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- Les carnets d’Albert Camus
Une très belle pièce pour la reprise du Théâtre le Lucernaire Albert Camus. Écrivain, dramaturge, philosophe. L’un des plus grands auteurs de xxème siècle est déjà devenu un classique. Ces livres. La peste, l’étranger, sont des œuvres puissantes étudiées dans les écoles et aux multiples adaptations cinématographiques et théâtrales. Son écriture forte est parfois politique, parfois absurde mais toujours philosophique. Caligula est un des meilleurs exemples de son génie. Stephane Olivié Bisson qui a joué cette magnifique pièce s'est emparé de Camus. Il l’a absorbé. J’ai eu la chance de le rencontrer à la sortie du théâtre et nous avons eu une petite discussion passionnante. Je lui ai fait part de mes questions car ce spectacle est intrigant à plusieurs titres. Le phrasé est très particulier. Stéphane Olivié bisson ne projette presque pas, il nous livre avec une immense délicatesse mais aussi pal mal de rupture ces écrits d’Albert Camus. Ses pensées posées sur des cahiers d’écoliers pendant plus de 25 ans. Édités, à titre posthume, par sa famille et notamment sa fille Catherine qui les a conservés précieusement. Ce trésor a été confié à Stéphane Olivié Bisson. Je lui ai dit notamment que je n'avais pas eu l’impression de voir Albert Camus mais plutôt son âme. Il m’a confirmé en souriant ne pas avoir eu l’intention de le jouer mais plutôt de le dire. Même dans le costume choisi, il ne souhaite pas ressembler à Albert Camus. Je trouve quand même que dans ses yeux, il y a comme un fil de connexion. Il m’a expliqué également avoir travaillé en étroite collaboration avec Éric Capone qui a composé une magnifique musique originale. J’ai relevé alors que sa voie avait parfois des intonations de mélodie. Je me suis sentie bercé par tant de beauté. La lumière est aussi fantastique, mais par moments, on aurait l’envie de ne plus regarder et de juste écouter. J’ai même fermé les yeux quelques instants. Ce spectacle peut-être est triste, pudique et mélancolique, mais ce que j'ai ressenti, c’est surtout de l’amour, de la joie et de l’espérance. On sent qu'Albert Camus aimait la vie et j'adore cette phrase qui résume bien ma sensation. L’empreinte de la pensée et de la conscience d’Albert Camus en action. Celle d’un homme fragile et combatif, s’efforçant d’être heureux, amoureux de la beauté du monde. J’en suis sorti. Paisible, léger et surtout très heureux avec l’impression très agréable d’avoir entendu un texte pour moi tout seul alors que la salle était comble. C’est un spectacle très intime et introspectif fait avec plein d’amour et de respect par Stéphane Olivié Bisson qui l’a créé sous l’œil bienveillant de Bruno Putzullu. Il m’a fait part aussi de sa grande envie de jouer ce spectacle, un jour en extérieur, sous les ETOILES et c’est exactement ceux à quoi je pensais en y assistant. J’ai même eu l’envie de lever les yeux au ciel plusieurs fois mais nous étions déjà dans la salle Paradis du lucernaire. Un nom de salle qui convient parfaitement bien à cette pièce. Catherine Camus n’a pas encore assisté à ce très beau spectacle mais ça devrait avoir lieu bientôt. J’adorerai assister à cette représentation qui devrait être très émouvante. C’est bon de voir un spectacle ou tout est réfléchis, pensée avec beaucoup d’intelligences et de génie. Ne serait-ce que le carré de gravier au centre de la scène qui résonne lorsqu'il marche dessus ou s’assoit. Il m’a dit que c’était la magie du théâtre. Il aime avoir sur scène un élément naturel, mais Il n’imaginait pas que ça donnerait un effet aussi intéressant. Et puis pour finir, il m’a citer une pièce de son père, acteur emblématique des annees 70 et grand comédien, Sincèrement, bravo pour ce moment hors du temps au LUCERNAIRE.
