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L'Usage du monde : Une invitation à l'émerveillement et à la découverte de soi et des autres

Le comédien Samuel LABARTHE, arrive du fond de la scène et s'assoit au milieu du plateau. Il n'est pas sonorisé, ce qui est devenu rare au théâtre, et parle d'une voix douce, presque monocorde, si bien qu'il faut tendre l'oreille pour l'entendre. Avec ce récit de voyage, il nous raconte cet usage du monde comme un conte dit « au coin du feu ».


« On croit faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait »

Il faut quelques minutes pour s'habituer à cette simplicité, mais peu à peu, le spectacle prend vie sous nos yeux, captivant nos âmes d'une façon presque magique et thérapeutique, nous plongeant dans une séance d'hypnose collective, de rêve éveillé.


En adaptant pour le théâtre L'Usage du monde de Nicolas Bouvier, Samuel Labarthe nous emmène dans un voyage initiatique « vers l’Est » à travers les Balkans, la Turquie, l'Iran et l'Afghanistan, sur les traces de l'auteur et de son ami, le peintre Thierry Vernet.


Les récits de Bouvier témoignent de sa curiosité, de sa bienveillance et de sa capacité à se mettre à la place des autres. Ce voyage leur a permis de découvrir l'autre, mais aussi de mieux se connaître eux-mêmes.

Pendant plus d'un an, les deux amis ont parcouru ces pays reculés avec une vieille Fiat Topolino comme moyen de transport, un magnétophone pour enregistrer les chants serbes, tsiganes ou perses, une machine à écrire pour mettre en forme les souvenirs, et quelques pinceaux et toiles pour les capturer.


« Ce texte est une invitation à l'émerveillement, à l'ouverture d'esprit et à la découverte de soi et des autres ». Le merveilleux comédien Samuel Labarthe se fait le passeur de ce voyage dans lequel les mots de l'auteur sont magnifiés par sa présence nuancée. Le public est transporté grâce à ces récits remplis de poésie et d'émotion « C'est un voyage à travers le monde, un voyage intérieur, un voyage initiatique, où chacun est invité à l'émerveillement, au lâcher-prise pour goûter à l'état de plénitude ».


Pour accompagner ce spectacle, l'acteur a réuni une belle matière, constituée de photos, d'enregistrements et d'illustrations que Thierry Vernet avait réalisés durant le périple. Tout ceci accompagne subtilement la narration dans une mise en scène particulièrement réussie. Les projections en arrière-plan ajoutant de la profondeur et de l'authenticité à l'histoire.


Samuel Labarthe, avec son tact et sa sobriété, réussit à incarner l'auteur sans jamais s'imposer. Il disparaît presque pour laisser place aux récits de Bouvier et à l'imagination des spectateurs.


« Notre intention est de proposer une sorte de livre-monde où l’on aurait les images et les sons pour matérialiser ce périple. Avec Catherine Schaub. On est très attentif, l’un et l’autre, à garder le plus possible la poésie du récit, sans trop attirer l’œil ailleurs » Samuel LABARTHE

 

Avec cette voix si agréable et sa façon si juste de dire les mots, Samuel Labarthe,

nous transporte avec L'Usage du monde. Une pièce de théâtre à voir absolument !


Une pièce qui nous rappelle l'importance du voyage, de la découverte de l'autre et de l'ouverture d'esprit.

Une pièce qui nous invite à nous décentrer, à être disponibles, ouverts au monde.

Un véritable hommage à la fraternité et à la poésie !

Avis de Foudart 🅵🅵🅵



 


L’USAGE DU MONDE

De Nicolas BOUVIER

Adaptation Anne ROTENBERG, Gérald STEHR et Samuel LABARTHE

Mise en scène Catherine SCHAUB

Avec Samuel LABARTHE

Voix de Thierry Vernet Alexandre LABARTHE

Scénographie Delphine BROUARD

Création lumière Thierry MORIN

Création vidéo Mathias DELFAU



THÉÂTRE DE POCHE-MONTPARNASSE

Actuellement • Du mardi au samedi 19h, dimanche 17h30 • Durée 1h10






 


EN SAVOIR PLUS… L’histoire d’un livre magnifique !


L'Usage du monde, illustré par Thierry Vernet, a été refusé par différents éditeurs en 1961 (pour des raisons formelles ou politiques) et finalement publié à compte d'auteur près de dix ans après les faits, en 1963, dans un quasi-anonymat.


Le livre a circulé sous le manteau, a connu quelques illustres défenseurs comme Michel Le Bris, mais a mis une trentaine d'années avant de franchir les frontières suisses.


Réédité chez Payot en 1992, il est enfin devenu un best-seller. Le titre s'est imposé surtout comme un récit de voyage culte, qui sera maintes fois réédité.


Si la reconnaissance ne fut pas immédiate (le genre n'était pas aussi considéré qu'à notre époque), L'Usage du monde a inscrit Nicolas Bouvier au panthéon de la nouvelle génération des écrivains dits "voyageurs".


Il a écrit d'autres livres, dont Chronique japonaise (1975) sur sa saison au Japon où il est retourné plusieurs fois et Le Poisson-Scorpion (1982) sur son séjour à Ceylan.


Nicolas Bouvier, le journaliste, l'iconographe, l'écrivain-voyageur, n'a jamais cessé d'écrire et de parcourir le monde, en famille. Distingué à plusieurs reprises, il a notamment reçu le Prix Ramuz pour l'ensemble de son œuvre en 1995.

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