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- Pense par toi-même. Comédie Bastille
Magnifique surprise ! C’est vraiment ce que j’ai envie de dire pour commencer mon article ce soir. Gérard Darier a écrit et mis en scène une pièce très drôle et instructive. Nous avons discuté ensemble à la sortie du théâtre et j’avais vraiment une question qui me brûlait les Lèvres. Avez-vous été vraiment prof de philo ? Et bien non. Gérard Darier a fait un vrai travail de documentation et a discuté longuement avec une prof avant d'écrire son texte délicieux. Cette joute verbale entre ce jeune qui séquestre ce prof se termine en vrai cours de philosophie. Il y a plein d’idées lumineuses dans cette pièce et l’une des plus belles est le respect et même l’amour que l’on ressent de l’auteur pour ces deux personnages. Les répliques fusent et les situations rocambolesques s’enchaînent. Le coup de fil à la maman, le moment où ce jeune corrige le prof ou découvre Kant.... Le duo Gerard Darier et Karim Leery fonctionne vraiment. On ne peut s’empêcher de rire de bon cœur tout en apprenant, c'est vraiment l'idéal, non ? Et c’est vraiment une bonne pièce. Devant le théâtre, je suis tombé sur un vrai prof de philo qui m’a offert son commentaire. Écoutez mon micro-trottoir improvisé. C’est très drôle et intéressant.
- Yohann Métay. Théâtre le Lucernaire
« Le sublime Sabotage ». Voilà un titre qui convient parfaitement bien à ce spectacle. Après « la tragédie du dossard 512 » et son immense succès, c’est le retour de Yohann Métay et quel retour ! Le sujet de ce seul en scène, la difficulté d’écrire et le manque d’inspiration. Yohann Métay qui excelle dans l’improvisation, a une énergie folle. Il glisse sur scène, comme s’il avait des patins à roulettes. Il part dans tous les sens aussi bien dans l’espace qu’avec le texte. On peut se perdre parfois dans autant de digressions, mais comme par magie, il finit par retrouver son fil et retombe toujours sur ses pieds. Nous le public, on en prend plein la tête et parfois, ça va même très loin. Pour ma part, cela ne m’a pas vraiment dérangé, mais j’ai entendu des commentaires très négatifs à ce sujet, à la sortie. Il faut dire que, parfois, c’est un peu niveau cours d’école et l’on sait très bien que ça peut faire mal. Yohann Métay parle de faille émotionnelle immense. C’est une évidence absolue mais aussi un égo un peu démesuré non ? Quand on se lance dans des blagues sur les seins, le poids, la calvitie ou autre. La limite est un peu dangereuse et on a quand même un peu l’envie de lui dire. Tu as vu à quoi tu ressembles, toi ? Il faut le dire, Il y a quand même des gens qui ne vont pas bien du tout à cause de ce type de blagues très faciles. A part ceci. L’écriture est très bonne et le rythme est fou. Yohann Métay réalise une vraie performance et parfois c’est extrêmement drôle. Ce n’est pas du tout politiquement correct et donc pas forcément dans l’air du temps. Ça plaît ou ça fait fuir. À vous de voir et de juger (venez avec un bouclier et avec l’envie de rire franchement).
