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- La mouette
« Une comédie dans laquelle, la mort frappe comme la foudre » Une « comédie » comme le prétend Tchekhov, qui donne du courage certes, mais donne aussi envie de pleurer. Pour Cyril Teste, le temps est venu de traverser La Mouette comme on traverserait une eau dans laquelle on se jette… Entre représentation artistique et fiction du réel Au cours des dernières années, Cyril Teste qui avait entamé sa réflexion sur la performance filmique (le tournage, le montage, l’étalonnage et le mixage en temps réel sous le regard du public), depuis son passage au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, a réussi à imposer son style unique au théâtre. Aujourd’hui, après Hamlet Machine et Festen, La Mouette s’inscrit parfaitement dans sa période « Étude des Fragments » et devient même une sorte d’aboutissement de sa réflexion créative. Sans doute n’ai-je jamais aussi bien compris la folle envie de vie, la folle envie d’aimer, la folle envie de théâtre Un rapport à Tchekhov, une recherche dans, et avec Tchekhov Dans un décor se rapprochant d’un atelier de peintre, rempli d’une multitude de toiles vierges, toutes différentes, enchevêtrées, la pièce de Tchekhov va s’esquisser et prendre forme peu à peu, par couches successives qui vont s’accumuler et se superposer. S’éloigner du cadre pour glisser vers le hors-champ, c’est tenter un déplacement entre l’esquisse et le tableau, entre l’acteur et le personnage. Effectuer un voyage à travers la peau pour révéler des émotions au plus profond de l’intime. Ce très beau spectacle particulièrement charnel est une prouesse technique qui regorge de créativité Sa sublime première partie conjugue parfaitement la scène ouverte au public et son décor caché. Comme une peau, les visages projetées en très gros plans, Noir et Blanc, vont devenir de vrais révélateurs d’émotions et le lac continuellement présent donne le sentiment très fort du temps qui passe et l’état intérieur des personnages parfois calme ou d’autres fois agité. Mais ensuite, la vidéo - filmée en direct - prend toute la place, et l’on finit par se demander : Est-ce, vraiment, encore du théâtre ? A-t-on vraiment besoin de tous ses artifices, aussi sublimes et géniaux soient-ils, pour démultiplier notre ressenti. Nous sommes plus proches d’un travail de juxtaposition d’images en picture in picture pour essayer de raconter les états spasmodiques de nos personnages. Avec La Mouette, Cyril Teste, s’impose à nouveau comme un acteur majeur de la scène théâtrale française. Un véritable créateur et penseur capable de transcender le jeu de ses comédiens - performeurs tout en mêlant les arts du théâtre, du cinéma, de la danse et de la peinture. Avis Foudart 🅵🅵🅵 LA MOUETTE Performance filmique Mise en scène Cyril Teste D’après Anton Tchekhov Avec Vincent Berger - Boris Trigorine, Olivia Corsini - Irina Arkadina, Katia Ferreira - Macha Mathias Labelle - Konstantin Treplev, Liza Lapert - Nina, Xavier Maly - Sorine, Pierre Timaitre - Medvedenko, Gérald Weingand - Dorn Collaboration artistique Marion Pellissier et Christophe Gaultier Assistanat à la mise en scène Céline Gaudier et Anaïs Cartier Dramaturgie Leila Adham Scénographie Valérie Grall Création lumière Julien Boizard Création vidéo Mehdi Toutain-Lopez, Hugo Arcier Musique originale Nihil Bordures Ingénieur du son Thibault Lamy Crédit (c) Simon Gosselin THÉÂTRE NANTERRE-AMANDIERS 7 AVENUE PABLO PICASSO, NANTERRE 14 — 30 avr. 2022 Mar., mer. à 19h30 / jeu., ven. à 20h30 / sam. à 18h / dim. à 15h Durée 2h Dates tournée Les 12 et 13 mai 2022 – Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, Scène nationale (77) Du 17 au 19 mai 2022 – Théâtre & Auditorium de Poitiers, Scène nationale (86) Les 15 et 16 juin 2022 – CDN Orléans (45)
- Une vie d'acteur
