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1956 résultats trouvés avec une recherche vide

  • LA GIOIA. Théâtre du rond point

    Je vais faire un aveu de faiblesse. Je ne connais pas le travail de Pippo Delbono. J’ai un peu honte et en même temps le théâtre du Rond Pont sert aussi à ça. Éveillez nos connaissances, notre conscience et nous bousculer un peu. J’ai été très surpris par ce spectacle que j’ai plus envie de nommer de performance que de théâtre. J’ai eu du mal à être touché par le personnage de BOBO, car je ne l’ai pas connu sur scène mais j’aurais très sincèrement adoré. Quel hommage magistral en tout cas ! Un enterrement de première classe. Je me suis laissé porter par la voix très douce (pas toujours) et mélodieuse de Pipo Delbono et l’esthétisme qui se dégage de ce spectacle est de toute beauté. La scénographie est étonnante et les costumes splendides. Il y a vraiment des tableaux grandioses. J’ai envie de parler de joie funèbre. Une joie pour le principe et coûte que coûte. Une joie d’enfance. Une joie ingénue. LA GIOIA est une proposition et une expérience étonnante que je suis très heureux d'avoir vécu et qui me donne envie d’en savoir et d’en voir plus. Je serais très heureux de découvrir les nouvelles créations de Pipo Delbono et je vais chercher les film, les courts métrage qu’il a réalisé pour me documenter et m’instruire.

  • Lettre ouverte à... Béatrice Agenin

    Béatrice Agenin. Sociétaire à la Comédie française pendant 10 ans. Actrice, comédienne, metteuse en scène aux plusieurs films et presque 100 pièces de théâtre, votre carrière est immense et vous avez croisé la route des plus grands ou bien, devrais-je dire ? Combien ont-ils eu la chance de croiser la votre ? Ça été mon cas, un jour d’été, au détour d’une pièce de théâtre et vous m’avez subjugué. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai eu tout de suite l’envie de vous prendre dans mes bras (avec un immense respect, bien sûr). Il se dégage de vous tant de force et de fragilité. Vous avez un don très particulier. Lorsque j’ai eu la chance de vous rencontrer, je me suis tellement senti tellement écouté, respecté. Quand vous jouez sur scène, j’ai l’impression que vous ne jouez que pour moi. Mais jouez-vous, en vérité ? Car dans tout ce que j’ai vu de vous (et je peux vous assurer que j’ai vu beaucoup de films ou de pièces de ou avec vous), vous êtes le personnage totalement. Vous vous offrez à nous, en tant que spectateur, avec une générosité rare. Un des plus grands moments de ma vie fut de vous voir dans « Marie des Poules ». Un pur chef-d’œuvre. J’en ai eu les larmes aux yeux de bonheur. Vous interprétez la gouvernante de George Sand de l’âge de 11 à 60 ans. Quel que soit le moment, vous êtes totalement crédible. Votre visage et vos yeux se changent totalement. Vous êtes actuellement au Théâtre la Bruyère dans Suite Française, une pièce mise en scène par Virginie Lemoine, d’après le livre Irène Némirovsky et vous serez certainement enfin, à Paris, en début d’années avec Marie des Poules. Une pièce qu’il faudra voir absolument et qui va peut-être devenir l'événement théâtral de l’année 2020. Je tiens absolument à être présent dès la toute première représentation et peut-être que j’y reviendrais toutes les semaines. Vous n’y êtes pour rien, bien sûr, mais vous faites partie de mes plus belles rencontres. Votre intelligence, votre élégance, votre humour et votre force de caractère sont une référence pour moi et vous me donnez l’envie d’apprendre à nouveau le théâtre (comme, lorsque j’avais 15 ans, au conservatoire de Toulon). Évidemment, je ne vous connais pas dans l’intimité mais je suis certain que votre cœur est immense. Merci Béatrice Agenin de m’avoir offert ce moment de partage merveilleux. Merci pour cette leçon de théâtre. Merci pour ce cadeau immense.

