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  • Le Conte des contes : Un Cabaret Baroque Explosif

    Le Conte des contes, libre adaptation de Lo Cunto de li cunti de Giambattista Basile, est une œuvre théâtrale flamboyante et irrésistible. Écrit au début du XVIIe siècle en dialecte napolitain, ce recueil de contes, également connu sous le nom de Pentamerone, a traversé les âges, inspirant de nombreux auteurs comme Charles Perrault, les frères Grimm et Edgar Allan Poe. Les histoires enchâssées de Basile, souvent considérées comme les versions les plus anciennes de célèbres contes tels que Cendrillon, Le Chat Botté, et La Belle au bois dormant, révèlent un univers riche en cruauté et en grotesque, loin des versions édulcorées que nous connaissons aujourd'hui. Le Teatro Malandro, sous la direction d'Omar Porras, qui avait la volonté de monter un spectacle « grand-guignolesque », est tombé amoureux de ce texte après de nombreuses recherches. Il réinvente aujourd’hui ces récits avec une énergie débordante et une irrévérence joyeuse pour en faire un spectacle tourbillonnant, mêlant comédie musicale, théâtre du Grand-Guignol et cabaret à la Rocky Horror Picture Show, nous transportant dans un voyage féerique et irrévérencieux. Il était une fois... Raconter des contes pour guérir de la mélancolie La famille Carnesino, n’ayant pas trouvé d’antidote pour guérir son fils, le Prince, de sa mélancolie et de sa mauvaise humeur, fait appel à la thérapie révolutionnaire d’un certain Docteur Basilio : la guérison par les contes. Des princes violeurs, des pères incestueux, des mères fatales… Des héros désœuvrés, des femmes passionnées, des êtres égoïstes, timides, ambitieux, paresseux ou maladroits. Omar Porras s’empare de ce texte et de ces histoires peuplées de personnages grotesques, musicaux et désopilants, évoluant dans une fantasmagorie bariolée. Avec son goût prononcé pour le baroque et l'extravagant, ce spectacle propose un retour aux sources de la théâtralité populaire. Le compositeur Christophe Fossemalle et la scénographe Amélie Kiritzé-Topor se joignent à Porras, maître de l’émerveillement, pour créer un spectacle total et bouleversant. Sept comédiens troubadours, danseurs, musiciens et chanteurs, menés de main de maître par l'étincelant Philippe Gouin dans le rôle du Docteur Basilio – tour à tour inquiétant Monsieur Loyal et meneur de revue – ajoutent à l'effervescence de ce cabaret baroque où la cruauté rivalise avec la fantaisie. Le Conte des contes n’est pas seulement un divertissement, c’est aussi une catharsis À travers les histoires chantées et dansées, nous sommes invités à nous délester de nos angoisses et de nos terreurs. Les contes, dans leur brutalité originelle, deviennent des exutoires révélant nos troubles et nos obsessions, nous confrontant à nos lâchetés et impuissances d'adultes. Un diamant brut, intact, cruel, immensément drôle, radical, entier et puissant Ce spectacle nous rappelle que le théâtre est un lieu où l'imaginaire prend corps, où les récits se font chair, et où les émotions les plus profondes peuvent être exorcisées par le chant et la danse. Le Conte des contes nous capture, nous transporte, nous émerveille. En revisitant les contes de notre enfance avec une liberté facétieuse, Omar Porras et le Teatro Malandro célèbrent la puissance de l'imaginaire et la force réparatrice du théâtre. Leur médecine cathartique nous fait rire, nous émeut et, surtout, nous rappelle que grandir, c’est aussi savoir rêver et se réinventer sans cesse. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 LE CONTE DES CONTES Texte Giambattista Basile Conception et mise en scène Omar Porras Adaptation et traduction Marco Sabbatini et Omar Porras Avec Simon Bonvin, Melvin Coppalle, Corvertto Filadoro, Philippe Gouin, Jeanne Pasquier, Cyril RomolI, Audrey Saad, Marie-Evane Schallenberger Scénographie Amélie Kiritzé-Topor • Composition, arrangements et direction musicale Christophe Fossemalle • Costumes Bruno Fatalot • Chorégraphie Erik Othelius Pehau-Sorensen • Crédit © Lauren Pasche Théâtre Nanterre-Amandiers 16 mai — 1 juin 2024 • Mar, mer à 19h30 / jeu, ven à 20h30 / sam à 18h / dim à 15h • À partir de 12 ans - certains propos peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes spectateurs • Durée 1h50

  • Lettre à Anne : Une Correspondance Passionnée entre François Mitterrand et Anne Pingeot