En 1983, Dustin Hoffman crève l’écran en robe à paillettes. La même année, Pierre Maillet a 11 ans et découvre Tootsie dans un cinéma de province. C’est pour lui la révélation : il sera acteur ! En entremêlant vie intime et scènes de films, l’auteur Tanguy Viel esquisse avec humour et délicatesse le portrait d’un comédien amoureux fou du septième art. Des Dents de la mer au Dernier métro, de Catherine Deneuve à Juliette Binoche, de Woody Allen à Bertrand Blier, c’est tout le cinéma des années 80 et 90 qui fonde le parcours de Pierre Maillet. Les affiches précieusement accrochées au mur de la chambre, les films d’horreur qu’on regarde en cachette, les premiers vidéo-clubs qui sont comme des cavernes d’Ali Baba… En collaborant étroitement Émilie Capliez (metteuse en scène), Tanguy Viel (auteur), amoureux de cinéma et de théâtre ont créé pour Pierre Maillet (comédien) un seul en scène, un spectacle a mi-chemin entre récit, confession et hommage au septième art. Le portrait d’un acteur à travers les films de sa vie Le cinéma est un art populaire et fédérateur, il se partage, se transmet, s’éprouve. Nous accompagnant au fil de notre existence, par le souvenir qu’on en garde ou par les visionnages successifs qu’on en fait, les « films de nos vies » sont tout à la fois des révélateurs et des mystères. Ils donnent confusément à lire nos histoires, nos parcours, nos vies. Émilie Capliez Une vie d'acteur est un spectacle particulièrement tendre Un film émouvant qui résonne en nous, collectivement. Qui n'a pas vécu un moment surprenant, délicieux, bouleversant ou même effrayant dans une salle de cinéma ? Qui n'a pas rêvé d'être un ou une de ses acteurs(trices), le temps d'un instant ou pour toujours ? On a tous un film qui a bouleversé notre existence. On a tous un film qui a construit notre existence. Dans un premier temps Tanguy a « enquêté » sur la vie de Pierre, jouant le confident, il a recueilli anecdotes et récits qu’il a ensuite enchâssés avec des scènes de films choisies par Pierre. Il a ensuite travaillé à l’apparition de la fiction rendant le texte plus énigmatique et plus universel. Un récit montrant la puissance du cinéma sur la genèse d'une vie d'artiste. Avec une écriture riche, poétique, sur un plateau presque nu, peuplé de quelques fauteuils et de projecteurs sur pieds et accompagné d'une bande son et de lumières magnifiques, Pierre Maillet nous parle, presque de lui, avec humour et folie douce. Un seul en scène éclatant de beauté, un récit qui permet de montrer toute la place si importante de l’art cinématographique dans l’envie de devenir artiste. Un spectacle, délicat, presque magique, qui appelle le sourire et l'émotion tout en laissant notre imaginaire se démultiplier et nos souvenirs de spectateurs nous envahir. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 UNE VIE D'ACTEUR Texte Tanguy Viel Mise en scène Émilie Capliez Assistante à la mise en scène Maëlle Dequiedt Avec Pierre Maillet Scénographie Nicolas Marie Lumière Bruno Marsol Son Grégoire Harrer Costumes Claire Schirck Crédit photo Jean-Louis Fernandez THÉÂTRE 14 DU 20 AU 24 MAI Mardi, Mercredi et Vendredi à 20h, Jeudi à 19h, Samedi à 16h Durée 1h20 SPECTACLE PRÉSENTÉ DANS LE CADRE DU FESTIVAL RE.GÉNÉRATIONS DU 15 MAI AU 15 JUIN
- L’homme pressé
Alexis Michalik, auteur, acteur et metteur en scène, pour qui le sens du rythme, la fluidité et l’énergie n’est pas un vain mot, est aussi un homme pressé qui déborde de projet et n’est jamais là, où on l’attend. Le spectacle Les producteurs est comme un rêve qui se concrétise Quatre ans de combats et une pandémie, n’ont pas suffit pour décourager Alexis Michalik et faire plier sa ténacité. À cette occasion, la réalisatrice Élise Darblay a suivi pas à pas, la création très complexe de ce spectacle joué, chanté et dansé. Ce documentaire particulièrement touchant, se propose de partir à l’exploration du travail passionnant d’Alexis Michalik, durant les préparatifs de son nouveau spectacle. Virevoltant, il règle au millimètre cet immense show drôle et visuel et prend également le temps de créer avec sa troupe, un vrai esprit famille. L’homme pressé est un documentaire rare et bien construit, particulièrement tendre, instructif et émouvant. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 ALEXIS MICHALIK L'homme pressé Un documentaire d’Élise Darblay FRANCE 5 Le vendredi 22 avril 2022 à 22h40 Durée 50mn
