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- Dans les bois
Un hymne à notre propre nature Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Une invitation à découvrir une autre façon d'être au monde. Une utopie artistique et politique. Faisons une expérience au même titre que Thoreau. Partons en exploration... Walden ou la Vie dans les bois est un récit publié en 1854 (il y a près de deux cents ans!) par l’écrivain américain Henry David Thoreau. Le livre raconte la vie que Thoreau a passée dans une cabane pendant deux ans, dans la forêt appartenant à son ami et mentor Ralph Waldo Emerson, jouxtant l’étang de Walden. Je suis parti dans les bois parce que je désirais affronter seulement les faits essentiels de la vie. Thoreau Au même titre que Thoreau construit sa cabane dans les bois, nous construisons notre abri collectif, notre chrysalide. Le lieu de la représentation devient un espace collectif où spectateurs, danseuse et comédienne s'inscrivent et agissent. Une fois l'abri construit, le spectateur en éprouvera le dedans et le dehors, l'opacité ou la translucidité, les rencontres que l'espace occasionne... Pendant que les mots de Thoreau nous inspirent, la danse se propage Que l’on soit admirateur ou critique de Thoreau, on est tous obligés de reconnaitre la beauté de ces mots. Sa poésie philosophique et humaniste. Stella Serfaty s´est emparée de ce très beau texte pour imaginer un espace de liberté et de création où le public peut se mouvoir et interagir avec elle et une danseuse virevoltante. Le texte est si beau que l’on pourrait avoir l’envie de ne faire que l’écouter Les lumières mériteraient plus de variations et de nuances, mais on est très agréablement surpris par l’implication des spectateurs qui deviennent une pièce maîtresse du spectacle et par la folle créativité qui nous emporte. La danse comme présence, comme résonance, comme un rêve, comme un lien... Une proposition pour penser autrement L’œuvre finale ainsi réalisée sera l’œuvre unique du jour. Dans les Bois est un spectacle écolo, humaniste et un manifeste pour aujourd’hui. Dans les bois d’après Walden de Henry David Thoreau, traduction Nicole Mallet. Editions le mot et le reste Mise en scène, adaptation et Jeu Stella Serfaty Danse Julie Bottet ou Lora Cabourg Collaboration artistique François Frapier Scénographie Magali Murbach Tout public à partir de 8 ans Spectacle vu au Théâtre Berthelot 6 Rue Marcelin Berthelot, 93100 Montreuil La cour du spectateur Festival OFF d’Avignon 2021 du 14 au 24 juillet à 12H30 Du 30 mai au 1 juin I Grand Sud Tarn & Garonne Salle des Fêtes de Fabas 82170 FABAS La biennale I Itinéraires singuliers 21000 DIJON Le 26 septembre 2021 I Centre culturel Moustier 77400 THORIGNY-SUR-MARNE autres dates en cours... En savoir plus... À propos de l’auteur Henry d. Thoreau naît le 12 juillet 1817 et meurt le 6 mai 1862 à Concord (Massachussetts). Ce solitaire est d’abord un magnifique poète, qui sut évoquer merveilleusement la nature et les bienfaits que l’homme peut tirer de sa communion avec elle. Tout autant, il est un philosophe subversif à bien des égards, réfutant les préjugés de ses contemporains, se méfiant du pouvoir de la loi et de l’Etat et fustigeant l’envahissement de la consommation. Télérama. Publié le 05/08/2011 Découvrez d’autres critiques de théâtre sur Foudart Cette critique du spectacle Dans les bois vous a plu ? Foudart vous propose de nombreuses autres critiques de théâtre à retrouver. Suivez le blog pour vous tenir au courant de l’actualité de la culture à Paris ! Critiques, coups de coeur, pièce à voir… Foudart vous parlera des pièces à ne pas manquer !