    Une Rencontre Déterminante En 1962, François Mitterrand, alors âgé de quarante-six ans, rencontre Anne Pingeot, une jeune femme de dix-neuf ans, à Hossegor chez ses parents. Ce jour marque le début d'une correspondance intense et secrète qui s'étendra sur plus de trente ans, de la première lettre datée du 19 octobre 1962 à la dernière écrite le 22 septembre 1995, à la veille de la mort de Mitterrand. Une Correspondance Révélatrice À l'époque de leur rencontre, François Mitterrand n'était qu'un simple homme politique, destiné à devenir plus tard Président de la République. À travers 1 200 lettres écrites à Anne, il se dévoile sous un jour nouveau. Derrière la figure publique se cache un homme amoureux, poète, et fin connaisseur de l'âme humaine. Ces lettres révèlent également quelques-unes de ses failles, bien que trop peu. Cette relation secrète, longtemps gardée dans l'ombre, a été mise en lumière par la publication du recueil "Lettres à Anne" en 2015, offrant une vision intime et inédite de l'homme d'État. Des Fragments d'un Discours Amoureux Les lettres de Mitterrand à Anne Pingeot montrent un amour constant et profond. Par exemple, dans une lettre du 15 novembre 1964, il écrit : "Je bénis, ma bien-aimée, ton visage où j'essaie de lire ce que sera ma vie... La solitude de la mort sera moins solitude. Anne, mon amour." Cette déclaration, comme tant d'autres, illustre la profondeur de ses sentiments et son attachement indéfectible à Anne. La dernière lettre, écrite le 22 septembre 1995, exprime une reconnaissance éternelle : "Tu m'as toujours apporté plus. Tu as été ma chance de vie. Comment ne pas t'aimer davantage ?" Une Adaptation Théâtrale et une Mise en Scène Inédite La publication de cette correspondance a inspiré plusieurs adaptations théâtrales, et cette fois-ci, c'est Céline Roux qui relève le défi en mettant en lumière la figure d'Anne Pingeot. Une femme discrète et déterminée qui a su mener une vie libre et conforme à son idéal de beauté, malgré les contraintes de sa relation secrète avec un homme puissant. Avec Alice Faure à la mise en scène, le choix a été fait de conserver l'intégrité des lettres sans ajout ni altération, permettant ainsi au public de plonger dans l'histoire et de se faire sa propre image de la relation. Le personnage d'Anne guide le spectacle, naviguant entre réalisme et symbolisme, tandis que la musique et l'éclairage accentuent l'intensité émotionnelle des lettres. À travers les mots de Mitterrand, Anne est dépeinte comme une femme émancipée et inspirante, dont la présence scénique captive et émeut. Donner du Corps Le spectacle ne vise pas à offrir une biographie minutieuse, mais à transformer cette correspondance en une tragédie classique de l'amour contrarié. La musique créée par Niki Demiller, qui revisite de manière décalée des airs mentionnés dans les lettres, et le travail corporel réalisé par la chorégraphe Mariejo Buffon, apportent une dimension charnelle empreinte de pudeur et de grâce. Il ne s'agit pas seulement d'Anne et François, mais surtout de tous ceux qui se sont aimés, croisés, manqués, trouvés et retrouvés dans un amour intense et absolu. "Lettres à Anne" offre un aperçu unique de la relation secrète entre François Mitterrand et Anne Pingeot. À travers cette correspondance, Mitterrand se révèle non seulement comme un homme politique mais aussi comme un amoureux passionné et un poète sensible. Cette histoire d'amour, portée à la scène, continue de toucher et d'inspirer, montrant que derrière les figures publiques se cachent des vies intimes et des émotions profondes. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 LETTRES À ANNE Adaptation Céline Roux et Alice Faure Mise en scène Alice Faure Avec Samuel Churin et Céline Roux Travail corporel Mariejo Buffon Musique Niki Demiller Crédit photo ©Matthieu Rapilly THÉÂTRE LA FLÈCHE Les 22, 23 et 30 mai 2024 Festival OFF Avignon Théâtre Transversal - du 29 juin au 21 juillet 2024 • Tous les jours à 11h, sauf le mardi

  • Théâtre du Châtelet : Saison 2024-2025

    Le Théâtre du Châtelet, sous la direction inspirée d'Olivier Py, annonce une saison 2024-2025 vibrante, diversifiée et riche en créations. Fidèle à son slogan "Le théâtre de toutes les musiques, de tous les publics", le Châtelet promet une programmation dynamique qui saura séduire et surprendre. Les Misérables : un retour attendu Le clou de la saison sera sans conteste la nouvelle production des Misérables, qui débutera le 20 novembre. Olivier Py a tenu à souligner l'importance de cette œuvre monumentale : « c’est la fin d’une injustice », déclare-t-il, regrettant que ce chef-d’œuvre mondialement reconnu n’ait pas encore eu l’audience qu’il mérite en France. Alain Boublil a revisité le texte pour cette version française, qui sera jouée du 22 novembre 2024 au 2 janvier 2025. Ouverture en musique et en danse Après une grande soirée festive qui clôturera les Olympiades Culturelles, la saison s’ouvrira avec Krush d’Olivier Fredj les 19 et 22 septembre 2024, une création musicale novatrice basée sur les préludes et fugues de Bach, réinterprétés par la pianiste Shani Diluka et transformés par Matias Aguayo. Ensuite, les Ballets Jazz Montréal rendront hommage à Leonard Cohen du 27 septembre au 5 octobre 2024, avec des chorégraphies signées Andonis Foniadakis, Annabelle Lopez Ochoa et Ihsan Rustem. Théâtre et opéra revisités Jeanne Desoubeaux mettra en scène Orlando de Haendel du 23 janvier au 2 février 2025, avec la contralto Katarina Bradić et l'orchestre Les Talens Lyriques dirigé par Christophe Rousset. Olivier Py présentera ensuite Peer Gynt d'Ibsen, mis en musique par Grieg, du 7 au 16 mars 2025. Une carte blanche et des œuvres accessibles Le Ballet du Grand Théâtre de Genève bénéficiera d'une carte blanche du 30 mars au 13 avril 2025, avec deux spectacles : Ihsane de Sidi Larbi Cherkaoui et Strong de Sharon Eyal et Gai Behar. Par ailleurs, le Châtelet lancera son initiative "Opéra pour tous", visant à rendre l’opéra plus accessible. Le premier opus mettra en scène deux œuvres de Bizet, L’Arlésienne et Le Docteur Miracle, du 24 mai au 3 juin 2025, sous la direction de Pierre Lebon. Clôture en beauté La saison s'achèvera avec L’Histoire du soldat, une œuvre mêlant cirque et théâtre, mise en scène par Karelle Prugnaud, du 19 au 29 juin 2025. Cette pièce, sur une musique d’Igor Stravinsky et un texte de Charles-Ferdinand Ramuz, promet une clôture spectaculaire à une saison haute en couleur. La création est de retour au Châtelet La saison 2024-2025 du Théâtre du Châtelet s'annonce comme un voyage artistique audacieux et éclectique, fidèle à la tradition d’excellence et d’innovation de ce lieu emblématique.

