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  • Théâtre 14. Une année folle

    En ce jour de "revoyure", un terme absolument superbe et aussi élégant que le précédent "Non essentiel", le Théâtre 14 parle de cette année folle...et présente sa deuxième partie de saison 2020 - 2021. Chers amis, Nous savions qu’une première année est nécessairement mouvementée. Alors peut-être étions-nous prêts à traverser cette année 2020 si spéciale, si folle. Après tout nous sommes arrivés sans repère, sans règle et donc sans nostalgie d’une période heureuse et démasquée. Nous avions travaillé plus d’un an et demi à faire de cette première année, un renouveau du Théatre 14. Nous avions un plan A, un plan B, un plan C et tout a explosé. Nous nous sommes plongés sans réfléchir dans le torrent acceptant cette nouvelle normalité, nous avons mis en place, projeté, annulé, stoppé, tenté. Après tout nous sommes au Théâtre, une fois que le rideau se lève, il faut traverser le spectacle peu importe ce qu’il advient. Nous savions bien que pour cette première année tout serait nouveau, surprenant, aléatoire. Nous nous sommes amarrés au concret, nous avons relevé nos manches, nous avons travaillé : première réouverture en juin, festival en juillet, intégralité de la saison reportée, participation au référé liberté. Comment aborder cette nouvelle année ? Que va-t-il se passer dans les prochains mois ? Nous avons choisi notre meilleure ressource : l’imaginaire. Nous avons choisi le « si magique » de Stanislavski. Nous vous proposons de découvrir ci-joint notre programmation souhaitée, rêvée, voulue. Si nous ouvrons, si les choses s’améliorent, si nous apprenons à vivre avec le virus. Voilà où nous plaçons maintenant nos efforts dans une tentative poétique de penser notre avenir. Nous résistons par notre plus grande force, celle de l’esprit, celle du rêve. Et puis qui sait une partie de ces rêves viendra surement rejoindre le réel. Mathieu TOUZÉ, Édouard CHAPOT 2e partie de Saison 2020-2021 Du 8 au 24 janvier 2021 Una madre Texte : D’après Colm Tòibìn – Mise en scène : Amahì Saraceni Avec Vittoria Scognamiglio, Alvise Sinivia et Éloïse Vereecken Création au Théâtre 14 Una Madre est à la fois une installation, un concert, une danse, une pièce de théâtre. Chaque art se côtoie, s’affirme, s’isole et met l’autre en lumière. Une mère raconte l’éloignement et la mort de son fils. Elle tente de s’opposer au mythe que forgent les anciens compagnons de son fils; ils dressent un portrait dans lequel elle ne le reconnaît pas et veulent bâtir autour de sa crucifixion une légende qu’elle refuse. Une femme que nous avons toujours vue muette se met à parler et nous raconte ce qu’elle a réellement vécu. Le texte de Colm Toìbìn, Le Testament de Marie, est le fil d’Ariane qui parcourt cette création, entrelaçant l’italien, le napolitain et le français. La puissance de la musique et le visuel des pianos désossés d’Alvise Sinivia, tels des instruments anciens presque archaïques font résonner au sens propre tout l’espace, et tissent les liens entre une histoire ancestrale et notre modernité. Du 26 au 30 janvier 2021 La Dernière Bande Texte : Samuel Beckett - Mise en scène : Jacques Osinski Avec Denis Lavant « Viens d’écouter ce pauvre petit crétin pour qui je me prenais il y a trente ans, difficile de croire que j’aie jamais été con à ce point-là. » Chaque année, le jour de son anniversaire, Krapp fait le point sur sa vie et s’enregistre sur un magnétophone. Chaque année, il écoute quelques bandes anciennes et peste contre celui qu’il a été tout en se remémorant certains instants merveilleux et perdus. Il est à la recherche de l’instant T, du moment fondateur, celui de l’amour peut-être. C’est le temps qui passe et qu’on ne peut saisir… La dernière bande est une mise en scène de la célèbre pièce de Samuel Beckett, auteur incontournable du XXème siècle. Beckett pose sur scène un magnétophone, invention encore nouvelle à l’époque. Krapp écoute l’enregistrement de sa voix et ses propos d’autrefois, poursuivant le fantôme de celui qu’il a été. Comme toujours dans le travail de Beckett, les didascalies ne seront pas seulement jouées, mais vécues, dans l’étirement du temps. Il faut que ce soit un instant de vie. Sans début, ni milieu, ni fin. C’est le rythme de la vie. Et c’est dans un espace de vie que cela doit se dérouler. C’est le temps réel qui passe. Le temps direct du théâtre. Du 2 au 13 février 2021 Je me suis assise et j’ai gobé le temps Texte et mise en scène : Laurent Cazanave Compagnie associée à l’incubateur du Théâtre 14 Quand on a 30 ans et que l’on est en couple la question de l’enfant vient sur la table. Chacun a son avis sur la question, sur l’éducation, le prénom etc. Une fois que l’enfant est arrivé, des écarts se creusent et la réalité prend le relais. Comment accepter une nouvelle personne dans un groupe intime. Et lui, comment vit-il son arrivée dans ce monde. Comment voit-il ces nouveaux visages qu’il doit aimer ? Comment apprend-on à aimer un inconnu. Dans ce texte ce sont toutes ces questions que je veux poser. Au cours d’un déjeuner de famille toutes les questions que l’on tait vont se confronter dans la tête des 4 personnages. Un un théâtre de non-dits, d’émotion fugace, de ressenti personnel. Que chaque spectateur et spectatrice se disent : « ah oui c’est ça je l’ai vécu, c’est moi et en même temps un autre. C’est donc universel ? Pourtant c’est différent pour chacun ». Cela vaut la peine d’en parler ensemble. Du 2 au 6 mars 2021 TREZENE MELODIES Fragments de Phèdre de Jean Racine et poèmes de Yannis Ritsos, Phèdre et Le Mur dans le miroir Mise en scène et musique : Cécile Garcia Fogel Avec : Cécile Garcia Fogel, Mélanie Menu (jeu et chant) et Yvan Quintero (guitare et voix) Phèdre aime en secret son beau-fils, Hippolyte, le fils de Thésée, né d’un 1er mariage avec une amazone… Alors qu’elle croit son mari mort dans sa guerre contre les enfers, elle lui avoue son amour coupable. Mais Thésée revient… Cécile Garcia Fogel avait réalisé avec sept comédiens une adaptation musicale* de la tragédie de Racine. Elle recrée ce spectacle avec une chanteuse comédienne, comme elle, et un guitariste chanteur, pour une nouvelle exploration musicale au plus profond de l’œuvre. Cécile Garcia Fogel a repris ses chansons composées des fragments de la tragédie, qu’elle a nourries des mots du poète grec Yannis Ritsos, enrichissant d’un imaginaire contemporain cette histoire passionnelle. Sur des airs d’inspiration espagnole, jazz ou grecque, le trio joue la gamme des émotions d’un texte, perfection de la langue française *Prix du Syndicat de la critique « Révélation théâtrale 1996-1997 » Du 9 au 13 mars 2021 La Question Texte: Henri Alleg – Mise en scène : Laurent Meininger Avec Stanislas Nordey Cette réponse de Henri Alleg, « le linge sale, voilà l’ennemi », donne à La Question une modernité rétrograde : du linge sale, des atrocités, de l’hypocrisie on en retrouve encore aujourd’hui. La question est une pièce traitant de la torture perpétrée par l’Etat Français