- Rencontre avec une illuminée
Une tendresse absolue Après le succès de La Loi des prodiges, François de Brauer est de retour, non pas avec son deuxième, mais bien avec son troisième spectacle, seul en scène. Il va nous raconter sa rencontre ou celle de Simon avec une illuminée Stella ou Estelle Meyer et va interpréter, à cette occasion, une dizaine de personnages hauts en couleur. Simon a grandi dans une famille catholique pratiquante au sein de laquelle il s’est affirmé tant bien que mal comme « non-croyant ». Ce scepticisme revendiqué ne sera pas remis en question avant une récente crise existentielle, durant laquelle il rencontre Stella ; une jeune femme fascinante, une « illuminée » qui rassemble autour d’elle toutes formes de mysticisme et tout type de mystique. Tout était sur les rails, François de Brauer devait présenter son second spectacle, Les performants sur le thème très attendu de la masculinité toxique et puis, une panne d’inspiration, le contexte sanitaire qui a tout arrêté et une rencontre imprévue avec Estelle Meyer, une comédienne chanteuse un peu barrée, a tout changé ! Peut-on vraiment se remettre d’une rencontre avec une illuminée ? Après la crise que nous avons vécue, j’ai eu un désir de spontanéité, de légèreté et une grande envie de sincérité s’imposait à moi. François de Brauer Suite à l’invitation d’Estelle Meyer sur la scène des Plateaux Sauvages, François de Brauer a écrit en quinze jours une trentaine de minutes d’un spectacle inspiré de sa relation amicale et de ses rapports très différents à la croyance. Le désir de développer une forme plus longue s’est imposé, alors, immédiatement, avec la volonté d’emmener le personnage de Stella vers une plus grande universalité. J’ai pris la décision de faire confiance à mon intuition, à ma capacité d’invention dans un temps réduit et de créer, en janvier 2022, Rencontre avec une illuminée. François de Brauer Sur un plateau seulement habité par plus d’une centaine de bougies allumées, Simon - François de Brauer, en pleine crise existentielle, arrive du fond salle muni de deux bâtonnets d’encens et nous parle avec une voix très douce et posée. il sent des vibrations, des énergies... Voilà le début du spectacle complètement dingue et surtout brillant de François de Brauer - avec le soutien de Louis Arene et Jean-Luc Gaget. Un spectacle qui va partir dans tous les sens, mais, comme celui d’un équilibriste, va finir par retomber sur ses pieds, de façon éblouissante. Un rendez-vous avec sa mère sculptrice qui va le challenger sur sa croyance, une rencontre avec un grand-père inconnu mort qui va prendre le temps de sortir de son cercueil pour danser avec lui, les souvenirs de son passage éclair chez les scouts, une discussion avec un metteur en scène désespéré et surtout la rencontre essentielle avec une illuminée qui va éclairer sa route D’hallucination en hallucination, de souvenir en souvenir, François de Bauer, avec un sens du rythme unique, tout seul - est-il vraiment seul dans sa tête ? - change de mimique, de tonalité et interprète tous les personnages. Avec une aisance et une grâce incroyable, il nous fait mourir de rire et sombrer dans le bonheur. Rencontre avec une illuminée est un spectacle unique, inventif complètement loufoque et absolument poétique. L’histoire d’une rencontre essentielle, d’une tendresse absolue. Avis Foudart 🅵🅵🅵🅵 RENCONTRE AVEC UNE ILLUMINÉE Écriture et interprétation François de Brauer Collaboration artistique Louis Arene Collaboration à l'écriture Jean-Luc Gaget Lumières François Menou Photo Christophe Raynaud de Lage THÉÂTRE DU PETIT SAINT-MARTIN 17, rue René Boulanger - 75010 Paris DEPUIS LE 3 MARS 2022 Du mardi au samedi 19h ou 21h (en alternance) Durée 1h20
- Buraglio à l’épreuve de Balzac