- Chiche
Caroline LOEB au Théâtre de l’Archipel Caroline Loeb, en liberté, illumine le Boulevard de Strasbourg Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Après son interprétation de SAGAN, un immense succès. Caroline Loeb revient malicieuse, envoûtante, généreuse et élégante. Les musiciens sont géniaux et les lumières magnifiques. A voir absolument pour un très joli moment de douceur. Un peu coquine, un peu subversive Caroline Loeb prend très clairement un immense plaisir, avec sa longue robe noire magnifique, à défendre son dernier disque qui est un vrai bijou et se livre à nous avec une générosité folle. Elle dit dans son spectacle. « Je ne suis pas une chanteuse, je suis une chanson ». Permettez-moi, Madame, mais je ne suis pas du tout d’accord avec vous ! Vous êtes, bien sûr, une chanteuse et plus encore, une comédienne, une saltimbanque, une nature. Les années qui passent vous vont si bien Votre humour est toujours aussi aiguisé et votre sourire exquis, mais vous dégagez aussi une émotion unique. J’avais aimé ce spectacle cet été à Avignon. J’ai adoré vous revoir à Paris. J’ai même un vrai coup de foudre. Vous m’avez fait passer une soirée divine. La soirée idéale pour clore l’année 2019 et pour commencer 2020, en beauté. Quand est réunie sur scène une belle chanteuse, entourée de bons musiciens. Qu’ils sont bien mis en scène, bien éclairés et qu'ils défendent un très beau disque pop, rock, un peu mélancolique et très drôle entrelacé de confessions intimes, cela donne un spectacle divin. Immanquable ! Reprise dès le 5 juin. Tous les samedis
- Main basse sur le magot.
Rififi au Théâtre le Funambule Avis de Foudart 🅵🅵🅵 PARIS DES ANNÉES 1930, DANS LE MONDE DES PETITES FRIPOUILLES. LE GUS DE LOULOU EST À L’OMBRE. POUR CROÛTER PROPRE, IL LUI FAUT DE L’OSEILLE, DU FLOUZE, DU POGNON. D’AUTANT QU’IL EN DOIT UN PAQUET À LA BANDE DE PIERROT QU’EST PAS LOIN DE LUI FAIRE LA PEAU. MAIS LOULOU EST RAIDE DINGUE. Main basse sur le magot sent bon les années 30 Dans cette pièce que j'ai bien appréciée Arnaud Cassand, en bandit de bas étage et Julien Héteau en employé modèle défendent leur bout de gras, mais les meilleurs rôles reviennent aux comédiennes. Mathilde Bourbins avec son accent titi parisien inimitable et Daphné de Quatrebarbes illuminent le pied de la butte Montmartre. Je me suis laissé télé-porter avec délice et j'ai eu un vrai plaisir à voir défiler cette pièce comme un vieux film noir avec Arletty ou Michel Simon du cinéclub de mon enfance Tous les codes sont parfaitement respectés et le suspense est parfait. Je vous assure un bon moment de divertissement dans ce théâtre si souvent intéressant et dans ce très beau quartier de Paris. Crédit photo Edouard Curchod les prochaines dates de Main basse sur le magot sont : Les 3 et 4 juin à 19h, le 6 juin à 17h30.
- Le 1er juin des écritures théâtrales jeunesse
L’édition 2021 : un dé-chaînement d’auteur·es ! Pour la septième année consécutive, le 1er juin mettra à l’honneur les écritures dramatiques pour l’enfance et la jeunesse à travers une multitude d’événements, partout en France et ailleurs. L’édition de cette année, qui a pour thème “dedans/dehors”, se structure autour d’un collectif d’auteur·es et d’un projet de cartes postales sonores, dont la diffusion a déjà commencé. Depuis 2015, le 1er juin des écritures théâtrales jeunesse est une journée dédiée aux écritures dramaturgiques pour l’enfance et la jeunesse Participative, elle offre aux enfants, aux adolescents et aux adultes des centaines de possibilités de découvrir, de redécouvrir et de partager le travail des auteurs dramatiques jeunesse, à travers le territoire métropolitain, dans les DOM et les TOM, et dans plusieurs pays étrangers. Le même jour, sur les plateaux de théâtre, dans les écoles, les librairies, les cafés ou au coin d’une rue, se tiennent des lectures de textes de théâtre