lors de la guerre d’Algérie. À l'inverse d'une pièce de théâtre, dans La Question rien n'est montré. Il s'agit d'une narration clinique, concise, peu encline à céder au commentaire, au pathos, qui refuse la complicité avec le spectateur. C'est cette description minimaliste de l'abomination qui donne au texte la force et la violence dont Henri Alleg parle dans ses interviews. La Question est un texte fondamental puisque les exactions des États perdurent. Le recours à la torture par la police, les forces de sécurité, ou les forces armées, en Irak, au Yémen, au Mexique, aux Philippines, au Nigéria, en Ouzbékistan, pour obtenir des informations, arracher des « aveux », punir, menacer, intimider, faire taire les voix dissidentes, conservent malheureusement à La Question son statut de référence internationale. Du 16 au 20 mars 2021 mademoiselle Julie Texte August Strindberg - traduction et mise en scène : Elisabeth Chailloux Avec Pauline Huruguen, Yannik Landrein, Anne Cressent Mademoiselle Julie est un concentré de théâtre : une scène unique, une scène continue où Strindberg met bout à bout, sur un rythme précipité, une danse de séduction, le combat entre Jean et Julie, un casse (le bureau du comte est dévalisé), une tentative d’évasion, un tabassage psychologique, la mort d’une bestiole, et une fin hallucinée – le tout sans rupture, le temps d’une nuit de la Saint-Jean. Au commencement de la nuit, Julie se sent libre. Libre de boire de la bière, de danser avec qui elle veut. « Elle est folle ! » dit Jean. Le domestique couche avec la fille du comte, c’est le monde à l’envers. Qui est le maître, qui est l’esclave ? Qui donne les ordres ? La pièce est un combat entre Jean et Julie, l’affrontement de deux classes sociales. Julie est une fin de race alors que Jean et Kristin représentent la classe montante, laborieuse et entreprenante. Jean veut s’élever, Julie rêve qu’elle tombe. Mademoiselle Julie, c’est l’histoire d’une femme qui vit son désir, d’une femme qui a un corps – d’où le scandale provoqué par la pièce à la création. Strindberg, le misogyne que les femmes ont rendu fou, est d’une grande lucidité. S’il ne dénonce pas la situation des femmes, il la voit telle qu’elle est. Un moment de liberté, ça se paie très cher ! Du 23 au 27 mars 2021 Une vie d’acteur De Tanguy Viel - Mise en scène d’Emilie Capliez Avec Pierre Maillet En 1983, Dustin Hoffman crève l’écran en robe à paillettes. La même année, Pierre Maillet a 11 ans et découvre Tootsie dans un cinéma de province. C’est pour lui la révélation : il sera acteur ! En entremêlant vie intime et scènes de films, l’auteur Tanguy Viel esquisse avec humour et délicatesse le portrait d’un comédien amoureux fou du septième art. Des Dents de la mer au Dernier métro, de Catherine Deneuve à Juliette Binoche, de Woody Allen à Bertrand Blier, c’est tout le cinéma des années 80 et 90 qui fonde le parcours de Pierre Maillet. Les affiches précieusement accrochées au mur de la chambre, les films d’horreur qu’on regarde en cachette, les premiers vidéo-clubs qui sont comme des cavernes d’Ali Baba… Avec complicité, Émilie Capliez a mis en scène la genèse de cette vie d’artiste où chaque événement, triste ou gai, trouve son écho dans un film. Les salles obscures comme des refuges. Mais bien plus qu’un témoignage personnel, ces souvenirs de cinéphile réveillent une mémoire collective, des émotions partagées sur les écrans géants de nos vies. Parce qu’on a tous un film qui a bouleversé notre existence. Du 30 mars au 03 avril 2021 Blablabla Composition Joris Lacoste – mise en scène Emmanuelle Lafon Avec Armelle Dousset Coréalisation Festival d’Automne à Paris A partir de 7 ans Qu’est-ce que les enfants entendent du monde ? Avec blablabla, Joris Lacoste et Emmanuelle Lafon proposent une version à hauteur d’enfant de l’Encyclopédie de la parole, une collection d’enregistrements du langage humain. Une drôle de performance sonore qui tient du génie. Le chef de train nous accueille à bord du TGV n°1456, Sangoku fait une démonstration de ses super-pouvoirs, un photomaton débite ses instructions. On croise aussi la Reine de cœur, Wall-E et une youtubeuse dans ce joyeux capharnaüm. Tous ces sons ont été collectés, enregistrés, triés et sont réinterprétés sur scène par une comédienne, danseuse et musicienne, qui donne corps et voix à une multitude de personnages. Elle passe d’une situation à une autre en jouant avec les accents, les intonations, les timbres et les rythmes. Se croisent et se mélangent le quotidien et le féerique, le documentaire et la fiction, le domestique et le médiatique, le parlé et le chanté, dans un tourbillon jubilatoire et ludique, qui ouvre à tous vents les portes de l’imaginaire. Sons collectés et mots sortis de leur contexte sont juxtaposés jusqu’à l’absurde, dans une épatante performance vocale Du 6 au 15 avril 2021 Baskets rouges Texte et mise en scène : Aurore Déon D’après le conte Les Souliers rouges d’Andersen Avec Thomas Appolaire, Clément Belhache, Caroline Maydat, Elisa Monteil Compagnie associée à l’incubateur du Théâtre 14 Il s’agira d’un conte sans « il était une fois ». Parce qu’il est des histoires avec d’autres sons de cloche. Des histoires qui sonnent comme des alarmes. On ne veut plus compter les moutons. On ne veut plus d’histoires à dormir debout ou danser assis.e. Où sont passés les rêves d’enfance ? Les désirs les plus fous ? Quels souvenirs nous restent-ils d’eux et qu’ont-ils fait de nous ? Rêver en grand la petite histoire ne suffit plus. Nos coeurs battent comme des contes qui tardent à s’écrire. Le récit national n’avait qu’à pas mentir car en voici un tout autre. Ce sera une histoire d’abandon et de reconquête de royaumes qui ne tournent plus rond. Ce sera une histoire de pieds qui crissent, tapent et crépitent là où l’imaginaire s’est fait la malle. On fera le conte et le compte de ce qu’il reste à parcourir. On mettra des jeunes et des moins jeunes face à leur destin. On racontera l’urgence de swinguer pour se sauver. Car quoi de mieux pour laisser une trace sur le chemin de l’Histoire qu’une paire de baskets rouges… Baskets Rouges est un spectacle co-écrit et co-interprété par les artistes de la Cie Comme Si et un groupe d’adolescent.e.s, renouvelé dans chaque nouveau lieu. Ce spectacle qui mêle jeu, danse, son et vidéo, livre sa lecture pétillante du pouvoir de la ré-invention dans un monde en déliquescence ! Du 4 au 8 mai 2021 Pièces de guerre Texte: Eschyle – Mise en scène : Olivier Py Avec Philippe Girard, Frédéric Giroutru et Mireille Herbstmeyer Ce théâtre, le plus ancien connu, se déploie dans l’espace méditerranéen et interroge les fondements de la démocratie. La folie du pouvoir, la place des femmes, l’asile, le souvenir des morts, la puissance des images, l’insurrection : Eschyle parle depuis un monde ancien qui est pourtant déjà le nôtre. Trois acteurs rompus au tragique jouent, sans effets ni décors, les dieux et les suppliantes, les rois et les vieillards, l’océan et les foules. Olivier Py nous propose de retrouver ces Pièces de