Un parcours malicieux, tendre et émouvant à la rencontre de Balzac La Maison de Balzac, nichée sur les coteaux de Passy est un havre de paix surplombant la Tour Eiffel. C’est dans cette demeure que Balzac, dans les années 1840, a écrit quelques-uns de ses plus célèbres chefs-d’œuvres. Aujourd’hui, cette maison-musée de la Ville de Paris, dirigée par Yves Gagneux, aime dialoguer avec des artistes contemporains dont le travail résonne avec celui du célèbre auteur. Après Louise Bourgeois, Eduardo Arroyo ou encore Alkis Boutlis, c’est au tour de Pierre Buraglio, de se confronter avec le romancier. L'artiste qui a construit la plupart de ses œuvres à partir d’emprunts à la peinture, à la rue et aux objets trouvés, met un point d’honneur à regarder, entendre, capter l’époque… tout comme Balzac, finalement. Il présente, jusqu’au 4 septembre, dans cette exposition passionnante et poétique, Pierre Buraglio à l’épreuve de Balzac, une quarantaine de ses œuvres parfois pré-existantes ou d’autres inédites et dialogue avec le maître des lieux, Honoré de Balzac. Quand la personnalité de Balzac rencontre les créations de Pierre Buraglio Entre humour et poésie, proximité et distance, Pierre Buraglio a travaillé avec, d’après, autour... de Balzac et à construit cette exposition, comme un parcours balzacien, émaillée de citations littéraires. Ainsi, le Traité de la vie élégante inspire une installation de cravates, des sérigraphies avec biffures et corrections sont confrontées aux manuscrits raturés de Balzac et la comédie humaine - ou inhumaine, prend des allures de de jaquettes de livre. L’exposition se termine avec une série de dessins créés à partir du Balzac de Rodin et, dans une démarche que n'aurait certainement pas renié l'auteur, Pierre Buraglio, Invité chez Balzac, y introduit son univers, son autoportrait et des peintures représentant sa propre maison. Avec cette très belle exposition, Buraglio à l’épreuve de Balzac, nous parle de Balzac et de sa représentation publique à travers sa vision du monde et de son intimité. Avis Foudart 🅵🅵🅵🅵 Buraglio à l’épreuve de Balzac Exposition La maison de Balzac 47, rue Raynouard - Paris 16è Du 13 avril au 4 septembre 2022 Du mardi au dimanche de 10h à 18h00 SITE
- Daniel Auteuil : déjeuner en l'air
« Comme Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, je faisais des chansons sans le vouloir » Samedi soir, pour la première fois, j’ai eu la chance de découvrir, un lieu très chaleureux que je ne connaissais pas encore, le Centre Culturel Waldimir d’Ormesson, à l’occasion du spectacle musical de Daniel Auteuil qui propose de rencontrer en l’Air, l’œuvre du poète français du début du 20e siècle, Paul-Jean Toulet. « Pour Dany mon fils chéri. Ces merveilleux poèmes de Paul-Jean Toulet à lire quand tu seras grand ». Maman, Avignon 1957 C’est en cherchant une lettre qu’il avait caché, il y a bien longtemps que Dany Auteuil a découvert, par hasard, sur la page de garde d’un livre, un mot de sa mère. « Je lus et je relus ces contre rimes avec toujours plus d'émotion jusqu'au jour où allez savoir pourquoi je commençais à y coller des accords de guitare ». Voilà comment commence le très beau spectacle de Daniel Auteuil, entouré par Colin Russeil au Piano et Arman Mélies, à la Guitare. Pendant 1h30, Daniel Auteuil va dire, chanter et conter cette fabuleuse aventure, avec une joie certaine et beaucoup de mélancolie. Avec une voix de velours et une émotion « à fleur de peau », avec les très beaux arrangements de Gaëtan Roussel, les textes d’Apollinaire, Rimbaud, musset…et Paul-Jean Toulet, Daniel Auteuil, mêle le rêve et la réalité, la poésie et l’intime, dans ce merveilleux Déjeuner en l’Air, au dessus des nuages. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Comme un jeu dans le secret de ma chambre et puis parce qu'on a le cœur trop plein, une envie de partage. Alors comme c'est mon métier, je suis passé de ma chambre à la scène. Et sur une envie, une certitude, je suis passé de la scène à cet album. Ma rencontre avec Gaëtan Roussel a été une évidence. Daniel Auteuil DANIEL AUTEUIL : DÉJEUNER EN L’AIR Spectacle musical Sous la direction artistique de Gaëtan Roussel Musiques Daniel Auteuil Arrangements Gaëtan Roussel Avec Daniel Auteuil, Colin Russeil (Piano), Arman Mélies (Guitare) Lumières Jacques Rouveyrollis Un spectacle vu au Centre Culturel Waldimir d’Ormesson 14-22, avenue Wladimir d’Ormesson SITE Durée 1h30 Actuellement en tournée 01/04/22 ENGHIEN LES BAINS (95) 02/04/22 BORDEAUX (33) 05/04/22 CHATEL GUYON (63) 07/04/22 VIERZON (18) 08/04/22 SAINT THIBAULD DES VIGNES (77) 09/04/22 ORMESSON SUR MARNE (94) 10/04/22 SAINTE GENEVIEVE DES BOIS (91) 14/05/22 THONES (74) 21/05/22 CHATEAU THIERRY (02) 26/06/22 SÈTE (34)