par des enfants, des tables rondes, des ateliers, des rencontres avec les auteurs... En 2019, plus de 26 500 personnes ont pris part à ces événements qui permettent de lire, dire et entendre des textes audacieux et inventifs. Après Dominique Richard en 2019 et Suzanne Lebeau en 2020, c’est un collectif d’au- teur·es, composé de Sarah Carré, Caroline Stella, Sylvain Levey, Philippe Gauthier et Antonio Carmona qui donne la couleur de la présente édition. Ensemble, ils ont conçu une chaîne d’écriture avec une cinquantaine d’écrivain·es sur la thématique “dedans/ dehors”. L’histoire ainsi créée sera mise en voix, enregistrée en studio, montée en cap- sules sonores et diffusée dans le cadre du 1er juin des écritures théâtrales jeunesse. Aux enfants et à ceux qui les entourent, les auteur·es proposent de construire leur propre chaîne d’écriture, en suivant une règle du jeu proposée, afin de contribuer, cha- cun·e à sa manière, à cette fête des écritures dramatiques jeunesse. Présence ! Une série de cartes postales sonores En amont du 1er juin des écritures théâtrales jeunesse, le projet Présence !, propose depuis début avril une série de cartes postales sonores constituées d’extraits de textes de théâtre jeunesse lus par des enfants ou des jeunes. Produites par Minute Papillon et diffusées tous les mardis à 9h sur Radio Agora (Ville de Nanterre), ces cartes à écouter en classe ou chez soi permettent de relier les auteurs et les enfants, par les mots et les ondes. Découvir les cartes postales sonores Présentation, infos et évènements Visitez le site web du 1er juin pour découvrir l’ensemble des évènements organisés sur les territoires,
- Upernoir. Des virées inattendues autour du Louvre-Lens
UPERNOIR, invitation à explorer un territoire et ses curiosités Du 28 mai au 27 juin 2021, Pas-de-Calais tourisme et le département du Pas-de-Calais vont fédérer de nombreuses expériences touristiques, autour d’une couleur, le noir, fil conducteur d’aventures, de virées, de parcours culinaires, festifs et culturels. UPERMIAM, UPERCULTES et UPERLOOP, c’est une vision nouvelle de l’authenticité un territoire créatif qui sait recevoir, une destination sous un angle insolite. Articulé autour du musée du Louvre-Lens et de l’inscription du Bassin minier au patrimoine mondial de l’UNESCO, UPERNOIR se déploie au cœur de ses terres et de ses patrimoines, pour nous faire découvrir, rencontrer ou arpenter un territoire riche d’un passé glorieux qui se veut aujourd’hui destination inédite. Destiné à tous, UPERNOIR c’est le pouvoir de réinventer un imaginaire collectif, de créer des émotions dont on se souviendra longtemps ! Le Nord est vu comme une région noire et terne. Jouons sur ce cliché, assumons-le et embrassons un noir émancipé, un noir culturel, des architectures noires, des briques, des peintures noires... Sophie Warot-Lemaire, Conseillère Départementale Présidente de Pas-de-Calais Tourisme Identifié par Lidewij Edelkoort dès 2012, dans le cadre de sa mission pour ALL-Autour du Louvre-Lens et Pas de-Calais Tourisme, le noir devient symbole et manifeste d’un territoire, qui assume son héritage et ses valeurs. Ses valeurs émanent de l’héritage de cette terre, de son histoire, son travail, son industrie, ses particularités, sa singularité, son esthétique, sa signature. Identité commune pour tous, le noir devient spontané, chaleureux, authentique, vivant, décalé. MANIFESTE Le noir, c’est notre histoire. Le noir, c’est notre fierté. Le noir, c’est notre énergie. Le noir, c’est notre couleur. On l’appelle UPERNOIR. Ou Upernoir, Upèrnoir, Uppernoir, Upeurnoir Ce n’est pas la prononciation qui compte, c’est le sens : ALLer vers le haut, tirer le meilleur, réinventer. Spontané, chaleureux, inspirant, audacieux, sportif, gourmand, vivant, intriguant et créatif, UPERNOIR explore le noir dans tous ses états. UPERNOIR révèle nos