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  • Les Caroline : Une Ode Burlesque au Music-Hall Français

    Le spectacle musical "Les Caroline" se distingue par son originalité et son hommage vibrant aux grandes dames de la chanson française. Porté par Caroline Loeb et Caroline Montier, ce duo dynamique transforme chaque performance en un véritable carnaval d'émotions et d'humour. Un Duo Dynamique et Complémentaire Les deux artistes, Caroline Loeb et Caroline Montier, incarnent parfaitement la diversité et la complémentarité. Loeb, connue pour son esprit pétillant et son penchant pour l'autodérision, et Montier, à la voix lyrique et au charme captivant, forment un tandem à la fois hilarant et émouvant. Accompagnées au piano par Vincent Gaillard, elles revisitent avec brio un répertoire allant de Mistinguett à Brigitte Fontaine, en passant par Juliette et Régine, apportant une fraîcheur inédite à des chansons souvent méconnues mais profondément touchantes. Un Spectacle Burlesque et Tendre Le spectacle se déroule comme un grand huit émotionnel, où humour et tendresse se mêlent dans une atmosphère de cabaret modernisé. Les arrangements musicaux, tantôt glamour tantôt décoiffants, permettent aux spectateurs de redécouvrir des classiques sous un jour nouveau. L'interaction constante entre les deux Caroline, pleine de taquineries et de complicité, ajoute une dimension théâtrale qui enrichit chaque chanson. Critiques et Réactions À la sortie du spectacle, les réactions du public sont unanimes : ce spectacle est un pur délice ! Les témoignages soulignent l'humour décapant, les performances vocales et l'atmosphère intime du spectacle. Les costumes et la mise en scène, oscillant entre le classique et le contemporain, sont également très appréciés, contribuant à l'ambiance unique du spectacle. Une invitation à rire, à s'émouvoir et à chanter Pour tous les amateurs de théâtre musical, de chansons françaises et d'histoires racontées avec cœur et humour, "Les Caroline" est une œuvre à ne pas manquer. Un incontournable pour tous ceux qui cherchent à vivre un moment de pur divertissement mêlant tradition et innovation. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 LES CAROLINE De Caroline Loeb et Caroline Montier, accompagnées au piano par Vincent Gaillard Mise en scène Flannan Obé • Lumières Arnaud le Dû • Costumes Stéphan Janson Théâtre Les Enfants du Paradis Du 10 mars au 23 juin 2024 • Les dimanches à 16h Festival OFF Avignon Du 03 AU 21 JUILLET • Théâtre Baretta à 16h25 (sauf les dimanches) LES CHANSONS : Elle s’appelle Caroline (Mistinguett) Rhum Pomme (Juliette) C’est si bon quand c’est défendu (Marie Dubas) J’en ai marre (Mistinguett) J’suis nerveuse (Odette Laure) Les palétuviers (Pauline Carton) Casseroles et faussets (Juliette) J’ai la ouate qui s’dilate (Gaston Ouvrard adaptation Caroline Loeb) Où sont tous mes amants? (Fréhel) J’suis décadente (Brigitte Fontaine) Monocle et col dur (Juliette) J’vieillis (Michel Jonasz) Prohibition (Brigitte Fontaine) Je suis une FEMME (adaptation de «Caus’ I’m a Woman» Loeb/Obé) Caroline (Henri Salvador, adaptation Obé/Loeb) Je cherche un millionnaire (Mistinguett) Money makes the world go round (Cabaret) Plutôt rock (adaptation de « Two little grils from Little Rock » Obé/Loeb) Je survivrai (Gloria Gaynor / Régine)

  • "La France, Empire" : Exploration des ombres de l'histoire nationale

    Un documentaire théâtral révélateur par Nicolas Lambert Nicolas Lambert, connu pour sa trilogie "L’A-Démocratie" traitant de thématiques lourdes comme le pétrole, le nucléaire et l'armement, revient avec une œuvre tout aussi percutante : "La France, Empire". Cette pièce, partie de la série "Le Théâtre des Opérations", s'attaque à un sujet aussi vaste que controversé : le passé impérial de la France et son impact persistant sur la République. Un passé occulté La pièce met en lumière une partie souvent omise de l'histoire française enseignée dans les écoles. Après la Seconde Guerre mondiale, la France possédait un empire étendu en Asie, en Afrique et en Amérique. Le démantèlement de cet empire, marqué par des conflits sanglants pour maintenir ces territoires sous contrôle français, reste largement sous-représenté dans le récit national. Des événements majeurs comme les guerres au Cameroun, l'écrasement des insurrections en Syrie ou à Madagascar, et les bombardements à Hai Phòng ou à Sétif sont rarement évoqués. Une réflexion sur l'identité nationale L'approche de Lambert est provocatrice mais nécessaire. Il questionne la manière dont la France gère le souvenir de son passé impérial, souvent réduit à la périphrase des "événements" plutôt qu'à des guerres reconnues, comme ce fut longtemps le cas pour la guerre d'Algérie avant qu'elle ne soit officiellement reconnue en 1999. Il explore aussi comment ce passé influence les relations contemporaines de la France avec les descendants de ces anciennes colonies. Un spectacle entre documentation et introspection "La France, Empire" se distingue par son format innovant qui mêle documentation rigoureuse et éléments de spectacle vivant. La pièce est un mélange de moments sérieux, drôles et effrayants, illustrant la complexité du sujet. Lambert utilise des références culturelles variées, de la bande dessinée au cinéma français des années 60-70, pour enrichir son récit. Perspectives et critiques Ce spectacle n'est pas juste un récit historique, mais un plaidoyer pour une meilleure compréhension des enjeux contemporains à travers le prisme de l'histoire. Lambert incite à une introspection nationale, utilisant l'allégorie de Marianne, symbole de la République, qui serait en thérapie pour comprendre ses troubles liés à un passé impérial non résolu. "La France, Empire" est une œuvre audacieuse qui remet en question le récit national français et propose une réflexion profonde sur l'histoire, l'identité et la mémoire collective. Ce documentaire théâtral fait office de miroir, réfléchissant les parts d'ombre d'une nation qui peine encore aujourd'hui à les reconnaître pleinement. Avis de Foudart 🅵🅵 LA FRANCE, EMPIRE Texte, documentation, reportage, mise en scène & interprétation Nicolas Lambert Collaboration artistique Sylvie Gravagna Création lumière Erwan Temple Photo photo Pauline Le Goff Théâtre de Belleville Du mercredi 3 avril au jeudi 27 juin 2024 • Mer. 21h15, Jeu. 21h15, Ven. 21h15, Sam. 21h15, Dim. 17h • Relâches les 17 avril et 4 mai • Durée 2h • À partir de 16 ans Tournée Du 2 au 21 juillet • 11 Avignon - Festival OFF d'Avignon Références Afrique 50 (René Vautier, 1950) Le Lotus Bleu (Hergé, 1935) Kamerun ! (Thomas Deltombe, Manuel Domergue, Jacob Tatsitsa, 2010) Les Jeux de 20h (FR3, 1974-1987) Tintin chez le psychanalyste (Serge Tisseron, 1985)