- Perdre le Nord. La parole improvisée
Marie Payen, comédienne et autrice, a rencontré des déclassés, des exilés, sur le trottoir, dans des camps de fortune. Elle a intégré leurs mots, leurs voix. Elle n’a pas écrit, elle vient faire entendre les paroles qui lui reviennent, la hantent. Voix de femmes du boulevard de la Chapelle, cris de gamins fuyant la guerre, de gens rejetés ici en Europe et nous offre une véritable performance comme il y en a encore trop peu en France. La parole est belle et forte, parfois surréaliste, parfois ridicule, mais toujours intéressante. On pourrait avoir envie que le texte soit plus écrit, plus construit et en même temps, on est époustouflé par l’esthétisme, la prouesse et la rythmique verbale qui s’harmonise parfaitement avec les sons de Jean-Damien Ratel. Ce spectacle hors norme m’a vraiment fait perdre le Nord. Je me suis surpris plusieurs fois à fermer les yeux et à me laisser porter par cette voix musicale.
- Comment j’ai dressé un escargot sur tes seins
Le théâtre la contrescarpe Voilà un spectacle, seul en scène, qui m’a scotché. Une fois de plus le théâtre de la contrescarpe propose un spectacle inventif et audacieux. La scénographie est d’une sobriété implacable mais le texte est si brillant et Miguel-Ange Sarmiento dégage une telle sensualité que je me suis senti sincèrement troublé. On est dans un conte poétique absurde et pourtant si vrai. Les mots créent des images et les images des sensations. Quand, en plus, Rémi Cotta, le metteur en scène trouve quelques idées de génie. Le tout en devient assez jouissif. Comment j’ai dressé un escargot sur tes seins ou comment parler d’amour en utilisant des routes dérobés et toujours poétiques. J’ai souris beaucoup, ris parfois et j’ai même pu réviser un peu mon anatomie. Que demander de plus ? Si vous avez envie de passer un moment très agréable, instructif, poétique, émouvant et sexy. Je vous ai trouvé le spectacle idéal. Cette pièce va être joué prochainement en espagnol. Je suis persuadé que cette langue va convenir merveilleusement à ce texte et je vois déjà ce spectacle se jouer dans un petit théâtre de Madrid
- VENISE N’EST PAS EN ITALIE
Théâtre Lepic. Quartier de la Butte Montmartre Venise n'est pas en Italie. Une belle surprise, une pépite poétique. J'ai découvert une très belle pièce, un super comédien dans un très joli théâtre que je ne connaissais pas au cœur de la Butte Montmartre. J’ai sincèrement beaucoup apprécié ce spectacle. Garlan Le Martelot est un comédien au charme fou. Il joue très bien l’enfance, l’adolescence. Il a une énergie folle, une vraie grâce sur scène avec toujours un petit côté émouvant et poétique. Je suis certain que Garlan le Martelot a un panel de jeu bien plus large encore. C'est un comédien à suivre, car il va nous surprendre dans le futur. Emile a quinze ans. Il vit à Montargis, entre un père doux dingue et une mère qui lui teint les cheveux en blond depuis toujours, parce que, paraît-il, il est plus beau comme ça... Cette pièce d’Ivan Calberac est vraiment un petit bijou. J’aime énormément les idées de mise en scène et les éléments de décor. La poésie est partout et le texte est très bien écrit. C’est un beau spectacle à voir.
- La culture reste confinée
Après la sidération, réactions de la profession Une annonce, en forme de couperet, est tombée, le 10 décembre à 18 heures. S’appuyant sur les derniers chiffres disponibles, délivrés par le ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran, le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé que les lieux culturels resteraient finalement fermés pendant trois semaines supplémentaires (jusqu’au 7 janvier 2021), au lieu de rouvrir mardi 15 décembre – le 16 décembre pour les cinémas. Certes, Emmanuel Macron avait prévenu que le déconfinement de la mi-décembre était conditionné au fait que le seuil de nouvelles contaminations quotidiennes devienne inférieur à 5 000, ce qui n’est pas le cas, le chiffre s’établissant aujourd’hui aux alentours de 11 000. Il est évident que la crise sanitaire actuelle est effroyable et que toutes les mesures intelligentes doivent être prises. Après qu'Emmanuel Macron eut demandé au monde culturel de faire rugir le Lion, après