  • Villa dolorosa. Théâtre 13

    Je viens d’assister à la représentation de "Villa Dolorosa" très librement inspirée de « 3 sœurs » de Tchékhov. C’est une proposition sympathique. « Les grandes Marées » est, de toute évidence, une jeune compagnie intéressante, inventive. Un vivier de futurs talents. Concernant cette adaptation. Il y a beaucoup d’idées qui me plaisent énormément. L’explication du nom de ces sœurs. Les trois tableaux « anniversaires » ou inéluctablement rien ne bouge. J’aime beaucoup le personnage d’Olga et de Janine et j’ai un beau coup de cœur pour Grégoire Lagrange qui illumine le plateau. Concernant le texte, à proprement parler, j’ai trouvé que, par moments, il y avait de très bonnes répliques mais le tout reste un peu frais, à mes yeux, et les répétitions sont bien trop nombreuses. Je dirais que c’est une pièce encore un peu en chantier. Les comédiens ne sont pas tous égaux dans leur qualité de jeu. Le texte manque un peu de profondeur et même si l’on parle d’une adaptation libre de « 3 sœurs ». La pièce d’origine est fantastique et bien plus cynique. On part d’un immense texte et on arrive à quelque chose de sympathique. C’est un peu dommage tout de même. Je ne comprends pas pourquoi Tchékhov est autant adapté, modernisé. Je n’ai absolument rien contre les adaptations théâtrales, car c’est une des définitions de l’art vivant, mais pendant toute la pièce, je me suis dit. Quand est-ce que je vais pouvoir revoir les « 3 sœurs » de Tchékhov ? Cela me ferait un bien fou. Ce n’est quand même pas un auteur de seconde zone. Ce que je retiendrais avant tout. C’est la générosité de ces jeunes comédiens. La fraîcheur qui se dégage de ce plateau et de très beaux moments (la fin, notamment). Après ce n’est pas la proposition idéale de l’année. Une jolie pièce dans un univers créatif époustouflant. Un peu trop, peut-être pour Villa Dolorosa

  • N’écoutez pas Mesdames. Théâtre de la Michodière

    Le nouveau spectacle de Nicolas Briançon nous en met plein la vue. Un décor superbe. Des costumes splendides, un très beau texte de Sacha Guitry de belles performances de Carole Richer, d’Éric Laugerias, de Laurent Spielvogel et surtout Nicole Croisille, pour qui, j’ai une affection toute particulière. Pour parler le plus sincèrement du monde, j’ai largement préféré le Canard à l’Orange que j’avais trouvé fabuleux mais, Nicolas Briançon qui assume son côté « Au théâtre, ce soir » de mon enfance nous offre une très jolie pièce. Concernant Michel Sardou. Aimer ou pas son jeu passe finalement au second plan car, grâce à son nom et sa notoriété, le théâtre se remplit et un beau projet est né. C’est déjà très bien, non ? « N'écoutez pas Mesdames » n’est peut-être pas la pièce la plus créative de la saison mais la proposition est flamboyante.

  • Histoire de théâtre...Le Théâtre des Champs-Elysées

    J’ai fait une rencontre formidable avec Ophélie Lachaux qui fait parti du service "relation au public" du Théâtre des Champs Elysées. Ophélie m'a fait visiter tout le théâtre de fond en comble et m'a raconté son histoire ahurissante et rocambolesque. L'histoire de ce théâtre est déjà un parcours artistique, presque romanesque. Ne serais ce que le classement ART DÉCO, dix ans avant l’avènement de l'art décor ou bien la création du Sacre du Printemps de Stravinski et Nijinsky qui a failli mener à sa perte ce lieu de divertissement total avec trois théâtres, deux restaurants, un foyer magistral et une adresse unique et prestigieuse. l'interview qu'Ophélie Lachaux m'a accordé est unique et passionnante. Je suis FOU d'Ophélie et du Théâtre des Champs Elysées