guerre sous la forme de duo : Prométhée / Les suppliantes, Les Sept contre Thèbes / Les Perses, Prométhée / Les Suppliantes. Les Sept contre Thèbes La vision qu’en offre Olivier Py montre un homme déchiffrant les images de l’épouvante que l’ennemi brandit aux portes de la cité assiégée, et qui en déjoue les pièges afin d’y puiser de nouvelles raisons d’espérer. Cet homme ne se doute pas encore qu’il lui faudra combattre son propre frère ; le moment venu, brisé d’abord par la nouvelle, il se relève et part rejoindre son destin. Les Suppliantes : un chœur de femmes fuyant des noces auxquelles on veut les contraindre vient demander asile et protection en terre d’Argos. La situation, sans autre ressort dramatique que les affres des malheureuses, suffit à évoquer des questions aussi essentielles que la violence faite aux femmes, l’exil et le malheur des réfugiés, l’hospitalité comme devoir. Les Perses Les Perses sont la seule tragédie conservée dont le sujet n’est pas emprunté au vieux fonds mythique, mais à l’histoire contemporaine, comme si la distance dans l’espace devait compenser la proximité dans le temps. Et loin de célébrer bruyamment la victoire grecque, le drame fait toute sa place, par delà la gratitude due aux dieux secourables, à l’affliction des Barbares – ces odieux envahisseurs, aveuglés par l’orgueil, qui restent malgré la guerre nos frères en mortalité, enfin, était fait pour frapper les esprits athéniens : l’aîné des Tragiques y transporte son public au cœur du territoire ennemi. Promethée enchainé « Dieu, supplicié par les dieux » pour avoir aimé les hommes et condamné par Zeus, pour leur avoir offert les arts et le feu, Prométhée incarne la désobéissance, la remise en cause de l’ordre établi et le rempart face à la parole des puissants. Parce qu’elle est fondamentalement politique, cette pièce offre, selon Olivier Py, une « leçon d’insurrection ». Du 7 au 13 mai 2021 à La Mairie Annexe XIVe Du 14 au 16 mai 2021 au Centre d’animation Marc Sangnier Durée par pièce : entre 40 et 55m Deux pièces en soirée avec entracte - Intégrale les dimanches Du 18 au 30 mai 2021 Un garçon d’Italie Texte d’après le romain de Philippe Besson - Mise en scène et adaptation : Mathieu Touzé Avec Victoire du Bois, Yuming Hey et Mathieu Touzé Le texte est à la première personne et pour autant nous plongeons dans l’intime de trois personnes. Ces intimités se confrontent et font exister un monde. L’histoire démarre comme une enquête. Un mort. Noyé. Sans raison. La question se pose immédiatement, s’est-il tué ou a-t-il été assassiné ? Mais très vite l’enquête vire à l’exploration de l’intime. Celle de nos certitudes. Il nous interroge aussi sur où commence l’égoïsme, sur notre responsabilité dans le bonheur des autres. Il nous amène nécessairement sur notre façon de gérer l’absence. Face à ces multiples vérités et au chevauchement de différentes versions, Un garçon d’Italie pose les questions de l’identité, des rapports de classe, des rapports humains tout court. Il laisse la possibilité au spectateur de construire sa propre vérité au travers des trois récits parsemés par des chansons populaires faisant échos à nos propres intimités. Du 1er au 4 Juin 2021 On ne badine pas avec l’amour Texte: Alfred de Musset Mise en scène: Eva Doumbia Avec Nino Djerbir, Olga Mouak et Morgane Peters Spectacle en plein-air, sous les fenêtres des immeubles du XIVe arrondissement Un noble de province, le Baron, veut marier son fils Perdican et sa nièce, Camille. Celle-ci, éduquée dans un couvent refuse toute idée de mariage, d'amour, de relation avec les hommes et se destine à être nonne. Séducteur, habile à manier le langage et amoureux de la jeune fille, Perdican, blessé dans son orgueil séduit Rosette, paysanne et soeur de lait de Camille. Naïve, la pauvre "gardeuse de dindons", telle que la surnomme une Camille outragée de ce qu'on la lui préfère, cette "gardeuse de dindons” donc, éprouve un amour pur et violent envers son séducteur. Jeu de langage, faux refus et piques cruelles, ni Camille ni Perdican n'épargne l'autre dont il se sait profondément amoureux. On ne badine pas avec l’amour, classique de Musset est repris par Eva Doumbia. Placé dans notre actualité, le traitement de la pièce faisait entendre les disparités sociale dans les relations amoureuses, les contradictions d’un certain féminisme mainstream qui a tendance à justement oublier les questions de classe sociale, le paternalisme des puissants envers le peuple. Du 8 au 26 juin 2021 Dans la solitude des champs de coton Texte : Bernard-Marie Koltès Mise en scène : Charles Berling Avec Mata Gabin et Charles Berling Le chef-d’œuvre de Bernard-Marie Koltès réunit le duo d’acteurs pour une relecture puissante de ce combat entre deux êtres, où ne se joue rien de moins que la substance des relations humaines. La rencontre ne devrait durer que quelques secondes mais elle s’éternise. Dans un no man’s land, entre chien et loup, une ombre vient chercher quelque chose auprès d’une autre… Mais quoi ? Un client et un dealer ? Pas si simple. Car peu à peu, l’étonnant échange verbal met en jeu les rapports de pouvoir, de séduction, de dépendance qui s’installent entre ces deux inconnus échoués dans la nuit. 🅵🅵🅵KOLIK. Désespoir poétique Un homme se réveille, parle, cherche l’Humain en lui, se noie. Est-ce une civilisation qui s’effondre ? D’abord, ce ne sont que des mots, ordres, invectives... Et puis, de ces fragments de langage surgit une pensée sur le monde, égrenée en dix-sept chapitres : musique, science, travail, lumière, douleur… Fluide, sensible, directe, ludique, la parole traverse chemins obscurs et clairières limpides, ouvrant un champ de beauté et de poésie rarement connues dans la littérature allemande. Kolik est la troisième partie de la trilogie Guerre de Rainald Goetz, publiée en 1986. Dans une ère qui semble être venue à bout de ses illusions. Kolik retrace l’errance ultime d’un personnage, l’inventaire d’une vie. Cette vie est renvoyée à des bribes de langages, brutes. Où la perte de la grammaire souligne aussi la perte de sens de sa vie. La pièce convoquant la physique, la musique, la philosophie, la foi, la sexualité, la bière et la décomposition est une condensation extrême à l’ultime instant de vie avant la mort. Une pièce abrupte, une confession, une pensée très sincère et intime, désespérée, mais pleine d'humour. Ina Seghezzi a repris le texte de Kolik et a créé avec Alain Françon, à la mise en scène, une œuvre sur mesure et à la démesure d'Anthoine Mathieu. Une immense poésie enivrante et alcoolique dit avec une classe immense par un comédien investi. KOLIK Texte Rainald Goetz Traduction Ina Seghezzi Un projet d'Antoine Mathieu Mise en scène Alain Françon Avec Antoine Mathieu Scénographie Jacques Gabel Lumières Léa Maris Images Ina Seghezzi Crédit photo Léa Maris Création au Théâtre 14 Théâtre 14 / 20 avenue Marc Sangnier 75014 Paris - theatre14.fr Location 01 45 45 49 77 Du 5 au 23 janvier 2021 (Reporté) Durée 1h15 Mardi, mercredi et vendredi à 20h, jeudi à 19h, samedi à 16h