- Faites l’amour pas des gosses. Comédie Bastille
Je suis venue voir, totalement par hasard « Faites l’amour pas des gosses » (une erreur d’agenda) et très gentiment Christophe Segura m’a proposé de rester. Quelle très belle surprise ! Rosy Pollastro et Anthony Fernandes ont enchanté ma soirée. Je me suis vraiment régalé. C’est vraiment très drôle, enlevé et même touchant. Allons-y direct, il y a même des moments totalement culte. Notamment, le grand écart sur canapé. On est un peu dans l’esprit du Splendid de la grande époque. C’est bon, c’est drôle et même génial. Le sujet est simple et déjà visité mais l’écriture de cette pièce est hyper intelligente et efficace. Le duo fonctionne parfaitement bien sur scène. J’ai été tout particulièrement ébloui pas Rosy Pollastro qui en plus de jouer très bien, chante à merveille. Un super moment en perspective, A ne surtout pas louper. Une des pièces les plus drôles de Paris en ce moment
- On en est là. Café de la gare
Ce soir est la soirée des belles surprises. La redécouverte pour moi du Café de la Gare qui fête, cette année, ses 50 ans. Une rencontre d’un soir troublante avec Sotha, une femme merveilleuse et drôle, toujours présente depuis le début et des dizaines de vedettes qui ont passé la porte de ce théâtre emblématique. Le plus Grand café-théâtre de Paris avec 450 places. Un lieu unique et attachant où l’on se sent si bien que l’on pourrait avoir l’envie d’y habiter. Je ne savais pas que Patrick Dewaere avait été l’un des co-fondateurs de ce lieu mythique. J’ai eu l’immense chance de rencontrer lors d’un tournage de film Mado Maurin, sa maman. Une rencontre incroyable et unique. Un moment de grâce dans ma vie et, ce soir dans la salle, il y avait son fils. Quel plaisir de le saluer et de lui parler de mes souvenirs. « ON EN EST LÀ » est bien dans la veine du Café de la Gare. J’ai beaucoup aimé cette pièce. L’idée d’un débat télévisé d’entre deux tours (avec réalité augmentée) avec deux inconnus qui se retrouvent propulsés, à la suite de plein de quiproquos et scandales en tout genre est jouissive. (Ça ne vous rappelle pas quelque chose ?). En plus de tout ça, quelque chose va arriver et va compliquer encore plus la situation (mais pour ça, ne comptez pas sur moi). J’ai vraiment passé un moment délicieux. La pièce est très bien écrite par Jeremy Manesse (également l’un des candidats). J’ai même un coup de foudre pour lui, mais également pour Morgane Bontemps, Florence Savignat et Benjamin Alazraki. Ils sont tous très bons. Benjamin alazraki m'a fait mourir de rire, vraiment. Je l’adore. C’est une pièce bien plus complexe qu’il n’y paraît. Les 4 comédiens sont non-stop sur scène (un défi). Le décor est ingénieux mais délicieusement capricieux et le texte dense. Il faut encore quelques jours de rodage et quelques pétages de plombs supplémentaires pour que ça soit vraiment génial, mais j’ai vraiment aimé cette pièce drôle et corrosive. On a presque honte de rire parfois, tellement c’est juste et grinçant. Moi, j'ai bien ri. Je me suis même éclaté, à vrai dire. Le Café de la Gare, au cœur du marais, et cette pièce. Une soirée au top ! Allez-y. Je vous le conseille vivement
- Suite Anglaise. Kaori Ito en Livestream. La Scala de Paris
KAORI ITO ET FRANCESCO TRISTANO jouent autour des 6 Suites Anglaises de Jean-Sébastien Bach Une création, le DIMANCHE 28 MARS À 19H. DIFFUSION EN LIVESRETAM SUR LA PAGE FACEBOOK DE LA SCALA PARIS. Un moment de grâce : 2 mots qui résument la séance d’enregistrement en public et en streaming du dernier album de Francesco Tristano On Early Music filmé à La Scala Paris samedi 13 février 2021. Francesco renouvelle l’expérience dimanche 28 mars en enregistrant dans la grande salle et dans les mêmes conditions l’Intégrale des 6 Suites Anglaises de Jean-Sébastien Bach. Cette fois, il élargira son champ d’exploration en le partageant avec la merveilleuse chorégraphe et danseuse Kaori Ito, autre artiste emblématique de la Scala Paris. Sur fond d’improvisation, ces deux «grands» nous offriront en exclusivité 1h15 de leur art partagé. Mélanie et Frédéric Biessy
- 🅵🅵🅵NOS PETITS SECRETS. Théâtre Melo D’Amélie