  • Les Misérables : Un Retour Triomphal en Français au Théâtre du Châtelet

    Le Théâtre du Châtelet à Paris s'apprête à accueillir une nouvelle production de "Les Misérables", du 22 novembre au 31 décembre 2024, marquant un retour spectaculaire de ce chef-d'œuvre en langue française. Cette version renouvelée de la comédie musicale, initialement créée en 1980, offre une occasion unique de redécouvrir des mélodies iconiques dans leur langue originelle, 45 ans après la première mondiale de l'œuvre. Une Production Française Attendue Cette adaptation française de "Les Misérables" est le fruit d'une collaboration entre le Théâtre du Châtelet et SPJL Production, en accord avec Cameron Mackintosh. La mise en scène de cette nouvelle version est confiée à Ladislas Chollat, un metteur en scène réputé pour sa polyvalence et son succès dans le théâtre et la comédie musicale. Alain Boublil et Claude-Michel Schönberg, les artisans de l'adaptation du livret et de la musique, déclarent : « Pour nous, ce spectacle représente un esprit, une spiritualité, une énorme émotion ». Le Spectacle et ses Innovations Le spectacle plonge dans la vie de Jean Valjean, un ancien bagnard qui lutte pour sa rédemption, poursuivi par l'implacable inspecteur Javert. Les personnages emblématiques tels que Fantine, Cosette, et les Thénardier enrichissent l'intrigue, ajoutant des dimensions humaines et sociales profondes à la narration. Les nouvelles interprétations des classiques comme "J'avais rêvé d'une autre vie" et "À la volonté du peuple" sont mises en valeur par une chorégraphie de Romain Rachline Borgeaud et un décor poétique, symbolique et Romanesque qui facilite la transition fluide entre les scènes, une caractéristique signature de l'œuvre. L'Impact Culturel et Historique "Les Misérables" est une comédie musicale qui a brisé les records, touchant plus de 130 millions de spectateurs dans le monde. Son succès mondial contraste fortement avec son accueil plus modeste en France lors de sa première présentation. Le retour de cette production en français représente donc un moment significatif, non seulement comme une réclamation culturelle mais aussi comme une opportunité de redonner vie à l'œuvre de Victor Hugo dans son contexte original. Alain Boublil et Claude-Michel Schönberg soulignent : « Quand on voit la barricade, on sait que ça s’est passé à 400 m d’ici ». Un Hommage et une Réinvention Cette production est également un hommage à Robert Hossein, qui fut le pionnier de la mise en scène de cette œuvre au Palais des Sports en 1980. Le succès de cette initiative a mené à l'adaptation anglaise de Cameron Mackintosh, qui a transformé "Les Misérables" en un phénomène mondial. L'engagement de Ladislas Chollat et des autres créatifs promet une approche rafraîchissante et respectueuse de l'œuvre originale. Un Événement à ne Pas Manquer Le retour des "Misérables" au Théâtre du Châtelet est un événement marquant pour les amateurs de théâtre et de littérature, offrant une nouvelle perspective sur cette histoire universelle et promet de séduire une nouvelle génération de spectateurs tout en ravissant les fidèles. La production 2024/2025 du Châtelet, dirigée par Olivier Py, est une célébration de l'art, de l'histoire et de l'humanité, invitant les spectateurs à redécouvrir un classique sous un nouveau jour. LES MISÉRABLES THÉÂTRE DU CHÂTELET DU 22 NOV. AU 31 DÉC. 2024 Nouvelle production en français Une comédie musicale de Claude-Michel Schönberg et Alain Boublil, d’après le chef-d’œuvre de Victor Hugo, Mise en scène Ladislas Chollat Direction musicale Alexandra Cravero, Charlotte Gauthier Décors Emmanuelle Roy Costumes Jean-Daniel Vuillermoz Lumières Alban Sauvé Chorégraphie Romain Rachline Borgeaud