  • 🅵🅵🅵SONS OF PHILADELPHIA

    Philadelphie. Il y a trente ans, la famille de Michael a recueilli Peter à la mort de son père, dans des circonstances opaques. Aujourd’hui, Peter et Michael sont deux petits malfrats aux tempéraments opposés. L’un est aussi violent et exubérant que l’autre est taciturne. Quand Michael est désigné comme « gênant » par la mafia italienne », le passé trouble de la famille ressurgit… Sons of philadelphia est un film noir, un thriller psychologique à l’atmosphère délicieusement oppressante. Matthias Schoenaerts y incarne, toujours aussi brillamment et avec beaucoup de candeur, un homme perdu empêtré dans une histoire qui n’est pas la sienne. Les scènes très courtes, le montage ciselé et les flash-back font en sorte de nous perdre un peu et nous oblige à rester « en retrait » du film, mais ce sentiment, assez déstabilisant, ajoute beaucoup de valeurs. La sensation de ce sentir désorienté, un peu comme Peter, le personnage principal. Mais ce n’est pas l’unique qualité du film car les liens, les connexions « à l’enfance », sont ici, très bien décrites. À mesure que l’histoire se déroule, le visage de Matthias Schoenaerts prends des allures, très subtiles, d’enfant dans un corps d’homme robuste. Seul un acteur de cette carrure peut être capable de nous transmettre cette sensation étonnante. Sons of philadelphia n’est pas un film « facile ». C’est un film qui mérite d’être vu et surtout digéré avant d’être apprécié à sa juste valeur. Sons of Philadelphia Réalisateur Jérémie Guez Scénario Jérémie Guez d’après le roman “L’amour fraternel” de based on the novel “Brotherly Love” by Pete Dexter Interprétation Matthias Schoenaerts, Joel Kinnaman, Maika Monroe, Paul Schneider, Nicholas Crovetti Credit photo Nelson Gedalof France, Belgique, Pays-Bas & États-Unis 2020 | 1h30 Sortie cinéma, le 30 décembre 2020 Interview de Jérémie Guez J’ai beaucoup aimé votre film et, en même temps, avec une histoire complexe, des scènes très courtes et ciselées et beaucoup de flashbacks, je me suis senti perdu. L'avez-vous fait exprès ? OUI ! (Rire) en fait, la double narration, c'est un truc qui est assez fluide à l'écrit, mais plus difficile au cinéma. On se rend compte, assez vite, qu'on ne veut pas avoir deux films qui avancent en parallèle au même niveau. Donc ça devient très compliqué. La question a été. Qu’est-ce qu’on peut se dire du passé qui puisse expliquer ce qui se passe dans le présent, mais à rebours, afin que l’on n'ait pas la scène explicative avant pour comprendre la scène suivante ? On a choisi un peu de renverser les placements et de commencer le récit de but en blanc, de manière très abrupte, et après, d'introduire, de disséminer les flashbacks en cachant les prénoms des personnages. Tout ça pour voir un peu, ce que le public pouvait retenir. Même s'il ne comprend pas toutes les relations familiales, même s'il s'interroge ? Est-ce qu'il y a une émotion générale qui se dégage du film qui permet d'être ému et de l'apprécier ? Je me suis dit, en effet, je lâche prise. À un moment, le rythme avance tellement rapidement que le cerveau se déconnecte. Si on veut rester dans le film, on arrête de se dire. Qui est qui, qui fait quoi ? Il y a, aujourd'hui, une sorte de code un peu idiot sur la narration et une forme d’angoisse que le public ne comprenne pas. Moi, c'est un truc qui me manque au cinéma. Pourquoi ce livre de Pete Dexter, en particulier ? Je connaissais bien l'œuvre de Pete Dexter, mais j’étais passé à côté de celui-ci. Lorsque je l'ai lu la première fois, il y avait un truc qui me fascinait sur la quintessence des rapports entre les deux personnages principaux. Je me suis dit que ce serait chouette d'expliquer l'enfance de l'un des deux sans jamais montrer la deuxième et mettre en évidence leurs différences et leurs similitudes. Quel est votre rapport avec le cinéma américain. Je me sens plutôt proche du cinéma américain,même si ça n’occulte pas d'autres cinémas comme le cinéma italien, français ou japonais. Il y a des réalisateurs que j'admire et des époques que j’aime énormément, comme celles des années 40-55. Il y a, aussi, des trucs que j'aime moins. Si je réalisais une histoire qui se passe au Japon, j'adorerais m’inspirer du cinéma japonais. Pouvez-vous nous parler de votre collaboration sur ce film, avec Matthias Schoenaerts ? Lui, c'était le début de sa carrière internationale, je pense. Ils sortaient de « De rouille et d'os ». J'ai tout de suite pensé à lui parce qu'il avait ce truc de mâle alpha, très beau en même temps plein de fragilité. Il avait un côté un peu enfantin, un peu perdu, et ça se transformait toujours en violence. Je me suis demandé, ce que serait ce personnage si j'utilisais le côté physique imposant, mais complètement aplati psychologiquement par quelqu'un, moins fort physiquement que lui ? je sentais que ça pouvait lui parler et on a travaillé, en amont, dans cette direction. Il est beaucoup dominé dans le film alors qu'il a un physique de dominant. En fait, je trouve que pendant tout le déroulé du film, Matthias, progressivement, devient de plus en plus enfantin. Et à la fin, j'avais presque la sensation de voir un corps et un esprit séparés, pendant quelques scènes. Il avait une toute petite tête et un immense corps. (Rire) c'est un truc qu'on a beaucoup travaillé visuellement avec des focales, pour compresser son corps. Vous êtes un écrivain très reconnu. Quelle a été votre envie pour passer au cinéma ? J'ai toujours eu plus d'appétence pour le cinéma et pourtant ce n’est pas un art que je mets au-dessus. Je pense que j'ai même plus de respect pour la littérature. Je trouve ça, beaucoup plus dur à achever, en matière d’œuvre. Bizarrement, j'ai écrit, j'ai publié des livres avant, mais pour moi, être écrivain, c'était vraiment quelque chose qui était impossible. Il y avait un truc très, très violent d'être seul, confronté à soi-même. Et le cinéma, il y a un vrai travail d’équipe, des acteurs, de grands techniciens. Il y a quand même un moment où on est un peu époustouflé par ces gars. Tout d'un coup, ça se concrétise, les personnages que j'écris, sur lesquels je fantasmais, apparaissent encore mieux que dans mes rêves. C'est très plaisant. #sonsofphiladelphia #matthiasschoenaerts #jeremyguez #jokersfilm #deauville2020 #festivaldedeauville