C'est tellement bon de rire au théâtre, et ce n'est pas si souvent. D'ailleurs, en respect des gestes sanitaires, la salle est comble et le public est heureux. Nos petits secrets est une bonne pièce de café-théâtre, très drôle, potache et bourrée d'énergie, dans un mini-théâtre aux charmes certain. Le texte écrit par Romaric Poirier est complètement fou et très bien trouvé. Les répliques fusent et les rebondissements nombreux sont aussi inimaginables qu'imprévisibles. Quatre personnes qui n'en peuvent plus de leur quotidien se trouvent contraints de cohabiter le temps d’une nuit, sans se connaître. Un homme d’Église accro aux réseaux sociaux, une institutrice coincée, un acteur porno qui ne s’assume pas, et une femme au foyer en pleine crise de couple. Incompatibilités d’humeur, quiproquos, curiosité et vilains petits secrets seront les ingrédients d’une soirée riche en situations cocasses où ils se révéleront chacun sous leur plus mauvais jour… Les quatre comédiens, truculents, coquins, farfelus ou même désespérés se donnent à fond et s'éclatent sur scène dans une très jolie mise en scène d'Arnaud Caron et Mathilde Sereys. Si vous avez envie de vous amuser sans prise de tête, mais avec masque et en toute sécurité. Voici la soirée idéale. Une bonne pièce et un super quartier. Bonne soirée ! NOS PETITS SECRETS De : Romaric Poirier Mise en scène par Arnaud Caron, Mathilde Sereys Avec en alternance Cyril Benoit, Cécile Coves, Matthieu Gautier, Floriane Jourdain Théâtre Melo d'Amélie 4 rue Marie Stuart 75002 PARIS 01 40 26 11 11 Du 01 septembre au 30 décembre Du mardi au samedi à 19h30
- Karine Dubernet. Un vrai coup de cœur à l'Apollo Comédie
Énorme coup de cœur ! Karine Dubernet livre une autobiographie à la fois tendre et hilarante. Entre anecdotes rocambolesques et moments émouvants, les situations impayables s’enchaînent à un rythme effréné, abordant des sujets de fond : droit à la différence, tolérance, acceptation de soi et féminisme en toile de fond... Un parcours initiatique où se côtoient personnages réels et imaginaires, nous apprenant que l’on peut tomber, pour mieux se révéler. Karine Dubernet a co-écrit avec Carole Greep un One Woman Show génial, intense et émouvant. Karine aurait-elle tous les talents ? Qu’elle fasse du mine, des bruitages. Qu’elle soit l’une ou l’autre, elle ne s’épargne absolument pas et se livre à nous toute crue, mais derrière cette boule d’énergie se cache une tendresse et une émotion immense. Karine peut tout nous sortir, elle est tellement juste, brillante et attachante que je la trouve particulièrement séduisante. Je vous aime Karine. J’ai un vrai coup de cœur pour vous et je tenais à vous le dire. Le show que vous faites est indispensable. Que l’on soit fille ou garçon. Quelle que soit sa particularité ou sa différence (on a tous quelque chose de différent). On ne peut que se sentir concerné par cette histoire. En tout cas, c'est mon cas et ça fait tellement du bien d’en rire autant. Plus qu’un spectacle pour rire, votre seule en scène est un véritable hymne à la tolérance. Bravo Karine Dubernet. Je n’avais pas vu vos spectacles précédents, mais avec celui-là, vous avez envahi mon cœur de bonheur.
- 🅵🅵🅵À la recherche du temps perdu. Théâtre de la contrescarpe. Reprise
Quand Virgil Tanasse s’intéresse à Marcel Proust, cela donne un spectacle d’une beauté et d’une élégance rares. « À la recherche du temps perdu » est une rêverie poétique et mélancolique sur le temps, les souvenirs et l'art. Le passage sur la Madeleine est un moment d’une beauté époustouflante, mais la magie opère, particulièrement, quand le thème de la création artistique est abordé. Qu’est-ce qu’une œuvre d’art sinon cette façon de contraindre l’émotion à se plier aux règles de l’esprit ? Le lien se resserre, alors entre l’œuvre magistrale de Proust et cet objet théâtral. Théâtre littéraire, promenade de la pensée, parcours poétique, ce seul en scène est totalement inclassable et le poser, le temps d’un instant au Théâtre de la Contrescarpe, dans le quartier de La Sorbonne, est une très bonne idée. Tout de blanc vêtu, le comédien David Legrad nous fait une démonstration malicieuse