  • ANNA KARÉNINE. THÉÂTRE DE LA CONTRESCARPE

    Après avoir vu trois créations de Laëtitia Gonzalbes, je peux dire que je suis Fou de Laëtitia. Cette jeune metteuse en scène à un talent incroyable. Elle s’empare d’un sujet, d’un auteur ou d’une œuvre et avec une intelligence folle, sort de son chapeau magique ou tout simplement de son esprit, un objet créatif à part entière. C’est à se demander si on ne tient pas une de nos plus brillantes metteuses en scène du XXIème. J’ai un rêve fou. J’aimerais vraiment voir sur scène, une création totale de Laëtitia Gonzalbes. Depuis l’écriture, jusqu'à la mise en scène. Concernant Anna Karénine. Le roman de Toilstoï est si puissant et les adaptations cinématographiques et théâtrales si nombreuses que Laëtitia Gonzalbes a décidé d’en faire une adaptation très libre et moderne en s´inspirant (un peu) de deux romans de Maupassant et de poèmes magnifiques de Jean Fournée. On retrouve dans la pièce l’esprit de Tolstoï mais par une idée lumineuse que je ne dévoilerai pas, on passe progressivement vers un univers bien plus moderne. On se sent parfois au XIXème puis au XXIème Siècles. Les costumes de Claire Avias sont magnifiques et nous aident beaucoup dans les transitions temporelles. Les ballets sont splendides et la lumière, fantastiques. Il y a une véritable magie dans ce spectacle sur Anna Karenine, notre Madame Bovary venue de Russie. C’est bon, romantique, sulfureux et totalement dramatique. J’ai un coup de cœur tout particulier pour Lisa Laffont qui m’a époustouflé par son talent, ce soir. Son rôle est magnifique mais elle fait une prouesse. Elle joue sur tous les registres et explose la scène par son talent. De tout ce que j’ai vu de Laëtitia Gonzalbes. Anna Karenine n’est pas ma pièce préférée (Je ne suis pas Erik Satie... est un pur chef-d'oeuvre, à mes yeux) mais l’œuvre d’origine est si belle, si riche et si longue qu'il fallait certainement faire des choix et son adaptation est brillante. De toute façon, pour son intelligence, sa créativité, cette pièce est à voir absolument. Sans réfléchir 🤔 Crédit photo : Fabienne Rappeneau

  • 🅵🅵🅵🅵CÉLINE, Derniers entretiens. Théâtre de poche Montparnasse

    Céline. Un personnage sombre et complexe, un auteur adulé et décrié à la fois. Il ne reste de Céline que quelques romans dont le plus célèbre “Voyage au bout de la nuit”. Cette pièce sur Céline est époustouflante. La Sobriété qui règne sur le plateau est magnifique. La place entière est laissée au jeu de Stanislas de la Tousche qui est la réincarnation troublante de Céline. Du rythme verbal jusqu’au bout de ces doigts, tout est vrai et faux à la fois. Même les images d’archives ne sont pas réelles. Le travail de documentation et les partis pris artistiques de Géraud Bénech (metteur en scène) sont incroyables. Sans aucun jugement ni bienveillance, Stanislas de la Tousche nous livre un « Céline » désabusé, en fin de vie qui parle brillamment avec humour, dérision et aigreur. En voyant ce seul en scène, J’ai eu la sensation de prendre un cours magistral de théâtre et un peu de littérature même si ça vision. Pardon, sa mauvaise fois en est dramatique est très pessimiste. On sent un respect total pour ce personnage brillant et on ressort bousculé par tant d’horreurs dites si simplement. Cette pièce donne envie d’en savoir plus sur Céline. Doit-on le renier définitivement pour ces opinions sur les juifs, les femmes ou les Asiatiques ou reconnaître juste son talent ? C’est un vaste sujet. Cette pièce formidable a le mérite du droit de mémoire. Que l’on aime ou pas cet homme, on ne peut s’empêcher de reconnaître son génie et son aura. Son verbe très particulier et son talent d’auteur qui parle si bien d’émotion. Il faut voir absolument cette pièce unique. Le duo comédien - metteur en scène est à son plus haut niveau. Quel courage d’aborder Céline de cette façon-là.

