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- Demain, la revanche
Ahhhh la vache ! Gaspard Proust, le chroniqueur-humoriste avec sa voix monocorde et son humour noir et cynique que l’on a souvent comparé à Pierres Desproges, s'est installé sur la planète du rire français comme un boulet de canon. Aujourd’hui celui que l’on adore… détester, débarque au théâtre Antoine, dans une pièce qui lui va comme un gant. Sébastien Thiery qui adore jouer avec les accros familiaux depuis sa première pièce en 2005, a créé un style bien à lui : des spectacles qui commencent très souvent de façon complètement absurde et qui sont remplis d’un humour cynique, méchant et pas toujours drôle… quoi que ! C’est deux là, était absolument fait pour se rencontrer. Ils se sont associés au metteur en scène Ladislas Chollat pour créer une pièce, à la fois, choc et drôlissime. Une pièce qui nous ressemble tellement ! Ces petits microcosmes familiaux où l'on est vâche, où l'on se déchire, où l'on se déteste… mais où l'on s’aime tant ! Matthieu, un homme d’une quarantaine d’années, débarque chez ses parents à quatre heures du matin. Il est trempé de la tête aux pieds et porte un sac à dos, trempé lui-aussi. Il raconte n’importe quoi et insulte son père. Est-il devenu fou ? Souffre-t-il d’une amnésie totale ? fait-il une blague de mauvais gout ? La mère, folle amoureuse de son fils et le père complètement dépassé vont tenter de mener l’enquête et nous allons être embarqués dans une aventure sacrément décoiffante ! Sur scène, la merveilleuse Brigitte Catillon en mère complaisante et Jean-Luc Moreau complètement décontenancé, fou furieux et d’une mauvaise foi évidente, partagent la scène avec Gaspard Proust, aux petits oignons, dans ce personnage cabossé, suicidaire et pervers. Pendant une heure trente, cette pièce "coup de poing" qui n’épargne personne, qui nous ressemble tant, navigue entre goût amer et humour grinçant. Si grinçant que ça en devient choquant... et jouissif. Avec cette comédie noire, aussi drôle que cynique, ce drame familial, cette pièce loufoque, rien ne sera épargné à personne. Ni à cet homme-enfant désespéré, ni à ce vieux couple usé, ni cette famille qui va exploser en plein vol. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Demain La revanche Une pièce de Sébastien Thiery Mise en scène Ladislas Chollat Avec Gaspard Proust, Jean-Luc Moreau, Brigitte Catillon Crédit Fabienne Rappeneau Théâtre Antoine Jusqu’au 31 décembre 2022 Du mardi samedi à 21h • Matinée samedi 18H • dimanche 16H • Durée 1H30
- Dance N’Speak Easy
Faire de la danse une comédie ! La Prohibition, une période noire aux États Unis qui a tout de même fait émerger les speakeasy, ses bars clandestins bercés de swing et de Jazz. Wanted Posse, le collectif français de danse hip-hop fondé au début des années 90, a obtenu tous les prix et, notamment, celui de champion du monde en 2001. Ils ont créé des chorégraphies pour des chanteurs internationaux comme Madonna, Robbie Williams, Akhenaton, Kery James... et se produisent dans des spectacles comme Le Roi Soleil, Les 10 Commandements, Roméo et Juliette… et le film Le Défi. Pour fêter dignement leur 30 ans, ils ont choisit de s'installer pour un mois, au Théâtre Libre, à Paris et ce, jusqu'au jusqu’au 15 janvier 2023. Nous sommes en pleine prohibition dans un bar clandestin à New York. Cinq mafieux au son de Miles Davis ou encore James Brown, accrochés à leur bouteille, se disputent les charmes de la pin-up Jessie, danseuse, chanteuse glamourissime. Danse, chant et comédie burlesque Célèbre pour son inventivité scénique et sa technicité, le collectif qui décloisonne les codes du hip-hop en valorisant la personnalité et les particularités de chaque danseur, propose un spectacle survitaminé chorégraphié par l'excellant Njagui Hagbé et mis en scène par le génial Philippe Lafeuille (le metteur en scène du triomphal « Tutu »). Ça swingue, ça saute, ça vole, ça tourne... Avec une énergie folle et toujours beaucoup de légèreté, de fluidité, dans leurs costumes des années 30, les 4 danseurs et la danseuse-chanteuse, le tout accompagnés de musiques ultra rythmées et bien trouvées, côtoient différents styles de danse en passant du Hip-Hop au Break, et même au Charleston. Ils sont si forts que, par moment, on a même l'impression qu'ils font de la musique avec leur corps. Dance N'Speak Easy est un show endiablé merveilleusement interprété ! Une performance impressionnante. Des chorégraphies à couper le souffle. Pendant 1 heure, les murs du théâtre tremblent, les pieds tapent, les doigts claquent et c'est d'un pas chaloupé et avec une folle envie de danser, que l'on ressort joyeux et émerveillé de la salle. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 DANCE N’SPEAK EASY WANTED POSSE Chorégraphie Njagui HAGBE mise en scène Philippe LAFEUILLE Avec Ibrahim NJOYA, Martin THAÏ, Mamé DIARRA, Arthur GRANDJEAN, Marcel NDJENG, Jessie PEROT lumières, scénographie Dominique MABILEAU Costumes Noémie NAFTAWAY THEATRE LIBRE Du 14 décembre 2022 au 15 janvier 2023 Du mercredi au samedi à 19h et le dimanche à 18h • DURÉE 1h Tournée 19/09/2022 Salle Horizon Pyrénées - Muret (31) 24/09/2022 La Comète - Hésingue (68) 22/10/2022 Théâtre d'Orléans - Orléans (45) 18/11/2022 Théâtre municipal de Castres - Castres (81) 25/11/2022 Espace Charles Vanel - Lagny sur Marne (77) 27/11/2022 L'Ombriere - Uzes (30) 03/12/2022 Théâtre Donald Cardwell - Draveil (91) 17/12/2022 Espace La Maillette - Locminé (56) 17 et 18/02/2023 Materia Prima - Krakow, Pologne Provins (77) 17/03/2023 Centre culturel Saint Ayoul - Luçon (85) 24/03/2023 Théâtre Millandy - Fontainebleau (77) 07/04/2023 Théâtre municipal - Fontainebleau (77) 14/04/2023 L'Orangerie - Roissy en France (95)
- Les nuits enceintes
« Le monde porte en lui le rêve d’une chose, le rêve d’une chose dont il lui suffirait de prendre conscience pour la posséder réellement ». Jean-Christophe Bailly (citant Karl Marx) Les pouvoirs de l’être humain nous amèneront-ils à notre perte ? Depuis plusieurs années, la compagnie de nuit comme de jour se pose, notamment, cette question dans ses spectacles, ses formes hybrides, ses rêveries théâtrales. Les nuits enceintes, avec son côté « plus classique » ne déroge pas à la règle. Pourquoi les nuits enceintes ? Comme le fait sous-entendre ce proverbe turc « La nuit est enceinte, mais nul ne connaît le jour qui naîtra », ce n’est qu’à l’aube que l’on pourra prendre soudain conscience de ce qui se tramait. « Aujourd’hui, nous sommes dans le ventre de la nuit : nous savons que différents effondrements (Crise migratoire, catastrophe écologique, inflation, montée des extrêmes, pandémies...) nous menacent, mais pour l’instant, l’aube dévastée ne s’est pas encore levée... » La nuit s’agite. La nuit tombe enceinte. Nul ne sait de quoi sera fait le jour qui naîtra… Ce spectacle en trois actes, en trois nuits…enceintes qui se succèdent commence avec le retour de Sam, une femmes metteuse en scène aux milles vies, dans la grande maison familiale délabrée. Elle est flanquée de David qu’elle a épousé plusieurs années plus tôt, sans que ces deux-là ne forment jamais un vrai couple et Lou, une jeune fille qui rêve de devenir actrice. Elle y retrouve Mélisande, sa sœur qui n’a jamais bougé de là et Pierre, son ancien compagnon devenu son domestique. Impossible de dire laquelle est la cadette : chacune étant la minuscule de l’autre et incarnant, à tours de rôle, la figure de la protectrice, de celle qui ouvre le chemin. L’immense domaine autour de la maison s’est transformé. Un canal a été aménagé. Les marais se sont asséchés. Les terres ont été vendues et une autoroute suspendue à commencer se construire avec l’objectif de créer une immense cité pavillonnaire, le Mesnil. Mais la bulle financière a éclaté, les travaux se sont arrêtés et l’autoroute a été interrompu à mi-parcours. pendant ce temps, un groupuscule altermondialiste a envahi l’espace. Ils y ont construit des cabanes, planté des légumes, et tenter d’y inventer un nouveau monde. Indifférentes à tout ce qui s’affrontent autour d’elle, les deux sœurs vivent la nuit, dorment le jour et refusent d’appartenir à l’Histoire... Le meilleur des mondes… ou pas. L’auteur et metteur en scène suisse Guillaume Béguin a peur, Il est en colère. Il partage avec nous son pessimisme, ses inquiétudes avec cet opéra dystopique, ce poème futuriste et dramatique. En s’inspirant de La Cerisaie de Tchékhov, mais aussi de Maurice Maeterlinck et de son œuvre réaliste, symbolique et mystique, à travers les personnages de Sam et Mélisande, il questionne notre relation à l’héritage, notre faculté à la résilience et la possibilité de transformer notre relation à la Terre. C’est aussi une pièce pour réapprendre à s’inscrire dans le monde, pour contribuer à retisser le lien, pour redevenir terrien. Pour parvenir à atteindre son but, en partant d’une situation réaliste, Guillaume Béguin nous entraîne dans un monde onirique « Comme souvent dans mes spectacles, j’ai essayé de construire un univers soigné, tant sur le plan musical que scénographique, de créer une atmosphère par laquelle se laisser emporter et des paradoxes qui n’ont pas vocation à être résolus, comme dans des rêves ». Et sa passe ou ça casse !… Avec ce spectacle magnifiquement écrit mais qui semble débordé de références, de raccourcis et même de manichéisme... si la scénographie de Sylvie Kleiber est magnifique ainsi que les lumières en demi-teintes de Luc Gendroz, si les comédiens nous enchantent, si l'on peut comprendre la morosité et le désespoir dans lesquels nous étions au moment de l'écriture de ce spectacle... on finit par se perdre, s’enliser dans cette noirceur profonde et verbeuse. Avis de Foudart 🅵 Les Nuits enceintes texte et mise en scène Guillaume Béguin avec Lou Chrétien-Février, Julie Cloux, Romain Daroles, Claire Deutsch,Maxime Gorbatschevsky, Pierre Maillet scénographie Sylvie Kleiber lumières Luc Gendroz Crédit photos © Julie Masson THÉÂTRE OUVERT DU 6 AU 16 DÉCEMBRE 2022 Lun, mar, mer 19h30 | Jeu, ven 20h30 | Sam 10 décembre 18h | Durée 2h