les multiples adaptations et applications, avec diligence, des différentes mesures sanitaires, sans aucune preuve de contaminations avérées dans les théâtres, les cinémas, les musées… alors que les commerces et transport en commun fonctionnent à plein régimes, la fermeture prolongée des lieux culturels est, donc, actée. Tout d'abord, le monde de la culture est sous le CHOC et la sidération, puis, désespéré et furieux, la colère monte et, pour faire face à cette injustice, la fronde se prépare ! Plusieurs manifestations et événements sont annoncés pour le mardi 15 décembre à Paris, à l’initiative de la CGT -spectacle, des syndicats et directeurs de théâtre. Voici une revue de presse qui se propose de partager l'émotion du monde culturel, suite aux dernières décisions gouvernementales. Cette décision « crève-cœur » a été prise pour éviter l’effet yoyo (j’ouvre, je ferme, etc.), s’est justifiée Roselyne Bachelot, vendredi 11 au matin, sur BFM-TV, en précisant que le 7 janvier était une « date de revoyure » Après le fâcheux et déplacé terme "Non essentiel", le gouvernement remet ca avec la REVOYURE Terme populaire évoquant le fait de rencontrer à nouveau une personne ou de se retrouver en sa présence. Communiqué de presse de Marc Lesage, directeur du Théâtre de l’Atelier Nous ne sommes pas des rebelles. Nous ne sommes pas des révolutionnaires. Nous ne sommes pas des agitateurs. Nous ne sommes pas fous, nous ne sommes pas inconscients. Nous ne sommes que des professionnels du spectacle vivant, responsables d’équipements culturels qui nous adaptons, sans cesse, avec sagesse, à ce contexte instable et hanté par l’incertitude. En retour, nous demandons juste à être traités avec respect, intelligence et discernement. Or, les annonces du Premier Ministre, Jean Castex, en date du 10 décembre visant à durcir les mesures sanitaires en cette fin d’année 2020 et, par conséquent, nous empêcher de poursuivre notre activité, même dans des conditions dégradées, sont une véritable atteinte à nos valeurs et illustrent un profond mépris à l’égard du secteur culturel et artistique tant nous atteignons une apogée en matière d’incohérence. Pendant que les centres commerciaux accueillent des milliers de personnes quasiment sans contraintes, stimulées à coups de « Black Friday » ou d’opérations promotionnelles liées aux fêtes de fin d’année, les Théâtres, où pourtant toutes les mesures sanitaires sont scrupuleusement respectées et où aucun cluster particulier n’a été repéré, doivent demeurer portes closes. Alors, d’accord ! Nous maintiendrons nos portes closes. L’acteur et directeur de théâtre demande la réouverture au plus vite des salles. Plus de 300 professionnels du secteur de la culture soutiennent son recours. Parmi eux, plusieurs directeurs et directrices de Centres dramatiques nationaux. Mais, Mardi 15 décembre à 18 H 30, à l’heure même où nous aurions dû rouvrir nos portes, nous serons sur le trottoir, dans la rue, devant le théâtre de l’Atelier, en compagnie des artistes Jacques Weber, François Morel, Audrey Bonnet… pour exprimer notre dégoût et notre colère. Marc Lesage, directeur du Théâtre de l’Atelier Nous ferons résonner dans les rues l’Art et la Culture par la parole des artistes, avec dignité et responsabilité, pour combattre l’absurdité des mesures prises par ce gouvernement. Lieux culturel fermés : un recours en référé-liberté à l'initiative de Charles Berling L’acteur et directeur de théâtre demande la réouverture au plus vite des salles. Plus de 300 professionnels du secteur de la culture soutiennent son recours. Parmi eux, plusieurs directeurs et directrices de Centres dramatiques nationaux. Charles Berling en décembre 2018.