villes et nos campagnes autour du Louvre-Lens et du Bassin minier, inscrit au patrimoine mondial par l’UNESCO, de Béthune à Valenciennes, de Douai à Arras. LA PROGRAMMATION upermiam La nourriture noire est souvent puissante, concentrée et affirmée : poivres, cafés, chocolats, truffes, caviars, radis, raisins, olives, choux ... Le noir c’est la cuisson des origines: saisir, marquer, griller, brûler, caraméliser. Le noir, une couleur alimentaire de la profondeur, de la longueur en bouche. Elle trouve son contrepoint naturel par les couleurs vives et les textures légères. Le noir, assaisonne, sublime, épice, rehausse... tout un festin ! Designers culinaires Marc Bretillot & marion chatel-chaix uperculte Derrière l’histoire audacieuse et poétique de la couleur noire se joue un autre récit, tout aussi sensible et épique. Celui des veines de charbon sur lesquelles est implanté le Louvre-Lens, celui de ce bassin minier. Le noir ! Quelle magnifique occasion d’honorer ce territoire. Marie Lavandier Directrice du Louvre-Lens uperloop Entre ascension et sieste noire sur le terril de la fosse Ledoux à Condé-sur-l'Escaut, randonnée & pique-nique sur celui de Pinchonvalles ou encore rando-biquettes à Rieulay, les terrils nous invitent à la déconnexion, à l'expérience. Et si vous préférez pédaler, alors l'échappée noire vous propose un circuit singulier entre Pecquencourt et Lens avec la promesse d'un coucher de soleil inoubliable au sommet des terrils de Loos-en-Gohelle. Catherine Bertram Directrice de la Mission Bassin minier
- La folle et inconvenante histoire des femmes
Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Un sujet désespérément toujours et encore d’actualité ! Quand trois femmes de talents s’associent pour parler...des femmes, cela donne un plaidoyer brillant, indispensable et instructif sur l’histoire des femmes depuis la nuit des temps. La vision est un peu raccourcie et manichéenne, le fil rouge avec cette confession d'une petite fille à sa grand-mère décédée est un peu simple, mais le sujet est si vaste et le développement dramaturgique de Laura Léoni, si malicieux que cette proposition théâtrale, en forme de tribune politique, extrêmement documentée est passionnante et vraiment très drôle. Laëtitia Gonzalbez, toujours aussi créative, a mis au point une mise en scène sexy et extrêmement fluide. La scénographie avec les illustrations de Sulky est magnifique et le costume génial et inventif de Diane Prost lui permet de réaliser une performance pleine d’énergie, très drôle et didactique. Nous, les hommes, n'avons plus qu'à nous tenir à carreau. Avec "La folle et inconvenante histoire des femmes", Diane Prost en déesse combative s'en donne "à cœur joie". Malicieuse et pleine de grâce, elle survole avec brio la plus que millénaire histoire des femmes et nous donne une belle leçon. Les 9 et 10 juin, à 20h
- Fausse note
« Fausse note » est vraiment une très bonne pièce de théâtre, une pièce coup de cœur, vu au théâtre de la contrescarpe Le texte de Didier Caron est magnifique. Cette intrigue presque policière au suspense incroyable a une construction narrative parfaite. Jusqu’à la dernière minute, impossible de découvrir le dénouement final et ne comptez pas sur moi, à ce sujet. L’idée de faire passer, en plus, ce message lourd de sens à travers la musique est encore plus fort et magistral, car la rudesse du sujet s’accorde parfaitement à la douceur musicale (le duo musical est d’une beauté magnifique). Quant au texte splendide, on ajoute une mise en scène très réussie et deux acteurs parfaits (Pierre Deny et pierre Azéma), cela donne un spectacle divin, un huis clos a deux personnages intenses et émouvants. Crédit photo Fabienne RAPPENEAU Fausse Note sera présente au Festival OFF D’AVIGNON DE 6 au 31 juillet 2021, à l’Espace Roseaux Teinturiers à 19h30
- Pourquoi Blanche neige ne se réveille pas?