- Théâtre du Châtelet : 42nd Street
Quel spectacle ! Des cuivres qui swinguent, des pieds qui tapent et des voix qui claquent… Voilà le cocktail détonnant et effervescent qui nous attend au théâtre du Châtelet. Histoire de conjurer le sort et les vicissitudes épidémiques Le chorégraphe-metteur en scène Stephen Mear et le chef d’orchestre Gareth Valentine, les deux créateurs du merveilleux Singin’ in the Rain en 2015 reprennent, au Châtelet, leur sublime spectacle, hommage au "musical" des années 30, 42nd Street, dans sa version de 2016… est le résultat est époustouflant ! 42nd street c’est le New York des années 30. Les gens veulent s’amuser à nouveau dans L’Amérique d'après la Grande Dépression. Julian Marsh, un célèbre metteur en scène du passé tente de monter la comédie musicale Pretty Lady, mais on lui impose la grande Dorothy Brock qui ne sait pas danser. Le jour de l'audition, Peggy Sawyer, une jeune artiste rêveuse et les yeux pleins d'étoiles débarque de sa petite ville natale... Claquettes, swing, comédie Dès le lever du rideau… iconique ! Nous allons découvrir des dizaines de pieds dansants, tapotants, effervescents... et jusqu’à la dernière seconde, deux heures plus tard, nous aurons vu plus 200 paires de chaussures, 300 costumes, des paillettes, des strass... en 16 tableaux différents d’une très grande fluidité. Avec sa troupe volontairement - et relativement - resserrée, Stephen Mear a su rendre plus humain et attachant cette comédie musicale démesurée. Il y a tant d’extravagance sur scène, de danseurs(ses), chanteurs(ses), comédiens(nes) - plus de 45 que la grande scène du Châtelet paraîtrait presque, toute petite. Ici, la danse reigne en maître, mais la comédie n’est pas en reste Dans ce backstage musical, aux décors des années 30, le spectacle dans le spectacle qui nous enchante toujours, la troupe anglophone est éblouissante de professionnalisme et de synchronisation. Tout est en place, des chorégraphies à la musique, des harmonies aux mouvements. C'est même bluffant de voir à quel point les pas sont si précis et si coordonnés. « Tu entres en scène comme apprentie, tu dois en ressortir en star ! » Julian Marsh à Peggy Sawyer Dans une musique Jazzy et entraînante jouée en live par plus de 20 musiciens. Ce spectacle nous réserve du suspense, du comique, de la grâce et de la danse... beaucoup de danse ! Les claquettes sont si tonitruantes qu'elles en deviennent un instrument à part entière. Un jeu d’acteurs bluffant Avec en tête, la pétillante Emily Langham en Peggy Sawyer et sa maitrise du souffle incroyable, Jack North en Billy Lawlor, Avec sa souplesse et sa légèreté déconcertante, Rachel Stanley en Dorothy Brock et sa voix veloutée, Cedric Neal et Annette McLaughlin qui nous font rire aux éclats et Alex Hanson, en véritable crooner qui nous offre une scène finale de toute beauté, ainsi que Jess Buckby, une prestation sans faille. 42nd street est assurément, un immense spectacle une réussite géniale, éblouissante et légendaaaire ! Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 42ND STREET Une comédie musicale d’Harry Warren, Al Dubin, Michael Stewart et Mark Bramble Mise en scène & chorégraphie Stephen Mear Direction musicale Gareth Valentine Décors & costumes Peter McKintosh Production Théâtre du Châtelet Avec dans les rôles titres Alex Hanson, Rachel Stanley, Emily Langham, Jack North, Annette McLaughlin, Cedric Neal et son ensemble de plus de quarante danseur et danseuse Crédits photo Thomas Amouroux Théâtre du Châtelet Un spectacle créé au Châtelet lors de la saison 2016-2017 Du 7 décembre 2022 au 15 janvier 2023 Du mardi au dimanche à 20h • les samedis et dimanches à 15h • En anglais surtitré en français • Durée 2h45 avec entracte
- Dabadie ou les choses de nos vies