•Crédits :Luc Boutria / Nice Matin-Maxppp Je pense, et je ne suis pas le seul à le penser, qu'il y a une profonde iniquité dans cette décision. On ne peut pas rester les bras croisés, voir les rues, les commerces, les centres commerciaux bourrés de gens. Et tout d'un coup, quelqu'un a toute la faute sur lui et doit rester fermé. Ce sont les théâtres et les cinémas. C'est une plaisanterie ! Charles Berling Culture : "Il y a un moment où le spectacle vivant peut mourir", alerte Jean-Michel Ribes Jean-Michel Ribes est le directeur du Théâtre du Rond-Point depuis 2002. © Lionel Bonaventure, AFP Consternation, déception, inquiétude, sentiment d'injustice... Le monde de la culture accuse le coup après l'annonce jeudi par le gouvernement de la fermeture prolongée pour trois semaines des cinémas, des théâtres et des salles de spectacle. Très en colère, Jean-Michel Ribes, metteur en scène et directeur du Théâtre du Rond-Point à Paris s'est entretenu avec FRANCE 24. Tout était prêt pour la réouverture. Depuis des semaines, comédiens, techniciens, attachés de presse, et le monde du spectacle en général, travaillaient d'arrache-pied pour cette reprise tant attendue. Mais jeudi 10 décembre, juste après 18 heures, le Premier ministre, Jean Castex leur administre une douche froide, en annonçant que les musées, les théâtres et les salles de cinémas devront rester portes closes au moins jusqu'à début janvier, afin de freiner la propagation du Covid-19. La Ville de Paris a critiqué cette décision, regrettant vendredi que "la dangerosité moindre" des pratiques culturelles dans les cinémas, théâtres et musées n'ait pas été prise en compte pour décréter leur déconfinement. Un avis partagé par Jean-Michel Ribes, le combatif et engagé directeur du Théâtre du Rond-Point, l'une des salles les plus célèbres de la capitale. Il dénonce auprès de France 24 une politique du "deux poids, deux mesures". Communiqué de presse de Mélanie et Frédéric Biessy. La Scala Paris La Scala Paris soutient les actions engagées par l’ensemble des organisations professionnelles, pour obtenir l’annulation du décret à paraître et tendant à interdire la réouverture des salles de cinémas & de spectacle et demander au gouvernement la réouverture des salles. Faisons du doute un art Consternation, incompréhension, colère, et après ? résignation ? Certainement pas ! Douter est un art que La Scala Paris s’évertue à entretenir. Notre credo : ne surtout jamais programmer trop à l’avance pour vous surprendre et vous inviter à partager nos coups de cœur plutôt que de vous imposer une programmation formatée. Douter nous tient en éveil et nous oblige à explorer les voies de la création. Douter nous rassemble. Nous avons tous en commun de ne pas tout savoir… Douter rend sage et fait appel à notre instinct, à notre sensibilité. Alors, nous direz-vous, « en matière de doute, les dernières annonces du gouvernement ont dû vous satisfaire... vous ne vous y attendiez pas, vous aviez tout préparé pour une reprise qui n’aura pas lieu... » Oui, sauf que cette fois la décision est injuste et injustifiable ! Douter, c’est chercher à comprendre. Et là, on ne comprend pas ! On ne comprend pas pourquoi aller faire ses courses dans un grand magasin après avoir pris un métro bondé et s’apprêter à rejoindre sa famille dans des trains bondés pour fêter Noël sans masque est moins dangereux que de venir au théâtre où toutes les règles de sécurité sont observées à la lettre et où le port du masque est une évidence... On ne comprend pas pourquoi le gouvernement nous montre du doigt comme un lieu dangereux au point que nous sommes les seuls à être fermés avec les restaurants, les cinémas et les télécabines. Heureusement, il y a vous ! Si aujourd’hui il y a bien une chose dont on ne doute pas, c’est de vous, de votre ferveur, de vos encouragements, de votre présence dès que nous rouvrirons nos portes. Continuons de douter, faisons-en ensemble un art. Belles fêtes de fin d’année à vous tous. À 2021 ! Mélanie et Frédéric Biessy Communiqué de presse de la Fédération des théatres indépendants d'avignon (F.T.I.A) Depuis vendredi 11 décembre, plusieurs organisations de salariés et d’employeurs du spectacle vivant, dont le Syndeac, la SACD, l’association des CDN, l’association des scènes nationales, l’AAFA-Actrices et Acteurs de France Associés, le SNES, le PROFEDIM….se sont associés dans le cadre d’une procédure de référé liberté. Un appel ouvert à toutes les directrices et directeurs d’entreprises culturelles et à tous les élu.e.s qui souhaitent soutenir ce recours en qualité de propriétaires de bâtiments culturels. L’appel a déjà reçu la signature de plus de 500 structures à ce jour. La Fédération des Théâtres Indépendants