  • PÈRE OU FILS. THÉÂTRE DE LA RENAISSANCE

    J’ai passé une soirée fantastique avec la nouvelle pièce de Clément Michel « Père ou Fils », le génial auteur du « Carton » (un vrai bijou) mise en scène par deux valeurs sûres, Arthur Jugnot et David Roussel. Autant vous le dire tout de suite, je ne vous raconterai pas l’histoire et ce serait un vrai sacrilège car, pour moi, la surprise fut immense et j’aimerai énormément que vous ayez la même sensation. Quand le rideau du magnifique Théâtre de la Renaissance s’ouvre, on voit tout de suite un très beau décor. La pièce commence gentiment, mais on sent très vite la patte un peu folle et magique d’Arthur Jugnot (notamment dans le très joli jeu de lumière lors de la séance de peinture) puis, tout à coup, une idée géniale surgit et chamboule tout. Tous les codes sont là pour faire de cette pièce de boulevard jouée sur les Grands Boulevards, un pur moment de bonheur. Les quiproquos, les incompréhensions et les portes qui claquent. On oublie trop souvent, comment il est difficile de jouer une pièce de ce type. Arthur Jugnot a un charme fou, mais ce soir je suis subjugué par Patrick Braoudé. Je n’aurais jamais pensé qu’il puisse être aussi drôle. C’est une révélation totale pour moi. Je suis fou, également, de Catherine Hosmalin qui explose tout sur scène et s’éclate totalement et Julien Personnaz est vraiment bon. Quelle belle soirée ! J’ai trouvé, grâce à Guillaume ANDREU, ma pièce de boulevard favorite de cette rentrée. On n’apprend pas grand-chose sur la philosophie de la vie, mais l’on y rit très sincèrement. C’est tellement bon de rire franchement au théâtre et ce n’est pas si souvent. Le public, ce soir, était complètement survolté et moi aussi. J’ai même rencontré des gens qui venaient pour la deuxième fois. Je suis fier d’aimer passionnément le théâtre du rond-point, de L’Odéon, la Comédie Française (qui n’a jamais aussi bien porté bien son nom qu’avec « la puce à l'oreille ») et Père ou Fils au Théâtre de la Renaissance. C’est ça ma folie pour le théâtre. Aimer tous les styles de théâtre quand ils sont réussis et généreux. Pour rire, vraiment. Pour passer une soirée idéale en famille ou entre amis. Foncez au théâtre de la renaissance. Une superbe soirée vous y attend.