La vie, l’amour et les mots Holidays, lettre à France, ma préférence à moi, partir… Qui n’a pas été ému par une chanson de Dabadie ? Qui n’a pas été emporté par les films d’Yves Robert ou Claude Sautet…. Écrit par Dabadie ? Cet homme à la fois écrivain, scénariste, parolier… qui savait si bien capter l’intime, retranscrire les choses de l’époque et jouer avec les maux de l'âme, a tant compté dans nos vies. Au centre de la scène, un écran tourne, vibre, prend le rôle d'un paravent ou d'une cloison Accompagnés, épaulés sur scène par le musicien Mathieu Geghre, deux chanteuses Clarika et Maissiat et un comédien-metteur en scène Emmanuel Noblet, rendent plus qu’un hommage à l'immense Jean-loup Dabadie. Après avoir passé un temps fou à écouter et regarder l’œuvre de l'auteur-poète, ils ont tout uni, assemblé et mêlé pour construire un voyage tendre et émouvant, chaleureux et bouleversant, musical et intemporel au pays des mots et de la vie. « Ça a été un travail de couture comme j’adore les faire quand j’adapte des romans à la scène » Emmanuel Noblet Avec ce spectacle magnifique, ce poème drôle et enivrant qui réenchante la scène, sans jamais céder à la nostalgie ou à l’émotion à outrance, les chanteuses font de la comédie, le comédien ose le chant et le musicien trouve sa voix. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 DABADIE OU LES CHOSES DE NOS VIES D’après l’Oeuvre de Jean-Loup Dabadie Une création originale de et avec Clarika, Maissiat, Emmanuel Noblet et Mathieu Geghre Mise en scène Emmanuel Noblet Copyright Pascal Gély THÉÂTRE DE L’ATELIER Du 6 au 31 décembre 2022 Du mardi au samedi à 19h • Le dimanche à 15h • Durée 1h20 TOURNÉE JANVIER 2023 05/01 ESPACE CARPEAUX - COURBEVOIE (92) 07/01 LE NOUVEAU RELAX - CHAUMONT (52) 20/01 L’ASPHODÈLE - QUESTEMBERT (56) 21/01 CENTRE CULTUREL LE SÉMAPHORE - TREBEURDEN (22) 31/01 FESTIVAL POLY’SONS - THÉÂTRE DES PÉNITENTS - MONTBRISON (42) FÉVRIER 2023 23/02 CENTRE CULTUREL - VILLENAVE-D’ORNON (33) 25/02 L’ESCALE - VEAUCHE (42) MARS 2023 29/03 FESTIVAL LES ÉMANCIPÉES - VANNES (56) AVRIL 2023 05/04 CENTRE CULTUREL DE LA LOGE - BEAUPREAU-EN-MAUGES (49) 07/04 CENTRE CULTUREL FRANÇOIS MITTERRAND - TERGNIER (02)
- J’aurais mieux fait d’utiliser une hache
« un spectacle qui parle de la jubilation à se raconter, à soi ou aux autres, des histoires qui font peur » Après les années Slasher - un type de cinema d’horreur très prisé dans les années 70, le cinéma de genre a encore de belles années devant lui. Qu’on apprécie ou qu’on déteste ce genre de films, ce cinéma, avec son esthétique, ses codes et son humour particulier, fonctionne quoi qu’on en pense. Au théâtre et surtout en France, depuis la fermeture du théâtre du Grand-Guignol, en 1963, l'horreur a été très peu mis en scène sur les planches. Est-ce parce que le public ne veut plus être effrayé ? Est-ce parce que les effets spéciaux coûtent trop chers au théâtre ? Est-ce parce que la promiscuité du spectateur est un frein au théâtre de l’horreur ? Les membres du collectifs Mind the Gap se sont, peut-être, posés toutes ses questions ? En tout cas, ils ont eu envie de s’essayer à ce type de théâtre. J’aurais mieux fait d’utiliser une hache se propose de revisiter les films de genre en révélant ses secrets, ses mécanismes et ses procédés de fabrication afin de nous mettre à distance de la violence et la solution idéale a été de le faire de façon absurde et décalée, avec beaucoup d’humour et quelques litres de faux-sang. Deux univers fictionnels se répondent pendant le spectacle en deux parties : en prenant appui sur un fait divers ayant eu lieu lors d’un camp scout, en 1976, aux États-Unis, la première partie est traitée comme une fiction radiophonique bruitée en direct par les interprètes mêlant les sons de la forêt, de la nuit et des histoires racontées au coin du feu. La seconde partie est une scène de meurtre qui se déroule dans une cuisine, à la manière du film Scream. Une scène répliquée sans cesse mais avec de multiples variations dévoilant peu à peu la mécanique de cette fabrique artisanale du meurtre. « De la fiction sonore au plateau de tournage, le spectacle dévoile au fur et à mesure ce qui se trouve «hors champ». Les mécanismes traditionnels du film d’horreur se détricotent, mis à nu devant les yeux du public ». Si la beauté de la scénographie de Clémence Delille, nous saute aux yeux dès notre entrée en salle. Si le début du spectacle est assez passionnant avec ses bruitages très réussis et si la scène d’horreur dans la cuisine fonctionne très bien, le spectacle finit par s’enliser avec ses redites incessantes et devient même agaçant. Il est certain que l’idée de départ était géniale et l’envie de cette compagnie de nous faire découvrir, appréhender ce genre théâtral était vraiment intéressante mais pour que ça fonctionne, pour que ça nous intéresse et ça nous interpelle, plutôt qu'un texte très (trop) didactique, il aurait fallu un scénario plus riche avec plus de matière. Avis de Foudart 🅵 J'AURAIS MIEUX FAIT D’UTILISER UNE HACHE mise en scène et interprétation Thomas Cabel, Julia de Reyke, Solenn Louër, Anthony Lozano et Coline Pilet dramaturgie Léa Tarral création sonore Estelle Lembert création lumière Quentin Maudet scénographie/costumes Clémence Delille crédit © Marie Charbonnier Durée 1h05 Spectacle vu lors du FESTIVAL IMPATIENCE au THÉÂTRE DE SARTROUVILLE - CDN DES YVELINES TOURNÉE 27 /28 (14H30 / 20h30) janvier 2023 Théâtre Georges Simenon Rosny sous Bois 8 /18 (19h30) mars 2023 Le Monfort - Paris