d'Avignon, en sa qualité de fédération de lieux privés s'inscrit pleinement dans cette démarche, l'approuve et la soutient. C'est pourquoi nous faisons suivre ci-après l'APPEL A SOUTIEN et nous invitons toutes celles et tous ceux qui sont en désaccord profond avec la décision inéquitable du gouvernement de maintenir les salles de spectacle fermées au public à le signer et à le relayer le plus largement possible; Pour la Fédération des Théâtres Indépendants d'Avignon, APPEL A SOUTIEN En désaccord profond avec la décision inéquitable du gouvernement de maintenir les salles de spectacle fermées au public après le 15 décembre, nous, directrices et directeurs de compagnies, de théâtres et de structures culturelles, avons décidé de nous engager dès aujourd'hui dans une démarche collective de recours en référé-liberté. Cette démarche pour la réouverture des lieux d’art et de culture et leur inscription dans la vie quotidienne de la cité est portée par l'ensemble des syndicats de notre secteur, et nous invitons tou.te.s nos collègues à manifester leur adhésion à cette procédure commune. Par cet appel, nous invitons également les collectivités territoriales qui le souhaitent, à s'associer à ce recours en référé, en leur qualité de propriétaires des bâtiments concernés par ces fermetures. Pour signer l'appel, cliquez ici Mathieu Kassovitz, seul contre tous, sur BFM TV Les salles de cinéma ne sont "absolument pas essentielles dans la situation dans laquelle on est… Adepte des déclarations fracassantes, le réalisateur de La Haine l'avoue lui-même :"Je vais faire crier tout le monde, mes potes, les gens avec qui je travaille mais le futur du cinéma n'est plus là. Les salles de cinéma sont vouées à disparaître quoi qu'il se passe."
- Le Domaine de Chantilly : appel à la générosité
Urgence Encore un exemple de dommage collatéral suite aux dernières annonces gouvernementales Pour faire face à la crise économique sans précédent qu’il traverse, le Domaine de Chantilly invite ses visiteurs, ses amis et tous ses soutiens à participer à sa nouvelle campagne de dons en ligne. Objectif : sauver le Domaine de Chantilly ! Donné à l'Institut de France par le duc d’Aumale en 1886, le domaine de Chantilly se compose du château et de ses inestimables collections, du parc, des grandes écuries et de 7800 hectares de terrains autour du château. Le Domaine de Chantilly – fondation d’Aumale, fondation abritée de l’Institut de France, a été créé le 1er juillet 2020 avec pour mission la gestion et le développement de tous ces lieux. Il ne peut compter que sur ses ressources propres (recettes de billetterie, privatisations…) pour alimenter son budget de fonctionnement. Le Domaine de Chantilly ne bénéficiera d’aucune des mesures d’urgence mises en place par le gouvernement dans le cadre de la crise sanitaire et n’est soutenu par l’Etat que pour une partie des indispensables travaux immobiliers à mener pour préserver ce patrimoine exceptionnel. L’année 2020 est une véritable catastrophe. Au total, le Domaine de Chantilly aura été fermé près de 5 mois à des périodes où la fréquentation aurait été forte. En sus des pertes en billetterie, ce sont également la boutique, les concessions, les privatisations du site qui sont au point mort, accentuant encore davantage son déficit. Au 1er novembre 2020, Chantilly accusait déjà une perte de près de 4,5 millions d’euros. La fermeture des lieux culturels pour les vacances de Noël, avec notamment l’annulation de plus de 30 représentations de nos spectacles équestres est un nouveau coup dur pour le Domaine de Chantilly et représente 500 000 euros de pertes financières supplémentaires. Face à cette situation catastrophique, nous voulons nous battre pour sauver le château de Chantilly qui vit une période jamais encore connue dans son histoire. Mais pour cela nous avons besoin de votre aide car si nous sommes fermés au public, les dépenses continuent : le chauffage, le salaire de nos 130 agents, l’entretien des jardins, les réparations courantes, les soins apportés aux chevaux... Demain, nous aurons besoin de votre visite mais aujourd’hui, nous avons besoin de votre aide. Le Domaine de Chantilly
- Et si je vous parlais de ...Marin Karmitz ?