Théâtre de la contrescarpe. Reprise Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Naincroyable mais vrai ! C'est Nainporte quoi ! Rien ne va plus au Pays des contes ! Tel est le constat que sont obligés de dresser Atésouhè, Eduquenate et Ravi, trois nains, dont un qui est géant. Si si... Arrivant sur le plateau de manière tout à fait naintempestive, ils vont constater un phénomène jusqu'alors nainpensable : Blanche-Neige ne peut plus se réveiller ! Il faut donc enquêter ! ”Pourquoi Blanche neige ne se réveille pas” est un très joli spectacle pour enfants, mis en scène par Amandine Rousseau et Emilie Letoffe, fait pour plaire également aux adultes. Il est très agréable de passer d’un conte à l’autre afin de mener l’enquête et de régler les problèmes écologiques du pays des contes. Une façon très intelligente, subtile et instructive de nous éveiller à l’écologie et l’arrivée de Sami est une très belle idée. Je ne savais pas que le plastique était un dérivé du pétrole (oups), par exemple. Cette proposition théâtrale est belle. Le rythme est soutenu et les comédiens ont une énergie folle. Le spectacle idéal pour une après-midi de vacances scolaires au théâtre de la contrescarpe. Nainpossible de manquer ça ! AU THEATRE DE LA CONTRESCARPE 5, rue Blainville 75005 Paris Durée : 1h Les samedis 19 et 26 juin à 15h30.
- La chute
Théâtre littéraire à la contrescarpe Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Jean-Baptiste Clamence se confie à un inconnu, dans un bar douteux d’Amsterdam. Il se présente comme « juge-pénitent », étrange profession consistant à s’accuser soi-même afin de pouvoir devenir juge. Depuis 10 ans, Géraud Bénech, metteur en scène et Stanislas de la Tousche, comédien explore la littérature et l’emmène au théâtre. Après le merveilleux Céline joué au théâtre de la contrescarpe et au poche Montparnasse, Cette année est l’occasion de revisiter, de façon théâtrale, ce récit écrit par l’une des figures les plus marquantes de la pensée du XXe siècle. Loin des affrontements historiques et idéologiques des années 1950 (Guerre froide, décolonisation, forte influence du marxisme dans les courants de pensée en Europe), qui lui donnaient des allures de manifestes, cette étrange confession s’inscrit à présent dans un contexte plus émouvant et proche de nos sensibilités contemporaines, davantage tournées vers l’intime et le personnel. La Chute. Un homme rompu à l’art de la parole, brillant avocat comme il se décrit... comédien comme il se prétend, va se mettre à nu dans un « jeu de la vérité » sans concessions. Un homme rompu à l’art de la parole, brillant avocat comme il se décrit... comédien comme il se prétend, va se mettre à nu dans un « jeu de la vérité » sans concession ? La mise en perspective théâtrale de ce texte s’appuie sur la stratégie d’écriture de Camus Le spectateur, tout comme le lecteur, n’est pas pris à partie directement. La parole de Jean-Baptiste Clamence, portée par le comédien Stanislas de la Tousche, est adressée à cet interlocuteur invisible qu’il tente de convertir et d’entraîner dans sa chute salvatrice. Petit à petit, sans s’en apercevoir, alors que la confession avance, on se sent tous concernés, pris à partie et presque gênés de voir à quel point le mensonge, si souvent usité, peut faire des dégâts colossaux. Qui est ce personnage qui se désigne sous le nom de Jean-Baptiste Clamence. À qui s’adresse-t-il ? La magnifique mise en scène de Géraud Bénech, à la fois intense et sobre met la place du miroir en évidence et à chaque instant, le spectateur est confronté à plusieurs informations. Jeu d'acteur, bande sonore, projections. Le tout se mêle en un jeu d'illusions et ajoute encore, une folle intensité à cette introspection. Un texte, tout en ambigüité voulue par Camus et très bien retranscrit par Stanislas de la Tousche, à la méloper très particulière. ” Ces nuits-là, ces matins plutôt car la chute se produit à l’aube, je sors, je vais, d’une démarche emportée, le long des canaux. Dans le ciel livide, les couches de plumes s’amincissent, les colombes remontent un peu. Une lueur