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Et puis le roulis

Ce spectacle expose les divagations d’un personnage métamorphe - Jacques - tantôt fils, père et mère, submergé par le sac et le ressac de ses visions intérieures.


La mère de Jacques va mourir. Jacques vient la visiter sur son lit d’hôpital, peut-être pour la dernière fois. Jacques parle. Dans la chambre d’hôpital ressurgissent les souvenirs embrumés de l’enfance, la place du village par la fenêtre, le système solaire en carton, l’incendie de l’école, l’argent de la monnaie, les attentats, la mort du chien, sa mère femme trompée et sacrifiée sur l’autel de la maternité, son père Sisyphe ubérisé, condamné à assurer la subsistance de sa famille et enfin, les regrets, la colère, la solitude, les mots qu’on n’a pas dit et qui creusent aujourd’hui dans le corps de Jacques les sillons douloureux d’un deuil rendu impossible.


Sur scène, Jacques est seul au cœur d’un triptype imagé, perdu dans l'espace comme dans ses pensées

Ses souvenirs se brouillent malgré ses efforts pour en rattraper les bribes.

Un cri de souffrance

La compagnie Réalviscéralisme s’est emparée et a adaptée le texte éponyme de Milène Tournier, édité en 2018, en forme d’autopsie intime d’une famille ordinaire.

Cette voix emmêlée de l’enfant et des parents se fait juste pour faire entendre sa souffrance, la souffrance de chacun. Yann Berlier, metteur en scène

Avec une sublime voix sombre et une diction parfaite, Paul-Frédéric Manolis, interprète successivement les trois membres de cette même famille et dissèque les liens complexes qui les unissent.