C'était une époque où mon nom circulait beaucoup dans Paris. On disait “il y a un jeune mec qui court partout et résout tous les problèmes“. un jour, sur mon répondeur, j'ai un message de Marin Karmitz, lui-même, qui me demande si je peux venir le rencontrer dans ses bureaux de la rue traversière. En vérité, je ne le connaissais pas (honte à moi) mais je m'y suis rendu tout de même. Dès l’arrivée, je fus ébloui par cette impasse calme, mais où la création était partout. Mr Karmitz me dit qu'il souhaitait développer un projet unique en collaboration avec Lina‘s sandwich et Virgin Megastore. Un lieu, unique pour l'époque, alliant cinéma. Restaurant. Bibliothèque. Exposition. Ses yeux étaient lumineux et il avait l'air tellement enthousiaste que je me suis pris au jeu. Il me dit que j'avais carte blanche, mais que je devais dans un premier temps visiter tous les cinémas Mk2 pour comprendre les contraintes techniques. Je devais ensuite passer des moments dans chacun des services pour m'imprégner de l'esprit maison. Que ce soit la programmation. La production. La distribution et même la direction J'ai à cette occasion rencontrée Mme Véronique Cayla qui était à l'époque directrice générale de MK2. Elle ne peut pas se rappeler de moi mais je ne l'oublierais jamais. J'ai trouvé en cette immense personne d'autorité une aura incroyable. Ce fut une période vraiment excitante. Je rencontrais les associations, les mairies...j'ai d'ailleurs découvert à cette occasion l'ancien cinéma « le zèbre de Belleville » et tant d'autres endroits incroyables. J'ai participé à la création d'un pilote d'émission pour Paris première (qui avait le vent en poupe à cette époque). C'était le ”café Polac” avec comme présentateur Michel Polac et réalisateur Maurice Dugowson. C'était un moment très compliqué pour Michel Polac à cette époque. Il avait été évincé de la télé après une longue période de gloire avec l'émission géniale “droit de réponse”. Ma mission était déjà de faire en sorte que Polac veuille bien me rencontrer (il restait enfermé et ne voyait plus personne) et surtout que je permette les retrouvailles de ces deux immenses personnages. Après un début vraiment glacial, j'ai eu la chance d'assister à une des plus belles rencontre de toute ma vie. On se sent vraiment tout petit à ce moment-là. La production voulait créer une émission littéraire intimiste dans des foyers de théâtre. Évidemment, Mr Brialy m'as tout de suite donné son accord pour que nous tournions aux bouffes parisien. Gratuitement. Malheureusement, cette émission n'a jamais eu Lieu et je pense que c'est bien dommage. J'assistais aux projections des nouveaux films MK2. Notamment, trois couleurs : rouge de kleisowski. Un immense homme de cinéma avec qui j'ai pu discuter et qui me demanda, à moi, ce que je pensais de sa création 😳. Je rencontrais Tavernier ou Chabrol au détour d'un couloir et tant d’autres. C'était incroyablement magique. Les déjeuners avec Marin Karmitz qui était un véritable visionnaire m'ont beaucoup appris sur la volonté de réussir et la vie. Finalement, le projet aboutit et MK2 est devenu le premier cinéma indépendant de Paris, défendant toujours certaines valeurs cinématographiques. Évidemment. Le groupe ne pouvait pas échapper aux blockbusters, mais aujourd'hui encore, quand je ne sais plus où me rendre. Il y a toujours un film intéressant au mk2 Beaubourg, quai de Loire, bibliothèque....
- DUCOBU Le Spectacle. Pour la première fois au Théâtre
C’est la rentrée scolaire à Saint-Potache, reprise des cours dans la classe de Monsieur Gustave Latouche. Ducobu excelle en tricherie, Léonie dans toutes les matières. Cette année la classe de Monsieur Latouche est choisie pour présenter le spectacle d’ouverture de la kermesse. Pour Léonie, c’est une belle opportunité de montrer ses talents de danseuse et pour Latouche, l’occasion de tenter… d’humilier Ducobu ! Les réactions de l’élève Ducobu ne tardent pas ; il va mettre en place, à l’aide de son compagnon de coin, le squelette Neness, tous les stratagèmes possibles pour devenir la star de la kermesse. Attention événement ! Tout le monde connait L'Élève Ducobu, la BD belge créée en 1992 par Zidrou et Godi dont le héros est un enfant rondouillard, cancre en pull rayé jaune et noir, employant toutes sortes de techniques pour tenter de copier sur sa voisine première de la classe. Retrouvez DUCOBU, enfin au théâtre, pour notre plus grande joie. Ducobu Une comédie théâtrale pour toute la famille écrit et mis en scène par Caroline Magne pour la première fois au Théâtre ! Théâtre de la Tour Eiffel A partir du 11 octobre Les samedis à 16H30 et les dimanches à 14h Tous les jours à 14H pendant les vacances scolaires L'histoire d'un succès 25 bandes dessinées, 12 romans, 3 films D’après la bande-dessinée « L’élève Ducobu » de GODI-ZIDROU © EDITIONS DU LOMBARD (DARGAUD-LOMBARD S.A) 2020
- L'EP REVENIR #1. Le groupe Karnage Opéra.