  • LE THÉÂTRE 14. Parcours spectateurs

    Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’une initiative passionnante. Le Théâtre 14 a changé de direction. A cette occasion, la Ville de Paris a entrepris une phase de travaux de rénovation importante sur une période de plus de 9 mois : bureaux, gradin, hall et bar, loges et régie. Pendant cette période de rénovation, le Théâtre 14 et sa nouvelle direction composée des géniaux Mathieu Touzé et Édouard Chapot, propose UN PARCOURS SPECTATEUR jusqu’à la réouverture le 20 janvier 2020 avec la lecture du Début de l’A de Pascal Rambert par Marina Hands et Pascal Rambert. CE PARCOURS SPECTATEUR consiste à découvrir le nouvel esprit du théâtre 14 avec une programmation « hors mur » dans les mêmes conditions que celles habituelles du Théâtre 14 pour découvrir des spectacles dans d’autres salles « partenaires » parisiennes et du Grand Paris. Parmi les enjeux importants pour la nouvelle direction, la pédagogie en permettant un échange avec le public autour des nombreuses possibilités de découvertes culturelles que permet la Ville de Paris et placer le Théâtre 14 comme une porte d’entrée des publics vers le Théâtre. Les spectacles proposés ont été précisément sélectionnés par Mathieu Touzé et Edouard Chapot afin de nourrir et présenter leur projet pour le Théâtre 14 : la rencontre entre jeunes équipes émergentes et artistes plus confirmés et un programme ambitieux d’Université Populaire du Théâtre ouverte aux professionnels comme aux amateurs. « Le choix des spectacles répond à notre volonté de présenter de nouvelles esthétiques et des artistes – metteurs en scène, compagnies, comédiens ou auteurs – que le Théâtre 14 sera susceptible de présenter et défendre, tout en veillant à montrer la richesse artistique du territoire ». PARCOURS SPECTATEUR / LES 11 LIEUX PARTENAIRES Théâtre de la Ville : Jungle Book de Bob Wilson- samedi 12 octobre 2019, 19h30 Monfort : Oh Boy ! d’Olivier Letellier - samedi 19 octobre, 19h30 Willy Wolf de la Compagnie de la Contrebande - jeudi 19 décembre, 20h30 Cent-Quatre : Le Présent qui déborde, de Christiane Jatahy - samedi 9 novembre, 20h Théâtre du Rond-Point : Le Cri de la pomme de terre du Connecticut, de Jean-Michel Ribes - mercredi 23 octobre, 21h Théâtre 13 : Villa Dolorosa de Pierre Cuq - mercredi 9 octobre, 20h Plateaux Sauvages : Les Animaux sont partout de Benjamin Abitan - mardi 19 novembre, 20h Théâtre de la Cité Internationale : Chiquenaudes et Romance en stuc de Daniel Larrieu – le vendredi 15 novembre, 21h Petit Montparnasse : L’un de nous deux, de Jean-Claude Idée- mardi 5 novembre, 19h Théâtre 71, Malakoff : Nous, dans le désordre, d’Estelle Savasta – jeudi 21 novembre, 19h30 Théâtre de Vanves, Vanves : Projet Newman, d’Amine Adjina et Emilie Prévosteau – mercredi 16 octobre, 20h30 Théâtre du Montansier, Versailles : Le Malade imaginaire, de Molière par la Comédie-Française – mercredi 26 septembre, 20h30 RÉSERVATIONS : Par téléphone : 01.45.45.49.77 – de 10h à 13h/ 14h à 18h, du lundi au vendredi Par mail : contact@theatre14.fr www.theatre14.fr. J’ai eu la chance d’assister à quelques représentations depuis septembre et je vais voir de nouveaux spectacles courant novembre et décembre et je dois reconnaître que les choix de Mathieu Touzé et Édouard Chapot sont passionnants et très éclectiques. Pour exemple, Le cri de la pomme de terre du Connecticut est un pur bijou et Villa Dolorosa est proposé par une jeune compagnie à suivre absolument. J’ai vraiment hâte de découvrir la nouvelle programmation du théâtre 14 et de vous la faire partager. https://www.foudetheatre.com/post/villa-dolorosa-theatre-13 https://www.foudetheatre.com/post/le-cri-de-la-pomme-de-terre-du-connecticut-theatre-du-rond-point