  • Molly ou l’Odyssée d’une femme : Une Traversée Hypnotique de l’Âme Féminine

    Dans la vaste constellation des œuvres littéraires, rares sont celles qui captivent et interrogent autant que le monologue intérieur de Molly Bloom dans le roman "Ulysse" de James Joyce. Ce soliloque, qui constitue la dernière partie de l’ouvrage, nous plonge dans l’esprit complexe et tumultueux de la femme de Leopold Bloom, offrant une des plus belles déclarations d'amour de la littérature, marquant ainsi le point final de ce chef-d'œuvre. Une Voix Féminine Sans Pareille Molly Bloom, personnage de fiction dans "Ulysse", est immortalisée par Joyce à travers un monologue audacieux et révolutionnaire, écrit sans ponctuation, sauf un point final. Ce style unique imite la pensée fluide et désordonnée de Molly, capturant la réalité brute de ses réflexions nocturnes. Le 16 juin 1904, à 2h45 du matin à Dublin, Molly, incapable de trouver le sommeil, laisse libre cours à ses pensées. Elle évoque ses amours, ses amants, son enfance et ses désirs les plus profonds, dans un flot de conscience qui oscille entre introspection et souvenirs. Une Représentation Théâtrale Envoûtante Cette introspection complexe a inspiré de nombreuses adaptations théâtrales, chacune cherchant à capturer l'essence de Molly. Hélène Arié, grande actrice française, s'attaque à ce monument littéraire avec une approche personnelle et innovante. En collaboration avec Anthony Cochin, elle nous offre une mise en scène épurée : un salon presque vide avec un fauteuil rouge et un guéridon. Dans cet espace minimaliste, Molly se meut doucement, reflétant les vagues de ses pensées. Arié incarne Molly avec une sensualité innocente, parlant de son appétit sexuel et de son plaisir sans aucune gêne, dans une douce mélodie qui flotte et s'intensifie, dévoilant les angles aiguisés de ses souvenirs et de ses désirs. Une Performance Hypnotique et Subversive Le texte de Joyce, soutenu par la traduction et l'interprétation d’Arié, nous submerge comme une puissante vague de la Mer d’Irlande. La force et le rythme de son écriture suivent la dynamique d’une pensée cyclique, digressive et tumultueuse, confrontant une Molly Bloom résiliente face à la brutalité des hommes et aux rigueurs de la société irlandaise. L'affirmation ultime de Molly, un « Oui » extatique qui conclut le monologue, incarne la dimension subversive de ce texte. Ce « Oui » final représente une affirmation de soi, une expression du désir féminin qui dépasse les stéréotypes et les tabous. Une Redécouverte de Joyce à Travers Arié La performance d’Hélène Arié est une véritable odyssée, une exploration poignante et drôle de l'univers féminin. Elle incarne avec passion et délicatesse les contradictions de Molly Bloom, une héroïne fragile et sauvage, enfantine et déterminée. Sa maîtrise du texte et sa capacité à capturer la musique hypnotique des longues phrases de Joyce font de "Molly ou l’Odyssée d’une femme" une œuvre théâtrale bouleversante. Cette adaptation théâtrale incite à redécouvrir le roman originel, à plonger dans les profondeurs de "Ulysse" et à en explorer toute la richesse et la complexité. Avec une audace maîtrisée, Hélène Arié et Anthony Cochin nous offrent une expérience inoubliable, une performance saisissante. Cette traversée de l'âme féminine est un voyage incontournable, où chaque variation de bleu dans l'heure incertaine de Molly se déploie avec une nuance et une délicatesse inouïes. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Molly ou l’Odyssée d’une femme D’après Ulysse de James Joyce Jeu, traduction et adaptation Hélène Arié Mise en scène Hélène Arié et Antony Cochin THEATRE ESSAÏON Du 20 mai Au 2 juillet • Les lundis et mardis 21H • Durée 1h00

  • Les Tournesols de Fabrice Melquiot : Une Tragédie Contemporaine

    "Les Tournesols" de Fabrice Melquiot commence comme une comédie dramatique italienne, légère et profonde, avant de plonger dans un drame existentiel. La pièce met en scène quatre femmes : Violet, Black, Brown et Blue, chacune aux prises avec ses propres démons et désillusions. Elles vivent recluses dans une maison provinciale, loin de la société, des hommes et du monde du travail, étouffées par leur propre compagnie mais incapables de se séparer. Leur ennui commun est bouleversé par une violence irrémédiable qui touche l'une d'elles. Des Portraits Psychologiques Complexes La pièce s'ouvre sur une scène domestique apaisante et se referme sur une image de transformation : la même jeune femme, désormais sereine malgré les horreurs vécues. Entre ces deux scènes, nous découvrons quatre portraits psychologiques de femmes complexes : Violet, la mère, est sous l'emprise des pilules roses. Black est amoureuse de son psy, Brown collectionne les insectes et les relations d'un soir, et Blue, dévastée par la mort de son père, tente vainement de se suicider. Ces femmes, qui se disent dépressives, luttent chaque jour pour affronter la vie. Leurs interactions sont marquées par un mélange d'amour et de haine, de soutien et de rivalité, qui les pousse parfois aux confins de la violence. Une Sororité Face à l'Emprise des Hommes "Les Tournesols" résonne comme un écho contemporain à "La Maison de Bernarda Alba" de Federico García Lorca. Hantées par le monde extérieur mais recluses, ces femmes de l'intérieur semblent faire figuration au cœur du monde, mais possèdent une acuité singulière pour lire le présent. Melquiot dresse un tableau poignant de la toxicité des relations filiales et de l'emprise maternelle, explorant les répercussions de cette domination sur les filles et leur incapacité à échapper à cette prison domestique. Une Scénographie Immersive Avec une performance saisissante des comédiennes, nous sommes plongés au cœur de cette tragédie domestique et entraînés dans un tourbillon d'émotions, rendant l'expérience théâtrale intense et inoubliable. La langue utilisée par Melquiot, crue et obscène, ajoute une dimension de violence verbale à celle, physique et psychologique, déjà présente dans les interactions des personnages. Ces interactions oscillent constamment entre violence et amour, rejet et tendresse. Les prénoms des personnages – Violet, Black, Brown et Blue – aux connotations sombres et déprimantes, reflètent leurs âmes torturées. Le jaune des tournesols, en référence à Van Gogh, symbolise une lueur d'espoir, une quête de lumière et de chaleur. Une Exploration Profonde "Les Tournesols" de Fabrice Melquiot est une exploration profonde des relations filiales et de la condition féminine dans une société encore marquée par la domination patriarcale. La pièce interroge les choix et les non-choix de ces femmes, leur désir de vivre une vie pleine malgré leur dépression et leur isolement. En filigrane, elle pose la question de savoir si, malgré les avancées sociétales, les rapports entre hommes et femmes ont réellement changé depuis un siècle. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 LES TOURNESOLS Texte Fabrice MELQUIOT Mise en scène Delphine LACHETEAU assitée de Joséphine CALLIES Avec Solène GUITTENIT, Jeanne MASSON et Delphine LACHETEAU (en alternance), Camille VIEL Création lumières Bilal DUFROU • Création musicale Pierre DELAUP Théâtre Le Funambule Montmartre Du 2 au 26 mai • Du jeudi au samedi à 19h ou 21h • Le dimanche à 16h ou 20h • Durée 1h15

