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The one dollar story : la création n’a pas de limite

L'histoire de la création de la pièce The One Dollar Story est pour le moins insolite !

En plein contexte de crise sanitaire liée au COVID, le metteur en scène Roland Auzet s'est retrouvé bloqué en France tandis que le reste de son équipe se trouvait au Canada. Mais, grâce aux outils numériques tels que Zoom, il a pu communiquer sa vision et ses indications à distance, permettant ainsi à la pièce de prendre forme.

Si la représentation initialement prévue en janvier 2020 n’a pas eu lieu, les artistes ont persévéré pour, finalement, présenter leur création à Montréal. Cette expérience témoigne, alors, de la possibilité de collaborer efficacement dans le domaine du théâtre, à distance entre deux pays différents (la France et le Québec), sur deux continents. The One Dollar Story, déjà présentée à Montréal, vient d’arriver en France… aux Plateaux Sauvages.


« La meilleure façon de parler de soi, c’est d’écrire un orage… » Sophie Desmarais citant l’auteur Fabrice Melquiot

The One Dollar Story est un texte orageux, riche et dense

Un « récit-théâtre intime et poétique » écrit pour une actrice, qui raconte l'épopée intime d’Emily Casterman, une femme écorchée par la vie, à la recherche de ses origines entre l'Oregon et le Colorado.



Une quête existentielle et identitaire, un long road-trip déroutant, plein de mystères et de détours

Un portrait fantasmé et désabusé de l’Amérique et de toute une génération à travers des références à des artistes iconiques tels que Leonard Cohen ou William Forsythe.


Mais The One Dollar Story n’est pas uniquement un hommage à la littérature américaine. « C’est un voyage à l’intérieur d’une femme qui connaît l’Amérique mieux que moi ». Car, Fabrice Melquiot avoue qu’il ne connaît finalement pas grand chose à l’Amérique « New-York, San Francisco, Chicago, ce n’est pas grand-chose. Mais l’infini des fictions produites par ce pays irrigue les yeux et le cortex du commun des mortels ».


Une expérience sauvage et poétique qui doit être habité à voix haute par un corps en mouvement « Une femme enfermée dans l’enquête qu’elle a choisi de mener sur elle-même, et qui pour la résoudre, décide de prendre l’espace… l’espace de soi et l’espace de l’autre ».



Sophie Desmarais endosse ce texte dense avec une intensité captivante !

magnifiquement éclairée par Cédric Delorme-Bouchard, constamment en mouvement et sans aucun répit, la comédienne évolue et brille, seule sur scène, dans un décor minimaliste faits de murs blancs sur lesquels sont projetés des vidéos abstraites évoquant le voyage.

Elle incarne avec justesse son personnage blessé et en colère et, avec une intensité captivante, arrive à passer par tous les états émotifs : le deuil, la trahison, la jouissance, la révolte et la souffrance.


« Il est clair que Sophie est Jodie, le personnage de la pièce » dit Roland Auzet « Elle est presque sauvage, parfois rebelle et terriblement talentueuse »

 


Trop de mots et une diction très musicale

Mais, malgré sa performance remarquable, il est difficile de se sentir impliqué émotionnellement par ce spectacle et d'éprouver de l’empathie pour ce personnage, son univers très intime et littéraire (la scène assez psychédélique et incompréhensible avec l'extraterrestre n’arrange rien).

Cependant, la fin réussit enfin à expliquer le mystère du billet de 1 Dollars, mentionné tout au long de la pièce et la mise en scène particulière, un peu dans l'esprit de David Linch, de Roland Auzet reste intéressante et assez captivante. Avis de Foudart 🅵🅵



 


THE ONE DOLLAR STORY

Texte Fabrice Melquiot

Mise en scène Roland Auzet

Avec Sophie Desmarais

Scénographie et lumières Cédric Delorme-Bouchard

Vidéo Pierre Laniel

Crédit ©Maxime Robert-Lachaigne



LES PLATEAUX SAUVAGES

DU 9 AU 17 FÉVRIER 2023

Du lundi au vendredi à 19h • le samedi à 16h30 • Durée du spectacle environ 1h15






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