  • La Peur : Une Plongée Profonde dans le Psychodrame Adapté de Stefan Zweig

    Dans une adaptation vibrante de la nouvelle de Stefan Zweig, "La Peur", Élodie Menant, Molière de la révélation féminine 2020, insuffle une nouvelle vie à cette œuvre, la transposant dans le contexte des années 50 avec une ingéniosité remarquable. Zweig, maître incontesté de l'analyse psychologique, a eu le talent de condenser le destin d'un individu dans l'espace restreint d'une nouvelle, capturant l'essence même de l'existence humaine à travers une prose dense et évocatrice. C'est cet esprit que Menant cherche à préserver et à élargir dans sa mise en scène. L'histoire se concentre sur Irène, une femme au foyer qui semble vivre le parfait amour avec Fritz, un célèbre avocat pénaliste. Mais derrière les apparences, insatisfaite de sa vie monotone et se sentant délaissée, elle entame une liaison avec un jeune pianiste nommé Édouard. Si cette aventure réveille en elle un sentiment de vitalité qu'elle n'avait pas ressenti depuis longtemps, ce choix déclenche une série d'événements qui la plongent dans un état de peur et d'angoisse constante. Son existence se transforme alors en une torture psychologique continue. Entre Hallucinations, Manipulations et Quête de Vérité Cette pièce nous tient en haleine du début à la fin. Élodie Menant, dans son adaptation théâtrale, a non seulement créé de nombreux dialogues, rendant la trame dynamique, mais elle a également instauré une mise en scène cinématographique. Les pensées et les souvenirs d'Irène prennent vie sur scène et s'entremêlent, créant un dialogue intime entre le passé et le présent tout en exposant les tensions internes qui la tourmentent. Nous plongeons ainsi dans le maelström d'émotions d'Irène, au point de douter de sa santé mentale. Est-elle véritablement folle ? Sujette à des hallucinations ? Ou est-elle simplement la victime d'une sombre manipulation ? Avec tous ces éléments, les rôles d’Irène et de Fritz deviennent de véritables joyaux théâtraux pour les acteurs, qui ont l'opportunité de déployer un éventail de performances extrêmement riche et varié. Lors de notre visite, Élodie Menant et Aliocha Itovich ont incarné ces personnages avec une maestria remarquable. Élodie Menant, dans le rôle d'Irène, étant particulièrement touchante, surtout dans les scènes de confrontation et de désespoir. Les décors roulants et évolutifs s'adaptent astucieusement à chaque scène, renforçant ainsi le suspense et l'immersion dans ce drame familial. Une Lentille Psychologique Aiguë Cette adaptation ne se contente pas de raconter une histoire de mariage en crise ; elle explore les thèmes universels de la culpabilité, de la trahison, de l'auto-déception et du choix. La décision d'Élodie Menant de situer l'action dans les années 50 confère une résonance particulière à l'œuvre, à l’aube d’une certaine libération de la femme. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 "La Peur" se distingue non seulement par son intensité dramatique, mais aussi par sa capacité à transformer le texte original en un spectacle qui questionne profondément la nature humaine. Cette pièce est un exemple brillant de la façon dont le théâtre moderne peut redéfinir les classiques littéraires pour refléter les angoisses contemporaines, tout en offrant une expérience visuelle et émotionnelle profondément engageante. Elle réussit à nous maintenir en haleine jusqu'à un dénouement final surprenant, qui dépasse toutes les attentes et confirme le talent de Élodie Menant en tant que metteuse en scène, capable de faire dialoguer le passé littéraire avec le présent artistique. LA PEUR Librement adaptée de LA PEUR de Stefan Zweig par Élodie Menant Mise en scène et adaptation Élodie Menant Avec Hélène Degy en alternance avec Élodie Menant, Aliocha Itovich en alternance avec Arnaud Denissel, Ophélie Marsaud Décor Olivier Defrocourt • Costumes Cécile Choumiloff • Lumières Olivier Drouot • Crédit photo @Olivier_Brajon La Scala Paris Du 4 avril au 10 mai 2024 • Du mardi au samedi à 19h Le dimanche à 15h • Durée 1h15