  • Viva Cité : Un Rendez-vous Incontournable des Arts de la Rue à Sotteville-lès-Rouen

    Le festival Viva Cité est un événement emblématique des arts de la rue en Europe. Depuis 2002, la direction artistique du festival est confiée à l’Atelier 231, en collaboration avec la municipalité de Sotteville-lès-Rouen. Ce festival est une véritable institution, attirant chaque année près de 80 000 spectateurs venus découvrir une multitude de spectacles gratuits et accessibles à tous. Un Festival Rassembleur et Populaire Viva Cité est bien plus qu'un simple festival. Il se classe parmi les trois plus importants événements d’arts de la rue en France et en Europe, grâce à son programme riche et varié. Chaque année, durant deux jours, les artistes investissent les quartiers, les espaces et lieux improbables de la ville. Sotteville-lès-Rouen vibre alors au rythme de leurs créations, offrant aux spectateurs l’occasion de redécouvrir la ville sous un nouvel angle. Une 35ème Édition Anniversaire Pour cette 35ème édition, qui se tiendra les 18 et 19 mai 2024, le festival promet une programmation encore plus exceptionnelle. Avec plus de 350 artistes et 200 représentations, les festivaliers pourront profiter de spectacles de cirque, de danse, de musique, de théâtre, ainsi que d’installations et de performances artistiques variées. Une Scénographie et des Espaces Détente Chaque année, la scénographie originale est signée par Les Plastiqueurs, apportant une touche unique et immersive au festival. De plus, un espace enfants, piloté par la Maison pour Tous, permet aux plus jeunes de s’amuser en toute sécurité pendant que leurs parents profitent des spectacles. Des lieux de convivialité et de restauration sont également prévus, offrant aux festivaliers un moment de détente et de partage. Les propositions artistiques s’étendent de jour comme de nuit, assurant un spectacle continu et diversifié. Le festival Viva Cité est un événement à ne pas manquer pour tous les amateurs et professionnels des arts de la rue. Il offre une occasion unique de découvrir des créations artistiques variées dans une ambiance conviviale et festive. Pour sa 35ème édition, le festival promet de ravir toutes les générations avec une programmation riche et des moments de convivialité inoubliables. Ne manquez pas ce rendez-vous incontournable à Sotteville-lès-Rouen ! 35e édition du festival Viva Cité 18 et 19 Mai 2024