  • La Scala ! La Scala ouvre le 18 décembre 2020

    Dès le 18 décembre les portes de la Scala Paris vont rouvrir. Nous serons tous là pour vous accueillir avec un tonitruant BIENVENUE ! Quel bonheur de vous retrouver dans notre maison bleue. Anne Queffélec, Alexis Michalik, Jason Brokerss, Jos Houben, Ruthy Scetbon, Kaori Ito et Elika Hedayat vous attendent avec impatience. Cette fois, nous conjurons le sort. Les restaurants ne peuvent pas ouvrir avant le 15 janvier ? Qu’à cela ne tienne ! Nous allons nous inviter chez vous avec les plats succulents de notre restaurant que vous pourrez emporter après le spectacle. Il vous suffira de choisir votre menu en réservant votre billet et à la fin du spectacle, il vous sera remis, joliment présenté dans une box Scala votre dîner prêt à emporter. Une manière de finir la soirée avec nous comme vous le faites en temps normal quand vous dînez dans notre restaurant après avoir applaudi nos artistes. A chaque confinement, vous nous manquez, mais à chaque réouverture, le plaisir de vous revoir est encore plus grand. Hâte de vous recevoir dans le respect des règles sanitaires les plus strictes. Mélanie & Frédéric BIESSY CALENDRIER DÉCEMBRE / JANVIER Vendredi 18 Décembre À 19h RÉCITAL ANNE QUÉFFELEC VERS LA LUMIÈRE. BEETHOVEN, LES TROIS DERNIÈRES SONATES À partir du 19 décembre 2020 UNE HISTOIRE D’AMOUR d’Alexis Michalik Représentations du mardi au samedi à 19h dimanche à 15h À partir du 20 décembre 2020 L’ART DU RIRE de Jos Houben Représentations samedi et dimanche à 15h Dimanche 20 et 27 décembre à 15h et 17h Samedi 26 décembre et 2 janvier à 15h et 17h À partir du 22 décembre 2020 EMBRASE-MOI de Kaori ITO Représentations les 22 décembre, 11 et 12 janvier à 19h30 À partir du 23 décembre 2020 PERTE de Ruthy Scetbon Représentations du mardi et mercredi à 19h30 et jeudi et vendredi à 19H30 selon les semaines À partir du 4 janvier 2021 ET APRÈS QUOI ? de Kaori ITO Lundi 4 janvier à 19h Vendredi 15 janvier à 19h30 À partir du 14 janvier 2021 TOUS LES MARINS SONT DES CHANTEURS / François Morel Un spectacle musical de : Gérard Mordillat, François Morel, Antoine Sahler et Amos Mah Représentations du mardi au dimanche à 18h30 À partir du 14 janvier 2021 PENSER QU’ON NE PENSE A RIEN, C’EST DEJÀ PENSER QUELQUE CHOSE Texte et Mise en scène Pierre Bénézit Représentations du jeudi au dimanche à 19h Mardi 19 janvier à 19h et mercredi 10, 17, 24 février à 19h À partir du 23 janvier 2021 21E SECONDE de Jason Brokerss Représentations samedi à 16h et 21h30 Dimanche à 21h30

  • L'Art bouleversé. Plus de 20 artistes se racontent en live

    Le 28 Novembre 2020 en ligne sur Télérama.fr, 104.fr et Institutfrancais.com avec : Mathieu Amalric, Bartabas, Samuel Benchetrit, Rachida Brakni, Camille Chamoux, Matali Crasset, Vincent Delerm, Nicola Delon, Laurence Equilbey, Jacques Gamblin, Nicole Garcia, Barbara Hannigan, Kaori Ito, Christiane Jatahy, Eva Jospin, JR, Maylis de Kerangal, Helena de Laurens, Edouard, Louis, Vincent Macaigne, Alexis Michalik, Tommy Milliot, Vanessa Paradis, Suzane Écouter, soutenir, aimer les artistes. S’enrichir de leurs expériences… L’actuelle pandémie et les légitimes contraintes sanitaires qu’elle provoque les a durement éprouvés dans leur travail, leur capacité de création, leur imaginaire peut-être et leurs relations, sûrement, au public. Le samedi 28 novembre de 17h à 24h, Télérama et le CENTQUATRE se sont associés pour leur donner la parole sur ce qu’ils vivent aujourd’hui et comment ils le vivent.