- Festival Impatience : Seuil
Le festival impatience est le festival de la jeune création contemporaine émergente. Thomas Jolly, Anaïs Muller, Bertrand Poncet, Julie Deliquet, Élise Chatauret, le Raoul Collectif, Fabrice Murgia, Chloé Dabert, Tamara Al Saadi, Lisa Guez…Depuis 14 ans, encourageant les démarches scéniques innovantes, stimulant les expérimentations, éveillant la curiosité, Impatience met en lumière les ambitions artistiques, scénographiques et textuelles des metteurs et metteuses en scène, ainsi que des collectifs émergents. Dans le cadre du festival Impatience est notamment présenté, cette année, Seuil de Marylin Mattei, mis en scène par Pierre Cuq. Une pièce qui met en lumière la question du harcèlement entre adolescents, du consentement et des violences sexuelles, de la construction du modèle masculin et son rituel de passage vers l'âge adulte… forcément violent. « Vous m’avez tué » Dans la nuit de vendredi à samedi, Matteo 14 ans laisse ce message sur les réseaux sociaux après avoir été aperçu dans la forêt. Depuis, plus signe de vie. Le lundi, une enquête est menée dans le collège. Noa, interne de la chambre 109, ami d’enfance de Matteo semble être lié à cette disparition. Quel est le seuil, la limite entre le jeu et le harcèlement ? Est ce que l’entrée dans le monde adulte doit se faire obligatoirement par un rite de passage ? L’intégration a un groupe doit-il se faire grâce à la perte de son propre individualisme ? La violence et la soumission sont-elles inéluctables ? Seuil est proposé en deux versions, l’une destinée à être présentée dans des salles de classe et l’autre dans les salles de spectacle. Dans les deux cas, avec une superbe scénographie de Cerise Guyon, au plus près de l’action et installés de façon bi-frontale, avec seulement quelques éléments de décor (des tables, des chaises, des lits et surtout une porte - qui représente le seuil), nous sommes immédiatement immergés dans le récit. « Seuil parle de l’injonction du renoncement, de ce que je sacrifie de moi pour appartenir à un groupe quel qu’il soit, du regard des autres sur un individu, de la pression sociale, de l‘effet de groupe ». Pierre Cuq s’est emparé du texte puissant de la jeune autrice Marylin Mattei pour en faire un spectacle immersif et hybride entre théâtre, cinéma et série. Un spectacle qui réalise la prouesse, avec seulement deux comédiens, de retranscrire toute l’atmosphère d’un lycée et d’un groupe. Un spectacle qui reprend les codes des séries avec des scènes courtes, des dialogues incisifs (parfois trop), des flashbacks et qui délivre son histoire au compte goutte. Mêlant théâtre, danse et marionnette Les deux Interprètes Baptiste Dupuy et Camille Soulerin jouent avec ferveur et justesse. Si la précision et l’intelligence de l’écriture sont de véritables atouts qui font mouches auprès des adolescents, que la mise en scène est particulièrement efficace et que le suspense est bien conservé jusqu’à la dernière minute, on peut tout de même regretter qu'il soit, aussi, usé jusqu’à la corde au point de finir par devenir un peu lassant et perdre en intensité dramatique. Avis Foudart 🅵🅵 SEUIL texte MARILYN MATTEI mise en scène PIERRE CUQ avec Baptiste Dupuy et Camille Soulerinet les voix de Vincent Garanger, Thomas Guené et Hélène Vivièsscénographie Cerise Guyonson Julien Lafosse et Victor Assiécostumes Augustin Rolland Crédit photo Alban Van Wassenhove FESTIVAL IMPATIENCE THÉÂTRE DE SARTROUVILLE ET DES YVELINES - CDN LES 8 ET 9 DÉCEMBRE 2022 • Durée 1h30 CALENDRIER DE DIFFUSION FORME SALLE DE CLASSE 15 septembre 2022 (9h et 14h), Festival Le Chainon Manquant, Laval 24 septembre 2022 (16h), Festival La Mascarade, Nogent l’Artaud 17 décembre 2022 (11h et 15h) Lycée Jacques Prévert, Pont Audemer 8 janvier 2023 (11h et 15h) Lycée Jean Rostand, Caen 17 mars 2023 (14h), Collège Guillaume de Conche, Conches-en-Ouches 22 mars 2023 (14h), Collège Robespierre, Le Rive Gauche, Saint-Etienne-du-Rouvray 6 et 7 avril 2023 (10h et 14h), Festival Les Andain’ries, Bagnoles-de-l’Orne 8 avril (11h et 15h) Lycée Napoléon, Laigle Du 16 Au 28 juillet 2023, tournée CCAS (dates, horaires, et lieux à confirmer) FORME EN SALLE 13 décembre 2022, (19h30) Théâtre des Miroirs, Cherbourg 26 janvier 2023 (19h30), Théâtre de La Renaissance, Mondeville 27 janvier 2023 (11h et 15h), Théâtre de La Renaissance, Mondeville 23 mars 2023 (14h et 19h30), Le Rive Gauche, Saint-Etienne-du-Rouvray 15 avril 2023, (20h) Théâtre Louis Aragon, Tremblay-en-France
- Je ne cours pas, je vole !