  • Les Possédés d'Illfurth : Une Réinterprétation Théâtrale de la Possession

    À partir du texte "Les Possédés d'Illfurth", le Munstrum Théâtre revisite le thème fascinant et inquiétant de la possession. Mis en scène et joué par Lionel Lingelser, cette œuvre est une exploration profonde et poétique des différentes facettes de la possession, qu’elle soit spirituelle, émotionnelle ou physique. Une Histoire Hantée par les Souvenirs L'inspiration de cette pièce provient d'une légende locale qui hante la mémoire de Lionel Lingelser depuis son enfance. En 1864, à Illfurth, un village d'Alsace, deux enfants, Joseph et Théobald, furent frappés par un mal mystérieux que l'Église catholique attribua à une possession démoniaque, aboutissant à un exorcisme dramatique. Cette histoire personnelle, enracinée dans le terroir familial de Lingelser, est le socle d'une performance où il convoque les démons et les fantômes de son passé, ainsi que ceux du théâtre. Entre Conte et Réalité Écrit en collaboration avec Yann Verburgh, le texte de la pièce fusionne habilement l'intime et le fantastique. Verburgh, auteur engagé et reconnu pour son travail sur des sujets contemporains tels que l’homophobie et la tolérance, apporte une dimension supplémentaire à l'œuvre. Ensemble, ils créent un conte moderne où l'acteur Hélios, avatar de Lingelser, incarne une multitude de personnages et tisse un récit épique. Lingelser, sur scène, navigue entre la légende d'Illfurth et sa propre histoire de comédien, débutant dans le monde du théâtre sous la direction capricieuse d'un metteur en scène. Cette dualité dramatique est non seulement une réflexion sur les influences formatrices mais aussi un hommage vibrant au pouvoir cathartique du théâtre. La Possession et l'Art de l'Exorcisme "Les Possédés d'Illfurth" interroge notre rapport à la croyance, aux normes et à la peur de l'inconnu. Lionel Lingelser propose une mise en scène minimaliste, sans décor, où chaque geste et chaque mot résonnent avec une intensité particulière. Il utilise son corps et sa voix pour transcender les limites du réel et du fictif, offrant une performance à la fois émotive et spectaculaire. Le personnage d’Hélios devient le miroir de notre besoin de fiction pour comprendre et appréhender le réel. Un Voyage Théâtral Incandescent Le solo de Lionel Lingelser est un périple poignant jusqu'aux blessures de l'enfance, une exploration des souvenirs enfouis et des souffrances refoulées. Il aborde également des thèmes personnels de possession, comme son propre vécu de harcèlement, illustrant comment le théâtre peut être un moyen de guérison et de résilience. Cette pièce sensuelle et ludique mêle habilement humour et émotion, offrant une profondeur remarquable tant par la richesse de son jeu d'acteur que par l’intelligence de son propos. Lingelser, avec son visage expressif, mobile et changeant, et sa capacité à incarner une foule de personnages, offre une performance exceptionnelle qui impressionne par sa précision, son énergie, sa sincérité et son engagement performatif et corporel. Il déploie une palette de jeu extrêmement large, permettant de naviguer entre diverses émotions avec une aisance déconcertante. L’œuvre entretient un rapport intime à l’univers du conte, utilisant ce récit populaire et universel pour apporter un éclairage fédérateur sur nos fables contemporaines. Lingelser, en s'appropriant cette histoire fantastique, parvient à rendre chaque moment du spectacle profondément personnel et universel à la fois. Un Hommage à l’Imagination et à la Résilience "Les Possédés d'Illfurth" est une célébration de l'imaginaire et de la liberté individuelle. C'est une œuvre qui déconstruit les stéréotypes de genre et propose des modèles alternatifs de construction identitaire. En plongeant dans cette légende alsacienne, Lionel Lingelser et Yann Verburgh offrent au public un rituel théâtral puissant et émouvant, où l’art de raconter des histoires devient un moyen de surmonter les traumas du passé et de choisir la joie. Un spectacle merveilleux qui nous rappelle combien le théâtre est un espace où l’humanité peut briller de mille feux, libre et résiliente. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Les Possédés d'Illfurth Texte publié aux Éditions Les Solitaires Intempestifs Une création originale du Munstrum Théâtre Mise en scène et interprétation Lionel Lingelser • Texte Yann Verburgh en collaboration avec Lionel Lingelser • Lumière Victor Arancio • Son Claudius Pan Crédit photo ©Jean-Louis Fernandez Théâtre du Rond-Point 14 mai - 1 juin 2024 • Du mardi au vendredi, 19h30 - Samedi, 18h30 • Relâche : Les lundis et dimanches • Durée 1h25

  • Bartabas Enchante la Grande Halle avec Deux Spectacles Équestres Magiques

    Ce mois de juin 2024, la Grande Halle de la Villette se prépare à accueillir deux événements spectaculaires sous la direction de Bartabas, une figure emblématique du théâtre équestre. Ces représentations marqueront une collaboration unique entre l'Académie Équestre de Versailles et le Cadre Noir de Saumur, deux institutions prestigieuses dans le monde de l'équitation. Un Ballet Équestre Inédit Pour la première fois, ces deux écoles renommées s'uniront pour offrir un spectacle où tradition et modernité se rencontrent. Leur performance comprendra des sauteurs montés, de l'escrime à cheval, des carrousels, et plus, le tout orchestré sur des compositions musicales d’Arandel, inspirées de l’œuvre de Bach. Bartabas promet une fusion parfaite de la rigueur et de l'émotion, avec vingt-cinq cavaliers et une quarantaine de chevaux en scène. Les Temps Forts de Juin Le mois débutera avec La Voie de l'écuyère du 5 au 9 juin, une célébration de vingt ans de savoir-faire équestre basé à la Grande Écurie du Château de Versailles. Cette série de représentations, labellisée par Paris 2024, présentera des chorégraphies inédites et revisitera les tableaux emblématiques de l'Académie, démontrant un mélange riche de sensibilité artistique et de tradition. Ensuite, du 16 au 23 juin, Noces de Crins verra le jour, une création co-produite avec le Cadre Noir. Ce spectacle est également soutenu par l'Olympiade Culturelle de Paris 2024 et la Métropole du Grand Paris, symbolisant une rencontre historique entre sport et culture. Au-delà des Spectacles Bartabas et le Colonel Thibaut Vallette, écuyer en chef du Cadre Noir, partagent une vision commune de leurs disciplines comme un amalgame de sport et de culture, mettant en avant des valeurs telles que le plaisir, l'entraide, et le respect. Ces spectacles ne sont pas seulement des démonstrations de compétence équestre, mais aussi des manifestations d'un héritage culturel profond. La Grande Halle ne sera pas seulement le théâtre de ces magnifiques représentations, mais aussi un lieu d'apprentissage et d'inspiration. Des classes de six villes d’Ile-de-France, moins touchées par les retombées directes des JO, auront l’opportunité d'assister aux répétitions et de découvrir les coulisses de cette fusion exceptionnelle entre équitation et art performatif. En juin 2024, la Grande Halle de la Villette s'apprête donc à devenir un carrefour où l'excellence équestre rencontre la magie du spectacle vivant, promettant aux spectateurs de toutes générations des moments de pure émerveillement. La Voie de l’écuyère Chorégraphié par Bartabas et les écuyères de l’Académie Équestre de Versailles Du 5 au 9 juin 2024 • Mer & ven 19h Sam18h Dim15h Relâche jeu 6.06 • Durée estimée 1 h Crédit photo © F. Berthelot Noces de crins Chorégraphié par Bartabas avec le Cadre Noir et l’Académie Équestre de Versailles BARTABAS Création 2024 Du 16 au 23 juin 2024 • Lun, mer & jeu 20h30 Sam19h30 • Dim 17h • Relâche mar 18 & ven 21 • Durée estimée 1 h 30 Crédit photo © Benoît Lemaire / Cadre noir IFCE GRANDE HALLE DE LA VILLETTE Ces projets ont été labellisé par Paris 2024 dans le cadre de l’Olympiade Culturelle