  • Le théâtre du Rond-point annonce sa réouverture !

    Suite aux dernières déclarations du gouvernement pour lutter contre l'épidémie de Covid-19, le théâtre du Rond-point devrait rouvrir le 15 décembre. En attendant, La géniale série de Podcasts du Rond-point, continue... Amine Khaled, responsable du comité de lecture du Théâtre du Rond-Point, invite à sa table des artistes et et remonte avec eux le parcours de leur vie et de leurs envies de théâtre.

  • Il mio corpo

    Avis de Foudart 🅵🅵 Sous le soleil de Sicile, Oscar récupère de la ferraille avec son père. A l’autre bout de la ville, Stanley le Nigérian vivote grâce aux petits travaux donnés par le prêtre de la paroisse. Tous deux ont le même désir, celui d’une vie meilleure… Fiction ou documentaire. Un film naturaliste Michele Pennetta réalise un film étonnant, très juste et réaliste sur deux personnages très différents mais ayant des désirs, une quête commune. Celui de se trouver et de s’épanouir dans un monde qui n'est pas le leur. Ce film, avec très peu de dialogues, n’est pas esthétisant, mais bénéficie d’une très belle lumière. Il mio corpo, une œuvre mystique ? Avec une dimension à la fois très physique et religieuse, Il mio corpo est emprunt de toute un symbolique religieuse. C'est la première fois que je mets de la musique dans l'un de mes films. J'ai choisi ce morceau de Pergolèse car il parle du corps mourant et du sacrifice du Christ et de l'homme. Michele Pennetta Il mio corpo est un film qui intrigue et ne ressemble à aucun autre. Il peut plaire passionnément ou déplaire, mais ne laisse jamais indifférent. IL MIO CORPO RÉALISATION MICHELE PENNETTA SCÉNARIO MICHELE PENNETTA, ARTHUR BRÜGGER ET PIETRO PASSARINI IMAGE PAOLO FERRARI SON EDGAR IACOLENNA MONTAGE DAMIAN PLANDOLIT ET ORSOLA VALENTI DISTRIBUTION NOUR FILMS Suisse, Italie - 2020. Durée 1h20 Sortie cinéma, le 26 mai 2021

  • Les théâtres s'adaptent...à nouveau

    Après avoir mis en application, avec beaucoup de diligence, les gestes barrières. Avoir complètement bousculé les programmes des représentations, suite à la mise en place du couvre-feu, la France et les théâtres sont à nouveau confinés. Une sensation amère que donne la sensation d'un jour sans fin ou d'une série qui proposerait la saison de trop. Jugés non essentiels, au même titre que la plupart des commerces, bars et restaurants, les théâtres ont été obligés de fermer très brutalement. "ESSENTIEL" et "NON ESSENTIEL". Aucune raison, aucune crise ne peut justifier l'emploi de ces expressions - jugements à l'emporte-pièce qui font méchamment penser aux heures les plus sombres des régimes totalitaires habitués aux restrictions abusives des libertés. "La beauté, l’Art et la magie comme arme de guerre face à la tristesse du monde." Théâtre 14 Avec beaucoup de respect pour les personnes malades qui se battent pour survivre et pour ceux qui les accompagnent, la vie doit continuer, coûte que coûte. L'urgence sanitaire est là, c'est un fait, mais aucun soignant ne peut contredire l'idée que la santé aille toujours de pair avec le bien-être physique et mental. La culture est l'ami du peuple, de la liberté et du savoir. La culture est un bien public de très haute nécessité. C'est pourquoi les théâtres fermés au public s'adaptent à nouveau. En plus de proposer des LIVE Internet comme le théâtre de la Ville, des programmes en vidéo comme la Comédie Française, des visites interactives comme le Domaine de Chantilly ou même des cours d'art en ligne comme le Centre Pompidou, les théâtres entrent en résidence et restent donc, pour la plupart, ouverts aux compagnies avec une volonté farouche de préparer la vie d'après. À nouveau, le Théâtre 14 réfléchit à être le plus utile possible et à remplir au mieux sa mission de service public. Nous réfléchissons également à être au plus près des artistes et des métiers du spectacle vivant dans cette crise. C'est pourquoi nous avons décidé d'ouvrir notre plateau aux équipes et d'entrer ainsi en résidence. Nous espérons que ces mesures sanitaires, si justes et importantes qu'elles soient, seront affinées, complétées et adaptées dans les jours qui viennent avec les professionnels du spectacle vivant afin que nos métiers et la culture puissent remplir leurs missions : accompagner chacun d'entre nous dans nos existences et nous aider à tendre vers le bonheur. La direction du Théâtre 14 Le théâtre 14 accueille actuellement en résidence la troupe d'ANTIS par les compagnies Le Grand Nulle Part et EN ACTE(S) qui montre à travers un travail choral, à quel point la culture et le théâtre sont essentiels. Après avoir couvert l'élection du nouveau gouvernement, une équipe de rédaction cherche un sujet vendeur. On évoque une série d’agressions perpétrées une fois la nuit tombée. Leur enquête et le concours d’une source anonyme les poussent sur la piste d’un groupuscule. Une haine organisée qu'ils décident d’infiltrer. Une investigation dont ils ignorent, à cet instant, la mesure. Du fait divers au fait de société, pour ces journalistes choisir de publier ou non, c’est alors prendre parti. C’est ce qu’ils nous racontent. ANTIS, théâtre d'anticipation ou fiction du réel, est une pièce coup de poing, ultramoderne et actuelle à mi-chemin entre le documentaire, le cinéma et le théâtre. Avec une structure narrative passionnante qui se joue de la temporalité, un montage nerveux et vif, des scènes courtes, instantanées qui s'imbriquent les unes aux autres, nous ressentons en état d'urgence et d'ivresse à quel point les abus de pouvoir sont dangereux. Que nous révèlent nos peurs ? Comment représenter la violence ? Quelle responsabilité pour celui qui la relaie ? En prenant pour coeur d´histoire, l’investigation d’une équipe de journalistes sur un groupuscule haineux et en parlant de violence "ordinaire". Antis aborde un sujet particulièrement délicat et actuel. ANTIS met en parallèle deux réalités : celle des groupuscules haineux et celle d’un discours dominant identitaire et sécuritaire dont l’État est l’instigateur, les instances médiatiques, le relais. Comment, à partir d’un fait horrible et abject, les décisions peuvent se traduire en discriminations tout aussi horribles, mais bien plus profondes et silencieuses. ANTIS, une pièce politique et engagée, totalement dans l'air du temps et à propos, est l’exemple même que la culture, loin d’être uniquement un divertissement, est essentielle à la réflexion. Sans pathos et avec beaucoup d’humour, avec une écriture qui colle à l'actualité. Des lumières, des sons et des chants qui se mêlent, ANTIS est une œuvre magnifique, inclassable. Un spectacle total, bouleversant et onirique, à voir le plus vite possible (dès que possible). 🅵🅵🅵🅵ANTIS Texte Perrine Gérard Mise en scène Julie Guichard Avec Ewen Crovella, Sophie Engel, Jessica Jargot, Maxime Mansion et Nelly Pulicani Collaboration artistique Maxime Mansion Scénographie Camille Allain-Dulondel Costumes Sigolène Petey, assistée de Joanne Haennel Lumière Bendan Royer Son Quentin Dumay Composition musicale Quentin Martinod, Guillaume Vesin Crédit photo Michel Cavalca, Louka Petit-Taborelli ANTIS sera reprogrammé durant l'année 2021 THÉÂTRE 14 20 avenue Marc Sangnier 75014 Paris contact@theatre14.fr Location 01 45 45 49 77 Programmation initiale du 04/11 au 08/11/2020 Durée 1h30

