sa vision, son chemin de vie et son intime. En deuxième semaine, les adorables et ultra-créatifs Yuming Hey et Mathieu Touzé reviennent à la Ménagerie avec l’adaptation du roman Que font les rennes après Noël ?, qui s’adresse avec poésie à notre rapport à l’animal, à notre animalité. Alexandre Roccoli présentera ensuite sa dernière création, Di Grazia, nous plongeant dans la mystique du Sud de l’Italie, la tarentelle, et les femmes qu’elle met en transe. En troisième semaine, Florian Pautasso & Grégoire Schaller installent une voiture au cœur de Crash, nous renvoyant à notre consumérisme, notre naïf sentiment de puissance, entre extrême lenteur et tensions nerveuses. Raimund Hoghe que j'adore donnera ensuite Musiques et mots pour Emmanuel, solo créé pour le danseur Emmanuel Eggermont, tout en lenteur suave, sur des textes et musiques choisis pour sublimer son geste. En dernière semaine, Yves Chaudouët, Valérie Dréville et Yann Boucaud proposeront Il Loggiato, une pièce de théâtre performatif, discussion en terrasse où tout peut arriver… Enfin, au croisement du concert, de la danse et de la lecture, Olivia Grandville se saisit avec le comédien Laurent Poitreneaux de La Guerre des pauvres d’Eric Vuillard : une fresque historique et fiévreuse, qui fait écho aux luttes d’aujourd’hui. J’espère vous faire part de mes impressions, régulièrement, durant tout ce mois de fête créative et artistique et vous y retrouver, peut-être, au délicieux bar de la ménagerie de verre. Crédit photo : © Kamil Pietrzak

  • Madame Van Gogh. Studio Hébertot

    L’excellente idée de Cliff paillé, l’auteur et metteur en scène est d’avoir eu l’idée de mettre en lumière Madame van Gogh, cette femme admirable qui a perdu en quelques semaines à la fois son beau-frère et son mari Théo. Elle se retrouve esseulée, sans argent et avec un enfant en possession d’une quantité d’œuvres immenses, mais qui ne valent rien (à l’époque). C’est elle, cette femme assez méconnue qui va faire van Gogh à titre posthume. Elle va se battre sans relâche pour faire connaître ce génie de la peinture. La pièce se situe après la mort de Théo. Madame van Gogh est assise, préoccupée, devant des dizaines de lettres de Théo et Vincent. Elle doit prendre des décisions et est un peu perdue. Un jeune peintre, ami de van Gogh, va la décider à se battre. Je trouve que les deux comédiens sont remarquables, mais je ne suis pas complètement fan du personnage du jeune peintre. La trame narrative, très classique, entre en jeune « néophyte » et celle qui va changer l’histoire ne m’a pas complètement convaincu, mais le texte est beau, les projections de toile, évidemment magnifique, et l’idée de monter une pièce sur Vincent van Gogh sans Vincent van Gogh dont on connaît tous l’histoire est une idée vraiment géniale.

  • Un amour pour rire. Théâtre la Boussole

    Tous les dimanches à la même heure, un homme et une femme se donnent rendez-vous dans un jardin public pour jouer au grand amour. Pour jouer ? Oui, exactement comme les enfants lorsqu’ils jouent aux cowboys et aux indiens, ils jouent à tomber amoureux. Fatigués de leurs déboires sentimentaux, ils voudraient vivre le doux frisson d’une belle histoire d’amour, mais sans risque et sans conséquence. Ce que la réalité nous refuse, l’imagination ne peut-elle pas nous l’offrir ? Voilà une très jolie pièce très romantique, un décor charmant, bonne interprétation et un happy end que l’on devine dès les dix premières. C ‘est trognon. Un peu trop à mon goût. J’aime beaucoup l’idée de part « Un amour pour rire » et le parallélisme avec les jeux d’enfant. J’ai aimé le début surprenant et surtout la fin, très tendre. A part ça, on sourit mais on ne rit pas non plus. On n’apprend pas grand-chose et on n’est pas vraiment bouleversé non plus. C’est un peu la bibliothèque Rose du théâtre. La pièce idéale pour une sortie entre copine qui rêve encore au prince charmant ou en couple très amoureux. J’aime beaucoup Rodolphe Sand, que je trouve, par ailleurs, désopilant et sa mise en scène est efficace. Les comédiens Fabrice Fara et Laetitia Vercken s’en sortent bien, mais pour ma part, je n’ai pas complètement adhéré et Les sanglots longs des violons de l'automne ont blessé mon cœur d'une langueur monotone...