de la pensée avec un texte dense et difficile et un travail sur le rythme, remarquable. Que ce soit par son corps ou sa voix, les ruptures sont très belles. Parfois très immobile ou se déplaçant comme un chat, il nuance subtilement le ton et passe par un phrasé très posé à des envolés beaucoup plus aériennes. « À la recherche du temps perdu » est une pièce tout en élégance et sensualité qui s’écoute autant qu’elle se voit. La beauté des mots associée à la mise en scène et la scénographie donne une sensation très particulière proche du rêve éveillé. À LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU De : Marcel PROUST Avec : David LEGRAS Mise en scène : Virgil TANASE Crédit photo : Fabienne Rappeneau Durée du spectacle : 1h15 Théâtre de la Contrescarpe 5, rue Blainville 75005 Paris / Tel : 01 42 01 81 88 Reprise à partir du 20 décembre Les dimanches à 16h30 et les lundis à 19h
- Stories. TAP Dance 2.0 au Casino de Paris. Nouveaux horaires
La toute jeune RB Dance Company, créée par Romain Rachline Borgeaud, est une troupe incroyable. En un an, ils ont été finalistes de l’émission « La France a un incroyable talent » sur M6, les salles sont combles partout où ils passent et ils viennent de faire leur grande première à Paris avec ce show époustouflant, Stories. Les claquettes sont mêlées de danse contemporaine. La musique est géniale et l’histoire passionnante. L’énergie, la créativité, tous les mouvements de bras, la scénographie, les lumières, ce spectacle est au TOP. Je dirais même que le danseur principal, Enzo Boffa, m’a totalement ébloui. Il est vraiment bon de voir le Tap dance modernisé à ce point même si j’aurais juste aimé entendre un peu plus le son de claquettes. STORIES est de retour les 22 et 23 octobre à 19h, au Casino de Paris et c’est immanquable.
- LA FEMME DES STEPPES, LE FLIC ET L'OEUF. Sortie DVD
Le corps d’une femme est retrouvé au milieu de la steppe mongole. Un policier novice est désigné pour monter la garde sur les lieux du crime. Dans cette région sauvage, une jeune bergère, malicieuse et indépendante, vient l’aider à se protéger du froid et des loups. Le lendemain matin, l’enquête suit son cours, la bergère retourne à sa vie libre, mais quelque chose aura changé. « Mon équipe de production est arrivée en Mongolie, le 8 janvier 2018. Nous avons tout préparé pendant un mois, puis nous avons tourné en 20 jours, en surmontant d’innombrables difficultés. Lorsque j’étais dans la salle de montage à Pékin, j’ai enfin pu voir mon film terminé. J’ai compris que c’était un film sur la vie, la mort et l’amour. Pendant la période que j’ai passée en Mongolie, j’ai véritablement ressenti leur concept du temps. La vie, la mort, l’amour n’étaient pas comme ce que j’avais perçu jusqu’à présent. Tout avait une signification différente. J’ai toujours pensé que les dialogues contribuaient à la bonne compréhension d’un film. Mais cette fois-ci le langage paraît superflu. Contentons-nous de regarder l’image. » WANG QUANAN LA FEMME DES STEPPES, LE FLIC ET L’ŒUF est un film étonnant. Une œuvre atypique naturaliste et envoutante. Tourné en équipe réduite, dans des conditions climatiques très difficiles, en Mongolie et avec des comédiens non professionnels, le film ÖNDÖG, un huis clos très intime au coeur d'une enivrante immensité, est une ode à la nature, à la fois poétique et très réaliste. Le duo formé par Wang Quanan, le réalisateur et Aymerick Pilarski, son chef opérateur fonctionne à merveille. Les images sont envoutantes et même époustouflantes. "Mes films associent la cruauté, l’humour, l’absurde, parce que c’est ce que j’éprouve chaque jour au spectacle de la vie. Mais avec l’âge, je suis devenu plus doux, et surtout je veux exprimer d’une manière plus tendre tout ce qui fait la vie et que personne ne peut changer. Je pense vraiment que le monde ressemble à qui le regarde, et la joie qu’exprime le film est celle que j’ai ressentie là-bas, avec ces gens." LA FEMME DES STEPPES, LE FLIC ET L'OEUF Un film de Wang Quanan Avec Dulamjav Enkhtaivan, Aorigeletu, Norovsambuu Batmunkh Image AYMERICK PILARSKI Décors BATER Son LOU YATAO, YAN PEIGUO Crédit Photo Wang Quanan Sortie en DVD et VOD le 1er DECEMBRE Éditeur DIAPHANA EDITION VIDÉO BONUS Entretien avec Aymerick Pilarski, directeur de la photographie (27mn) Masterclass avec Wang Quanan au Forum des images, animée par Pascal Mérigeau (1h53) Bande-annonce