  • En ce temps-là, l’amour. Théâtre des Mathurins

    Je suis très ennuyé cette fois-ci. Ça m’arrive de temps en temps. Parfois je n’aime pas du tout ou j’adore et c’est très simple. D'autres fois, j’aime bien mais je n’adhère pas complètement et ça devient très compliqué. Que faire ? Ne rien dire ou juste faire mon devoir et ce que vous attendez tous de moi, vous transmettre tout simplement mon avis. Je vais commencer par énumérer tout ce que j’ai aimé ce soir. Le texte de cette pièce est magnifique. Bravo à Gilles Segal d’avoir écrit ce bijou. La scénographie de Niels Zachariasen et les lumières de Denis Koransky sont très belles. L’atmosphère qui se dégage de la scène est vraiment réussie, par contre j’ai un peu de mal avec l’interprétation de David Brécourt. J’ai l’impression que cette année est l’année des seuls en scène qui sont avant tout de vraies pièces de théâtre, à part entière. Je ne compte plus depuis septembre les moments délicieux que j’ai passé face à ces comédiens jouant plusieurs personnages brillamment. Cependant, il ne faut pas oublier que c’est un exercice particulièrement délicat et difficile. Je n’ai aucun problème en particulier avec David Brécourt qui a beaucoup de charme et joue avec générosité et sincérité, mais je trouve qu’il n’y a pas assez de nuances et trop d’énergie. La fougue, c’est bien quand il interprète l’enfant ou le clown (très beau moment). Tout le temps. C’est trop, à mon gout. Est-ce, ce soir ? Est-ce moi ? Un problème de direction d’acteurs ? je ne sais pas mais il y a quelque chose qui cloche et qui m’a empêché de rentrer véritablement dans l’histoire. Plusieurs fois, mon esprit voulait s’échapper et ce n’est que lorsque j’ai décidé d’écouter le texte que j’ai vraiment profité du spectacle. Il n’y a pas à dire. C’est un beau spectacle. Difficile mais étonnant et bouleversant. Tout est fait pour que ça soit génial mais j’ai ripé. Trop de tic de comédien, de raccourci émotionnel et quand on ne rentre pas. Il n’y a rien à faire…On sent la musique arriver. Les effets de lumières, la fumée... Au cinéma, je commence à « sentir la caméra », les filtres images ou même les techniciens, parfois. Au théâtre je me mets à regarder le décor et tous les moindres détails. Une bouteille qui entrechoque un verre, le verbe qui dérape... Je suis si triste ce soir d’écrire tout ça. Vraiment très triste, car j’aurais vraiment voulu aimer follement mais j’ai apprécié, sans plus.

  • CAUSER AMOUR. THÉÂTRE DES BOUFFES DU NORD

    J’avais beaucoup aimé Ma langue maternelle... J’ai adoré Causer amour. Un spectacle de Yannick Jaulin est avant tout un voyage d’une immense tendresse à travers les mots et quels mots ! Sa langue maternelle est judicieusement saupoudrée dans un texte parfaitement construit. Cet artiste, ce troubadour conteur, danseur, chanteur, a un charme fou et une élégance rare. Son spectacle est totalement inclassable, aussi bien par le style que par la trame. Mais y a-t-il une trame finalement ? Je le pense mais uniquement dans la tête de Yannick Jaulin. Je n’ai pas tout compris, mais ça cause amour. Amour d’enfance, amour de conte, amour de la vie. Un peu d´intimité, un peu de philosophie et beaucoup de poésie. Le tout est merveilleusement associé à une musique aussi folle que les mots. Je suis tombé fou d’amour pour ces deux musiciens Maurgane Houdemont et Joachim Florent. Leur musique est magique, baroque, expérimentale. J’ai rarement entendu un son de contrebasse aussi beau. Le tout s’accorde merveilleusement et nous entraîne dans un monde parallèle hors de l’espace et du temps. Ce spectacle est tout simplement un moment de grâce. A VOIR ABSOLUMENT au théâtre des Bouffes du Nord et en tournée. Crédit photo : RENAUD VEUZIN

  • Magic Box. Théâtre du Spendid

    Magic Box n’est pas un spectacle de magie habituel… C’est un show mêlant humour, magie et mentalisme. JeanLuc Bertrand met le feu au THÉÂTRE du Splendid au sens réel comme au figuré. L’énergie est là, on est parfois bluffé et l’on rit beaucoup. Ce spectacle interactif plaît au public, c’est évident et JeanLuc Bertrand a beaucoup de fan. Pour ma part, j’ai passé un bon moment et j’ai adoré les idées de mise en scène d’Arthur Jugnot, l’énergie qui se dégage du spectacle et l’humour génial du gorille. Magic Box est un très bon spectacle familial. Vraiment sympa !

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