  • JE NE SUIS PLUS INQUIET. En direct du Théâtre de la Ville

    Nous avons le bonheur de vous annoncer deux représentations en direct exceptionnel au Théâtre de la Ville (et sur Facebook Live). SAMEDI 7 NOVEMBRE 21 H ET JEUDI 12 NOVEMBRE 19 H. SCALI DELPEYRAT AVEC SON HUMOUR INCLASSABLE, LE COMÉDIEN SE RÉVÈLE EN AUTEUR-INTERPRÈTE D’UNE RARE SENSIBILITÉ. Seul en scène, Scali Delpeyrat livre un spectacle très personnel sur sa vie et ses origines, tout en rendant un hommage décalé à son père disparu. Il y a l’histoire de ses grands-parents échappés miraculeusement des rafles du Vél’d’Hiv ; la petite fille mystérieuse dont il était follement épris à l’âge de quatre ans ; le chat tout blanc trouvé à la SPA ; la musique arabe qui le bouleverse; son besoin d’établir des check-lists avant de se rendre à des dîners en ville ; ce père périgourdin amoureux d’une femme juive. Comédien singulier au théâtre comme au cinéma, Scali Delpeyrat se dévoile dans un spectacle à la fois mélancolique et savoureux, mélange d’humour et de perplexité, pimenté d’un sens aigu du détail incongru et autres bizarreries de la vie quotidienne Hugues Le Tanneur. ENTRETIEN AVEC SCALI DELPEYRAT Pourriez-vous dire deux mots sur la génèse du projet ? Un matin de juillet 1942, après la lecture de son journal, le père de ma mère décide de quitter Paris le jour même. Trois jours plus tard, il appelle ma grand-mère pour lui donner l’adresse d’une grange isolée où le rejoindre en zone libre. Abandonnant tous leurs biens dans un loué du 14e arrondissement, ma grand-mère quitte Paris avec sa fille de 4 ans – ma mère – une semaine avant les rafles du Vel’ d’Hiv. En chemin, son bus est arrêté pour un contrôle d’identité par des soldats nazis. Ces derniers ne savent pas déterminer si le nom de ma grand-mère est juif. Il leur faut passer un coup de téléphone à la kommandantur la plus proche. Mais la ligne téléphonique est en panne. Il y a longtemps que je nourrissais le désir de raconter cette histoire mais je butais sur une implacable autocensure, m’interdisant de rédiger le récit quasi légendaire de la construction familiale, me reprochant un manque de mémoire des détails, une illégitimité. J’étais en panne. Et puis un beau jour, peut-être à la faveur du divan de la psychanalyse, j’ai pris conscience que je devais la vie précisément à une panne : la fameuse panne de téléphone. J’étais vivant grâce à un silence. Il m’a fallu attendre longtemps pour sortir, avec l’écriture, ce silence de son silence. Le texte est certes intimement lié à l’histoire de ma famille, marquée par les guerres, la deuxième mondiale pour ma mère, celle d’Algérie pour mon père, mais je n’ai pu aboutir ce récit qu’après avoir compris que mon vrai projet était de raconter comment ces guerres, à travers ma famille, avaient forgé mon identité et profondément influencé, jusqu’à au- jourd’hui, ma façon de vivre, de travailler et d’aimer. Propos recueillis H. L. T. JE NE SUIS PLUS INQUIET DE SCALI DELPEYRAT COLLABORATION ARTISTIQUE ADÈLE CHANIOLLEAU SCÉNOGRAPHIE, LUMIÈRES & COSTUMES CORTO TREMORIN TEXTE, JEU & MISE EN SCÈNE SCALI DELPEYRAT PRODUCTION Compagnie Le Bel Établissement COPRODUCTION Théâtre de la Ville-Paris AVEC LE SOUTIEN DE L’ADAMI CREATION au Théâtre de la Ville-Espace Cardin, le 5 novembre 2020 DURÉE ENVISAGÉE 1 H 15 THÉÂTRE DE LA VILLE PARIS www.theatredelaville.com