Une ode à la passion avec 6 comédiens et 23 personnages Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 «Etre… INTOUCHABLE ! Détendre mes muscles… Dans 40 minutes, moi, Julie Linard, je courrai la demi-finale du 800 mètres des JO. 12 ans que je m’entraîne, 12 années que j’attends ces 2 minutes de course avec pour objectif la médaille d’or olympique. Après Est-ce que j’ai une gueule d’Arletty ? (2 Molières 2020), la nouvelle collaboration d’Elodie Menant et Johanna Boyé, Je ne cours pas, je vole ! nous embarque dans la course semée d’obstacles de Julie Linard, personnage au tempérament fort, déterminé et acharné. Un dépassement de soi fascinant et absurde à la fois Comprendre la réalité cachée de la vie des sportifs de haut niveau me taraudait. Après de nombreuses recherches, j’ai découvert un univers extrême et étonnant. Elodie MENANT Les scènes s’enchaînent avec un rythme d’enfer et un découpage très cinématographique On assiste à de nombreux flash-backs, des tableaux chorégraphiés et Bolt, Nadal, Manaudou et Gebrselassie, avec humour et dérision, conseillent Julie et nous parlent de leur passion dévorante. Le corps, l’action, la passion sont au centre de toutes les scènes. J’imagine une mise en scène très chorégraphiée, empreinte d’images collectives. Johanna Boyé Les sept comédiens se donnent à fond. Ils sont drôles, crédibles et réalisent une vraie performance La scénographie est très réussie et le travail sonore, élaboré à partir de sons réels, corporels, de lieux et de respirations, nous en mettent plein la vue et les oreilles. JE NE COURS PAS, JE VOLE ! Le nouveau spectacle d’ Elodie MENANT MOLIERE 2020 DE LA REVELATION FEMININE MOLIERE 2020 DU MEILLEUR SPECTACLE MUSICAL mise en scène Johanna BOYE Avec Vanessa Cailhol, Olivier Dote Doevi, Axel Mandron, Elodie Menant, Youna Noiret, Laurent Paolini Création sonore Mehdi Bourayou Chorégraphe Johan Nus Costumes Marion Rebmann Lumières Cyril Manetta Scénographe Camille Duchemin Perruques Julie Poulain Assist. costumes Fanny Gautreau Assist. mise en scène Caroline Stefanucci Photos © A. Vinot Spectacle vu au théâtre du Roi René au Off AVIGNON THEATRE DU ROND-POINT Du 7 au 31 décembre 2022
- La chute des anges
Un cirque hypnotique Raphaëlle Boitel est une femme à part. Elle est à la fois circassienne, comédienne, metteuse en scène et chorégraphe et rien de plus normal pour cette artiste multicarte et pluridisciplinaire de créer un spectacle hybride qui ne ressemble à aucun autre. Une sorte d’opéra-ballet circassien électronique, rock, magnétique et hypnotique. Un ange danse et s’élance, retrouve ses ailes, sa force, s’arrache à la terre, s’échappe touche le ciel et atteint la lumière. Dans un monde où les machines tyrannisent les êtres, où les gestes sont mécaniques et la course après le temps est une donnée perpétuelle, les anges tombés du ciel, coincés dans l’ironie du monde, étriqués sous un ciel gris, se rappellent leur singularité et retrouvent l’espoir, la liberté. Dans une atmosphère lugubre et inquiétante lié au bouleversement climatique, à la disparition des espèces et au repli sur soi, Raphaëlle Boitel a réalisé que le pouvoir essentiel de l’homme était sa capacité a toujours pouvoir changer les choses. Elle a alors créé cette dystopie poétique, sombre et pourtant pleine de lumière. Ce conte lumineux, cette fantaisie ténébreuse, cette drôlerie cruelle. Le formatage, la disparition de l’organique, la sur-technologie, la transmission des savoirs, la question de l’identité ou de l’interdit... En partant de thèmes et d’idées très précises, et toujours accompagné de musiques et de lumières, ce spectacle s’est créé « au plateau ». « Je leur parle de mes envies. Tristan Baudoin les transcrit en lumière, Arthur Bison en musique. Presque en direct dans un échange quotidien, le spectacle se construit… la scène est ma feuille blanche, les interprètes, la musique, la lumière en sont la palette ». Raphaëlle Boitel « J’ai besoin que la virtuosité et les possibilités physiques hors normes du cirque servent un propos dramaturgique ». La Chute des anges est une œuvre singulière et lumineuse, poétique et enivrante, pleine d’énergie et de musique, mais aussi