- Vif : le festival des expressions urbaines
Le festival VIF revient ! VIF est un festival pluridisciplinaire célébrant la vivacité de la danse urbaine, le graff et la musique d'aujourd'hui. L’échange et la transmission Cette année le fil rouge de cette 9e édition qui va se passer dans plusieurs lieux de Mantes-la-Jolie et des Yvelines (l'Espace Brassens, le Centre de danse Pierre Doussaint, le Centre Abel Lauvray, L'espace Chopin et le Chaplin), est l’échange et la transmission Spectacles, concerts, scène ouverte, fête, discussions et soirées Ce rendez-vous incontournable de danse, très convivial qui va décloisonner les genres en mêlant décalages, inspirations diverses et artistes venus de tous les horizons, est ouvert à tous. VIF : le festival des expressions urbaines 2 > 28 MAI Mantes-la-Jolie et département des Yvelines DEPLIANT VIF A TELECHARGER * LES ARTISTES * ANTOINETTE GOMIS, BETTY TCHOMANGA, CIE FRENCH WINGZ, FRANKWA MARNA, CIE HYLEL, START 2 STEP, 1ER AVERTISSEMENT * LA PROGRAMMATION * CHAPLIN STAGE DANSE HIP HOP - CIE HYLEL 2 >6 MAI DE 14H30 A 17H Danse- 2H30 - De 9 à 12 ans PARTY JAM JEUDI 12 MAI À 20H30 Rap - Tout public - gratuit CONCERT DE CLÔTURE VIF (Coréalisation avec les ateliers Chopin, Chaplin et Brassens) SAMEDI 28 MAI À 15H Musique - 2H - Tout public - gratuit L'ESPACE BRASSENS START 2 STEP PARTY VENDREDI 13 MAI DE 20H A 23H Rap - Tout public - gratuit MASCARADES - BETTY TCHOMANGA MERCREDI 18 MAI À 20H Danse- 45 min - Dès 14 ans BALLADE PARISIENNE - FRENCH WINGZ VENDREDI 20 MAI À 15H Hip Hop - 50 min - scolaire STREET DANCERS (YOU GOT SERVED) - PROJECTION "Suivi d'une performance battle du crew 1er avertissement" VENDREDI 20 MAI À 20H Film- 1H35 - Tout public - gratuit LES OMBRES - CIE ANTOINETTE GOMIS MARDI 24 MAI À 20H Hip Hop - 1H05 - Tout public
- Mon dîner avec Winston
Un pur bijou, décalé, farfelu et poétique Charles, un homme seul, certainement un peu fou, attend Winston Churchill. Champagne, cigares, il dresse la table, prépare le repas, mais il ne viendra pas...et pour cause, Winston est mort, il y a cinquante-quatre ans. Ce n’est pas grave, Charles lui parle, lui sourit, l’invective. Sa vie le rattrape, le téléphone sonne, c’est le travail, il est télé conseillée en assurance puis il reprend le cours de sa soirée, certainement très habituelle. Historique, politique, poétique et même philosophique Par le biais de cet échange imaginaire, Hervé le Tellier a écrit un texte magnifique et extrêmement documenté reprenant, parfois, certaines déclarations de Churchill, entre autres. Les allers-retours entre la vie de Charles et celle de Winston sont jubilatoires. Ce dépressif, alcoolique et fumeur parle d’un génie de l’histoire, lui-même dépressif assumé et trace si bien son portrait que l’ombre de Churchill plane sur le plateau du théâtre. Gilles Cohen en jouant et en mettant en scène ce spectacle fait un travail admirable. Il aborde les troubles psychologiques avec une immense délicatesse. Sans vouloir ressembler à Winston Churchill, il l’incarne pourtant totalement en terme émotionnel. Il y a quelque chose d’extrêmement agréable dans ce seul en scène. La sensation de rencontrer l’histoire en douceur par biais de quelques citations, images ou réflexions d’actualités ou existentielles. Le trio Winston Churchill, Hervé le Tellier et Gilles Cohen fonctionne à plein régime et nous propose un spectacle aussi instructif que poétique, un pur bijou théâtral. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 MON DINER AVEC WINSTON Texte Hervé le Tellier Mise en scène et interprétation Gilles Cohen Théâtre de l’Atelier Du 6 au 30 avril JEUDI 7 AVRIL 21H VENDREDI 8 AVRIL 21H DIMANCHE 10 AVRIL 15H MARDI 12 AVRIL 21H MERCREDI 13 AVRIL 21H JEUDI 14 AVRIL 21H