  • Come Bach: Une Brillante Récréation dans l'Univers de Bach

    Il était une fois un quatuor féminin exceptionnel qui brisa les conventions pour mêler le génie intemporel de Bach à la richesse de la musique contemporaine. Voici ce qui pourrait résumer "Come Bach", un concert audacieux et original qui se révèle être une véritable expérience scénique. Une Réinvention Audacieuse de J.S. Bach Ce spectacle ambitieux, né du désir de créer un espace ludique autour de l'œuvre de Bach, surnommé le "Dieu des musiciens", rassemble quatre virtuoses très différentes mais aux talents complémentaires : une contrebassiste, une hautboïste, une pianiste et une soprano. Brillamment orchestré par le metteur en scène Gérard Rauber, il nous entraîne dans un voyage réjouissant et plein de créativité. Un Voyage Musical Éclectique Le quatuor, jouant sans partitions, se libère et propose un éventail de performances qui vont bien au-delà des attentes traditionnelles d'un concert classique. Les musiciennes, avec humour et dynamisme, occupent l'espace, faisant de chaque performance un spectacle en soi. Ce spectacle met en lumière l'influence intemporelle de Bach sur des artistes de tous horizons, de Leonard Bernstein à Nino Rota, en passant par Maxime Le Forestier et François Morel. La musique de Bach devient alors un outil d'inspiration créative. Elle est adaptée, parfois transformée, et fusionne avec des genres aussi variés que le jazz, le rock et même la pop. Des œuvres emblématiques telles que la "Toccata en ré mineur" et le "Menuet 1 de la 3e suite pour violoncelle" offrent ainsi une expérience inédite et surprenante. Une Célébration Vivante de l’Héritage de Bach Les performances incroyables et étonnantes de ce quatuor féminin, les sonorités audacieuses venues de la contrebasse d’Amandine Dehant, ainsi que la voix exceptionnelle et la présence scénique irrésistible d’Anne Baquet, nous ouvrent de nouvelles perspectives sur la musique classique. Elles démontrent que la tradition et l'innovation peuvent coexister afin de créer un spectacle véritablement unique et mémorable. Un concert-performance brillant, un incontournable pour les amateurs de musique classique en quête d'expériences nouvelles et enrichissantes. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 COME BACH Mise en scène Gérard Rauber Avec Anne Baquet (voix) , Claude Collet (piano), Amandine Dehant (contrebasse), Anne Regnier ou Ariane Bacquet (Hautbois à cor anglais) Crédit photo © Michel Nguyen THÉÂTRE LE LUCERNAIRE Du 20 mars au 26 mai 2024 • du mardi au samedi à 19h • le dimanche à 16h • Durée 1h15 LE PROGRAMME Bach Forever (Damien Nédonchelle, d’après le concerto en mi majeur de J.S. Bach) Just in time (Betty Comden, Adolph Green - Jule Styne, J.S Bach - arrgt: Leonard Bernstein) Badinerie (J.S. Bach) La petite fugue (Maxime Leforestier) Menuet 1 de la 3 e suite pour violoncelle (J.S. Bach) Bacchanales (Saint-Saëns) Ma plus courte Chanson (François Morel – J.S. Bach, Damien Nédonchelle) Musette (Anna-Magdalena Bach) Contre, tout contre, Bach (Jean-Philippe Viret) 12345 (Isabelle Mayereau - Marie Paule Belle) Ça rame (Philippe Decamp – J.S. Bach, François Rauber) Adagio (J.S. Bach, Marcello) Eine Kanone (domaine public) Toccata en ré mineur (J.S. Bach) B-A-C-H (Arvo Part) Si j’avais un marteau (Hays Lee, Peter Seeger adapt : Buggy vline – J.S. Bach) Circus Waltz (Nino Rota) D’abord ton Bach (Bernard Joyet – J.S. Bach) Menuet 2 de la 3 e suite pour violoncelle (J.S. Bach) Toccatina (Nicolaï Kapoustin) Piano Bartok (Philippe Decamp -Claude Collet) Zapping alphabétique (Arrangement Gabriel Phillipot)

  • Royan - La professeure de français

    Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 C’est une belle fin d’après-midi à Royan, une femme rentre chez elle dans la lumière dorée du boulevard. Elle vient du lycée où elle enseigne le français, quand elle perçoit les signes de la présence d’un couple, là-haut, sur son palier. Bien qu’ils ne parlent pas, elle les reconnaît. Ce sont les parents d’une de ses élèves. Elle ne veut pas les voir, pétrifiée tant par sa détermination que par les souvenirs qui la traversent. Partant d’un fait divers, le suicide d’une adolescente victime de harcèlement scolaire, la romancière et dramaturge Marie NDiaye compose un monologue intérieur psychanalytique écrit pour Nicole Garcia. Marie NDiaye nous a demandé de choisir quelques mots : une solitude, une trahison, un souvenir – et c’est de là qu’elle a songé à Royan. Royan est un jeu de miroirs entre ces deux femmes, l’élève et la professeure Un spectacle qui parle de féminité, d’adolescence, de mal-être, d’éducation. Construit comme un huis clos cinématographique Une femme vient de s’arrêter sur les premières marches de son escalier, elle sent que l’attendent à l’étage deux personnes qu’elle ne veut absolument pas voir. C’est très cinématographique, comme le début d’un plan séquence. Puis étrangement, la parole devient absolument théâtrale, dans sa manière de déployer la pensée. Frédéric Bélier-Garcia Nicole Garcia. l’extrême desarroi Elle nous offre sa conscience et ses doutes en sondant les méandres les plus sombres de sa pensée et réalise une performance sombre, torturée et pleine de subtilité. ROYAN - La professeure de français Texte Marie NDiaye Mise en scène Frédéric Bélier-Garcia Avec Nicole Garcia Lumière Dominique Bruguière Son Sébastien Trouvé Décor Jacques Gabel Costumes Camille Janbon Collaboration artistique Sandra Choquet, Vincent Deslandres, Caroline Gonce Assistanat lumière Pierre Gaillardot Crédit photo © Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon Théâtre de Paris À partir du 17 avril 2024 • 10 représentations exceptionnelles • Du mercredi au samedi à 20h et tous les dimanche à 17h • Durée du spectacle : 1h20 sans entracte. Spectacle vu au Festival d'Avignon 2021