  • Une sur dix. Indispensable au petit théâtre des variétés

    Alice aurait aimé être la femme sur dix qui n’a pas de cellulite, la femme sur dix qui a le plus gros salaire de sa boîte, la femme sur dix qui bouffe tout ce qu’elle veut rester mince, mais non. Rien de tout ça. C’est la femme sur dix quels atteinte d'Endométriose. « Endo quoi ? C’est ce qu’elle a répondu avant de comprendre que son rêve de devenir mère allait peut-être s'envoler. L'Endométriose, une maladie grave qui reste un immense tabou en France. Imaginez, une femme sur dix qui subiraient des douleurs immenses et qui pourrait en devenir stérile. Personne n'a envie d´aborder ce sujet sensible ni les hommes ni les femmes. On ne touche pas à la fertilité ! Laura Bensimon, comme quelques-unes de ces consœurs (très peu) ces dernières années, osent nous en parler, avec l’aide de son auteur (Anthony Micheneau) et rien que pour ça, ce seule en scène est indispensable. C’est franchement très agréable de parler d’un sujet de fond sur un ton humoristique. Cela n’enlève rien à la souffrance, mais ça nous instruit...en douceur. Et nous les hommes, il faut nous préserver. Vous le savez, mesdames. Nous sommes fragiles, nous. Sans blaguer, j’aime beaucoup Laura Bensimon. Je l’avais beaucoup apprécié récemment dans Pinocchio, le conte musical et je la redécouvre très différentes dans une sur dix. J’ai un peu honte de dire ceci, mais je pense que ce spectacle est vraiment écrit pour les femmes (quel blaireau !). C’est un fait, les hommes sourient, les femmes s’éclatent. Antony Micheneau a écrit un texte féminin, peut-être féministe et c’est très bien. Quand on sait, en plus, que le metteur en scène génial, Guillaume Bouchède, est aussi un garçon, Laura Bensimon porte haut la parole des femmes...entouré de mecs. Girl Power, non ? Une sur dix. C’est fou quand on y pense. Il faut que cette pièce soit vue par le plus grand nombre. Il faut absolument que l’Endométriose soit connue par le plus grand nombre. On ne doit pas laisser sous silence ce fléau. C’est impossible et inacceptable !

  • Oh Maman ! Théâtre de la scène parisienne

    J’ai un avis assez mitigé concernant cette pièce. Oh maman ! ou la destruction d’un clan fraternel, à l’occasion de l’enterrement d’une maman. Le deuil, l’enterrement est un sujet très souvent abordé au théâtre ou au cinéma. Pourquoi ? Certainement parce que cela parle à tout le monde, ça nous connecte à l’infiniment intime et parce que le deuil ne règle absolument pas les problèmes émotionnels, mais, au contraire, les acerbes au point de faire surgir les bassesses les plus sombres du genre humain. Le sujet est, donc, assez universel. J’ai trouvé que ces jeunes comédiens jouent avec beaucoup de talent. J’ai même un vrai coup de foudre pour Garance Bocobza que j’ai découverte à cette occasion et qui est une vraie nature. Ce qui me dérange le plus dans ce spectacle, ce n'est, donc, pas le sujet mais plutôt son traitement. J’ai l’impression que Stéphane Guérin n’a pas su choisir entre comédie de mœurs, humour noir, drame ou franche dérision. Cela donne un texte qui change tout le temps de style et que je n'ai pas trouvé vraiment abouti. Pour ma part, j’aurais concentré l’action sur le cimetière qui est franchement le meilleur moment de la pièce et le sujet sur les personnages principaux (un des deux frères est de trop, à mon goût). Il m'a manqué vraiment quelque chose. De la profondeur des nuances ? Comme vous pouvez le lire et le comprendre, cette pièce m'a interpellé, mais je ne suis pas arrivé à m’identifier, à être dans l’empathie ou ému. Ce n’est que mon humble avis, bien entendu.

  • Le mystère de l’Or Brun. Béatrice Bergeot. Spectacle jeune public en tournée en région parisienne

    La forêt des contes est en danger, elle se dessèche et risque de disparaître par manque de nourriture. Jacques, compostus, composteur du Moyen Âge, et d’autres personnages issus des contes vont élaborer un engrais naturel afin de donner vie à la forêt. On apprend plein de choses en voyant ce spectacle jeune public très abouti, éducatif, drôle et poétique. Les projections sont très réussies, les costumes de Maurine Derrier sont vraiment très beaux et les chansons parfaites. Autant le dire BIEN FORT ! Le mystère de l’Or Brun est un vrai coup de foudre. Je me suis déplacé dans une ville de banlieue fort lointaine pour voir cette pièce et je n’ai pas du tout regretté. Je suis certain que ce spectacle va avoir une très belle histoire. Il n’y a pas encore de théâtre résident, il faut donc que vous surveilliez les agendas spectacles de la région parisienne. Isabelle Couloigner qui joue plein de personnages dont une Cendrillon magnifique et Tom Almodar sont deux jeunes comédiens doués et rafraîchissants. Beatrice Bergeot, l’auteure, a eu une excellente idée en mêlant les contes à la cause écologie et a su brillamment conserver toute la poésie en nous instruisant nous et nos enfants. Le mystère de l’Or Brun est un spectacle absolument passionnant et indispensable.