remplie de douceur et d’harmonie. Avis Foudart 🅵🅵🅵🅵 LA CHUTE DES ANGES MISE EN SCÈNE ET CHORÉGRAPHIE RAPHAËLLE BOITEL AVEC ALBA FAIVRE, CLARA HENRY, LOÏC LEVIEL, EMILY ZUCKERMAN, LILOU HÉRIN - EN ALTERNANCE AVEC SONIA LAROZE TRISTAN BAUDOIN, NICOLAS LOURDELLE COLLABORATION ARTISTIQUE, SCÉNOGRAPHIE ET LUMIÈRES TRISTAN BAUDOIN CRÉDIT © Georges et Sophian Ridel THÉÂTRE DU ROND-POINT 6 – 31 DÉCEMBRE 2022, 19H30 SAUF MARDI 13 DÉCEMBRE À 14H30 — DIMANCHE 18 ET SAMEDI 24 DÉCEMBRE À 15H — SAMEDI 31 DÉCEMBRE À 18H30 TOURNÉE 28 FÉVRIER 2023 THÉÂTRE ÉQUILIBRE-NUITHONIE / FRIBOURG (SUISSE) 3 ET 4 MARS 2023 THÉÂTRE MUNICIPAL DE GRENOBLE (38) 7 MARS 2023 LE PÔLE / BRON (69) 10 et 11 mars 2023 LE MANÈGE / SCÈNE NATIONALE DE MAUBEUGE (59) 14 ET 15 MARS 2023 OPÉRA DE MASSY (91)
- Les pires
Lise Akoka et Romane Guéret qui ont découvert le monde du cinéma par le biais de la direction de casting et le coaching d’enfants se sont inspirées de leur expérience pour en faire leur premier film. Un tournage va avoir lieu dans la cité Picasso, à Boulogne-Sur-Mer, dans le nord de la France. Quatre adolescents Lily, Ryan, Maylis et Jessy sont choisis pour jouer les rôles principaux. Mais tout le monde se demande dans le quartier pourquoi avoir choisi les pires… Mais contrairement à ce qu’il se passe habituellement, elles ont fait un casting « à l’envers ». « Nous sommes allées à la rencontre de nos personnages avant même qu’ils ne soient écrits ». Lise, Romane et Éléonore Gurrey, leur co-scénariste ont rencontré des dizaines de jeunes ayant des enfances accidentées, se sont imprégnées de leur histoire, de leur language pour construire leur histoire. Puis, un autre casting « sauvage » dans les collèges, les écoles, les foyers… a été nécessaire pour trouver les quatre talents du film. « Jusqu’où peut-on aller pour créer un objet artistique ? » Et quel talents ! Autour de Johan Heldenberg, dans le rôle de Gabriel, un réalisateur rempli d’humanité… ou de manipulation, ces jeunes sont si beaux, si intenses et justes « trouver ces visages, ces regards qui accaparent le vôtre, ces voix qui vous saisissent, requiert une grande patience et une certaine foi » que nous pourrions penser que tout soit improvisé. Hors, tout est si précis et écrit que ces enfants étaient dirigés « à l’oreillette » « nous avons travaillé à distance de la caméra avec un combo et un pupitre doté de boutons qui nous reliait à chaque acteur et à certains techniciens ». Et les longues prises effectuées avec deux caméras donnent cette sensation de réel, proche du documentaire. Entre réalité et fiction Un film dans le film, de vraies gens mêlés aux acteurs professionnels. La vie et le cinéma fusionnent pour donner un film magnétique et fascinant, entre drame et comédie. Jouant sur les codes du documentaire et ceux des teen movies, Les pires nous fait particulièrement ressentir tout le pouvoir attractif du cinéma et l’attitude ambigüe de ceux qui viennent chercher, s’emparer d’images, d’émotions du réel. Avis Foudart 🅵🅵🅵🅵 LES PIRES Un film de Lise AKOKA et Romane GUERET Avec Mallory WANECQUE, Timéo MAHAUT, Johan HELDENBERGH, Loïc PECH, Mélina VANDERPLANCKE, Esther ARCHAMBAULT, Matthias JACQUIN et Angélique GERNEZ Copyright photos © Eric DUMONT - Les films Velvet Au cinéma, le 7 décembre 2022 Drame • France • 2022 / 99’ GRAND PRIX UN CERTAIN REGARD - CANNES
- Joséphine Baker, le musical
Joie, folie et amour Tout le monde connait la chanteuse à la ceinture de bananes, mais tout le monde ne connaît pas son passé de résistante et même d’espionne. Tout le monde ne sait pas qu’elle a rejoint le général de Gaulle en Afrique de Nord pendant la seconde guerre mondiale, qu’elle était au côté de Martin Luther King en 1963, lors de son célèbre discours à Washington, qu’elle avait eu douze enfants venus des quatre coins du monde et qu’elle a été la première femme noire à entrer au Panthéon. C’est lors d’une visite de son ancienne demeure, le château des Milances, en Dordogne que Jean-Pierre Hadida a eu l’idée de se lancer dans cette belle et grande aventure. En plus de l’histoire incroyablement romanesque de Joséphine Baker, nous retrouverons sur scène Jean Gabin, Grace de Monaco, Brigitte