  • Festival d’Avignon 2024: Un Kaléidoscope de Création à la Conquête des Mots

    La 78e édition du Festival d'Avignon se dessine à l'horizon comme un apogée de l'expression artistique, une célébration où le dialogue entre les cultures, les disciplines et les générations s'incarne pleinement. Sous le thème éloquent « Chercher les mots », cette édition, orchestrée par Tiago Rodrigues, accueille une diversité de voix et d'expressions artistiques, mettant en exergue la quête incessante de l'expression humaine au sein des complexités du monde contemporain. Le festival, ancré dans l'enchantante cité d'Avignon du 29 juin au 21 juillet 2024, se déploiera comme un vaste panorama où théâtre, danse, cirque et performance se croiseront dans une effervescence créative. Avec une programmation riche de 35 spectacles et 2 expositions, le festival réaffirme son engagement en faveur d'une diversité représentative, en affichant une parité exemplaire avec 19 femmes et 19 hommes à l'affiche. Cette édition se distingue par sa faculté à entrelacer traditions et innovations artistiques. Angélica Liddell, avec sa pièce inaugurale « DÄMON / El funeral de Bergman » dans la Cour d'honneur, et Séverine Chavrier avec « Absalon, Absalon ! » à La FabricA, posent les jalons d'un festival qui embrasse courageusement les abysses de l'expression artistique. Boris Charmatz, en tant qu'« artiste complice », incite au mouvement et à la contemplation à travers ses projets tels que « CERCLES », une exploration dynamique de la danse collective. Les barrières géographiques s'estompent aussi, avec un focus particulier sur la langue et la culture espagnoles, conférant au festival une dimension internationale marquée. Des œuvres venues d'Amérique Latine, d'Espagne et d'ailleurs, comme la poésie visuelle et humoristique de « Qui Som ? » par Baro d’evel ou le drame poignant de « Lacrima » par Caroline Guiela Nguyen, qui narre autour de la confection d'une robe de mariée une histoire de savoir-faire et de secrets intimes, enrichissent le festival. Le retour d'artistes emblématiques tels que Krzysztof Warlikowski et de la Comédie-Française, sous la direction de Tiago Rodrigues dans « Hécube, pas Hécube », témoigne de la vitalité et de la pérennité artistique du festival. Cela, conjugué à l'émergence de nouvelles voix et perspectives, telles que celles de Lola Arias et Mariano Pensotti, promet une expérience riche et nuancée pour le public. Tout au long de ces 23 jours de festivités, le Festival d’Avignon ne se limite pas à la présentation d'œuvres ; il encourage un dialogue vivant entre artistes et public, au travers de débats, de rencontres et d'expositions. « Le public ne va pas au Festival d’Avignon, il fait le Festival d’Avignon », souligne Tiago Rodrigues, mettant en avant l'aspect collaboratif et immersif de cet événement. Ainsi, la 78e édition du Festival d'Avignon se profile comme un événement majeur pour tous les amateurs des arts de la scène, offrant un espace où la recherche des mots, des sons, des mouvements et des images pour habiter et interpréter le monde prend une dimension éclatante et plurielle. FESTIVAL D’AVIGNON 78ème édition Du 29 juin au 21 juillet 2024 Le programme complet des spectacles : Absalon, Absalon ! d’après William Faulkner Séverine Chavrier les 29, 30 juin, 1er, 3, 4, 5, 6 et 7 juillet à 16h • La FabricA CERCLES Boris Charmatz les 29, 30 juin et 1er juillet de 18h à 21h • Stade de Bagatelle DÄMON / El funeral de Bergman Angélica Liddell les 29 juin, 1er, 2, 3, 4 et 5 juillet à 22h • Cour d’honneur du Palais des Papes Hécube, pas Hécube d’après Euripide Tiago Rodrigues les 30 juin, 1er, 2, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 11, 12, 13, 14, 15 et 16 juillet à 22h • Carrière de Boulbon LACRIMA Caroline Guiela Nguyen les 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9, 10 et 11 juillet à 17h • Gymnase du Lycée Aubanel Quichotte d’après Miguel de Cervantes Gwenaël Morin les 1, 2, 3, 6, 7, 8, 10, 11, 12, 13, 15, 16, 17, 18, 19 et 20 juillet à 22h • Jardin de la rue de Mons, Maison Jean Vilar Une Ombre vorace Mariano Pensotti les 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10, 11, 12, 13 et 15 juillet à 20h, les 16 et 17 juillet à 19h, et les 18, 19 et 20 juillet à 20h • Spectacle itinérant Juana ficciо́n La Ribot & Asier Puga les 3, 4, 5, 6 et 7 juillet à 20h30 • Cloître des Célestins Qui som ? Baro d’evel les 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10, 12, 13 et 14 juillet à 22h • Cour du Lycée Saint-Joseph Lieux Communs Baptiste Amann les 4, 5, 6, 8, 9, et 10 juillet à 11h • L’Autre Scène du Grand Avignon – Vedène La vie secrète des vieux Mohamed El Khatib les 4, 5, 7, 8, 9, 11, 12, 13, 15, 16, 17 et 19 juillet à 18h • La Chartreuse – CNES de Villeneuve Lez Avignon Los días afuera Lola Arias les 4, 5, 7, 8, 9 et 10 juillet à 18h • Opéra Grand Avignon Sea of Silence Tamara Cubas les 4, 5, 6, 8 et 9 juillet à 19h • Théâtre Benoît-XII Soliloquio (me desperté y golpeé mi cabeza contra la pared) Tiziano Cruz les 5, 6, 7, 11, 12 et 13 juillet à 18h • Gymnase du Lycée Mistral Liberté Cathédrale Boris Charmatz les 5, 6, 8 et 9 juillet à 21h30 • Stade de Bagatelle Mothers A Song for Wartime Marta Gо́rnicka les 9, 10 et 11 juillet à 22h • Cour d’honneur du Palais des Papes Wayqeycuna Tiziano Cruz le 10 juillet à 18h, les 11, 12 et 13 juillet à 11h, le 14 juillet à 11h et 18h • Gymnase du Lycée Mistral Avignon, une école Fanny de Chaillé les 10, 11, 12 juillet à 21h et 23h59 • Cloître des Célestins Història d’un senglar (o alguna cosa de Ricard) d’après Richard III de William Shakespeare Gabriel Calderо́n les 12, 13, 14, 19, 20 et 21 juillet à 19h • Théâtre Benoît-XII Forever d’après Café Müller de Pina Bausch Boris Charmatz les 14, 15, 17, 18, 20 et 21 juillet de 13h à 20h • La FabricA La gaviota d’après La Mouette d’Anton Tchekhov Chela De Ferrari les 15, 16, 18, 19, 20 et 21 juillet à 11h • L’Autre Scène du Grand Avignon – Vedène Close Up Noé Soulier les 15, 16, 17, 19 et 20 juillet à 18h • Opéra Grand Avignon Léviathan Lorraine de Sagazan les 15, 16, 18, 19, 20 et 21 juillet à 18h • Gymnase du Lycée Aubanel Terminal (L’État du Monde) Inês Barahona & Miguel Fragata les 15, 16, 18, 19, 20 et 21 juillet à 22h • Cloître des Célestins Elizabeth Costello. Sept leçons et cinq contes moraux d’après l’oeuvre de J.M. Coetzee Krzysztof Warlikowski les 16, 17, 19, 20 et 21 juillet à 22h • Cour d’honneur du Palais des Papes Reminiscencia Malicho Vaca Valenzuela les 17, 18, 19 et 20 juillet à 11h et 18h, et le 21 juillet à 11h • Gymnase du Lycée Mistral The Disappearing Act Yinka Esi Graves les 18, 19, 20 et 21 juillet à 22h • Cour du Lycée Saint-Joseph Toda la vida, un día Silvia Pérez Cruz le 21 juillet à 23h59 • Opéra Grand Avignon Vive le sujet ! Tentatives Avec la SACD • Jardin de la Vierge du Lycée Saint-Joseph Série 1 Un ensemble (morceaux choisis) / Anna Massons Le Siège de Mossoul, Une épopée contemporaine Félix Jousserand les 4, 5, 6 et 7 juillet à 10h30 et 18h Série 2 Méditation Stéphanie Aflalo Baara Tidiani N’Diaye les 11, 12, 13 et 14 juillet à 10h30 et 18h Série 3 Canicular Rebecca Joumo Trace… Michael Disanka & Christiana Tabaro les 18, 19, 20 et 21 juillet à 10h30 et 18h