Avis Foudart 🅵🅵🅵🅵 Revenir est un ensemble de trois EP, qui sortiront toutes les sept semaines entre le 28 janvier et juin 2021. Revenir est le deuxième album du groupe Karnage Opéra ou KO, À l’origine, c’était un simple album, mis en chantier début 2020, puis est arrivé le premier confinement, pendant lequel Christian Roux a écrit et composé 10 nouveaux titres qui ont donné sa couleur définitive à l’ensemble. Le tout a été enregistré pendant l’été, dès que les artistes ont pu sortir de leur grotte, et mixé durant l’automne, quand ils ont dû y retourner. Revenir du confinement ou d’ailleurs. Mais revenir sans recommencer, parce que Quelque chose doit changer. Rester indolent, faire l’amour (La vague), rêver, tricoter des chansons inutiles mais peut-être pas si vaines (My song), ou se replonger dans la folie du monde ? A moins qu’on ait « oublié comment c’était… », ça fait « si longtemps qu’on est enfermés » (J’ai oublié). Revenir des moments dévastés par une guerre ou une séparation (La plaine), en se disant qu’il n’y a rien d’autre à faire que vivre et que parfois, ce qui nous reste des morts peut nous guider vers la lumière (Emoi, Gracile). Revenir même si « Elle est : plus là » et que son absence nous fait voir le monde en noir… A moins que ce ne soient pas que Des mots et qu’il le soit réellement ? Revenir, ou rester plongé dans les souvenirs (C’est l’été, Remember) ; revenir ou rester accroché à des espoirs impossibles (Ignorée)… Dans tous les cas, vivre jusqu’au bout, jusqu’à L’heure dernière, même s’il se pourrait bien que, Là où l’on va, il ne nous reste que Le goût des larmes… Karnage Opéra, ou KO, est un collectif de trois musiciens, deux musiciennes et un ingénieur du son, réunis autour des compositions de Christian Roux. Leurs titres, puisant dans le rock, l’électro, la chanson et parfois le jazz. Karnage Opéra, en toute liberté, ne s'interdit rien, bouscule tout et repousse les limites de la créativité. Les mots de KO, si ronds et poétiques, s'entremêlent de sons rock et enivrants et nous prennent aux tripes. Longues plages instrumentales, envolées mélodiques, chaque morceau, si différent qui semblent, parfois, s'inspirer de Baschung et de Gainsbourg, crée le lien entre nostalgie et modernité et remplit le cerveau d'images cinématographies. L'été c'était comme une éternité qui s'achève par surprise, un jour de pluie. L'été c'était des corps laissés dorés qu'on pensait increvables, des promesses non tenues qu'on oubliait jamais. L'été c'était l'empire de la paresse, des heures abandonnées aux plaisirs éphémères. On le perdait avec l'automne, on le fuit avec l'hiver. Maintenant qu'il est mortel, qu'il n'est plus que ravage, qu'il n'est plus qu'un carnage, qu'il n'est plus qu'un sang... Karnage Opéra Christian Roux claviers, guitares, sax, programmations. Laure Ricouard chant, chœurs. Johanna Ricouard chant, chœurs. Nicolas Gorréguès basse, contrebasse électrique. Martin Denny batterie, chœurs. Nicolas Bournaud mixage, mastering REVENIR#1 2e album (EP#1) Nicri Productions / Imusician Sortie 28 janvier 2021 5 titres / 25 min
- interview de Stéphane Corbin
J'ai le plaisir de vous présenter l’interview que j'ai eu l'immense joie de faire avec Stéphane Corbin. Un long entretien plein d’émotion et de vérité sur l'amour de vivre et de créer. Un rencontre inoubliable et extrêmement touchante dans la folie du festival d'Avignon.
