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"Bungalow 21" : entre promesses, jolis moments et déceptions



La nouvelle pièce "Bungalow 21", présentée au Théâtre de la Madeleine, a éveillé de grandes attentes. Une plongée dans l'intimité de deux couples emblématiques du cinéma : Simone Signoret-Yves Montand et Marilyn Monroe-Arthur Miller, se retrouvant au fameux Beverly Hills Hotel en 1960.


L'intrigue nous emmène aux côtés de ces couples résidant dans des bungalows adjacents. Le couple Montand-Signoret vit une romance épanouie, tandis que celui de Monroe-Miller traverse des moments sombres. Des liaisons se forment, des cœurs se déchirent, bouleversant des vies pour toujours.


Éric-Emmanuel Schmitt, grand nom de la littérature contemporaine, s'est attelé à revisiter cet épisode historique. Son récit promettait une plongée dans les tensions et passions de ces figures emblématiques, oscillant entre amour et trahison. Tout était là pour offrir un spectacle inoubliable. Pourtant, "Bungalow 21" déçoit.


La complexité de ces personnalités hors normes est reléguée au second plan, sacrifiée sur l'autel des clichés. Emmanuelle Seigner, qui incarne Marilyn Monroe, est enfermée dans une interprétation superficielle et caricaturale, où l'icône hollywoodienne n'est qu'un assemblage de poncifs : la blondeur, les déhanchements, le sourire éclatant. Michaël Cohen, interprétant Yves Montand, se retrouve piégé dans une caricature simpliste, réduisant le talentueux acteur-chanteur à un personnage sans nuances. Mathilde Seigner nous présente une Simone Signoret souvent éclipsée par ses démons, avec une transition vers une vieillesse accélérée, manquant de finesse. Quant à Vincent Winterhalter, interprétant Arthur Miller, sa performance est discrète, voire trop en retrait.


Malgré un décor impeccable et de magnifiques costumes, la mise en scène de Jérémie Lippmann, axée sur des artifices visuels, manque de profondeur, n'apportant pas ce petit "plus" attendu à l'ensemble.


 

"Bungalow 21", avec son casting prometteur, son auteur de renom et une histoire alléchante, avait tout pour séduire. Malheureusement, la pièce tend vers une simplification presque caricaturale, ne rendant pas hommage à la profondeur de ses personnages. Toutefois, il y a certains moments de grâce qui rappellent le potentiel initial. Une occasion manquée de célébrer, avec nuance et dignité, justesse et respect, un chapitre poignant de l'histoire du cinéma. Avis de Foudart 🅵


 

Bungalow 21

Une pièce écrite par Eric-Emmanuel Schmitt sur une idée originale de Benjamin CastaldiMise en scène de Jérémie Lippmann assisté de Sarah GelléAvec Emmanuelle et Mathilde SeignerMichaël Cohen, Vincent Winterhalter, Clément Moreau, Benjamin Jaouen


THÉÂTRE DE LA MADELEINE

À partir du 14 septembre 2023 • Du mercredi au samedi à 21h • Matinée le samedi à 16h • Durée 1h30





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