  • Marilú Marini : À la Rencontre d'une Femme d'Exception

    Une Passion qui Transcende les Frontières Reconnue pour son talent exceptionnel, Marilú Marini est une figure emblématique du théâtre et du cinéma, capable d'incarner avec aisance et profondeur des personnages allant de l'exubérance pure à la mélancolie la plus subtile, voire au drame le plus poignant. Muse privilégiée de metteurs en scène de renom tels qu'Alfredo Arias, elle se distingue par ses performances imprégnées de nostalgie, d'une joie de vivre contagieuse et d'un humour sans limite, reflétant ainsi une passion ardente pour le théâtre, un espace où précision et liberté se rencontrent harmonieusement. L'histoire de Marilú Marini avec le théâtre est avant tout une histoire d'amour et d'engagement, un voyage qui l'a conduite de Buenos Aires à Paris. Embrassant une liberté créative sans compromis, elle a débuté sa carrière dans la danse avant de découvrir sa véritable vocation de comédienne. Sous l'égide d'Alfredo Arias, avec qui elle a cofondé le groupe théâtral TSE, elle a pris son envol pour Paris, fuyant l'instabilité politique de l'Argentine. C'est dans cette ville qu'elle s'est pleinement épanouie, devenant une icône des œuvres d'Arias qui ont marqué le paysage théâtral français. « Filmer Marilú, c’est décrypter une vie forgée par l’exigence du travail de l’acteur, par l’exil, l’amitié et le temps qui passe, malgré tout. Un voyage en compagnie d’une femme dont le regard sur le monde allie joie de vivre, fantaisie et volonté de ne jamais rien lâcher. » Capté entre la France et l'Argentine de 2016 à 2022, le film documentaire réalisé par Sandrine Dumas dévoile une facette inédite du talent et de la personnalité de Marilú Marini. Issu de leur rencontre artistique et d'une volonté commune d'immortaliser Marilú à l'écran, ce film met en lumière non seulement son riche héritage artistique mais également son influence significative sur les jeunes acteurs et sur le théâtre en général. Le film révèle l'engagement indéfectible de Marini envers son art, à travers des répétitions, des performances et des moments intimes qui exposent son processus créatif, sa dévotion au travail et sa perception du temps. Pour Marilú Marini, le théâtre est une quête éternelle de vérité, un voyage sans fin au cœur de l'âme humaine. Sa passion et son talent dépassent les frontières, faisant d'elle non seulement une légende du théâtre francophone et hispanophone mais également une artiste globale, dont l'œuvre et la vie continuent d'émerveiller et d'inspirer bien au-delà des scènes sur lesquelles elle a brillé. Ce film est un magnifique hommage, une ode au théâtre et à la vie d'une rare délicatesse. Une magnifique leçon de théâtre contemporain, en gros plan… au cinéma. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 MARILÙ RENCONTRE AVEC UNE FEMME REMARQUABLE Un film de Sandrine DUMAS Avec Marilú MARINI Documentaire| France| 2023| 85 min Sortie au Cinéma, le 24 avril 2024 Projection en Avant-première dans de nombreux théâtres (9/4 à Arles, 19/4 au TNB Rennes, le 23/4 au CDN de Caen, le 25/4 à la Ferme du Buisson..)

