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La seconde surprise de l’amour

Le language de l’amour

Voilà six mois que la Marquise est en deuil. À quelques mètres de là, de l’autre côté de son jardin, le Chevalier a perdu tout espoir d’épouser son irremplaçable Angélique. La veuve et l’éploré se croient donc voués aux regrets éternels : la comédie peut commencer avec tout son lot de surprises.

Laissez-moi, je dois soupirer toute ma vie. Lisette

Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵

Lisette pleine de frictions, Chevalier, affligé

Ces deux amoureux dépressifs, retirés des affaires, vont se retrouver autour de leur désarroi commun et connaître la seconde surprise de l’amour.

La Seconde Surprise de l’amour nous intéresse parce qu’elle n’est qu’une forme entre autres de la surprise existentielle... Alain Françon

Le thème comique et romantique (l’amour quand on ne l’attendait plus, triomphant de tous les obstacles) pourrait sembler conventionnel. Mais se serait sans compter sur le talent de Marivaux et la lecture brillante de Françon.

Marivaux sait tirer de la mélodie la plus simple des dissonances inattendues, et de la répétition de l’unique, une irrésistible nouveauté. Alain Françon

Après de longues années, Alain Françon revient à ce théâtre qui fait une confiance inouïe à la cure par le langage de l’amour.

La durée du personnage marivaudien est celle d’un roman impromptu dont l’issue n’est jamais sûre, jusqu’à l’ultime seconde du troisième acte. Alain Françon

Il magnifie tant le texte de Marivaux, avec un travail de mise en scène époustouflant, qu’il semble nous être donné pour la première fois. Le décor et les costumes sont très beaux, mais simples. Tout est dans le rythme, les césures, les postures, les intonations si modernes et actuelles et les multiples surprises.


Autour de Pierre-François Garel et de Georgia Scalliet, magnifiques en état de désespoir absolu, Thomas Blanchard, Rodolphe Congé, Suzanne De Baecque et Alexandre Ruby, nous offrent des partitions éblouissantes entre loufoqueries, manipulations et stratagèmes.

Les circonvolutions géniales de l’amour

La seconde surprise de l’amour est un spectacle « Coup de coeur » absolu. Quand Françon rencontre Marivaux, un seigneur de la mise en scène nous fait partager le language merveilleux d’un maître des mots.


 

La Seconde Surprise de l’amour

De Marivaux

Mise en scène Alain Françon

Avec Thomas Blanchard, Rodolphe Congé, Suzanne De Baecque, Pierre-François Garel, Alexandre Ruby, Georgia Scalliet

Dramaturgie/assistant à la mise en scène David Tuaillon Scénographie Jacques Gabel Lumière Joël Hourbeigt Costumes Marie La Rocca Musique Marie-Jeanne Séréro Chorégraphie Caroline Marcadé Coiffures/maquillages Judith Scotto Son Léonard Françon, Pierre Bodeux Crédit © Jean Louis Fernandez Trailer _@_|Trailer La Seconde


Odéon-Théâtre de l’Europe

Ateliers Berthier

1, rue André Suares Paris 17e


5 novembre – 4 décembre

Du mardi au samedi à 20h, le dimanche à 15h relâche exceptionnelle le dimanche 7 novembre

durée 1h50








 

EN SAVOIR PLUS…

Marivaux et ses deux surprises

Témoin essentiel de la société française de la première moitié du XVIIIe siècle, Marivaux fait ses débuts d’auteur dramatique vers 1720. Il donne alors L’Amour et la Vérité et Arlequin poli par l’amour à la Comédie-Italienne, ainsi que Annibal, une tragédie, à la Comédie-Française.


Il est donc encore à ses débuts quand il écrit en 1722, La Surprise de l’amour. Le nom de l’auteur ne figure pas encore sur les affiches de l’Hôtel de Bourgogne, mais personne n’ignore qu’il s’agit de Marivaux. La pièce est accueillie très favorablement par le public et restera toujours l’une des pièces préférées de Marivaux. Éclipsée pendant plus d’un siècle par sa cadette La Seconde Surprise de l’amour, elle ne fut redécouverte qu’au début du XXe siècle grâce à Jacques Copeau (1918).


Désormais cette œuvre où, comme le remarquait subtilement à l’époque le journal Mercure : « On ne sait si le nom de surprise est actif ou passif, c’est-à-dire si c’est l’amour qui surprend ou qui est surpris, est parfois préférée à La Seconde Surprise de l’amour, jugée moins fictive, plus réaliste mais en même temps plus artificielle. Et bien des jeunes comédiens se laissent tenter par la fraîcheur, la limpidité et l’éclat de son jeu. »

L’échec de L’Île de la raison ne décourage pas les comédiens français qui créent le 31 décembre 1727 La Seconde Surprise de l’amour, dont ils avaient reçu le manuscrit quinze jours plus tôt. Son succès est loin d’égaler celui de La Surprise mais la pièce va réussir peu à peu à s’imposer.

À la fin du XIXe siècle, elle a été jouée près de deux cents fois à la Comédie-Française alors que La Surprise ne figure pas encore au répertoire... Quand Jacques Copeau reprend La Surprise de l’amour en 1918, celle-ci prend un nouvel avantage sur sa cadette... Il faudra attendre 1959 et Roger Planchon avec la troupe du TNP de Villeurbanne pour redécouvrir avec cette Seconde Surprise de l’amour un Marivaux tout neuf et provocant, décrassé de ses afféteries psychologiques et anticipant le « réalisme critique » – un Marivaux à mi-chemin de Tchekhov et de Brecht.

Marivaux Théâtre complet, notes de Bernard Dort. Éd. du Seuil (1964)


 

Tournée 2021-2022

9 au 19 décembre — TNP – Villeurbanne

20 au 21 janvier — Théâtre Liberté – Toulon

1er au 5 février — Théâtre municipal de Caen

10 au 19 février — Théâtre Montansier – Versailles

8 au 12 mars — Théâtre Dijon-Bourgogne – centre dramatique national

16 au 18 mars — Théâtre de Colmar – scène nationale

24 mars au 1 avril — Théâtre national de Strasbourg

6 au 9 avril — Théâtre du Jeu de Paume – Aix en Provence

13 au 16 avril — La Comédie de Saint Etienne – centre dramatique national

26 et 27 avril — Théâtre de Beauvais

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