- Jimmy et ses sœurs
Du récit au jeu « Je veux, comme le disait Françoise Héritier, « élucider l’ordre caché des choses » ; le questionner au moins ». Ayant fait le constat que dans la littérature pour enfant, les jeunes filles ont bien trop souvent, très peu d’importance, avec Jimmy et ses sœurs, Odile Grosset-Grange a le désir d’interroger la place de la petite fille dans les pièces jeune public. Et comme elle n’arrivait pas à trouver le texte qu’elle cherchait, elle a demandé à Mike Kenny, l’auteur de ses deux précédentes pièces sur le thème de ce qui est censé protéger et qui finalement enferme, de lui écrire ce nouveau spectacle. Sans que l’on sache à quelle période ni dans quel pays, l’action se situe, sous couvert de protéger les femmes, on les enferme, séparées des hommes et on les coupent du monde. Alors que dehors, les loups se multiplient, qu’ils commencent à envahir la ville, dans une famille avec trois filles, l’une d’entre elles décide de se déguiser en garçon pour pouvoir aller faire les courses... À l’aide d’une magnifique scénographie de Marc Lainé faites d’une impressionnante maison représentée par une structure de bois, close mais « transparente », placée devant une immense toile représentant une forêt, les 3 comédiennes interprètent, avec une grande fluidité, tous les personnages. Entre théâtre de récit et conte initiatique Ce passionnant spectacle, nous entraîne dans un univers onirique ou suspense et humour, fantastique et surréalisme, se mêlent avec bonheur. JIMMY ET SES SŒURS Texte Mike Kenny Traduction Séverine Magois Mise en scène Odile Grosset-Grange Assistant à la mise en scène et voix Carles Romero-Vidal Distribution Marie-Charlotte Biais en alternance avec Emmanuelle Wion ; Blanche Leleu ; Camille Voitellier en alternance avec Odile Grosset-Grange Scénographie Marc Lainé Lumière et régie générale Erwan Tassel Son Jérémie Morizeau Crédit ©Maxence & Jonas Théâtre 71 - Malakoff, Scène Nationale 7 > 9 AVRIL jeudi 7 avril 10h30 + 14h30 (scolaires) vendredi 8 avril 10h30 + 14h30 (scolaires) samedi 9 avril 18h00 À partir de 8 ans Durée 1h10 TOURNÉE 28 > 30 avril Théâtre de la Passerelle - Scène Nationale de Gap Alpes du Sud 4 mai Salle Larreko de Saint-Pée-sur-Nivelle - Communauté de Commune du Pays Basque – Urrugne 17 mai Théâtre de l’Hôtel de Ville de Saint-Barthélemy-d’Anjou
- Exécuteur 14
Il n’avait rien d’un assassin. Mais la guerre est là, qui l’imprègne, dilue en lui son langage et son venin. Il devient le guerrier d’un conflit dont il ne comprend rien. Il apprend la haine, suit un Dieu vengeur. Contaminé par la barbarie, il se débat avec ses restes d’humanité. Le comédien Swann Arlaud a quinze ans quand il découvre Exécuteur 14, chant de vie et de mort. La rencontre est décisive. Il sait depuis toujours qu’il plongera sur scène dans la cervelle en flammes de cette victime devenue bourreau. Présenté comme une confession, Exécuteur 14 est un spectacle fort qui nous entraîne dans la tête d’un homme, survivant d’une guerre civile et ses souvenirs. Swann Arlaud, à la fois très terrestre et aérien se livre complètement. Tour à tour enfantin, émouvant ou même implacable, il nous montre, sans jugement, mais de façon inexorable, presque scientifique le chemin d’une vie destinée à tuer. La présence du percussionniste Mahut qui a composé la musique du spectacle qu’il joue en direct, comme un dialogue ainsi que le décor très sobre, mais remplis d’écritures, nous entraîne encore plus dans les méandres intimes de l’esprit du guerrier. Adel Hakim nous entraîne dans sa pensée. Il cherche à nous faire comprendre, comment on peut devenir un bourreau. Il ne s’agit pas de l’excuser, d’atténuer sa culpabilité mais juste de constater que tous nous pourrions être à sa place. Ce qui m’intéresse dans le travail qu’on fait avec Swann, c’est de garder une part d’enfance, d’innocence, de naïveté, de douceur. TATIANA VIALLE Par le thème très contemporain et la profonde solitude ressentie, le texte d’Abel Hakim, en forme de tragédie moderne, très puissante, effrayante et complexe, nous interpelle et résonne en nous, au point même d’avoir envie de fuir du théâtre. Tatiana Vialle, metteuse en scène et Swann Arlaud en choisissant ce texte, visent juste. Ce spectacle est à voir absolument. Avis Foudart 🅵🅵🅵 EXECUTEUR 14 Une pièce d’Adel Hakim Mise en scène Tatiana Vialle Avec Swann Arlaud, en présence de Mahut Lumières Christian Pinaud Assistanat à la mise en scène Margot Clavières Scénographie Chantal de la Coste Chorégraphie Hervé Lebeau Crédit Giovanni Cittadini Cesi THÉÂTRE 14 Du 5 au 16 avril Mardi, mercredi et vendredi 20H, jeudi à 19h, samedi à 16h Durée 1h15 Spectacle vu au Théâtre du Rond-Point