  • Chasser les fantômes

    C‘est une histoire d’amour entre une femme blanche et un homme noir. Lui vient de loin, elle vient d'ici. C’est pour elle et pour lui, la même histoire d’amour. C’est pour elle et, pour lui, une histoire d’amour totalement différente. Les amants veulent croire avec une certaine naïveté qu’ils sont égaux face à cet amour. Ils se sentent isolés du poids de l’histoire lorsque l’amour est naissant. Ils réalisent ensuite que les espaces d’incompréhension sont multiples. Les enjeux, les contextes, les passés, les traditions ne sont pas les mêmes. Toute histoire d’amour est une histoire de fantômes. Chasser les Fantômes, histoire d'un coup de coeur au théâtre. Chasser les Fantômes est un spectacle magnifique, un coup de coeur à voir absolument, dès la réouverture des théâtres. Chasser les Fantômes est un superbe texte, vivifiant, écrit par Hakim Bah sur l'amour, le rapport amoureux qui montre parfaitement l'émerveillement et les désillusions du couple, A, quel moment la relation interroge un champ plus large ? À quel moment le politique ou le social vient s'immiscer dans l'intime quand, comment ça l'encombre ? En mettant en parallèle les personnages, en alternant entre dialogue et narration, et en naviguant entre les faits, les émotions et les pensées intérieures des protagonistes, Hakim Bah nous montre les différences d'appréciations émotionnelles. Par les non-dits qui s’expriment et structurent les prises de parole autant que les choses dites, comme si on entendait penser les personnages au moment où ils s’expriment, l'équilibre très fragile entre l'unité qu'a créée la passion amoureuse et les failles de deux individus qui tentent de s'accorder, de s'apprivoiser sont parfaitement mis en lumière. Il s'agira de parler de la même histoire avec deux regards différents. Celui de l'homme celui de la femme. Entendre les deux points de vue sur la même histoire. Je pense à une structure fragmentaire où les deux protagonistes s'affrontent s'oublient se contredisent. Hakim Bah Chasser les Fantômes, c'est aussi une superbe pièce musicale, entre rire et larmes Mise en scène par Antoine Oppenheim rythmée par Damien Ravnichavec, en live, à la batterie et une magnifique scénographie sur plusieurs niveaux, sobre et évolutive, qui se construit et se déconstruit au fur et à mesure. Sophie Cattani, au naturel incroyable et Nelson-Rafaell Madel, les deux comédiens, livre une partition, un ballet pour un homme noir et une femme blanche, parfaitement maitrisé. Ils se croisent et se décroisent, s'interpellent et nous interpellent et composent un duo entre énergie, sensualité et émotion. Peut-on aimer et vivre ensemble ? Peut-on accorder nos différences et s'accorder, malgré nos différences ? Chasser les fantômes, une pièce lumineuse, sur le délitement du couple. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Chasser les fantômes Texte original Hakim Bah Idée originale Sophie Cattani Mise en scène Antoine Oppenheim Distribution Sophie Cattani et Nelson-Rafaell Madel Crédit photo(c) Collectif Ildi! Eldi Spectacle vu aux PLATEAUX SAUVAGES Théâtre de Belleville À partir du 07 avril 2024 • lundi. 21h15 • Mar.19h • Dim.15h • Durée 1h30 En savoir plus... La première étape de création a consisté à rencontrer, en France et en Afrique de l’Ouest, des couples franco-africains. Ces couples ont raconté leur histoire d’amour : la rencontre, le quotidien, les joies et les difficultés, l’intégration dans les belles familles respectives et le pays de l’être aimé. Ces entretiens nous ont permis de mieux comprendre les enjeux de ces couples, d’un point de vue social et sociétal, mais surtout d’un point de vue intime. La somme de ces témoignages a servi de matériel documentaire à l’élaboration de l’écriture par Hakim Bah. La deuxième étape de travail a consisté à mettre à l’épreuve du plateau les différents témoignages afin que les deux interprètes, Sophie Cattani et Nelson-Rafaell Madel, puissent interroger ce matériau par le jeu, en collaboration avec Hakim Bah. C’est grâce a ce passage par le corps, la voix et la sensibilité des acteurs que l’écriture d’une fiction inspirée du réel a pu apparaitre. Hakim Bah a ensuite proposé aux acteurs de traverser différents fragments en cours d’écriture et c’est encore une fois grâce à la mise en jeu que l’auteur a pu continuer à peaufiner son texte pour aboutir à la pièce Chasser les fantômes.

  • "James Brown mettait des bigoudis": entre humour et mélancolie

    Dans James Brown mettait des bigoudis, Yasmina Reza, dramaturge réputée pour sa capacité à entrelacer légèreté et profondeur, dévoile une comédie du quotidien qui se mue habilement en une exploration sérieuse de la condition humaine. Avec une poésie et une fantaisie touchantes, elle nous invite à méditer sur notre perception de la différence dans un univers à la fois nuancé et brillamment mis en scène. Jacob Hutner, personnage que nous avons déjà rencontré dans Heureux les heureux de Yasmina Reza, trouve ici une nouvelle vie. Placé dans une maison de repos, celui qui se voit en Céline Dion se lie d'amitié avec Philippe, un homme blanc qui s’identifie comme noir. Ignorant leur niveau de déraison, ou même s'il en existe un, ils sont soutenus par leur psychiatre dans leur quête d'identité singulière, soulevant des questions profondes sur la construction de notre identité et le rôle des modèles dans l'établissement du soi. Entre Rires et Réflexions Profondes "C’est une fantaisie, au sens musical du terme, sur l’identité ou la différence – à votre guise. Beaucoup nous échappe. Je ne voudrais pas donner ici des clés qui n’en sont pas." Le théâtre de Reza est caractérisé par un métissage subtil, où genres, langages et préoccupations de divers degrés de gravité s'entrelacent. Dans Yasmina Reza. Le miroir et le masque, publié aux Éditions Léon Scheer, Alice Bouchetard décrit parfaitement une écriture qui flirte subtilement avec les règles d’Aristote tout en embrassant une avant-garde théâtrale, suscitant une réflexion poignante sur l’identité et la différence, habilement voilée par un masque de comédie quotidienne. À travers cette hybridation narrative, les protagonistes évoluent dans un univers où genres, langages et questions existentielles s'entremêlent et interagissent dans un ballet subtil d'émotions et de pensées. La pièce devient alors un miroir où les questions "De quoi sommes-nous construits ? De qui sommes-nous faits ?" nous offrent non pas des réponses, mais un espace pour nous questionner. Les cinq comédiens, accompagnés du musicien Joachim Latarjet, matérialisent l'histoire sans apporter de solutions prédéfinies, nous laissant un arôme énigmatique de questionnements et de fantaisie poétique. Menés par Micha Lescot d'une féminité troublante, Alexandre Steiger avec ses combats, ou encore Christèle Tual en psychiatre fantasque, tous semblent figés dans une forme de ridicule, à l'exception des parents, perdus dans leur mal-être (Josiane Stoléru et André Marcon), qui, issus d’une génération plus raisonnable, traversent ces excentricités accrochés à leur bon sens pratique. Bien que certaines scènes soient parfois inégales en termes d'intérêt, la qualité de la mise en scène et des acteurs sublime le tout. James Brown mettait des bigoudis est une symphonie mélangeant l'hilarité à la souffrance, la légèreté à la profondeur, et explorant les identités, le genre et la parentalité. Laissons-nous alors entraîner dans le sillage énigmatique de questionnements et de fantaisie poétique de Reza. Dans un monde où les certitudes s'effritent et où les identités sont constamment redéfinies et remises en question, son théâtre nous invite à nous asseoir, à rire, à ressentir et à réfléchir - non pas pour découvrir des réponses, mais peut-être pour apprendre à vivre avec nos questions. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 James Brown mettait des bigoudis Texte et mise en scène Yasmina Reza Avec Micha Lescot, André Marcon, Alexandre Steiger, Josiane Stoléru, Christèle Tual et le musicien Joachim Latarjet Scénographie et lumières Éric Soyer Création vidéo Renaud Rubiano Photo Pascal Victor THÉÂTRE LA COLLINE Du 19 septembre au 15 octobre 2023 • Du mercredi au samedi à 20h30, le mardi à 19h30 et le dimanche à 15h30 • sauf les dimanches 1er et 8 octobre à 16h30 • relâche dimanche 24 septembre• durée 1h45 Du 27 mars au 5 mai 2024 au Théâtre Marigny