  • "Qui a peur" : Tom Lanoye revitalise un classique avec maestria

    Dans sa dernière production, le dramaturge belge Tom Lanoye offre une réinterprétation audacieuse et contemporaine de la pièce emblématique d'Edward Albee, "Qui a peur de Virginia Woolf ?" Présentée pour la première fois en néerlandais sous le titre "Wie is Bang" en 2019, cette œuvre a rapidement captivé le public et les critiques, entraînant une extension de ses représentations au NTG. Une œuvre comme miroir social Lanoye, reconnu pour son écriture incisive et son engagement politique, adapte l'intrigue originale en une critique sociale poignante qui examine les dérives de notre époque tout en restant ancrée dans l'univers du théâtre. La mise en scène innovante d'Aurore Fattier, compagne de vie de Koen De Sutter qui tient également un rôle dans la pièce, crée une mise en abyme captivante où théâtre et réalité se confondent. Les acteurs utilisent leurs propres prénoms, floutant ainsi les frontières entre leurs identités personnelles et leurs rôles, ce qui intensifie le message du drame en mettant en lumière les dualités et les conflits du monde artistique. La scénographie de Prunelle Rulens contribue à cet effet de réalisme en présentant un décor qui se déconstruit sous les yeux des spectateurs, symbolisant la désintégration des façades sociales et professionnelles des personnages. Lanoye choisit de focaliser l'histoire sur Claire et Koen, un couple d'acteurs vieillissants, constamment en train de rejouer les scènes tragiques de leur vie personnelle et professionnelle, métaphore de l'usure et des désillusions accumulées. Dialogue entre générations En résonance avec l'œuvre d'Albee, la pièce illustre la confrontation entre deux générations d'acteurs. Les jeunes acteurs, Leïla et Khadim, représentent des forces de changement et de défi. Leur intégration dans la pièce, stimulée par une subvention gouvernementale pour promouvoir la diversité, enrichit le récit de critiques sociales et de satire politique, questionnant les dynamiques de pouvoir dans le secteur culturel. Une pièce engagée Cette production reflète les tensions raciales, les crises générationnelles et les défis du métier d'artiste dans un monde désenchanté. Lanoye et Fattier explorent des thèmes cruciaux tels que l'illusion de vérité et le rôle de la fiction pour révéler des vérités cachées, tout en célébrant le pouvoir transformateur du théâtre. Réflexions finales Bien que les personnages de Claire et Koen soient captivants et incarnés par des acteurs à la fois répugnants et fascinants, la transposition contemporaine de la célèbre œuvre d'Albee se révèle être un exercice de style à la fois brillant et enrichissant. Toutefois, la pièce peut parfois donner l'impression d'aborder des thèmes un peu trop familiers. Néanmoins, elle reste un spectacle réussi, vibrant et éloquent. Le souhait d’Aurore Fattier, désirant que les spectateurs quittent la salle en ayant été purgés d'une gamme d'émotions variées, en ayant ri, pleuré et ressenti intensément, en s'identifiant tour à tour aux différents personnages, est pleinement réalisé. QUI A PEUR Texte Tom Lanoye - Prix des lettres néerlandaises 2024 Mise en scène Aurore Fattier Traduction Française et dramaturgie Aurore Fattier & Koen De Sutter En collaboration avec Tom Lanoye Avec Claire Bodson, Leïla Chaarani, Koen De Sutter, Khadim Fall Scénographie et Costumes Prunelle Rulens • Images & Vidéo Gwen Laroche • Son Laurent Gueuning • Lumière Franck Hasevoets • Régie Lumière Tom Van Antro • Coach Vocal Saskia Brichart • Photos ©Prunelle Rulens Théâtre 14 Du 7 au 25 mai 2024 • Mardi, mercredi, vendredi à 20h, jeudi à 19h, samedi à 16h • Durée 1h35 La pièce tournera l'année prochaine - la tournée est en cours : 12 au 15 novembre 2024, Comédie de Caen – CDN de Normandie 27 novembre 2024, Maison de la Culture d’Arlon (BE) 27 mai 2025, Comédie de Reims – CDN