rosée annonce, au ras des toits, un nouveau jour de ma création (...) Alors planant par la pensée sur tout ce continent qui m’est soumis sans le savoir, buvant le jour d’absinthe qui se lève, ivre enfin de mauvaises paroles, je suis heureux. Je suis heureux, vous dis-je, je vous interdis de ne pas croire que je suis heureux, je suis heureux à mourir ! ” LA CHUTE "La Chute" est le roman-testament d'Albert Camus. Un an après avoir achevé cette dernière œuvre, il reçut le prix Nobel de littérature. Auteur Albert CAMUS Adaptation Géraud BÉNECH et Stanislas de la TOUSCHE Artiste Stanislas de la TOUSCHE Metteur en scène, création sonore et vidéo Géraud BÉNECH Crédit Photo Fabienne RAPPENEAU Durée 1h10 THÉÂTRE DE LA CONTRESCARPE 5 RUE BLAINVILLE, 75005 PARIS A partir du 9 juin, les mercredis et jeudis à 19h. En savoir plus... Résumé du texte. Un ancien avocat réfugié à Amsterdam sert de guide à un Français de passage, rencontré dans un bar du port. Jour après jour, il se raconte et se dévoile, se faisant de plus en plus intime. Au cœur de sa révélation, un événement catalyseur : le suicide par noyade, sous ses yeux, d’une jeune femme, un soir alors qu’il traversait un pont parisien. Mais au-delà de sa propre expérience, il rend compte de cette complexité irréductible que nous partageons tous, des choix qui composent la trame de nos existences, de nos intentions, de nos actes ou nos immobilités, face au regard de l’autre, face aux injonctions sociales ou aux intrusions fracassantes de l’Histoire dans nos vies. L’homme se confie : il a été un avocat brillant, un séducteur, un homme du monde, vivant pour et par les autres, n’existant qu’au travers du jeu des regards. Puis soudain, à la faveur de ce suicide, la lucidité l’a saisi. Le sentiment de sa lâcheté intrinsèque, de sa vanité, se sont mis à affleurer. Toutes ses tentatives pour le refouler ont échoué. Sa carapace d’être social s’est fissurée puis brisée. C’est un écorché vivant qui se voit en transparence, à la fois sujet et objet cette « leçon d’anatomie » qu’est La Chute.
- Kean. Théâtre de l’atelier
Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Cette adaptation théâtrale de Kean d’Alexandre Dumas par Jean-Paul Sartre est un véritable bijou Cette pièce aborde le sujet de l’acteur au sens le plus large. Du cabotinage à la folie. De la place de l’acteur et de son pouvoir dans la société. De ses faiblesses, de ses failles et de son aura. Kean est bourré de référence. Shakespeare, Molière Un peu don Juan, très proche de Cyrano. Ce texte est véritablement splendide, mais la pièce puise toute sa beauté par sa géniale troupe de comédiens, Alexis Desseaux (immense Kean), Pierre Benoist, Sophie Bouilloux, Marc Schapira, Frédéric Gorny, Éve Herszfeld, Justine Thibaudat, Stéphane Titeca et la mise en scène lumineuse d’Alain Sachs. Le second acte est absolument brillant et La scène de la représentation est géniale. C’est un très grand moment de théâtre. Cette pièce, immense succès de la saison précédente est reprise au théâtre de l’atelier C’est vraiment un immanquable. A voir absolument
- Une cérémonie
Les Quichottes Belges Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Un groupe se retrouve avec l’intention de célébrer quelque chose. L’enjeu semble de taille. Pourtant ils hésitent : quelle tenue porter, comment s’accoutrer ? Quelle première parole, quel geste pour commencer ? S’ils se sont faits beaux et sont ostensiblement heureux de se retrouver, l‘ambiance trahit quelques inquiétudes, l’atmosphère est changeante. Un ptérodactyle géant, une nuée de chaises en plastique, un bar, des instruments de musique et beaucoup d’alcool. Voilà ce qu’il vous attend sur la scène du Théâtre Jean Vilar, pendant trois soirées exceptionnelles, en ce mois de mai. Cet animal existe, il apparaitra sur scène et dansera avec nous, devant vous. Car plus que jamais nous ressentons ce besoin d’inventer ce qui manque au monde, ce que le monde a oublié, ce qu’il espère atteindre et qu’il n’atteindra peut-être jamais. Le Raoul collectif Le Raoul collectif célèbre la liberté, l’art et le