  • Au bonheur des lettres : Un Spectacle Littéraire et Musical

    Dans la magnifique salle du Théâtre de la Porte Saint-Martin, le 26 mars à 20h30, s'est tenu un événement d'exception : "Au bonheur des lettres". Cette soirée spéciale, troisième du nom après deux éditions triomphales, a rassemblé une constellation de talents français pour une célébration unique de la littérature et de la musique. Des Étoiles sur Scène Sous la houlette de l'emblématique Augustin Trapenard, des personnalités telles qu'Ariane Ascaride, Alexandre Tharaud, Pascale Arbillot, Helena Noguerra, Camelia Jordana, Alexis Michalik, Elza Zilberstein, Reda Kateb, Julie Gayet et Irène Jacob ont illuminé la scène. Leur mission ? Donner voix à des correspondances légendaires, en interprétant des lettres d'amour, d'espoir, de guerre et de passion. Un Voyage à travers les Époques De Consuelo de Saint Exupéry à Romain Gary, de Virginie Despentes à François Truffaut, et de George Sand à Marguerite Yourcenar, le spectacle a traversé le temps, liant le passé au présent avec des écrits contemporains venant de l'Ukraine et du Proche-Orient. Ces lettres, reflets d'un monde en mouvement, ont résonné avec force et émotion, témoignant de l'universalité des expériences humaines. Un Engagement pour le Changement Ce n'était pas seulement une soirée de divertissement, mais aussi un acte philanthropique. Les recettes ont été dédiées à Bibliothèques Sans Frontières (BSF), pour soutenir leurs efforts en faveur des droits des femmes à travers le monde. Créée en 2007 par l'historien Patrick Weil, BSF s'emploie à démocratiser l'accès à l'éducation et à la culture grâce à des initiatives innovantes comme l'Ideas Box et l'Ideas Cube. L'Impact de la Culture et de l'Éducation Avec des projets dans plus de 30 pays et touchant 1,6 million de personnes, BSF illustre la puissance transformatrice de la culture et de l'éducation. Comme l'a souligné Patrick Weil, sans accès au savoir, à la lecture ou à la communication, les individus peinent à se reconstruire et à envisager l'avenir. Une Soirée Inoubliable "Au bonheur des lettres" a ainsi offert bien plus qu'une soirée de spectacle. Elle a rappelé l'importance cruciale de la solidarité, du partage culturel et de l'engagement social. Par la grâce de ses artistes et de ses participants, elle a brillé comme un phare d'espoir, illuminant la voie vers un monde plus juste et plus éclairé. Au bonheur des lettres Une production La Bande Spectacle/ Auguri Lettra / Bibliothèques Sans Frontières. Avec le soutien de Gares et connexions, La Fondation La Poste, Le Centre National du livre, France Télévisions… Mise en scène Johanna Boyé Assistante à la mise en scène Stéphanie Froeliger Création lumière Cyril Manetta Avec Ariane Ascaride, Alexandre Tharaud, Pascale Arbillot, Helena Noguerra, Camelia Jordana, Alexis Michalik, Augustin Trapenard, Elza Zilberstein, Reda Kateb, Julie Gayet, Irène Jacob THÉÂTRE DE LA PORTE SAINT MARTIN Spectacle vu le 26 mars 2024 FAIRE UN DON