Bardot, Martin Luther King Jr, Jean-Claude Brialy et tant d'autres... Accompagné de près par Brian Bouillon Baker, le propre fils de Joséphine comme conseiller artistique que Jean-Pierre HADIDA a conçu ce spectacle musical sur la vie de cette femme multifacette exceptionnelle, avec des tableaux hauts en couleurs, des costumes magnifiques (dont certains d’époque), des chansons inoubliables et même des musiques originales. « En plus d’être une immense artiste, Nevedya a surtout ce supplément d'âme que je cherchais... une grande humanité et une énergie folle et à la fois une douce bienveillance ». Jean-Pierre HADIDA Autour de Nevedya, une artiste incroyable à la voix d’or et au corps de rêve qui est certainement pour beaucoup dans la réussite de ce très beau spectacle, 9 artistes tous danseurs, comédiens et chanteurs (tous sonorisés) partent à la rencontre de cette femme libre, engagée, universelle. « Joséphine aimait chanter, danser, jouer. Elle aimait son pays, mais aussi sa patrie d'adoption la France, ses enfants, ses maris. Elle avait de l'amour pour tout le monde et elle vehiculait l'amour sous toutes ses formes ». Nevedya Joséphine Baker, le musical est un spectacle enivrant, joyeux et époustouflant aux magnifiques lumières de Jacques Rouveyrollis et avec le sublime Raphaël Bancou en sorte de Monsieur loyal musical. Un spectacle qui manque, parfois, un peu de moyens, de décors, qui mériterait des tableaux avec encore plus de danseurs mais, avec la présence de Nevedya, fait éclater le talent exubérant d'une artiste merveilleuse. Avis Foudart 🅵🅵🅵 Joséphine Baker – Le musical Livret, musiques originales et scénographie Jean-Pierre Hadida Conseiller artistique et historique Brian Bouillon Baker Chorégraphie et co-metteur en scène Florie Sourice Direction musicale Raphaël Bancou Avec Nevedya, Coline Perrocheau, Joseph Cange, César Vallet, Ursula Ravelomanantsoa, Pénélope Beaulieu, Raphaël Bancou, Vincent Cordier BOBINO Les 30 novembre, 7 décembre, 4 janvier, 1er, 8, 15 février, 8, 15 et 22 mars à 21h • Durée 1h30
- Giorda vous hypnotise
Entre stand-up et spectacle d’hypnose Une femme hypnotiseuse, c’est si rare que ce seul fait mérite d’être souligné. C’est une histoire très simple. Elle est vraie. Elle ne prend qu’une minute. Lisez-la maintenant ! Giorda est tout d’abord comédienne. Après sa rencontre, un peu par hasard, en 2017, avec Léo Brière, l’hypnotiseur le plus doué de sa génération, elle décide de changer de direction et, après des mois d’enseignement, elle se lance dans l’hypnose. Aujourd’hui, celle qui est devenue une vraie star sur les réseaux sociaux, qui tourne dans toute la france, qui s’amuse à hypnotiser sa grand-mère, sa voisine ou son chien... repousse les limites de son art, joue avec notre subconscient et, avec plein de bienveillance et de malice, nous fait vivre une moment interactif fort, étonnant et divertissant, qui nous laisse sans voix. Si vous pouviez réaliser des calculs impossibles ? Développer une force extraordinaire ? Ou encore ne plus ressentir la douleur ? Venez découvrir Giorda et laissez-vous hypnotiser Avec beaucoup de pédagogie, de tendresse, d’humour, et surtout, sans jamais tomber dans le ridicule, avec ce spectacle vous apprendrez à lâcher prise, vous vous laisserez guider à l’intérieur de vous-même et vous découvrirez les pouvoirs du subconscient. Mais, est-ce encore du spectacle ? Giorda vous propose de vivre une véritable expérience unique et inoubliable, maintenant ! Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Giorda vous hypnotise Écrit par Giorda et Léo Brière Mis en scène Kevin Muller Théâtre Les Enfants du Paradis LES SAMEDIS ET DIMANCHES À 17H30 Durée 1h30 • Tout public TOURNÉE LILLE (59) - Le Spotlight 2 décembre 2022 à 21h00 AIX EN PROVENCE (13) - La fontaine d'argent Du 27 au 30 déc 2022 à 21h00 SAINT-LEU-LA-FORET (95) 14 janvier 2023 à 20h30 TOULOUSE (31) - La Comédie de Toulouse 20 janvier 2023 à 20h30 AURAY (56) - Théâtre à l'Ouest Auray 28 janvier 2023 à 21h00 PERIGUEUX (24) - Comédie de Perigueux 25 février 2023 à 20h30 CAEN (14) - Théâtre à l'Ouest Caen 11 mars 2023 à 19h00 ROUEN (76) - Théâtre à l'Ouest Rouen 24 mars 2023