- HYPO au théâtre du Marais. Encore une très belle soirée dans Paris
Dans le quartier des Arts et Métiers, HYPO au Théâtre du marais. J’ai passé vraiment un très bon moment en compagnie de Lucas Andrieu, un jeune comédien très prometteur. Bourré de charme, de générosité. Il se donne à fond pendant 1 h 20 dans un spectacle pas du tout facile à interpréter et sa fougue l’emporte, nous emporte. J’ai tellement passé un bon moment que j’ai eu le sourire aux lèvres pendant toute la durée du spectacle. Je le trouve particulièrement doué dans l’émotion. J’ai vu il y a quelque temps « l’étrange affaire Émilie Artois », qu’il joue également (vous pouvez lire mon article sur mon blog) et j’avais eu la même sensation. Le roman de Christian Astolfi est magnifique et, ici, parfaitement adapté. La mise en scène de Xavier-Andrieu Laurent est tout simplement magnifique. Une fée a dû se pencher sur ce berceau. C’est un spectacle total. C’est drôle, cynique, amusant, émouvant. Le sujet. Vous le savez. J’évite au maximum d’en parler. J’ai juste envie de vous dire que c’est sur la différence et dans cette pièce, c'est fait avec énormément d’amour et de tendresse. Il faut voir absolument voir ce spectacle qui se joue encore jusqu’à fin septembre et qui va ensuite partir en tournée. Ensuite, je me suis promené dans le quartier des Arts et Métiers que j’ai redécouverts. Encore un endroit de paris absolument charmant et aux multiples petits restos. « L’adresse » est ouvert jusqu’à 23h30. Juste pour information Allez. Hypo + théâtre du Marais + l’adresse. Une soirée assurément réussit !
- SEPT MOUVEMENTS CONGO. Festival Impatience
Avis Foudart 🅵🅵🅵 Chronique de cinq jeunes Kinois qui disent leur rage, leurs angoisses, et rêvent pour survivre : aucun aspect de la dure réalité de leur vie quotidienne au Congo n’échappe à leur tirade. Ça chante, ça vibre, ça crie, c’est envoûtant ! Pour Michael Disanka, comédien, metteur en scène et auteur, « écrire c’est photographier l’instant avec des mots ». C’est faire de chaque expérience particulière d’une vie, la sienne. Aussi fait-il résonner dans son théâtre documentaire la vie de milliers d’humains privés de la parole depuis que la nuit a enfanté le Congo… Structurée en sept mouvements, la pièce raconte en plusieurs langues* l’intime et le collectif, l’espoir et les déchirements, l’expression d’une rage latente et l’explosion d’une colère (trop) longtemps contenue. Jusqu’au septième mouvement libératoire qui leur permet de se maintenir en vie. * français, lingala, kikongo, swahili Sept mouvements Congo est un spectacle coup de poing, un manifeste énervé, une danse et un chant de la colère, au nom de la liberté d’expression. Cinq jeunes artistes du Collectif d’Art-d’Art de Kinshasa chantent leur angoisse, dansent leur survie… Le comédien, metteur en scène et auteur (dramatique) Michael Disanka est l’une des voix congolaises les plus inspirantes du moment. Depuis qu’il a achevé ses études d’art dramatique à l’Institut national des Arts de Kinshasa, sa ville natale, Disanka s’est révélé un véritable chroniqueur de sa génération. Avec Sept mouvements Congo, il montre parfaitement l’essence même du théâtre qui, loin d’être uniquement un pur divertissement, et aussi une tribune de partage et d’ouverture de la pensée à la réflexion. Une façon d’élargir nos horizons et de nous rendre plus vivant et éveillé. SEPT MOUVEMENTS CONGO Présenté dans le cadre du Festival Impatience TEXTE & MISE EN SCÈNE MICHAEL DISANKA ASSISTÉ PAR MICHEL WETSHI AVEC CHRISTIANA TABARO, KADY VITAL MAVAKALA, TALUYOBISA LUHEHO, DIDIER EDIHO & MICHAEL DISANKA PRODUCTION COLLECTIF D’ART D’ART, NTGENT, FESTIVAL DE MARSEILLE, CONNEXION REMERCIEMENTS À ADELINE ROSENSTEIN, CENTRE CULTUREL MEKO, INSTITUT FRANÇAIS DE KINSHASA AVEC LE SOUTIEN DE LA RÉGION DE BRUXELLES-CAPITALE - COOPERATION AU DEVELOPPEMENT Manifestation organisée dans le cadre de la Saison Africa2020


