  • Les Crabes : une tragi-comédie qui joue des limites de l'humain et du non-sens

    Dans un univers où le théâtre se renouvelle constamment, il y a des œuvres qui, malgré les décennies, conservent une actualité brûlante et une pertinence aiguë face à notre société. "Les Crabes", écrit en 1971 par Roland Dubillard, fait partie de ces pièces rares, marquant le centenaire de l'auteur par une célébration singulière. Aujourd'hui, sous la direction de Frank Hoffmann, cette pièce, qui mêle avec brio l'absurde, le comique et une critique incisive de la société, fait enfin un retour remarqué sur scène grâce à une mise en scène originale. Deux couples, l'un jeune et désespéré, l'autre âgé et excentrique, se retrouvent dans une villa en bord de mer surnommée "Le Crabe". Le décor est planté : une demeure où tout semble s'échapper, de la baignoire à la raison, sans oublier les crabes eux-mêmes. Cette situation singulière devient le cadre d'un huis clos surréaliste. Les crabes, servant à la fois de nourriture et de métaphore de l'invasion, jouent un rôle central dans une lutte acharnée pour la survie et pour l'identité même de ses occupants. « Roland Dubillard, un prophète attachant. » - Frank Hoffmann Dans sa démarche empreinte d'absurde et teintée d'une vision presque prophétique, Dubillard dépeint une humanité où le grotesque et la cruauté coexistent, anticipant les fléaux de notre ère. « Dubillard crée un théâtre où l'humour émerge de la dualité du sens, des confusions et des imbroglios, rendant les dialogues vivants et imprévisibles, ce qui provoque un rire subversif » - Frank Hoffmann. Les repères se brouillent et la distinction entre homme et animal, entre prédateur et proie, devient de plus en plus floue. La mise en scène de Frank Hoffmann, s'appuyant sur un casting exceptionnel, met en avant deux figures emblématiques du théâtre français : Maria Machado et Denis Lavant. Maria, incarnant une matrone dépressive, est majestueuse, naviguant entre humour et farfelu d'une part, et sombre et dramatique de l'autre. Dans la pièce, elle nous offre au moins deux moments d'anthologie : l'un en tant que séductrice dévergondée, l'autre dans le rôle d’une Mata Hari, dans sa baignoire. Denis, quant à lui, roi du loufoque au talent toujours aussi précis, impressionne. Ils sont accompagnés par deux talents émergents, Nèle Lavant et Samuel Mercer, qui oscillent entre grâce et désespoir. Les comédiens, par leur jeu, leur présence scénique, incarnent cette oscillation permanente, rendant palpable la tension qui traverse le texte. La proximité de la scène avec le public, dans la mise en scène de Hoffmann, amplifie cette sensation, créant une intimité rare et puissante avec l'œuvre. "Les Crabes", à travers cette nouvelle mise en scène, démontre la force intemporelle de l'œuvre de Dubillard. En explorant les abysses de la condition humaine avec humour et dérision, cette pièce s'affirme comme un incontournable du théâtre contemporain. La rencontre entre le texte visionnaire de Dubillard et l'ingéniosité de Frank Hoffmann et son équipe offre une expérience théâtrale exceptionnelle, à la fois troublante et enrichissante. C'est une invitation à redécouvrir, dans un éclat de rire mêlé d'angoisse, l'univers unique et déconcertant de Roland Dubillard. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 LES CRABES De Roland Dubillard Mise en scène Frank Hoffmann Avec Denis Lavant, Maria Machado, Samuel Mercer et Nèle Lavant Scénographie Christoph Rasche • Vidéo/Photo, Costumes Maya Mercer • Lumières Daniel Sestak • Musique René Nuss LA SCALA PARIS LA PICCOLA SCALA Du 24 mars au 26 mai 2024 Le samedi à 21h30 • Le dimanche à 17h30 ou 19h30 • Durée 1h15

  • Inconnu à Cette Adresse : L'Humanité dans les Ténèbres de l'Histoire

    Au cœur des tumultes de l'histoire, des amitiés sont mises à l'épreuve, des idéaux se brisent, et l'humanité révèle ses facettes les plus sombres. "Inconnu à cette adresse" de Kathrine Kressmann Taylor est une œuvre intemporelle qui, depuis sa publication en 1938, continue de captiver et d'émouvoir le public à travers le monde. Un Drame en Dix-Neuf Lettres Dans cette tragédie épistolaire, nous suivons l'histoire de deux amis, Max, un Juif américain, et Martin, un Allemand ayant immigré aux États-Unis après la Première Guerre mondiale, qui retourne en Allemagne en 1932 avec sa famille. Leur correspondance, initialement chaleureuse et très régulière, devient de plus en plus épisodique et se transforme sous l'effet corrosif de la montée du nazisme. L'infiltration de l'idéologie fasciste dans la vie quotidienne, les événements politiques qui se succèdent avec une rapidité vertigineuse, et les décisions personnelles prises dans ce contexte, font écho à la complexité des choix moraux auxquels chacun est confronté. Aujourd’hui, cette pièce, déjà jouée de nombreuses fois, revient au théâtre Antoine avec une nouvelle mise en scène de Jérémie Lippmann et de nouveaux comédiens. Rehaussée par des projections d'images historiques et des sons évocateurs, elle amplifie l'impact de ce texte puissant. Au début, Jean-Pierre Darroussin semble légèrement mal à l'aise dans son rôle d'écrivain de lettres, mais l'entrée en scène de Stéphane Guillon marque un tournant décisif, donnant à la pièce son véritable élan. Darroussin, dans le rôle d'un petit monsieur étrange et sombre, et Guillon, incarnant un personnage pervers et manipulé, démontrent un talent remarquable et nous offrent une poignante représentation. Ils ne se limitent pas à la lecture des lettres ; ils vivent les mots, incarnent les émotions, et transmettent avec une intensité rare la tragédie de cette amitié brisée. La pièce explore alors l'effroyable histoire du monde à travers le prisme de ces deux individus et de leur correspondance. Progressivement, elle évolue vers une nouvelle dimension, adoptant l'esprit d'un drame psychologique à la Hitchcock. "Inconnu à cette adresse" ne se limite pas à narrer la dégradation d'une relation sous l'effet de la politique et de la guerre. L’œuvre interroge la nature humaine, la capacité de l'individu à rester fidèle à ses principes face à l'adversité, et le prix parfois exorbitant de la résistance morale. Qui est le bon ? Qui est le méchant ? Ces questions, toujours d'actualité, nous forcent à réfléchir à nos propres choix dans des circonstances extrêmes. L'œuvre de Kressmann Taylor, par sa précision dramatique et sa progression implacable vers le mépris et la cruauté, demeure un témoignage bouleversant des ravages de la pensée totalitaire. Au-delà de l'histoire d'une amitié brisée, c'est un avertissement, un rappel que les idéologies de haine et d'exclusion, si elles ne sont pas combattues, peuvent détruire les liens les plus solides. "Inconnu à cette adresse" est un miroir tendu à notre société, une interrogation sur notre capacité à reconnaître l'humanité en chacun, et à préserver les liens qui nous unissent face aux forces qui cherchent à nous diviser. Dans un monde où les échos du passé résonnent encore, cette œuvre est un rappel poignant de la fragilité de l'âme humaine et de l'importance vitale de la compassion, de la compréhension et, surtout, du refus de l'indifférence. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 INCONNU A CETTE ADRESSE Un texte de Kressman Taylor D'après Inconnu à cette adresse paru aux ©Editions Autrement Mise en scène Jérémie Lippmann Avec Jean-Pierre Darroussin et Stéphane Guillon Crédit Photo Pascal Ito • Crédit Vidéo Louis Josse THÉÂTRE ANTOINE Du 12 mars au 13 avril 2024 Du Mardi au Samedi à 19h • Durée 1h30

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