  • Le Mois Molière 2024 : Une célébration théâtrale à Versailles

    Chaque année en juin, la ville de Versailles s'anime d'une effervescence particulière avec le Mois Molière, un festival dédié au théâtre et à la musique qui attire plus de 150 000 spectateurs. Pour sa 28ème édition, l'événement promet une programmation riche et variée avec 330 spectacles joués dans 62 lieux différents, offrant une scène à ciel ouvert pour les artistes de tous horizons. Un Festival Ancré dans la Tradition et l'Innovation Initié en 1996, le Mois Molière est devenu un pilier de la saison des festivals, lançant officiellement les festivités estivales. Ce festival n'est pas seulement une plateforme pour les arts performants mais aussi un incubateur de talents. Certains artistes y voient un préambule avant de se rendre au festival Off d’Avignon, tandis que d'autres y établissent leur première scène, comme à l’ancien Carmel d’Avignon pour cette édition. Lieux et Spectacles Phares Des sites emblématiques tels que le théâtre Montansier, le Centre de Musique Baroque et le Potager du Roi sont les épicentres de ce festival. Parmi les temps forts, on note la pièce "Je m'appelle Georges", une création de Gilles Dyrek mise en scène par Éric Bu, ainsi que "Le Géniteur", une comédie de François de Mazières qui explore les conséquences inattendues de la fécondation artificielle. Une Ouverture Culturelle pour Tous Le Mois Molière se veut accessible : la plupart des spectacles sont en entrée libre, s'inscrivant dans une volonté de démocratiser l'accès à la culture. Le festival se déploie dans tous les quartiers de Versailles, avec une attention particulière à l'inclusion des troupes de théâtre amateur et une variété de concerts et chorales. Engagement envers la Création Artistique Le festival reste fidèle à sa mission de soutien aux artistes et à la création. Des résidences de compagnies et des structures de formation sont mises en place pour pérenniser cet engagement, affirmant le rôle du Mois Molière dans la stratégie culturelle du territoire. Nouveautés et Classiques Revisités Cette édition met à l'honneur le théâtre contemporain avec des pièces telles que "La Tempête" de Shakespeare, revisitée par Stéphanie Tesson, et "Le Bourgeois Gentilhomme", une comédie-ballet présentée dans une mise en scène baroque par Bastien Ossart. Le festival n'oublie pas les classiques, avec des représentations de "Le Médecin Malgré Lui" de Molière, intégrant des éléments d'opéra. Le Mois Molière 2024 continue de briller comme un phare culturel, promouvant l'innovation tout en respectant la tradition, et affirmant son rôle indispensable dans le paysage culturel français.

  • "La Valse Rêvée d'Offenbach" : Un Voyage Onirique à l'Opéra-Comique

    L'Académie de l'Opéra-Comique nous offre une immersion fascinante dans l'univers musical d'Offenbach avec son spectacle, "La Valse Rêvée d'Offenbach". Cette œuvre, décrite comme un opéra-miniature, ne dure qu'une heure quinze mais promet une exploration complète de la diversité de l'œuvre du célèbre compositeur français, dans un mélange harmonieux de musique et de théâtre. Un Spectacle Inspiré et Humoristique Porté par une intrigue aussi originale qu’émouvante, le spectacle prend racine dans une anecdote touchante où Jacques Offenbach, durant sa vie, aurait cherché en vain la partition d'une valse chantée par sa mère durant son enfance. Cette quête, bien que basée sur un malentendu — la valse étant en réalité une composition de Zimmer — sert de fil conducteur à un périple à travers les Amériques, où Offenbach tente de retrouver cette mélodie insaisissable. L’auteur et metteur en scène Barthélémy Fortier et Guillemette Daboval, à la direction musicale ont su tisser autour de cette quête une série de scènes drôles et pleines d'esprit, plongeant le public dans une atmosphère du XIXe siècle aussi folle qu’enchanteuse. Un Hommage Musical La musique, cœur vibrant de ce spectacle, met en avant des extraits célèbres tels que "La Belle Hélène", "La Vie Parisienne", "La Périchole", "Orphée aux Enfers" et "La Grande Duchesse de Gerolstein", ainsi que d’autres pièces moins connues d’Offenbach. Cette sélection illustre la capacité du compositeur à capturer l'essence de la gaieté française avec une musique qui, selon les mots de l’artiste, est "véritablement bouffe, gaie et spirituelle". Des Performances Remarquables Le spectacle brille particulièrement grâce à l'engagement scénique des cinq chanteuses, dont les performances sont non seulement impressionnantes sur le plan vocal mais aussi captivantes dans leur interprétation scénique. Thibaut Prigent, en tant que comédien principal, apporte une énergie contagieuse à son rôle, naviguant entre les différents tableaux avec une aisance remarquable. Une Expérience Rafraîchissante "La Valse Rêvée d'Offenbach" est une invitation à redécouvrir Offenbach sous un jour nouveau, à travers un spectacle qui est à la fois un hommage et une réinvention. Pour tous ceux à la recherche d’un moment léger, amusant et hors des sentiers battus, ce spectacle est une occasion en or de se plonger dans le monde d'un des plus grands maîtres de l'opéra comique. Ce voyage à travers l'œuvre d'Offenbach est une promesse de divertissement et d'émotion, un moment à ne pas manquer pour les amateurs de musique et de théâtre. Avis Foudart 🅵🅵🅵 LA VALSE RÊVÉE D'OFFENBACH Un spectacle porté par les artistes de l'Académie de l'Opéra-Comique. Mise en scène et écriture du livret, Barthélémy Fortier • Conception et direction musicale, Guillemette Daboval • Piano, Héloïse Bertrand-Oléari • Sopranos, Camille Chopin, Floriane Derthe, Ludmilla Bouakkaz • Mezzos Marion Vergez-Pascal, Juliette Gauthier • Comédien Thibaut Prigent Avec le regard dramaturgique de Valérie Nègre OPÉRA COMIQUE 2 au 4 mai 2024 • Jeudi à 14h30 et 19h, vendredi 10h, samedi 15h • Durée : 1h15 • Salle Bizet

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