théâtre dans un spectacle atypique, audacieux, joyeux et politique. Un hommage aux idéalistes en quête d’absolu Une cérémonie est un périlleux désir de réappropriation du monde, par toutes celles et ceux qui continuent de rêver que tout peut changer, par toutes celles et ceux qui se battent à corps perdu contre des moulins qui sont de véritables géants. Ce spectacle, absolument réjouissant, fait de musique Jazz, performance et théâtre est complètement fou et ultra-visuel, grave et fantaisiste. Nous souhaitons rendre un tribut à tous les idéalistes épuisés de recevoir des coups et réveiller les Quichotte qui sommeillent en chacun et chacune de nous. Quelle place fait-on encore à l’art dans notre siècle ? À la folie ? À la poésie ? À la pensée ? Le Raoul collectif tel des Quichottes épaulés par des figures mythiques et ancestrales mènent l’enquête avec panache et onirisme. Ils explorent, dissèquent notre monde et nous donnent des pistes de réflexions en ces temps particulièrement troubles et sombres où la culture semble avoir été prise en otages par la bien pensée sanitaire. Une cérémonie Conception, écriture et mise en scène Le Raoul collectif (Romain David, Jérôme de Falloise, David Murgia, Benoît Piret et Jean-Baptiste Szézot) Interprétation, comédiens Romain David, Jérôme de Falloise, David Murgia, Benoît Piret, Jean-Baptiste Szézot Musiciens Philippe Orivel, Julien Courroye, Clément Demaria Crédit photo © Celine Chariot Théâtre Jean Vilar 1, place Jean-Vilar - 94400 Vitry-sur-Seine 01 55 53 10 60 Le 23, 24 et 25 MAI à 18h30 Autres dates 21 et 22 août : Liège - Colonster (plein air) 24 et 25 août : Charleroi (plein air) 16 et 17 septembre : La Bâtie-Festival de Genève 23 > 25 septembre : Marseille - Théâtre Joliette
- Le barbier de Séville
Une version pop, jeune et pleine de vie du premier volet des aventures de Figaro ! Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Figaro, enfant des rues, artiste incompris, se réfugie à Séville pour mener une vie d’artisan. Mais son ingéniosité, perdue pour les arts, va servir à sauver la jeune Rosine d’un mariage forcé avec son cousin Bartholo en mettant sur sa route un amant mystérieux... Notre Barbier se joue dans une version fantasmée des années 70 espagnoles, dont on conserve avant tout les thèmes sociaux et l’esthétisme d’un pays écartelé entre ses valeurs traditionnelles et conservatrices, et ses envies de liberté et de progressisme. Camille Delpech On est plus en 1770, mais en 1970. Almaviva n’est plus comte, mais un riche fils d’ambassadeur qui pour séduire sa belle se déguise en militaire américain et en chanteur disco. A chaque lecture, les mots de Beaumarchais suscitent chez moi la joie, l’enthousiasme et une furieuse envie de faire du théâtre. Il est toujours extrêmement agréable de découvrir une troupe de jeunes comédiens pleine de ressources. Après les premières minutes en demi-teinte. Les quatre comédiens du Mariage de Figaro, tous venus du centre d’art dramatique Jean Périmony, nous ont enchantés par leurs fraîcheurs et leur énergies. À travers leur personnage, ils jouent, chantent, se disputent, s’aiment, rusent et se trompent à une vitesse folle et avec beaucoup de modernité. Camille Delpech, à la vision très créative, a fait un travail de mise en scène remarquable Le barbier de Séville, avec ses très jolies musiques...décalées, ses jolis costumes et sa créativité est une invitation à célébrer la réouverture des théâtres. Un spectacle plein de grâce, d'humour et d'intelligence à la comédie Nation. Le Barbier de Séville Mise en scène Camille Delpech Création musicale Carla Girod et Axel Stein-Kurdzielewicz Avec Heidi Bay, Carla Girod, Drys Penthier, Emilien Raineau, Axel Stein-Kurdzielewicz Crédit photo Brice Lava Abracada'prod Crédit affiche Angélique Bonnefoy Abracada'prod samedi 29 mai - 18h30 [COMPLET] samedi 5 juin - 18h30 samedi 12 juin - 18h30 samedi 26 juin - 18h30 mardi 6 juillet - 21h samedi 10 juillet - 18h30 samedi 17 juillet - 18h30 mardi 20 juillet - 21h samedi 24 juillet - 18h30 mardi 27 juillet - 21h samedi 31 juillet - 18h30