  • Pour le meilleur et pour le dire. Théâtre de la scène parisienne

    Quand une hypersensible, qui n’ose pas assumer ses intuitions, tombe amoureuse d’un homme merveilleusement vulnérable qui se réfugie dans le non-dit, le malentendu peut les mener à la séparation sauf si l’entourage s’en mêle ou si la psychanalyse le démêle. Ce spectacle, réjouissant, est avant tout une belle union, un bel alignement de planètes - une tournure « à la mode » dans le monde du théâtre. Quand deux auteurs s’unissent (Melanie Reumaux, psychologue et coach et David Basant, auteur de théâtre et coach en communication). Qu’un scénographe de grand talent s’en mêle (Alain Lagarde) et que cinq comédiens, parfaitement à leur place s’investissent à fond (Céline Perra, Édouard Giard, Caroline Brassard, Roger Contebardo et Tessa Volkine) Pour le meilleur et pour le dire est une pièce qui apporte beaucoup de surprise. Dès le début, hormis, la grande idée du décor dans le décor, on est étonné par la justesse des dialogues. Puis, petit à petit la machine s´enraille. La psychanalyste perd pied, les patients s’en mêlent et la déontologie explose faisant de cette psychanalyse générale un immense enchevêtrement vaudevillesque très amusant et ...très émouvant. J'avais déjà vu et apprécié cette pièce à la Manufacture des Abbesses. Je l’ai redécouverte au théâtre de la scène parisienne avec une scénographie plus riche et j’ai adoré. Pour le meilleur et pour le dire est une très bonne pièce à voir de toute urgence.

  • Mon Isménie. Une folie géniale au Théâtre Poche Montparnasse

    Vancouver est le bourgeois le plus malheureux de Châteauroux. Il a en effet une fille de vingt-quatre ans qu’il a élevée amoureusement et qui menace de le quitter, car elle a une folle envie de se marier. Il cherche par tous les moyens à chasser les « prétendus » qui viennent demander la main d’Isménie, comme ce Dardenboeuf. Ce jeune homme a toutes les chances de parvenir à ses fins, car il a l’appui de Galathée, sœur de Vancouver, vieille fille très fortunée qui veut le bien de sa nièce Isménie. Vancouver va-t-il perdre sa fille chérie ? Mais qu’y a-t-il donc dans la tête de Daniel Mesguich? Permettez-moi de me poser cette question tant son Isménie d’Eugène Labiche est complètement barré et créativement déjanté. Cette pièce est une folie et j’adore ! Je me suis, même, presque étouffé de rire. De mémoire de fou de théâtre. Jamais, je n’ai vu un Labiche aussi bien compris. Daniel Mesguich a monté sa pièce comme une immense farce et ses comédiens se régalent. C’est évident. Il faut noter qu’une adaptation de ce type est un exercice particulièrement délicat et qu’il fallait une bonne dose de génie pour réussir ce pari. Dans un décor épuré au maximum (c’est le moins que l’on puisse dire). Il ne reste que les magnifiques costumes et le jeu des comédiens. Ils ont, tous les cinq, de très beau rôle à défendre et ils s’en donnent à cœur joie. On sent une véritable harmonie et un esprit de troupe dans cette pièce. Ils dansent, ils chantent et ils jouent au sens premier du terme. La mauvaise foi du père (Frédéric Souterelle), le génie de la servante qui veut devenir Rosière (Frédéric Cuif), l’ingénuité sexy de la jeune fille en fleur (Alice Eulry d’Arceaux), le jeu incroyable du prétendu (GUANO - quelle voix !) et surtout cette tante merveilleuse incarnée par Sophie Forte, ahurissante. Votre rire, Madame, est une bombe de destruction massive. Mon Isménie est un immense coup de cœur. Il faut courir voir cette pièce et remplir à fond cette salle. Je vous assure un immense éclat de rire.

  • Les "Pokemon Crew" survoltés à Bobino

    Attention spectacle culte, uniquement quatre soirs, à Bobino ! « Empreinte » se veut être l’écho à la fois du passé et du présent d’artistes qui poursuivent leur rêve avec cette envie de laisser une trace indélébile aux nouvelles générations. Les Pokemon Crew, multi récompensés, fêtent leurs 20 ans avec classe, à Bobino. Riyad Fghani et Rachid Hamchaoui ont créé un show aussi technique que poétique. Huit danseurs sur scène, tous très différents, se coordonnent et s’harmonisent pour nous transmettre un spectacle magnifique. La musique aux accents ethniques et électros transcende les tableaux qui s’enchaînent avec une énergie folle et le hip-hop prend des accents de danse contemporaine. EMPREINTE Pokemon Crew DU 19 au 22 février à Bobino

  • Jefferey Jordan dans « Accord parfait » Au Théâtre du Marais

    Jefferay Jordan est une sacrée nature et une belle surprise. Avec le regard coquin et plein de malice, Jeffery, nous raconte son histoire d’amour avec son violon. Ce seul en scène musical, incroyablement généreux, est aussi drôle qu’émouvant. Jefferey Jordan, avec la complicité de Claudia Tagbo à la mise en scène, aborde de beaux sujets intimes et enchaîne vanne sur vanne sans arrêt. Les rires pleuvent en cascade et la salle s’éclate. Jefferey Jordan et son violon sont en accord parfait au théâtre du Marais, tous les mardis à 20 heures.

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