- PHILIPPE MEYER. MA RADIO… Direct sur OPSIS TV
Certains épousent leur professeur de théâtre. Lui s’est mis à la colle avec celle qui fut sa baby-sitter : la radio. Enfant, elle lui tenait compagnie dans une maison vide d’amour. Dans le gros poste Telefunken Deutsche Qualität, comme dans la voix de Charles Trenet, il voyait briller la mer, des abbés à bicyclette, des soldats bardés de fer, le 14 Juillet en fête... Le monde n’arrivait jusqu’à lui qu’en empruntant des timbres de voix. Il les a encore à l’oreille. Philippe Meyer est un homme de radio, mais aussi un grand cabotin amoureux de chanson française qui s’amuse à nous parler de sa vie et de ses rencontres. D´Edgar Faure à Ivan Levaï, en passant par Jacques Chancel et Pierre Tchernia, c’est plus de 30 ans de radio et des centaines d’heures de programme qui nous sont retracées, ici, avec plein d’humour, de malice et d’émotion. La belle voix de Philippe Meyer et ses souvenirs nous submergent à l’énonciation de ses propos et anecdotes. Philippe Meyer, un précurseur, à la magnifique écriture incisive, qui a inventé le métier de chroniqueur, s’éclate sur scène en compagnie de Jean-Claude Laudat (accordéoniste) et nous apporte un plaisir immense. PHILIPPE MEYER Ma radio, histoire amoureuse OPSIS TV Mercredi 2 décembre à 19H Réalisation en direct depuis le Théâtre Lucernaire à Paris. Les places sont à réserver, ici.
- le Théâtre du rond-point en DIRECT
En attendant la réouverture des théâtres le 15 décembre, le Rond-Point vous propose deux spectacles en direct sur Facebook, Youtube et internet. Pour que tu m’aimes encore. Élise Noiraud le samedi 5 décembre Découvrez en exclusivité ce seul en scène qui retrace son adolescence, moment de la vie où chaque petite chose porte en elle le sentiment merveilleux, et vertigineux, des premières fois. L’Effort d’être spectateur. Pierre Notte Le samedi 12 décembre. Joué en 2019 au Rond-Point. Acteur, performeur ou conférencier, Pierre Notte met à l’épreuve la salle, propose une étude de la sociologie du public et de ses comportements, met en demeure chaque spectateur d’y penser et d’en rire avec lui. Les spectacles sont disponibles gratuitement sur Facebook, Youtube et notre site, à 20h en direct, puis en replay pendant 24h. L’Effort d’être spectateur Voilà un spectacle qui m’a enchanté ! Pierre Notte est quelqu’un de surprenant et particulièrement charmeur. J’ai l’impression qu’il sait tout faire. Son texte, qu’il faut absolument acheter à la librairie incontournable du rond-point est très dense est passionnément magnifique, parfaitement écrit et documenté. Pierre Notte, grand auteur et metteur en scène est aussi musicien, mime, clown, et Hula Hooper professionnel. Il est l‘incarnation parfaite du saltimbanque. Son œil est acerbe et taquin, mais je sens aussi, chez lui, une immense tendresse. Ce soir, nous avons suivi une « conférence » sur le thème « L’effort d’être spectateur ». Moi, j’y ai vu plutôt un cours magistral de comédie, car le lien entre le spectateur et le comédien est si tenu que l’un sans l’autre, il n´y a pas de raison d’être. J’ai particulièrement adoré les moments sur les oppositions entre le cinéma et le théâtre, sur le travail du réel, sur la connexion entre la littérature et le théâtre. Les anecdotes sont croustillantes, jubilatoires. Les citations de Tchekhov, Godard ou autres sont très justes, la scénographie est si harmonieuse et esthétique que la place de chaque objet a l'air d'avoir été étudiée minutieusement par des élèves des beaux-arts. Pierre Notte a une voix à la fois douce et affirmé. Sa diction est parfaite. Son flot très rythmique et associé à des césures parfaitement trouvées. J’ai un vrai coup de cœur pour Pierre Notte et pour ce spectacle brillant. Encore une proposition formidable du Rond-Point. Pour que tu m’aimes encore. L'Effort d'être spectateur EN DIRECT, les 5 et 12 septembre THEATRE DU ROND-POINT












