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Martin Eden

Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵

Il est marin, il est issu des quartiers pauvres, il a peu fréquenté les bancs de l’école, il a vingt ans, il dévore la vie, les femmes, l’alcool, les voyages, il se bat facilement, il a le poing dur et la violence rapide...

Un spectacle époustouflant de beauté et d’intelligence

Véronique Boutonnet s’est trouvé bien inspiré en adaptant pour le théâtre Martin Eden de Jack London.

On est sur un bateau, on traverse l’océan et on s'enivre de musiques ensoleillées.

On est à la fois dans le roman et dans la création du roman. On est dans les pages qui se tournent, s’entrouvent et se dévoilent.

Chaque jour j’éprouvais le désir d’aller au-delà de la ligne de l’horizon pour découvrir le monde. Jack London

Sur scène, des caisses, une machine à écrire, et plein d’accessoires. Bois, filins, cordes, poulies. Les comédiens danse, chantent et jouent de la musique. À chaque instant, plein d’informations s’offrent à nos yeux éblouis. Richard Arselin a créé une mise en scène magnifique, si fluide et inventive. Les scènes s’enchaînent, les voix se mêlent dans un tourbillon de génie.


Émotion, rires et étonnements. Un spectacle romanesque

Je joue, je crée, je fabrique des spectacles, parce que je ne peux pas faire autrement, parce que c’est en moi, c’est mon endroit, et que si je ne le fais pas, et quand je ne le fais pas, je me meurs à l’intérieur. Je me vide. Véronique Boutonnet

Martin Eden ou l’histoire d’un voyage dans la tête d’un gars qui voulait être quelqu’un, être lui, être écrivain, être artiste.


Un texte merveilleux. Des comédiens investis et un écrin magique

Cette pièce qui sent bon l'air iodé et le vent d'air frais est à voir absolument.


 

Martin Eden

Mise en scène & création lumières Richard Arselin

Écrit par Véronique Boutonnet

Avec Franck Etenna, Luca Lomazzi, Véronique Boutonnet, Olivier Deville


THÉÂTRE Essaïon

6 rue Pierre au Lard 75004 Paris Du 28 JANVIER au 9 AVRIL 2022

LES VENDREDIS ET SAMEDIS À 21H15








 

EN SAVOIR PLUS...

À propos de Jack London

John Griffith Chaney, dit Jack London, est né en 1876 à San Francisco et connait une enfance misérable qui le mène, dès quinze ans, à une vie d’errance.

Marin, blanchisseur, ouvrier dans une conserverie de saumon, pilleur d’huîtres, chasseur de phoques avant de devenir vagabond et de connaître la prison, il accumule les expériences et adhère au Socialist Labor Party en avril 1896. La ruée vers l’or du Klondike en 1897 le compte parmi les aventuriers, mais il sera rapatrié, atteint du scorbut, sans avoir fait fortune.

C’est dans le Grand Nord canadien qu’il trouve ses premières sources d’inspiration et que, la mémoire pleine de souvenirs épiques, il se lance dans l’écriture en rédigeant des nouvelles pour les grands magazines.

Le fils du Loup, son premier recueil de nouvelles, paraît en 1900. Le véritable succès arrive avec l’Appel sauvage (aussi intitulé l’Appel de la forêt) en 1903. Croc-Blanc sort en 1905 et sera à nouveau un énorme succès d’édition. Jack London ne cesse d’écrire, articles, romans, nouvelles, et devient une figure incontournable de la littérature américaine.

Tenaillé sans cesse par sa soif d’aventures, financièrement à l’aise, Jack London fait construire un bateau ultra-moderne, le Snark, et entreprend à son bord un voyage au tour du monde, avec sa femme Charmian.

Le départ est sans cesse repoussé, la construction du bateau est complexe, les dépenses sont folles, et Jack rencontre nombre d’incidents. En 1906, un terrible tremblement de terre secoue San Francisco, la ville est détruite; des milliers de personnes se retrouvent sans abri, des milliers de victimes sont à déplorer. Cet évènement marquera Jack London, au point qu’il refusera d’écrire sur le sujet. En revanche, il apportera un témoignage précieux en photographiant la ville et les décombres.

Le Snark part enfin en 1907. Au cours de ce voyage, Jack écrit un roman initiatique, considéré par nombre de lecteurs comme son chef-d’œuvre: Martin Eden.

Malade, obligé de s’arrêter en Australie en 1908, il rentre en Amérique sans avoir réalisé son rêve, il se consacre à son ranch de Glen Ellen en Californie, il continue à militer.

En 1910, leur petite fille, Joy, meurt, après seulement 36 heures de vie.

Avec Charmian, Jack entreprend la construction de leur maison rêvée, elle se nomme la maison du Loup. Une nuit, à la veille d’emménager, en Août 1913, un incendie détruit tout.

Jack est anéanti, et cet accident le plonge à nouveau dans la dépression. Atteint de multiples maladies, buvant trop, négligeant son hygiène de vie, sa santé décline et il séjourne plusieurs mois à Hawaï, revient en Californie, et décède le 22 novembre 1916, à l’âge de quarante ans.

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