google.com, pub-7957174430108462, DIRECT, f08c47fec0942fa0
 

Le Désir. 23e PRINTEMPS DES POÈTES

Dernière mise à jour : 25 avr. 2021

DU 13 AU 29 MARS 2021


Quelle profonde inquiétude, quel désir d’autre chose, Autre chose qu’un pays, qu’un moment, qu’une vie, Quel désir, peut-être d’autres états d’âme…

S’exclamait Fernando Pessoa sous le masque d’Álvaro de Campos.


En portugais aussi, le désir nous relie aux étoiles. Tout droit tombé des astres et des regrets latins : desiderare qui vient de sidus, sideris. Comme un ciel étincelant d’absences. Une aimantation vitale. Un souhait ancestral jamais élucidé, jamais rassasié, jamais exaucé. Alors oui, après L’Ardeur, La Beauté et Le Courage, voici venu le Printemps du Désir.


Des longs désirs de Louise Labé aux désirs obstinés d’Olivier de Magny. Du désir de gloire des chansons de geste jusqu’au rude chemin des plus hauts désirs de René Daumal. De l’anéantissement, qui mène au rien du nirvana, jusqu’au désir sans fin d’Éros.


Depuis le grand désir du plaisir admirable de Pernette du Guillet jusqu’au fragile et subreptice désir de vivre d’Alejandra Pizarnik, en passant par l’amour réalisé du désir demeuré désir qu’est le poème pour René Char. De Philippe Desportes, qui entendait avoir pour tout guide un désir téméraire, jusqu’au plus sentimental spleen d’Alain Souchon, qui nous a mis en tête refrains et souvenirs : Mon premier c’est Désir... Du Cantique des cantiques aux désirs éperdus de ce troisième millénaire menacé, tout reste à fleur de mots. Et à oser ensemble, au plus intime de soi. Sophie Nauleau




Pour L’ARDEUR, en 2018, je ne voyais que la main d’ERNEST PIGNON ERNEST. Pour LA BEAUTÉ, en 2019, que l’œil d’ENKI BILAL. Pour LE COURAGE, en 2020, que la verticalité de PIERRE SOULAGES. Et voilà que LE DÉSIR - SARAH MOON


Après JEAN-MARC BARR, RACHIDA BRAKNI et SANDRINE BONNAIRE, il importe que la lettre D du mot DÉSIR revienne à MARINA HANDS.



MARINA HANDS

Parce qu’il est rare qu’une actrice mène son destin de comédienne avec autant d’échappées, d’amplitude et de liberté. Surprenant sans cesse, conjuguant la scène, le cinéma, la vie et la télévision avec justesse, naturel et succès.


De La Fidélité d’Andrzej Zulawski jusqu’à Guy d’Alex Lutz. Des Invasions barbares de Denys Arcand à Lady Chatterley, qui lui valut un César.

Des Âmes grises d’Yves Angelo jusqu’à Ensemble, nous allons vivre une très, très grande histoire d’amour… avec Julien Doré.

De Mademoiselle Else à Mytho. De Jappeloup de Guillaume Canet jusqu’au répertoire de la Comédie Française.


Toujours une même énergie, une même sincérité, comme s’il n’était question que d’accorder ses pas au rythme de son cœur. Marina Hands était de l’aventure du Printemps des Poètes en 2019 au Théâtre équestre Zingaro de Bartabas, pour dire Le cycle du cheval d’Antonio Ramos Rosa. Elle était l’an dernier au Théâtre de l’Athénée, pour dire au côté de Guill