  • Le tour du théâtre en 80 minutes. Théâtre de Poche Montparnasse

    Que se passe-t-il dans la tête d’un comédien, du maquillage aux rappels en passant par les trois coups, l’entrée en scène, les grandes tirades et… le trou de mémoire ? Quels émois, quelles réflexions, accompagnent l’acteur dans cette aventure inconséquente qui s’appelle « jouer » ? Christophe Barbier, passionné de théâtre et de politique depuis toujours, nous a concocté un spectacle magnifique et indispensable, une déclaration d’amour en 80 minutes et deux parties. La première partie se propose de répondre à quelques questions essentielles sur le théâtre à partir de définitions contenues dans son dictionnaire amoureux du Théâtre (Plon) et d´extraits de grandes pièces qui parlent de l’art dramatique. Il explore, ensuite, 2 500 ans de relations étroites et complexes entre le théâtre, la religion et la politique. Son regard devient alors malicieux et, presque comme un enfant, Christophe Barbier saute partout, virevolte et expose son savoir brillamment. Le tour du théâtre est un spectacle majeur sur l’histoire du théâtre ou, même pour les plus érudits, l’on apprend plein de belles choses et l’on en ressort, foi de Fou de théâtre, les yeux brillants de bonheur. Le Tour du Théâtre Théâtre de Poche Montparnasse, tous les lundis à 19h #letourdutheatre #cristophebarbier #pochemontparnasse #dictionnaireamoureuxdutheatre

  • 🅵🅵🅵Particulières. Manufacture des Abbesses

    Particulières, c'est l'histoire d'un groupe d’amies. Cinq filles, cinq femmes, cinq caractères arrivés au pied de la trentaine, toutes différentes et chacune reliée par leur sexe. Un point commun qui les renforce et les différencie par leur maturité, leur rapport au corps et au féminin. Ce qui les lie : leurs clitoris, leurs règles et leurs désirs. Ce qui leur fait peur ? Les mêmes choses. Prendre les choses au sérieux sans se prendre au sérieux. Particulières est l’occasion pour 5 comédiennes de nous parler de leurs préoccupations existentielles, purement féminines et donc universelles. Clara Leduc, en nous parlant, brillamment, des femmes, de leur construction de leur intimité, a créé un spectacle fou et complètement loufoque. Comme des enfants, ici on chante, on danse, on joue à la guerre. Loin d’un combat frontal, son parti pris est d'en rire et c’est très bien, malin et intelligent. La femme qui bascule brutalement de l’enfance a l’adulte, les règles, le clitoris, la guerre des poils, le féminisme et même la violence, pendant une heure, les comédiennes s’agacent, s’interrogent, se confrontent dans des situations quasi burlesques, autour du féminin. Vraiment drôles et même ahurissants, les tableaux s'enchainent avec une énergie et une créativité folle. Margaux BONIN, Chloé BOUTRON, Agathe FREDONNET, Ophélie JOLY et Charlotte LEQUESNE, totalement investies et réglées au millimètre, s'en donnent à coeur joie et se coordonnent merveilleusement. Humour, dérision, subversion et émotion. Le cocktail de Particulières est bien dosé et piquant à souhait. PARTICULIÈRES Une pièce de Clara LEDUC Collaboration artistique de Morgan PEREZ Avec Margaux BONIN, Chloé BOUTRON, Agathe FREDONNET, Ophélie JOLY et Charlotte LEQUESNE Entourés de Vivien LENON (Création lumière et son). Manufacture des Abbesses 7 rue Véron Paris 18ème 26 octobre au 17 novembre 2020 Les lundis et mardis à 19h

  • ADN de Maïwenn

    ADN, un film plein de tendresse et d'humour Avis de Foudart 🅵🅵🅵 La mort du grand-père de Neige va déclencher une tempête familiale et une profonde crise identitaire chez elle. Dès lors elle va vouloir comprendre et connaître son ADN. En se penchant sur le sujet du deuil, Maïwenn et Mathieu Demy ont osé aborder un thème particulièrement délicat et complexe. ADN est un joli film tendre, nostalgique et émouvant sur le deuil, sur la famille Maïwenn a su capter, avec beaucoup de sincérité et de simplicité, des moments de vérité uniques et rares. Dans ADN, on alterne entre émotion et sourire. Un sourire remplit de tendresse qui surgit quand on se remémore le souvenir enveloppant de nos proches, tant aimés, disparus. Un casting quatre étoiles Servis par de très beaux rôles, les acteurs du film entourent ce grand père, merveilleusement. Fanny Ardant incarne une mère tendre et extrêmement drôle et Louis Garrel est désopilant. Si le film a tendance à s’essouffler un petit peu vers la fin, il réserve de très beaux moments de cinéma et remplit le cœurs d’ondes bienveillantes. ADN Réalisateur Maïwenn Cast Louis Garrel, Fanny Ardant, Marine Vacth, Dylan Robert et Maïwenn Genre Drame Nationalité France Année 2020. Le Pacte Sortie cinéma, le 19 mai 2021

  • 🅵🅵🅵Le dernier jour d’un condamné. Théâtre de l'Essaïon

    Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo nous met en présence d’un condamné à mort, coupable d’un crime de sang. Cet homme mérite-t-il ce châtiment ? Quelles sont ses préoccupations, quels sentiments l’animent ? Sera-t-il gracié ? Après une attente interminable, le dernier jour arrive avec son cortège de prêtre, huissier, bourreau et procureur. Que se passe-t-il dans la tête, dans la chair du condamné ? Le dernier jour d'un condamné est l'occasion de découvrir ou redécouvrir un texte magnifique, merveilleusement écrit par Victor Hugo avec simplicité et émotion. Élise Touchon et Adrien Capitaine ont bien compris les subtilités et les nuances de ce texte résolument moderne et humaniste avec une mise en scène tout en sobriété, sensibilité et jeux de lumière. Adrien Capitaine incarne ce condamné, et nous propose de suivre le voyage intérieur de cet homme à travers les mots d’Hugo. Sans jugement d'aucun ordre, avec une prononciation un peu maniéré, mais une diction parfaite, Adrien Capitaine étonne par sa sensibilité et sa sensualité en rendant le personnage très humain et même délicat. Ce pamphlet contre la peine de mort est avant tout une ode à la vie qui nous réserve beaucoup de très beaux moments intenses et profonds avec quelques pointes d’humour. Le dernier jour du condamné est une pièce bouleversante. Un sujet particulièrement sinistre, traité avec poésie et philosophie. Le dernier jour d’un condamné Théâtre classique De Victor Hugo Mise en scène Élise Touchon, Adrien Capitaine Avec Adrien Capitaine Théâtre de l’Essaïon 6, rue Pierre au lard (à l'angle du 24 rue du Renard) 75004 Paris Jusqu'au 31 octobre : Les vendredis, samedis à 19h Durée 70 minutes

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