- Ou je vais la nuit
Le vertige de la perte d’un amour Dès notre entrée en salle (un moment à ne surtout pas manquer), nous assistons à la fête joyeuse et émouvante, d’un mariage. Sur une estrade, entourée de guirlande de fleurs et de lumières, un Groupe Pop-rock de quatre chanteurs-musiciens chante des chansons populaires et rend hommage aux jeunes mariés. Quand, tout à coup, une des chanteuses disparaît… C’est ainsi que le spectacle commence et que lien avec le mythe d’Orphée et Eurydice se tisse. Orphée est poète et musicien, Eurydice, sa femme, est nymphe. Le jour de leurs noces, elle est mordue par un serpent et meurt aussitôt. Inconsolable, Orphée entonne une complainte. Émus, les dieux lui accordent de descendre jusqu'aux Enfers pour la sauver, mais à la seule condition qu’il parvienne à la ramener sans la regarder dans les yeux. Hélas, un seul coup d’œil d’Orphée va suffire pour qu’Eurydice meure une seconde fois et qu’Orphée, la perde pour toujours. « L'opéra de Gluck (1762) a la puissance des chefs d'œuvres, de ceux qui disent l'essentiel ». Cette œuvre lyrique accompagne Jeanne Desoubeaux depuis des années et n’a de cesse de l’interroger : C'est pour moi, aujourd'hui, un opéra sur le deuil, la rupture, le désamour. Mais demain il me racontera autre chose. Orphée et Eurydice nous parle, différemment, à chaque moment de notre vie, indéfiniment, inlassablement. Jeanne Desoubeaux C’est pour partager son émotion et ces interrogations que Jeanne Desoubeaux s’est donc penchée sur cette œuvre. Elle nous propose, aujourd’hui, une lecture passionnante, joyeuse et enivrante de cet opéra. « Mon intuition se porte autour de la voix » Si Orphée a une voix non lyrique, et Eurydice, une voix lyrique, deux espaces distincts se font, alors, entendre, et ce, seulement par la voix. Avec la compagnie Maurice et les autres, Jeanne Desoubeaux qui a toujours mêlé les chanteurs lyriques à des comédiens-chanteurs non lyriques, a souhaité explorer son intuition de départ en mélangeant les styles vocaux et musicaux. Les Enfers deviennent alors un espace dans lequel on s'exprime lyriquement et Orphée peut alors être le personnage-miroir du public, celui qui a la voix la plus proche de la nôtre. Jeanne Desoubeaux Entre drames et légèretés Les quatre interprètes merveilleux qui peuvent tout jouer, explorent et nous plongent dans le mythe et l'opéra de Gluck, sans même que l’on ne s’en aperçoive. Un opéra, arrangé, remanié, modernisé qui devient du théâtre lyrique, accessible à tous. Un duo qui fonctionne à merveille Les deux rôles titres sont interprétés par deux femmes aux voix merveilleusement harmonieuses et parfaitement équilibrées. La sublime soprano Agathe Pevrat et Cloé Lastere, chantant avec un joli grain de voix naturel. « en se retournant, Orphée fait le choix du poète et non celui de l'amoureux » Iris Brey Avec une scénographie superbe faites principalement de voilages blanc et de fumée rasante, ce spectacle, à la fois très drôle et profondément émouvant, par son intelligence et sa grâce, nous envahit de bonheur. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 OU JE VAIS LA NUIT Spectacle librement adapté de l'opéra Orphée et Eurydice de Christoph Willibald Gluck Mise en scène Jeanne Desoubeaux Direction musicale Jérémie Arcache et Benjamin d’Anfray Avec Jérémie Arcache - Nikita, Benjamin d'Anfray - Simon, Cloé Lastère – Odette/Orphée, Agathe Peyrat – Eugénie/Eurydice Costumes et scénographie Cécilia Galli assistée de François Gauthier-Lafaye et Claire Fabre Collaboration artistique Martial Pauliat Arrangements Maurice et les autres Création lumières Thomas Coux Création sonore Warren Dongué en collaboration avec Jérémie Arcache Crédit © Thierry Laporte THEATRE DES BOUFFES DU NORD Du 31 mars au 17 avril 2022 Du mardi au samedi à 20h30 Matinées les dimanches à 16h Durée estimée 1h15 À partir de 11 ans TOURNÉE 18 et 19 janvier 2022 : Les 3T, Châtellerault 3 et 4 février 2022 : Le Gallia, Saintes 15 et 16 mars 2022 : Scène Nationale d’Orléans Du 31 mars au 17 avril 2022 : Théâtre des Bouffes du Nord, Paris Du 27 au 29 avril 2022 : La Manufacture – CDN de Nancy co-accueil Opéra National de Lorraine 3 et 4 juin 2022 : Biennale Là-Haut, Saint-Omer
- 137 évanouissements - Tchekhov. Une intégrale
Le théâtre de l'absolu « Lorsque les combats sont durs et violents, que la censure étouffe, que la peur épuise, l’idée même de l’évanouissement soulage... » Ce très beau projet n’aurait pu jamais aboutir à cause de la crise sanitaire, mais Christian Benedetti et ses 16 comédiens sont tenaces et vont jusqu’au bout de leur rêve. Ainsi la troupe a tenu ses engagements et nous présente, actuellement, l’intégralité de Tchekhov et ses 137 évanouissements, au Théâtre-Studio d’Alfortville. Un projet fou initié dès 2011 Christian Benedetti qui est un grand spécialiste du théâtre contemporain, s’est toujours passionné, également, pour Tchekhov et l’idée de monter cette intégrale, avec une même équipe d’acteurs, dans une scénographique unique, est dans sa tête depuis bien longtemps. Tchekhov nous propose une conversation extrêmement cohérente, un dialogue traversé par d’innombrables fulgurances qui, finalement, revient à se poser une seule question : « Qu’est-ce que le contemporain? ». Christian Benedetti Mettre en scène Tchekhov, c’est prendre en charge pleinement cette question Tchekhov qui n’a pas fait du théâtre politique, mais plutôt, politiquement du théâtre, a su mettre comme personne, l’individu en dialogue avec la société, avec l’objectif de nous demandant de regarder le monde autrement. Et ce pari fou fonctionne ! En s’emparant de son œuvre et en plongeant littéralement dans son esprit, Christian Benedetti réussit à nous faire redécouvrir et aimer follement Tchekhov et, arrive à le rendre profondément moderne et actuel. Trois sœurs Une version vibrante Dès le début de la pièce, les comédiens se jettent dans l’arène avec fougue et s’emparent de la scène jusqu’à ce que le temps déraille ! Comme un arrêt sur image ou un instant photographique Les comédiens, au jeu si naturel, se figent un instant, puis le rythme débridé reprend de plus belle. Ces césures rythmiques, ces silences réfléchis donnent une véritable respiration, et font de ce très beau travail étonnant, une œuvre presque picturale. L’humour se mêle au drame, la philosophie, à la tristesse et la vie, à la mort Ces Trois soeurs, éternellement figées dans l’espace et le temps, vont sombrer peu a peu dans une tristesse profonde et nous faire vibrer de toutes les émotions. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 TROIS SOEURS Tchekhov / Benedetti Durée 1h50 TCHEKHOV, 137 ÉVANOUISSEMENTS Nouvelles traductions Brigitte Barilley, Christian Benedetti, Laurent Huon, Daria Sinichkina, Yuriy Zavalnyouk Scénographie et mise en scène Christian Benedetti Avec Brigitte Barilley, Leslie Bouchet, Olivia Brunaux, Stéphane Caillard, Vanessa Fonte, Marilyne Fontaine, Hélène Stadnicki, Martine Vandeville...Christian Benedetti, Julien Bouanich, Baudouin Cristoveanu, Philippe Crubézy, Daniel Delabesse, Alain Dumas, Marc Lamigeon, Alex Mesnil, Jean Pierre Moulin.. Assistants à la mise en scène Brigitte Barilley - Alex Mesnil Lumières Dominique Fortin Son Jérémie Stevenin Costumes Hélène Kritikos Régie générale Jérémie Stevenin, Adrien Carbonne Photos et vidéos Alex Mesnil Les visuels de Tchekhov137 évanouissements ont été créés par l'atelier Nous Travaillons Ensemble THÉÂTRE-STUDIO D'ALFORTVILLE 16, rue Marcelin Berthelot 94140 Alfortville Actuellement Ivanov, La Mouette, Oncle Vania, Trois Soeurs, La Cerisaie…












